Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"


lundi 15 décembre 2008

Pierre Pandini retrouve son siège


Hier, les électeurs du canton de Mézières-centre-ouest ont rendu justice à Pierre Pandini dont l'élection très large du mois de mars dernier avait été invalidée par le tribunal administratif de Châlons-en Champagne pour défaut de signalétique dans un bureau de vote, supposé avoir nui à un candidat en particulier en l'empêchant d'être présent au 2ème tour.

Dans leur très grande sagesse qui est au moins aussi équivalente à celle des juges administratifs, ils ont brillamment réélu Pierre Pandini avec près des 2/3 des voix contre le candidat qui s'était estimé lésé par le verdict du souverain suprême que constitue en démocratie le peuple. Le MRC 08 se réjouit vivement de ce résultat qui montre, outre la légitimité incontestable de Pierre Pandini, que les électeurs n'ont pas été dupes du tour de passe passe judiciaire qui a eu lieu.
Ainsi, la démocratie est sauve, même si les caisses de l'Etat ont eu à souffrir du manque de fair play d'une personne qui ne grandit pas la politique et des dissensions au sein de la Droite carolomacérienne. L'essentiel est donc préservé et nous ne doutons pas que tous les vrais démocrates y trouveront matière à satisfaction.

vendredi 12 décembre 2008

Un renfort bienvenu pour la Gauche antilibérale ardennaise...


Tirant la leçon de l’orientation toujours plus marquée du PS vers la social-démocratie et le centre-droit, évidente dès la préparation du Congrès de Reims dans les motions Aubry, Royal et Delanoë, ainsi que dans les alliances électorales de plus en plus fréquentes nouées avec le MoDem, deux figures majeures du Parti, le sénateur Jean-Luc Mélenchon et le député Marc Dolez, ont courageusement décidé de rendre leur carte et de fonder une nouvelle structure, le Parti de Gauche, officiellement inaugurée samedi dernier à Ivry-sur-Seine. Comme le laissait présager le bon score de la motion Hamon dans le département, plusieurs militants ardennais l’ont déjà rejoint. Parmi eux se trouve bien sûr Pierre Ledemé, membre de la fédération départementale socialiste depuis 22 ans, ancien trésorier fédéral mais aussi figure majeure de Nouzonville dont il est conseiller municipal depuis 2001 tout en ayant été de 1998 à 2004, conseiller général du canton.

Depuis longtemps positionné à la gauche du PS, porte-parole du courant « Pour la République sociale », son choix a le mérite de la cohérence et de la clarté. Partageant les mêmes valeurs de laïcité, de défense de la démocratie et de refus de l’Europe libérale, le MRC 08 le connaît bien pour avoir mené à ses côtés la campagne contre le traité dit constitutionnel de 2005. Nous sommes donc ravis qu’il se soit enfin décidé à franchir le Rubicon et nous espérons que sa décision courageuse de quitter le cocon douillet d’un parti bénéficiant d’un financement public massif sera largement imitée dans le département.

Quoi qu’il en soit, cette nouvelle donne est extrêmement prometteuse pour la préparation des élections européennes de 2009 et la réalisation d’un vaste front qui se situera réellement à Gauche. Tous ceux qui s’intéressent à la vie politique savent, qu’ils le disent ouvertement ou qu’ils préfèrent le passer sous silence, que c’est la condition indispensable pour obtenir des élus du « Non de Gauche » au Parlement européen. Certains diront sans nul doute que la naissance de cette nouvelle formation politique est incompatible avec la volonté affichée du MRC de créer un parti de toute la Gauche pour les élections de 2012. Ils auraient tort, puisque ce grand parti qui peut seul battre une Droite unie est susceptible de prendre des formes diverses, dont celle d’une confédération…

Sopal: L'honneur est sauf!

lundi 8 décembre 2008

Mézières centre ouest: les électeurs rendent justice à Pierre Pandini


A l'issue des élections cantonales du mois de mars dernier, 2 requêtes en annulation étaient prévisibles et n'ont pas manqué d'être déposées: celle des socialistes Elisabeth Husson et Philippe Pailla respectivement battus de seulement 3 voix et 8 voix par les UMP Evelyne Welter et Boris Ravignon dans les cantons de Sedan-ouest et de Charleville-la Houillère. Une troisième procédure beaucoup plus discrète et à vrai dire infiniment plus surprenante a également été entamée par la socialiste Michèle Marquet contre l'apolitique de Droite Claude Wallendorff qui l'avait emporté largement (plus de 250 voix d'avance!) sur le canton de Givet, au prétexte qu'une urne n'aurait pas été ouverte dans la grande salle d'un des 4 bureaux de vote de la cité de Méhul. Après les délais réglementaires, toutes les 3 avaient été rejetées par le tribunal administratif de Châlons en Champagne. On pouvait donc penser que l'assemblée départementale était constituée pour les 3 ans à venir, mais c'était sans compter avec l'inventivité du maire sans étiquette de Prix les Mézières, Alain Beaufey, qui n'avait pas digéré d'avoir été privé de 2ème tour dans le canton de Mézières-centre-ouest pour 3 petites voix ... et qui s'était malicieusement porté intervenant en requête pour soutenir la plainte de 3 électeurs de la commune de Warcq dont les yeux exercés avaient remarqué un défaut de signalétique dans le bureau de vote de cette commune.

Ce canton ayant été remporté par le divers Gauche Pierre Pandini avec plus de 900 voix d'avance et 30% d'écart sur son rival UMP, personne n'imaginait que sa victoire, pour ne pas dire son triomphe, puisse être remise en question. Les juges administratifs en ont cependant décidé autrement puisque, dans leur grande sagesse qui est parfois inaccessible au commun des mortels, ils ont annoncé le 10 septembre qu'ils invalidaient les résultats de l'élection. Pierre Pandini, le dinosaure de la politique carolomacérienne qui a derrière lui 31 ans de mandat municipal et qui détient son siège de Conseiller général sans discontinuité depuis 1988 malgré toute la haine que lui vouent les socialistes locaux, s'est donc retrouvé victime d'un fait totalement indépendant de sa volonté. Contraint et forcé, celui que l'on appelle affectueusement Pierrot Panpan, et que l'on caricature parfois comme étant un élu à l'ancienne ne manquant jamais une assemblée générale ou un concours de pétanque, est reparti à la bataille avec le soutien du PC et du MRC 08 et la neutralité inattendue du PS.

Le 1er tour de la cantonale partielle a eu lieu hier. Il a été marqué par la déroute d'Eric Samyn, le candidat du Front National, qui n'atteint pas les 2,5% des voix et ne bénéficiera donc pas du remboursement de ses frais de campagne par l'Etat, comme cela avait déjà été le cas en septembre lors de la cantonale partielle de Sedan-nord. Philippe Lenice, le chef de file des Verts dans les Ardennes, subit également une lourde déconvenue en n'atteignant pas la barre fatidique des 5%, tout comme Robert Chauderlot, le candidat de l'UMP qui n'arrive qu'en 3ème position et ne pourra par conséquent pas participer au 2ème tour. Quant à Alain Beaufay, il a réussi son machiavélique tour de passe-passe en prenant la deuxième place qu'il souhaitait de tous ses voeux et qui lui permettra d'affronter dimanche prochain ... Pierre Pandini, auquel les électeurs ont intelligemment rendu justice en le mettant en tête du scrutin avec 52,81% des voix, mais qui devra attendre encore une petite semaine pour pleinement savourer son bonheur du fait d'une abstention de plus de 73%. Puissse sa victoire être écrasante et débarasser la politique ardennaise d'un acteur qui la ridiculise au lieu de la servir!

dimanche 7 décembre 2008

Golf des Poursaudes: les choix instructifs du Conseil général


Le golf des Poursaudes, situé à 15 kilomètres au sud de Charleville-Mézières à proximité du petit village de Villers le Tilleul, a vu le jour modestement en 1976 avec un parcours de 6 trous. Dix ans plus tard, il a connu une première extension en passant à 9 trous, mais son déficit récurrent a amené le Conseil général sous la présidence de Jacques Sourdille à procéder à son rachat en 1994 afin d'en faire "une vitrine pour les Ardennes". Après 6 années de réflexion, de travaux et un investissement de 5 millions de francs (la monnaie de l'époque!), le golf est passé à 18 trous en 2000 et a permis à ses habitués qui ne sont pas à plaindre (le tarif de l'abonnement annuel est tout de même de 750 euros, sans compter tous les à-côtés) de pratiquer leur loisir (certains diront leur sport) pendant 7 mois de l'année grâce au travail de 8 salariés et à une subvention départementale de fonctionnement de l'ordre de 137.000 euros par an. L'équipement est donc resté déficitaire, mais sa clientèle a fortement progressé en passant de 807 entrées en 2000 à 2.425 en 2007 et l'origine de ses difficultés a été clairement identifiée: l'absence d'hébergement sur place.

Les observateurs de la vie politique et économique du département s'attendaient donc à ce que cette carence soit éliminée au plus vite par le Conseil général. Il n'en sera rien puisque ce dernier, après avoir évoqué en décembre 2007 lors d'une réunion sur le budget primitif de l'année à venir l'idée de vendre ses équipements touristiques lourdement déficitaires (3 campings, les installations de Givonne et le golf des Poursaudes) , a officialisé le 11 avril 2008 sa décision de vendre l'ensemble du domaine des Poursaudes (c'est à dire le golf proprement dit de 18 trous avec ses bâtiments et les 68 hectares qu'il occupe, la ferme fortifiée et les 38 hectares de pâtures adjacentes) pour la somme de 1.370.000 euro. Ce prix relativement bas pour un ensemble de cette importance et de cette qualité a suscité les convoitises de 6 candidats parmi lesquels le Conseil général, justifiant sa volonté de vendre par une injonction de l'Etat de cesser ses activités ne figurant pas dans son champ de compétences ainsi que la concurrence déloyale faite au golf privé de Fagnon, en a retenu deux: le premier, qui tient la corde, est celui d'Hervé Taïeb, un homme d'affaires propriétaire de la Société de loisirs européens (gérant entre autres le golf de Chaumont en Vexin) qui s'appuie sur son expérience et propose de créer des équipements sportifs annexes (VTT et centre équestre) ainsi que plusieurs dizaines de villas et une maison de retraite non médicalisée de plusieurs dizaines de lits destinée à héberger des valides de 65 à 70 ans amateurs de golf ; le deuxième est celui de l'ardennais Franck Tarpin, importateur de maisons en bois finlandaises, qui envisage de construire 40 cottages sur le parcours et un hôtel de 20 chambres avec une prise en compte maximale de l'écologie (constructions avec des panneaux solaires et utilisation de la géothermie, recours à de l'herbe de gazon moins gourmande en eau, récupération des eaux de pluie) et la création d'un mini-parcours de 5 trous destiné aux débutants et aux scolaires , le tout en s'engageant à ne demander aucune aide publique.

Ces 2 projets reposent sur le même principe: développer l'attractivité et la rentabilité du golf des Poursaudes en créant sur place des possibilités d'hébergement. Pourtant, un aspect les différencie nettement: le deuxième est compatible avec la volonté d'extension de la société de pyrotechnie Euro Bengale qui a obtenu, après 3 ans de recherche, une promesse de vente du Conseil général en janvier 2007 concernant les pâtures jouxtant le golf pour y installer un dépôt d'artifices de 200 tonnes susceptible de créer dans l'immédiat 6 emplois et à moyen terme 15 ... alors que le premier y met un veto absolu. A priori, on peut comprendre la position d'Hervé Taïeb qui n'a pas envie de voir un site classé Seveso à proximité immédiate de ses installations. Mais, à bien y réfléchir, on peut aussi comprendre la position de Franck Tarpin qui a intégré que le dépôt d'artifices serait situé à plus de 400 mètres du golf et que la topographie du lieu est telle qu'il n'entraînera aucune nuisance visuelle. Le Conseil général devrait donc logiquement opter pour le 2ème projet, mais au jour d'aujourd'hui, ce n'est pas le cas puisqu'il a informé la société Euro Bengale de son refus d'honorer sa promesse de vente, ce qui lui vaut d'être traduit en justice par le PDG de cette firme qui n'accepte pas d'avoir dépensé en vain 60.000 euro d'études diverses.

Cette affaire du golf des Poursaudes, comme on commence à la nommer, risque maintenant d'avancer au rythme très lent des procédures judiciaires marqué par des expertises, des contre-expertises, des jugements et des appels. Pour le MRC 08, elle révèle surtout que le Conseil général a choisi enfin de se désengager de ses activités touristiques déficitaires et accapareuses d'une énergie qui pourrait être mieux employée, ce dont nous nous réjouissons vivement, mais aussi qu'il préfère donner la priorité à un projet visant à créer un ghetto pour les favorisés de la fortune plutôt qu'à un projet permettant le développement de concert d'activités touristiques raisonnables et d'emplois industriels, ce que nous regrettons tout aussi vivement. Le cap adopté par nos dirigeants départementaux est donc meilleur, mais il reste encore beaucoup d'efforts à faire...

samedi 6 décembre 2008

Travail du dimanche: les vraies raisons d'être contre


Dans un article paru le jour de la Saint Nicolas dans les colonnes de « l’Ardennais », Joël Dujeux, président du Football Club de Flohimont et par ailleurs secrétaire de la section socialiste du canton de Givet qui se voit déjà tout en haut de l'affiche, a joué les Pères Fouettards de service en condamnant fermement la volonté du gouvernement de généraliser le travail du dimanche au prétexte qu’elle créera « des difficultés aux associations et aux responsables bénévoles qui s’investissent quotidiennement». Sur le fond, le MRC 08 ne peut qu'approuver cette condamnation, mais notre opposition à la suppression du repos dominical repose sur 3 bases qui nous paraissent autrement plus graves que les difficulté à venir pour le milieu associatif.

La première est économique. Même en nous forçant, nous n'arrivons pas à voir en quoi l’ouverture d’un jour supplémentaire augmentera le pouvoir d’achat des Français et par conséquent le chiffre d’affaires total réalisé par les commerçants. Tout au plus les ventes effectuées le dimanche nous semblent de nature à réduire celles du reste de la semaine. Pire, cette ouverture présentée comme volontaire obligera à terme tous les commerces à lever leur rideau pour empêcher la fuite d’une partie de leur clientèle vers les magasins acceptant de renoncer au repos dominical. La deuxième base est sociale. Le travail du dimanche est annoncé comme devant reposer exclusivement sur le volontariat. Mais une étude récente a montré que seuls 39% des actifs y étaient favorables contre 51% des étudiants, 55% des chômeurs ayant déjà travaillé et 61% des chômeurs à la recherche d’un premier emploi. Travailler le dimanche est donc une concession des précaires et non pas un désir profond des actifs, qui risque de se transformer insidieusement en obligation sous peine pour les récalcitrants de se retrouver en 1ère ligne lors d’éventuelles réductions d’effectifs.

Enfin, la troisième base, qui à nos yeux est encore plus importante, est d’ordre sociétale. En faisant preuve du plus bel optimisme qui soit et en admettant que l’ouverture du dimanche permette de développer la croissance, faut-il pour autant abandonner l’idée d’une journée de repos passée ensemble à l’heure où suffisamment de personnes souffrent de la solitude, où suffisamment d’enfants ne voient que très peu leurs parents, où suffisamment de salariés souffrent de ne pas passer assez de temps avec leur conjoint ou leur concubin ? Certains répondront que oui, mais ce serait alors accepter de s’enfoncer un peu plus encore dans une société individualistel’argent n’est pas considéré comme un bon serviteur, mais comme un souverain et où l’homme serait rabaissé au rang d’homo economicus avec comme seul horizon le travail et l’achat.

Pour notre part, nous nous refusons au MRC 08 à accepter ce que nous considèrons comme une régression de plusieurs siècles et nous souhaitons vivement que les partisans du travail dominical comprennent que, si le « vouloir d’achat » d’une minorité est tout à fait légitime dans une société consumériste, il n’est socialement acceptable que si la majorité se voit gratifier d’une augmentation de son « pouvoir d’achat ». Dans le cas contraire, cela ne ferait qu’ajouter des tensions inutiles dans notre société qui a déjà suffisamment de difficultés à résoudre.

vendredi 28 novembre 2008

Sopal: la pollution comme ultime moyen de pression


Avant-hier, dans le cadre de la procédure pour la fermeture fixée au 31 décembre de l'usine Sopal de Givet, un Comité d'entreprise s'est réuni. Contrairement aux us en vigueur et à ce qui avait été annoncé, les représentants de la direction, craignant certainement la légitime colère des salariés qu'ils ont ignoré pendant un mois avant d'accepter de les renconter pour les injurier en leur proposant un plat de lentilles afin qu'ils mettent fin à leur grève, ont obtenu que cette réunion se déroule non pas sur le site de Givet mais à la Maison de l'Ardenne à Charleville-Mézières. Les discussions ont duré 5 heures, mais elles n'ont permis aucune avancée puisque les personnes mandatées par le groupe Gascogne sont venues les mains vides: aucune amélioration de la prime supra-conventionnelle (1.000 euro!!) pour sortir du conflit, ni de la majoration du taux horaire figée à 25%! La seule mesure concrète a été la mise en place dans le cadre du P.S.E. (plan sauvegarde emploi) d'un P.I.C. (point information conseil) qui sera tenu par les 2 cabinets de reclassement Aksis et Entreprendre conseil.

Devant le refus absolu de la moindre ouverture de la part de leur direction, les salariés qui avaient fait le déplacement jusqu'au chef-lieu ont alors décidé de demander secours à l'Etat en sollicitant de la Direction Départementale du Travail la possibilité pour les futurs licenciés de l'usine givetoise d'intégrer le Contrat de Transition Professionnelle normalement réservé aux entreprises de moins de 1.000 salariés, ce qui n'est pas le cas du groupe Gascogne. Puis ils ont regagné l'extrémité de la Pointe afin de faire part à leurs camarades grévistes, restés sur place pour empêcher tout accès à l'usine et à son trésor de guerre que constituent le stock et les machines, du maintien en l'état de la situation. Après une 1ère réaction bien compréhensible d'abattement, c'est la colère qui l'a emporté et elle a abouti hier au déversement dans la Houille, un affluent de la Meuse, fleuve international qui entre sur le territoire belge 2 kilomètres seulement après la sortie de Givet, de 600 litres d'encre bleue.

Tout le monde comprendra sans difficulté que cette action de pollution volontaire, initiée par quelques grévistes sans le soutien des syndicats, avait pour objectif de declencher la colère de la Belgique et ainsi de donner un retentissement international au conflit social en cours à la Sopal. L'efficacité a d'ailleurs été au rendez-vous puisque le ministre wallon de l'environnement a fait savoir le jour même que la Belgique se porterait partie civile au cas où les autorités françaises décideraient de poursuivre les auteurs de cette pollution, tandis que le préfet dénonçait avec fermeté "un acte inadmissible qui porte atteinte à l'environnement à une époque où tout le monde s'entend et s'accorde pour le protéger" et prévenait que "les auteurs doivent se préparer à en répondre devant les tribunaux". Quant aux écologistes de toutes tendances, les vrais comme ceux à la petite semaine, ils se sont déchainés contre le montrent les commentaires laissés sur le blog des salariés grévistes auquel vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant: http://sopalgascogne.skyrock.com/ .

Le MRC 08 hurlera-t-il avec les loups en tombant à bras raccourci sur les coupables du crime affreux de dégradation de la nature ? Certainement pas, même si nous n'avons jamais cautionné et ne cautionneront jamais les illégalités de quelque nature qu'elles soient, et ce pour 2 raisons: l'encre déversée dans la Houille serait d'après les dires des grévistes de l'encre à l'eau totalement biodégradable et donc moins polluante que les rejets que la Sopal effectuait quotidiennement sans qu'ils ne suscitent la moindre réaction ; nous sommes des humanistes convaincus qui mettons l'Homme et ses conditions de vie au dessus de la Nature et de sa soi-disant pureté qui a disparu depuis bien longtemps. Nous réaffirmons donc notre solidarité avec les salariés grévistes de la Sopal, en leur demandant toutefois avec insistance de ne pas franchir de pas irrémédiables dans le durcissement du conflit. Nous suggérons aussi respectueusement au préfet, qui ne peut plus ignorer la situation particulière engendrée par la position frontalière de Givet, de faire preuve de la même fermeté auprès des dirigeants du groupe Gascogne pour qu'ils renouent le dialogue avec les salariés de la Sopal que celle dont il a usé envers les auteurs de la regrettable mais pas pour autant dramatique pollution à l'encre à l'eau biodégradable.