Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"


lundi 30 avril 2007

En campagne jusqu'au bout!


Dans le cadre de la campagne présidentielle, un grand rassemblement est organisé à l'initiative du PS le vendredi 04 mai 2007 à 20h00 à l'Hôtel de Ville de Mézières. Il s'agira de la dernière manifestation avant le second tour pour battre la droite et faire élire Ségolène Royal, seule capable d'insuffler la dynamique dont la France a besoin aujourd'hui. Toutes les forces de progrès y sont invitées, celles qui ont eu l'intuition géniale de soutenir cette candidate dès le 1er tour à savoir le MRC et le PRG, mais aussi celles plus nombreuses qui ont été les victimes du vote utile et qui l'ont rejoint depuis le soir du 22 avril.

Le MRC-08, fidèle à sa tradition militante comme l'a prouvé sa présence hélas un peu isolée ce samedi sur le marché de Sedan, s'associera bien évidemment à cette manifestation. Nous espèrons que nous serons suivis massivement par la population ardennaise et nous souhaitons que ce dernier coup de collier permette d'inverser les pronostics fâcheux quotidiennement délivrés par les instituts de sondage. La campagne doit être menée jusqu'au bout puis, comme le dit le proverbe, après avoir espéré le meilleur et préparé le pire, nous prendrons ce qui vient...comme de bons républicains que nous sommes!

dimanche 29 avril 2007

situation médicale inacceptable dans la Pointe




Depuis de très longs mois déjà, un sujet agite fortement non seulement le microcosme politique de la Pointe des Ardennes mais aussi une grande partie de sa population: le déficit de l'offre de soins, pour reprendre la formulation de nos élus, ou le problème médical, pour reprendre l'expression populaire. Contrairement à ce que ces formules pourraient faire croire, il ne s'agit pas d'une difficulté unique (ce serait trop simple pour un territoire à l'histoire et à la géologie aussi complexes!), mais de la somme de 4 problèmes: le système de garde des pharmacies, celui des médecins généralistes, l'organisation des urgences et l'accès aux médecins spécialistes.


Une telle accumulation de difficultés dans un domaine aussi vital que la santé (le nom de la carte n'est pas le simple fruit du hasard, n'est-ce pas?) peut paraître inouïe. Elle s'explique pourtant simplement: en décembre 2003, la clinique de Givet (établissement par définition privé et donc soumis à des impératifs de rentabilité) a été fermée, ce qui a entraîné la disparition de la quasi-totalité des médecins spécialistes de cette ville, le rattachement de son canton à l'antenne du SMUR de Fumay-Revin et la centralisation des gardes de médecins généralistes à l'hôpital de Fumay. Cette situation s'est immédiatement avérée problématique puisque le SMUR de Fumay ne dispose que d'un seul et unique véhicule pour 22 communes regroupant 34.000 habitants et s'étalant sur 40 km et que le recours à un médecin de garde pour un Landrichampenois (décodons, un habitant de Landrichamps, joli petit village situé le long de la Houille en bordure de la frontière belge) l'oblige à parcourir 30km sur des routes plus propices aux ballades touristiques qu'à un déplacement rapide. La municipalité de Givet s'en est immédiatement inquiétée et elle a apporté une réponse partielle en obtenant des médecins généralistes qu'ils assurent une garde au cabinet Méhul en plus de leurs engagements à Fumay.


Malheureusement, cette solution a-minima n'a pas pu être maintenue puisque l'Ordre des médecins a formellement interdit cette pratique. Pire, au début 2006, la situation s'est encore aggravée avec la mise en place d'un nouveau système de garde de pharmacies prévoyant l'ouverture le dimanche et les jours fériés d'une seule officine entre Revin et Givet sur les 13 existantes (le système précédent prévoyait l'ouverture d'une officine sur les 9 présentes dans les cantons de Givet et Fumay). Notre Landrichampenois à la santé déficiente est donc contraint de parcourir certains jours 40 km pour acheter ses médicaments.


Ces évènements ont fortement dégradé la situation médicale dans La Pointe. Le MRC-08 condamne avec la plus grande vigueur cette atteinte à l'égalité devant les soins. Il s'associe pleinement aux efforts réalisés par la CFDT, la CGT et les acteurs politiques de tous bords pour tenter de trouver des solutions à cet état de fait inacceptable. Il salue l'initiative du député Philippe Vuilque qui a permis l'ouverture en octobre 2006 d'un centre de consultations spécialisées au rez-de-chaussée de l'ex-clinique de Givet. Il soutient la proposition du maire Claude Wallendorff de faire davantage appel au véhicule de secours des pompiers et aux 3 médecins pompiers de la Pointe pour éviter des temps d'attente trop long lorsque le véhicule du SMUR n'est pas disponible et que le patient nécessite des soins avant l'arrivée d'une ambulance privée. Le MRC-08 entend aussi apporter sa contribution à la résolution des problèmes: puisque le 15 février 2007 le président du syndicat des pharmaciens des Ardennes martelait devant la préfète et les élus que"2 officines ouvertes étaient de trop pour se partager 6 ordonnances", ce qui revient à dire qu'à ses yeux l'aspect financier prime sur l'aspect médical, nous proposons que les élus organisent une table ronde avec les 13 pharmaciens, rendent publique la liste de ceux qui accepteront d'y participer avec bonne volonté et permettent ainsi aux patients considérés comme de simples clients de favoriser les pharmaciens les plus disposés à prendre en compte leurs exigences. Ce n'est pas du boycott que nous proposons, simplement une adaptation à la démarche consumériste de ces professionnels de la santé. Bref, nous réinventons le boomerang!

samedi 28 avril 2007

Elus d'aujourd'hui, élus de demain...





























Comme toute organisation politique, le MRC-08 s'efforce de populariser ses idées afin de convaincre le maximum d'électeurs et d'obtenir à terme des élus capables de le représenter dans les instances décisionnelles. Mais, en républicains tenaces que nous sommes, nous pensons également que nous avons un devoir d'information envers la population. Aussi, pour ceux de plus en plus nombreux qui ne liraient pas la presse régionale, voici le portrait des 6 principaux élus du département.

En début de cette galerie figurent les 3 députés actuels classés dans l'ordre affecté à leur circonscription: Bérengère Poletti élue dans la circonscription de Charleville Mézières-Rethel, Philippe Vuilque élu dans la circonscription de Charleville Mézière-Givet et Jean-Luc Warsmann élu dans la circonscription de Sedan-Vouziers. Ensuite se trouvent Benoît Huré, président du Conseil Général et sénateur, Claudine Ledoux, maire de Charleville-Mézières et Dominique Billaudelle, maire de Sedan.

Sur ces 6 élus, 5 sont concernés par les élections qui se dérouleront en juin 2007 et en mars 2008. Ils trouverons en face d'eux des concurrents nombreux et souvent de qualité, parmi lesquels figureront des candidats présentés par le MRC-08. Nous espérons donc que cette galerie de portaits relèvera bientôt du passé et que des têtes nouvelles y feront leur apparition. Si elles sont issues de nos rangs, nous en serons ravis, mais la parole est aux électeurs: alors, que les meilleurs gagnent, pourvu qu'ils mènent une campagne respectueuse des autres (ce qui implique à nos yeux l'application des accords politiques nationaux, dans la 3ème circonscription comme ailleurs!) et qu'ils défendent efficacement, non leurs ambitions personnelles, mais les intérêts des Ardennes qui en ont bien besoin et ceux de la France.

vendredi 27 avril 2007

devinette

Dans l'édition du 14 décembre 2006 de "l'Ardennais", je déclare: "je me présenterai quoi qu'il arrive car j'ai toujours considéré que l'essentiel, c'est l'avis des militants. Ce qui peut être décidé à Paris dans le secret de tel ou tel cabinet n'a pas d'importance."
Dans une interview donnée à France 3 Champagne-Ardennes le 16 mars 2007 dans la salle même où celle que je soutiens aux élections présidentielles vient à peine de terminer son discours, j'affirme: "ce n'est pas à Paris que se résolvent les choses et ce ne sont pas les technocraties parisiennes ni les appareils politiques parisiens qui répondent le mieux aux préoccupations des Français."
Dans le tout nouveau blog que je viens de créer, j'écris le lundi 23 mars 2007 à 11h12: "les présidentielles à peine terminées, les législatives sont déjà là. L'enjeu est encore plus important pour vous."
Qui suis-je? Un autonomiste breton? Un indépendantiste corse? un nostalgique de l'époque des 1ers soviets? un partisan d'un candidat éliminé au 1er tour? Absolument pas, ce serait trop simple. Il faut chercher dans une toute autre direction. Pour vous aider, voilà deux indices: ma candidate s'est qualifiée pour le 2ème tour de l'élection présidentielle mais ma position politique n'en sort pas confortée pour autant, bien au contraire!

jeudi 26 avril 2007

Chevènement au pays des socialistes ardennais: un recadrage nécessaire

Après un début de visite dans des Ardennes qui s'étaient parées de leur plus bel habit de soleil pour accueillir leurs hôtes de marque, le moment fort et tant attendu se produisit: Jean-Pierre Chevènement, accompagné de Bruno Le Roux, de Gisèle Dessieux et de la fine fleur du MRC-08 se rendit au siège de la fédération socialiste des Ardennes. La discussion promettait d'être animée, elle l'a effectivement été!
La valse, comme tous les amateurs de Brel le savent, s'est déroulée sur un rythme à 4 temps. Le 1er a permis à nos hôtes d'exposer leurs positions: Jean-Pierre Chevènement a ainsi rappelé qu'une organisation s'honore en tenant les engagements qu'elle prend et que dans le cas contraire elle se discrédite et hypothèque l'avenir; il a mis en avant les qualités professionnelles, syndicales et internationales de Gisèle Dessieux et a demandé à la fédération socialiste de ramener sur le bon chemin Jean-Paul Bachy et d'adopter un comportement franc, loyal et sans faux-fuyant. Bruno Le Roux a précisé qu'une victoire de Ségolène Royal serait due en grande partie au mouvement d'unité créé en novembre et au travail effectué par Jean-Pierre Chevènement dans la campagne; il a aussi martelé qu'il fallait ramener les choses à leur juste niveau et que l'accord PS-MRC avait été validé à l'unanimité du bureau national du PS; il a enfin souhaité que le meilleur "ticket" soit constitué sur la 3ème circonscription et il a pointé du doigt l'impossibilité qu'il y aura en cas de victoire de Ségolène Royal pour un Président de région d'être candidat aux élections législatives.
Le 2ème temps a permis à la fédération socialiste de faire part de sa position. Elle a expliqué qu'elle était attachée au renforcement de toutes les composantes d'une gauche qu'elle souhaite complémentaire, y compris du MRC (quelle douce musique ce fut pour des oreilles aussi peu habituées que les notres!), mais qu'un débat interne avaient abouti à une unanimité des adhérents et des élus à soutenir Jean-Paul Bachy sur la 3ème circonscription. Le cadre général étant établi, le 3ème temps a été consacré à une discussion franche (c'est l'adjectif qu'un diplomate confronté à une pareille situation utiliserait) entre nos hôtes et la fédération socialiste. Jean-Pierre Chevènement a fait valoir qu'il y a un problème de principe si une fédération ne respecte pas la discipline de parti et demandé si, aux yeux de la fédération ardennaise, une décision nationale valait moins qu'une décision départementale. Le 1er secrétaire a affirmé que toute décision avait sa valeur et qu'il ne pouvait pas obliger sur un claquement de doigts les adhérents ardennais à soutenir tel ou tel candidat. Bruno Le Roux a rappelé que pour les élections législatives seules les instances nationales étaient habilitées à délivrer une investiture, qu'il ne pourrait pas y avoir d'opposition fédérale à une décision nationale et qu'il n'y avait aucune utilité à solidariser les militants dans une attitude d'obstruction.
Le 4ème temps a permis à chacun de préciser son état d'esprit à l'issue de la discussion. La fédération socialiste a insisté sur la nécessité pour Gisèle Dessieux de creuser son sillon dans la 3ème circonscription et elle s'est engagée à l'aider à s'implanter, sans pour autant préciser la façon dont elle comptait procéder. Jean-Pierre Chevènement a rappelé que si le MRC-08 était une formation modeste, elle était valeureuse et qu'il représentait par lui-même un potentiel de 1.524.000 voix ainsi que les réseaux d'influence correspondant. Il a ajouté que la discussion ne lui avait paru ni sympathique ni franche, qu'elle lui semblait nuisible pour la suite et que la balle était dans le camp des socialistes. Quant à Bruno Le Roux, il a laissé entendre qu'en cas de persistance des problèmes, les instances nationales du PS prendraient leurs responsabilités et n'hésiteraient pas à agir avec toute la vigueur nécessaire.
La valse était terminée, le temps des douceurs pouvait commencer. Tout le monde fut donc invité à déguster autour de rafraichissements bien mérités une spécialité ardennaise, la tarte au sucre...

Chevènement soutient sa candidate

Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen, est venu venu hier dans les Ardennes pour apporter son soutien à Gisèle Dessieux, candidate du MRC sur la 3ème circonscription avec le soutien officiel du PS. Accompagné de Bruno Le Roux, secrétaire national socialiste en charge des élections, ils sont arrivés avec le sourire à la gare de Charleville-Mézières où ils ont été accueillis par Gisèle Dessieux et par une délégation du seul MRC-08. L'ambiance était excellente (l'effet d'un soleil inhabituel dans notre département en cette saison?), les explications de Maurice Ninitte sur la fusion des 5 communes ayant donné naissance à Charleville-Mézières en 1966 de grande qualité, le repas pris en terrasse en bordure de la rue piétonne rapide et bon (pour l'anecdote, nos hôtes ont désiré une brochette ardennaise, bien cuite pour l'un et saignante pour l'autre, ce qui présageait peut-être de la suite...) et la visite de la place ducale très instructive grâce aux explications de notre "historien" de service. Les médias étaient présents et ont pu procéder à leur guise à des interview portant sur les questions nationales et surtout départementales. La journée était donc radieuse et promettait d'être fructueuse. Le plus difficile était à venir...

Delphi: le NON triomphe


Le 25 avril, la direction de l'usine Delphi de Donchery a organisé une consultation interne. C'est le nouveau terme d'usage qui remplace opportunément celui de référendum. Au MRC-08, nous ne sommes pas des experts patentés de la belle langue française, mais comme nous avons un peu de bon sens (vous remarquerez la modestie du propos!), nous pensons avoir compris l'intérêt de ce changement sémantique: une consultation est l'action de prendre un avis (définition du Petit Robert) alors qu'un référendum est un vote pour approuver ou rejeter une mesure proposée par le pouvoir (c'est toujours ce bon vieux Robert qui l'affirme). La différence est donc qu'une consultation n'est que consultative et ne saurait avoir d'effet contraignant alors qu'un référendum aboutit à un résultat qui engage à la fois ceux qui l'ont proposé et ceux qui y ont été soumis. 2 précautions valant mieux qu'une, les patrons dont tout le monde connaît l'attachement à la liberté (économique bien sûr, les autres n'ayant aucun intérêt sonnant et trébuchant à leurs yeux) et au contrôle des processus de décision ont une préférence de plus en plus marquée pour la consultation interne!

Dans la foulée de l'entreprise Vistéon de Charleville-Mézières qui a réussi il y un mois à faire accepter au forceps par les salariés le rachat de la moitié de leur RTT à la moitié de leur valeur (parlons clair: c'est une baisse des salaires qui n'a pas les courage de dire son nom), les travailleurs de Delphi étaient donc appelés à donner leur avis sur 4 projets, dont 3 prévoyaient la restitution sans contrepartie financière de tout ou partie de leurs RTT (sous l'Ancien Régime, on appelait cela le don gratuit!) ainsi qu'une baisse plus ou moins forte du pouvoir d'achat pendant 3 ans en échange de la promesse d'obtenir des marchés importants pour plusieurs années. Le 4ème permettait le maintien des conditions actuelles mais laissait entendre qu'il faisait planer une menace sérieuse sur la survie du site.

Ce chantage à l'emploi avait de fortes chances dans un département sinistré comme les Ardennes d'être gagnant pour la direction. Il n'en a rien été! Comme les salariés de Vistéon lors du 1er référendum, ceux de Delphi ont courageusement opté pour le 4ème projet et donc dit NON à cette régression sociale à plus de 69%. Le MRC-08 se réjouit vivement de ce résultat qui s'explique, d'après des sources syndicales, par le fait que même en cas d'acceptation des sacrifices demandés l'obtention des marchés tant attendus n'était que conditionnelle. Toutefois, nous sommes persuadés que la direction reviendra à la charge après avoir "mis en condition" le personnel. Ce fut le cas à Vistéon après un référendum, ce sera encore plus facile à Delphi après une simple consultation. La remise en cause des droits sociaux est en marche. Pour l'arrêter, une seule solution: empêcher l'élection à la présidence de la République de l'ultra-libéral Sarkozy de Nagy-Bocsa et donner à la gauche une majorité parlementaire en juin!