Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"


jeudi 10 avril 2008

La Gauche ardennaise retrouve une jeunesse


Il y a quelques jours, "l'Ardennais" se faisait l'écho dans ses colonnes de la naissance à Charleville-Mézières à l'initiative de Florian Glay d'une antenne des MJS. Ces trois lettres, qui signifient Mouvement des Jeunes Socialistes, pourraient a priori faire penser qu'il s'agit d'une organisation regroupant les adhérents les plus jeunes du PS. En réalité, il n'en est rien! Il s'agit d'un mouvement politique de Gauche totalement indépendant du PS, qui a ses idées et sa liberté. Il est ouvert à tous les jeunes de progrès qui s'intéressent à la chose publique mais qui n'ont pas encore franchi le pas de l'adhésion à un parti politique.

Pour le MRC-08, cette naissance est une excellente chose. Elle peut contribuer à enrayer la dépolitisation croissante de notre jeunesse, dont la Gauche est électoralement la grande perdante et qui affaiblit insidieusement mais de façon continue notre système politique. Elle est susceptible d'amener les formations politiques à s'intéresser de plus près aux problèmes concrets de la jeunesse et par phénomène d'entrainement aux problèmes concrets de toutes les couches de la population, ce qui réduirait la fracture qui s'est créée entre les partis de Gauche et l'électorat populaire. Surtout, elle est à même de renforcer les passerelles entre les organisations de la Gauche ardennaise, ce qui dynamisera sans aucun doute le dialogue dont celles-ci ont plus que jamais besoin pour proposer à la population une véritable alternative crédible

Nous conseillons donc vivement à ceux qui souhaitent un rebond durable d'une Gauche en phase avec le peuple et dotée d'une vraie perspective d'avenir de se rendre sur le blog http://www.mjs08.skyrock.com/ et de le faire vivre en y laissant des messages de soutien ou des propositions permettant à nos politiciens en herbe de parfaire leur réflexion. Quant à ceux qui n'auraient pas l'énergie nécessaire pour taper l'adresse en intégralité, aucun problème: ils n'ont qu'à cliquer sur le lien situé en bas à droite (cet emplacement n'est qu'un hasard dû à la seule technique) de cette page...


Conseil général: un emballement très critiquable de la fiscalité


Le Conseil général des Ardennes a voté, lors de sa dernière séance, une augmentation des impôts départementaux de 5%. Cette hausse a été justifiée par Benoît Huré, Président du Conseil général, par la nécessité de compenser la baisse des dotations allouées par l'Etat ainsi que par l'obligation de faire face à des dépenses sociales élevées du fait du maintien du nombre de Rmistes et de l'augmentation des bénéficiaires de l'APA.

Ces arguments, pour incontestables qu'ils soient, amènent le MRC-08 à faire 2 remarques. Benoît Huré, en sa qualité de Président du Conseil général, regrette la baisse des dotations de l'Etat, mais en sa qualité de sénateur UMP des Ardennes vote sans sourciller le budget proposé par le gouvernement qui est à l'origine de cette baisse. Faire une chose à Paris et se plaindre de ses conséquences dans les Ardennes, est-ce cohérent? A l'évidence NON, mais pour sortir de cette contradiction, il faudrait avoir la volonté de défendre en toutes circonstances la population que l'on représente. Hélas, le vote en faveur de la ratification du traité européen en février avait déjà démontré que cette attitude n'est pas d'actualité.

La 2ème remarque est que le calendrier électoral n'est décidemment pas sans incidence sur les décisions budgétaires. Ainsi, en 2007, après avoir accepté une hausse de la fiscalité départementale à peine plus faible que celle de cette année, le Conseil général, voyant se rapprocher à grands pas les élections cantonales, avait jugé bon de revoir nettement à la baisse cette augmentation en fin d'année. Joli exemple de mesure populaire, mais aussi de cadeau intéressé comme le montre ce vote d'une hausse, une fois les élections passées, de près du double de l'inflation. S'il fallait une preuve que les intérêts particuliers sont parfois une composante essentielle des prises de décision, nous l'avons!

mardi 8 avril 2008

Refondation de la gauche: les choses partent bien

Après le Conseil national tenu par le MRC dimanche dernier à l'issue duquel la proposition avait été faite de créer un grand parti de toute la Gauche, regroupant à la fois son aile gestionnaire et son aile contestataire, les réactions n'ont pas tardé. Dès lundi, les principaux journaux nationaux se sont fait l'écho de cette proposition, avec pour la plupart des commentaires dubitatifs, voire ironiques. Il faut croire qu'ils connaissent bien mal la classe politique, comme le montre la prise de position très positive du PS dès lundi, rendue publique par l'AFP dans la dépêche suivante:

Accord du PS avec le MRC pour «une accélération du travail commun» à gauche
Le PS s'est déclaré lundi d'accord pour une "accélération du travail commun à gauche", au lendemain de la prise de position du MRC de Jean-Pierre Chevènement en faveur de "la constitution d'un grand parti de la gauche". "Nous partageons avec lui la préoccupation que la gauche se réunisse et se mette au travail autour de ses comités de liaison ou de structures fédératrices dès que cela sera possible", a affirmé le secrétaire national Bruno Le Roux lors du point de presse hebdomadaire du parti. "Nous partageons cette nécessité d'accélération du travail commun à gauche. Nous prendrons avec lui et avec d'autres les initiatives permettant d'accélérer ce travail commun à gauche", a ajouté le responsable PS. Réuni dimanche, le conseil national du Mouvement républicain et citoyen (MRC) a exprimé "la volonté du MRC de s'inscrire dans un processus de refondation républicaine par la création d'un grand parti de toute la gauche", en soulignant que "cette refondation ne saurait en aucun cas être confondue avec une adhésion au PS". Président d'honneur du MRC, M. Chevènement avait pris position en ce sens au lendemain du second tour de l'élection présidentielle de 2007.

l'avenir du MRC enfin clarifié!

"To be or not to be?", voilà les termes exacts de la question que Jean-Pierre Chevènement avait posé à l'automne dernier devant un bureau national du MRC, en précisant que la réponse serait apportée à l'issue de la séquence électorale de mars 2008. Ce passage devant les électeurs était donc crucial pour l'avenir de notre formation politique, et de son antenne ardennaise, le MRC-08. Il est maintenant derrière nous et le choix fatidique a donc pu s'effectuer. Il l'a été dimanche dernier par le Conseil national du MRC qui était pour la circonstance réuni à la mairie du Kremlin-Bicêtre. Les débats ont commencé par un un tableau sans complaisance des résultats obtenus lors des scrutins municipaux et cantonaux: 2 mairies perdues au profit du PS (Les Ulis et le XIème arrondissement de Paris), 4 postes de conseillers généraux perdus au profit du PS (2), de l'UMP (1) et d'un sans étiquette et une représentation municipale minorée dans plusieurs mairies, dont celle très symbolique de Paris. Voilà pour l'aspect négatif des choses! La rubrique "positif" n'est cependant pas apparue vide: toutes les autres mairies ont été conservées, notamment celle très symbolique de Belfort après un duel au 1er tour avec le PS remporté haut la main avec 33% des voix contre 13%, quelques mairies ont été gagnées comme celle de Séné en Bretagne (il faut bien penser à son éventuelle future université d'été!) et 3 postes de conseillers généraux ont été conquis au détriment de l'UMP (2) et d'un sans étiquette sortant; des conseillers municipaux ont fait leur entrée dans des dizaines de conseil, permettant ainsi au MRC d'avoir dorénavant des élus dans près d'une soixantaine de département.
Ce tableau nuancé, en dessous des objectifs fixés (le maintien de nos positions et la conquête de nouvelles), n'a toutefois loin de déshonnorant eu égard à la bipolarisation croissante du système politique français. La question posée à l'automne pouvait donc être tranchée en toute connaissance de cause. 2 possibilités ont été ouvertes par Jean-Pierre Chevènement: l'autodissolution, qui à ses yeux aurait de la grandeur, ou un nouveau départ sur des bases totalement différentes. Après un débat politique moins houleux que celui auquel on pouvait s'attendre, la 1ère hypothèse a été rejetée sans ambiguïté. Un intervenant s'est même permis de détourner un slogan de mai 68 en "autodissolution, piège à cons"! Restait donc la 2ème possibilité: un nouveau départ. Mais sur quelles bases et pour faire quoi? La réponse a été apportée par Jean-Pierre chevènement lui-même, qui a proposé une réforme de nos statuts lui permettant de passer de la fonction honorifique de Président d'honneur à celle beaucoup plus active de Président et qui a demandé la tenue d'un Congrès extraordinaire du MRC en juin pour se prononcer sur un texte appelant à la création d'un grand parti de Gauche, réunissant à la fois son aile protestataire et son aile gestionnaire. Ce projet, écartant tout retour sous quelle que forme que ce soit au sein du PS, a été présenté comme extrèmement difficile, mais nécessaire du fait de la fin en cours du cycle d'Epinay. Il doit servir d'électro-choc pour réveiller une Gauche accumulant les défaites nationales, en fondant sa reconstruction sur une réflexion ambiteuse et crédible, susceptible de la faire renouer avec les classes populaires, et mettant au second plan les questions de personnes et les ambitions présidentielles de certains.
Ce projet a été mis sur la table, au propre comme au figuré. Evidemment, il n'était pas question de se prononcer sur le fond du texte avant une lecture attentive et une discussion avec tous les adhérents. Mais, sur le principe de la réunion d'un Congrès extraordinaire destiné à l'entériner après les inévitables modifications qu'il subira, il n'y avait aucune difficulté. Le vote des membres du Conseil national le confirma puisqu'ils ont accepté à l'unanimité (chose très rare dans notre mouvement) la proposition de celui qui devrait être bientôt notre Président. Il reste maintenant à permettre cette refondation de la Gauche, ce qui passera par une campagne de popularisation en septembre et par l'établissement de contacts directs et loyaux avec toutes les formations politiques qui constituent cette grande famille. La balle est lancée, que ceux qui veulent la saisir ne s'en privent pas...

lundi 7 avril 2008

Aubrives: l'excellence culturelle à la portée de tous


Dans l'esprit de beaucoup, l'accès à la culture (petite précision à l'adresse de ceux qui ont du mal à s'y retrouver dans les différentes acceptations d'un terme: je ne parle pas de l'ensemble des opérations propres à tirer du sol les végétaux utiles à l'homme et aux animaux domestiques ... mais de l'ensemble des facultés de l'esprit qui permettent de développer le sens critique, le goût et le jugement) n'est possible que dans ces endroits très pollués et grouillant d'habitants stressés couramment dénommés villes, ou encore métropoles, megapoles, mégalopoles par les géographes, voire aires urbaines ou éventuellement pôles urbains par les statisticiens de l'INSEE. Ce préjugé est ancien et solidement ancré, mais il est faux! Aubrives, modeste bourgade entouré d'un écrin de verdure lui permettant de bénéficier d'un air pur, en a apporté une éclatante démonstration ce week-end.

Samedi après-midi et toute la journée de dimanche, à l'initiative de l'association Espace Loisirs et de son dynamique et par ailleurs très sympathique président Régis Lenoble admirablement épaulé par Claude Stroppa, l'un de nos plus talentueux artistes locaux, la 5ème édition de l'exposition de peinture appellée "Esquisse" s'y est tenue. Commencée en 2004 avec seulement 7 peintres, cette belle initiative connaît un succès croissant comme le montre la présence cette année de 25 artistes régionaux. La salle d'exposition était d'ailleurs totalement remplie d'oeuvres d'art, à tel point que la question du lieu d'exposition pour l'année prochaine se pose déjà! Beaucoup de personnes d'Aubrives et des communes environnantes se sont rendues à cette manifestation gratuite: certaines ont été dubitatives devant quelques tableaux, mais la plupart a apprécié la qualité d'ensemble très élevée. Cette exposition se solde donc par un nouveau succès et démontre que lorsqu'on a la chance de bénéficier de bénévoles actifs et imaginatifs l'accès à l'art n'est pas réservé aux nantis. Bravo à Régis Lenoble et à toute son équipe qui nous ont offert en prime une belle surprise en annonçant leur volonté de créer cette année un atelier de peinture, encadré par des artistes locaux, à destination des jeunes et des moins jeunes. Je suis convaincu que cette initiative qui recevra à n'en pas douter l'approbation de tous ceux qui s'inscrivent dans l'héritage des Lumières et des révolutionnaires utopistes du début du siècle passé trouvera un écho favorable de la part de la municipalité. En tout cas, elle le mériterait.

Samedi soir, l'association Florilège a apporté sa contribution à ce week-end culturel par l'intermédiaire de sa troupe Arlechino qui a proposé son gala annuel intitulé "du rire aux larmes". Devant un public de 200 personnes remplissant totalement la salle Maillard, magnifique exemple de l'esprit paternaliste qui animait une partie du patronat français au début du siècle dernier. Plusieurs dizaines de comédiens parfois rongés par un trac bien compréhensible ont joué une vingtaine de saynètes souvent de grande qualité. A titre personnel, j'ai tout particulièrement apprécié celle de l'animateur de quartier s'évertuant à faire jouer des scènes de la Révolution française à des jeunes, ainsi que celle des chauffeurs de bus scolaires livrant leurs réflexions sur la société moderne et ses défauts supposés. La réussite de tous ces sketchs témoigne du travail en profondeur qui a été accompli par les acteurs, qui possèdent tous des qualités certaines, voire un talent incroyable comme cette "petite peste" se déhanchant sur les notes de pretty woman. La soirée a été pour moi, et à n'en pas douter pour une immense partie des spectateurs, un véritable moment de bonheur. Merci à mesdames et messieurs Grasser et Bortolussi pour le travail formidable qu'ils effectuent en toute discrétion et dans un bénévolat absolu en direction des jeunes auxquels ils ouvrent des possibilités d'épanouissement et en faveur de l'ouverture de la culture au plus grand nombre. Félicitation aussi pour l'organisation au profit des membres de l'association d'un voyage au musée du Louvre: certes, ils ont peu de chance d'y rencontrer Carla, mais ils y feront connaissance avec des beautés que le temps ne pourra ni flétrir, ni faner.

Dans la vallé de la Meuse, on connaissait déjà Haybes la jolie. Avec un peu de persévérance et d'encouragement, on connaîtra peut-être bientôt Aubrives la culturelle. C'est du moins le souhait que je fais.

LB

samedi 5 avril 2008

Meeting départemental pour la défense de la laïcité

Au cours des derniers mois, le Président de la République et certains ministres se sont attaqués ouvertement à la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat. C'est la raison pour laquelle au niveau national des organisations, des associations et des partis politiques, dans le strict respect de leur indépendance et de leur liberté de comportement, ont décidé de se rassembler et de se mobiliser pour défendre la laïcité de l'Etat, ainsi que celle de l'école qui souffre d'une affectation croissante des fonds publics aux écoles privées. L'objectif de cette mobilisation est d'empêcher une remise en cause d'acquis démocratiques fondamentaux qui aboutirait à un retour en arrière de plus de 100 ans!
Dans les Ardennes, l'initiative de ce rassemblement a été prise, ce qui ne devrait surprendre personne, par la fédération de la Libre Pensée et de son bouillonnant président Alain Tournafol. Elle a très vite reçu l'appui de 3 organisations de Gauche, à savoir le Parti des travailleurs, la fédération ardennaise du PCF et le MRC-08, puis de 2 syndicats, en l'occurence la CGT et la FSU. D'autres organisations suivront peut-être. En attendant leur venue, cette mobilisation s'est déjà traduite par la rédaction d'un appel commun à la défense de la laïcité, par la diffusion d'un tract à plusieurs d'exemplaires et par une audience auprès de la préfète des Ardennes.
La prochaine étape de cette mobilisation aura lieu vendredi 25 avril avec la tenue à 18h00 à l'Hôtel de ville de Mézières d'une réunion publique qui sera animée par Christian Eyschen, secrétaire général de la Fédération Nationale de la Libre Pensée. L'entrée est bien sûr libre et nous invitons tous les républicains attachés au principe de la laïcité à venir nous y rejoindre pour écouter les belles paroles de notre orateur, mais aussi pour alimenter le débat qui suivra en nous faisant part de leurs réflexions et de leurs expériences.

jeudi 3 avril 2008

Givet: ce jeudi a été chaud!

Une fois n'est pas coutume! Givet, petite ville située à l'extrémité nord de la Pointe des Ardennes et classée malgré tous ses efforts d'embellissement par l'INSEE dans la catégorie des pôles ruraux, a vu sa quiétude troublée par un mouvement social ... double. Le 1er a débuté à 07h30 lorsque les salariés de l'entreprise MIG qui ont appris récemment le licenciement pour motif économique de 9 des 23 emplois de leur usine, ceux du service fonderie de bronze qui constitue le coeur de l'activité du site, ont pris possession des abords de la porte de France et ont bloqué la totalité du trafic sur l'ancienne RN 51 qui constitue le seul lien routier vers le sud, c'est à dire vers le reste du pays, la Méditerranée et ses plages, mais surtout pour les travailleurs locaux vers la centrale nucléaire de Chooz qui est de loin le plus gros employeur du secteur. Ce blocage total a entraîné des perturbations importantes qui ont cependant été réduites par la réactivité des gendarmes qui se sont rappelés leurs anciens cours de géographie et ont mis en place un itinéraire de contournement par Rancennes et le Petit Chooz, initiative en soi louable mais hélas un peu gâchée par une lecture trop hative de la couleur de l'axe routier figurant sur les cartes IGN: il s'agit d'une route étroite dont une partie irrégulièrement entretenue, donc d'un axe non prévu pour absorber un trafic important à double sens, ce qui a provoqué des croisements périlleux entre automobiles et encore plus entre automobiles et petits camions auxquels personne n'avait jugé bon d'interdire temporairement la circulation; les nerfs des conducteurs en ont souffert, mais moins que bon nombre de rétroviseurs dont le remplacement fera le bonheur des garagistes locaux. ce blocage a été levé vers 09h00, apparemment lorsque les interlocuteurs demandés par les grévistes sont enfin arrivés sur place pour renouer les fils d'un dialogue qui semble plus que jamais nécessaire.

Le 2ème mouvement social de la journée, très différent dans ses motivations et dans son déroulement, a été à peine plus tardif puisqu'il a commencé à 07h50 lorsque plusieurs dizaines de lycéens de la cité scolaire Vauban ont décidé de répondre positivement à l'appel lancé par la FIDL et l'UNL et ont refusé d'aller en cours. Leur objectif était de dénoncer les milliers de suppression de poste d'enseignant à la rentrée 2008, qui entraîneront inévitablement une dégradation des conditions d'enseignement et des classe plus chargées. La déclinaison concrète à Givet de cette mesure nationale est déjà connue: les cours dispensés dans les séries L et ES seront regroupés dans plusieurs disciplines, ce qui laisse entrevoir à court terme la disparition d'une de ces 2 filières, et par conséquent l'appauvrissement de l'offre pédagogique d'un établissement dont tout le monde sait qu'il connaît une baisse constante et de plus en plus préoccupante pour sa survie de ses effectifs. Les lycéens grévistes se sont d'abord regroupés devant les grilles de l'établissement et ils ont confectionné avec les moyens du bord des panneaux et des banderoles pour exprimer leurs revendications. Certaines mauvaises langues (la vérité consisterait à dire les éléments les plus antisociaux de la Pointe!) ont d'ailleurs remarqué quelques fautes d'ortographe et s'en sont moqués au lieu de comprendre que ce n'était que la manifestation des défauts de notre système éducatif. Puis, se rendant compte qu'un attroupement invisible de la population et inaudible n'avait aucune efficacité, ils ont décidé de faire prendre l'air à des instruments de musiques divers et variés, mais toujours bruyants, et de se montrer dans les rues adjacentes. Ils ont ainsi donné de la visibilité à leur action sans tomber dans le piège qui aurait consisté à bloquer la circulation et à créer ainsi du mécontentement à leur égard. Jolie démonstration de leur capacité d'adaptation et de leur refus de la résignation qui frappe trop souvent les adultes chargés de leur servir de modèle.

Le MRC-08 est bien conscient des désagréments que de tels mouvements sociaux peuvent engendrer. Cependant, il tient à apporter son soutien aussi bien aux salariés de l'entreprise MIG dans leur combat pour la défense de leurs emplois et la survie à moyen terme de leur usine qu'aux lycéens de la cité scolaire Vauban dans leur engagement pour le maintien d'un service public d'enseignement de qualité, qui est le seul moyen susceptible d'établir une égalité entre ceux qui sont bien nés et les autres et de préserver à long terme la compétitivité économique de la France