Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

vendredi 31 août 2012

PS, Verts, MRC : quelle majorité présidentielle ?


"Le MRC rappelle que, composante de la majorité présidentielle, il a signé le 9 mars dernier un accord politique avec le PS. Ce texte qui n’a pas été passé à la hâte n’a pas moins d’existence politique que l’accord PS-Verts. Le MRC considère que le contrat de législature entre le PS et le MRC apporte une synthèse mûrie, responsable et débattue que ce soit en matière d’énergie, de développement économique ou de vision de l’avenir de l’Europe. 

C’est pourquoi les députés du MRC, membres de la majorité présidentielle, prendront leurs responsabilités lorsque ces questions viendront en débat en se déterminant en fonction de l’intérêt général. En tout état de cause ils considèrent que le gouvernement dirigé par Jean-Marc Ayrault, héritier du bilan désastreux du quinquennat précédent, n’a aucunement démérité dans la confiance globale qu’ils lui font, même s’ils maintiennent un écart de vues sur la question du TSCG que les parlementaires n’approuveront pas".

(communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, 31 août 2012)

mardi 28 août 2012

Toujours plus haut, hélas !


Sur le front de l'emploi, la situation est calamiteuse puisqu'en juillet le nombre de chômeurs de catégorie A (c'est-à-dire n'ayant exercé aucune activité au cours des 30 derniers jours) a augmenté en France pour le 15ème mois consécutif ! Avec 41.300 personnes de plus, soit la plus forte hausse depuis 3 ans, il atteint 2.987.000 et se rapproche  dangereusement du cap symbolique des 3 millions. Si l'on inclut les demandeurs d'emploi appartenant aux autres catégories, le chiffre atteint le niveau astronomique de 4.733.000 personnes. Quant aux Ardennes, elles ne sont pas en reste avec une hausse de 1,3 % en juillet ayant porté le nombre des privés d'emploi à 15.373. Des chiffres catastrophiques donc, qui imposent au gouvernement de sortir de son semi-immobilisme et de prendre d'urgence des mesures fortes comme par exemple l'augmentation du taux de l'impôt sur les sociétés pour les entreprises qui licencient alors qu'elles font des bénéfices... 

jeudi 23 août 2012

Le changement, c'est pour quand ?


"Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Une fois de plus, cet adage se vérifie. Et sur de nombreux sujets, peuchère ! Il avait dit qu’il n’y aurait pas de démantèlement des campements des Roms sans proposition d’une alternative. Il y a démantèlement sans alternative proposée comme dans la Sarkozie. Il avait dit dans la proposition n°11 « …Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9 décembre 2011 en privilégiant la croissance et l’emploi, et en réorientant le rôle de la Banque centrale européenne dans cette direction… ». Aujourd’hui, il fait annoncer par le ministre chargé des relations avec le Parlement que le traité tel qu’il a été produit par Sarkozy et Merkel sera proposé en l’état. Pour le reste, le gouvernement demande du temps : big bang fiscal, blocage des prix du carburant, loi d’assainissement des banques pour séparer les activités de dépôt des activités spéculatives, doublement du plafond du livret A, caution solidaire pour le logement des jeunes, etc. Accordons-lui ce temps mais nous y reviendrons !

Mais le pire est ailleurs. La triple crise économique, financière et de la dette publique continue de se développer. Les taux d’intérêt à 10 ans des pays du sud de l’Europe (Grèce, Italie, Espagne, Portugal) et de l’Irlande repartent à la hausse. Les politiques austéritaires font chuter la demande intérieure des 5 pays précités pour un montant bien supérieur aux gains allemands. La contraction de la demande intérieure de ces 5 pays est de 11,1 % depuis 2007. Alors que les gains pour l’Allemagne dans la même période ne sont que de 5,4 % dans la même période et pour la France de 1,5 %. On voit bien là que la zone euro va dans le mur car le PIB des 5 pays précités est très nettement supérieur à celui de l’Allemagne. D’ailleurs, la zone euro est entrée en récession avec un recul du PIB zone euro de 0,4 % sur un an. Après les mille milliards de prêts à 3 ans pour les banques européennes délivrés par la Banque centrale européenne (BCE) les 31 décembre 2011 et le 1er mars 2012, la demande correspondant aux besoins pour la Grèce, l’Espagne et de l’Italie est d’environ mille milliards d’euros d’ici la fin de l’année 2012. Et comme en plus il y a la crise de profitabilité et de compétitivité de l’économie réelle capitaliste européenne, les nuages vont donc continuer à s’amonceler.

Et là, on se heurte à une réalité qui a été masquée pendant longtemps, c’est que l’ordo-libéralisme - rameau du néolibéralisme mondial - développe un intégrisme politico-religieux autour des fondamentaux de sa doctrine, d’une façon encore plus régressive que les autres variétés du néolibéralisme. L’acceptation des « élites » européennes de reprendre les fondamentaux de l’ordo-libéralisme allemand est aujourd’hui mortifère. La dépolitisation totale de l’économie, la coordination économique uniquement réalisée par les prix, l’économie sociale de marché et la concurrence libre et non faussée, la limitation du rôle de l’État à la définition et à la protection des règles du jeu avec interdiction d’intervenir dans l’économie réelle, la stabilité monétaire comme primat contre les intérêts des salariés, la suppression des conventions collectives, la croyance dans la non-interdépendance des pays de la zone euro, l’ethos luthérien de la souffrance nécessaire du peuple, sont autant de piliers de cet ordo-libéralisme qui va nous entraîner dans une crise longue et dramatique sur le plan social. A moins qu’une vigoureuse campagne d’éducation populaire ne se développe pour organiser les ruptures nécessaires face à cette évolution. A-t-on d’autres choix ? Mais où sont les bases d’appui pour cela ? Où sont les volontés pour ne pas se laisser endormir par les ronrons des diverses organisations ?"
(ReSPUBLICA n°691 / le journal de la Gauche Républicaine, laïque, écologique et sociale / la chronique d'Evariste) 

jeudi 16 août 2012

Syrie : Chevènement dénonce "les professionnels de l’ingérence"


Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, a dénoncé mercredi les "professionnels de l'ingérence" qui poussent, selon lui, la France "à intervenir militairement" en Syrie, dans une déclaration à l'AFP. "La Syrie n'est ni la Tunisie ni l'Egypte. C'est un pays plongé dans une guerre civile inspirée et alimentée de l'extérieur", estime-t-il.

Selon l'ancien ministre de la Défense, "des professionnels de l'ingérence poussent aujourd'hui la France à intervenir militairement, fusse par la seule voie aérienne, en violation de la légalité internationale et au côté de pays dont les ambitions et les intérêts ne sont pas les nôtres". "Le précédent libyen ne saurait être invoqué", déclare-t-il. La résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU de mars 2011 a, selon lui, "été interprétée au-delà de son objectif proclamé -la protection des civils-, jusqu'à un changement de régime dont l'une des conséquences a été la déstabilisation du Mali". 

M. Chevènement rappelle que le président François Hollande "a plusieurs fois souligné que la France n'interviendrait pas en dehors d'un résolution du Conseil de sécurité des Nations-unies". "La politique de la France repose sur des principes et aucune campagne d'opinion ne doit l'en faire dévier", affirme-t-il.

Selon le sénateur du territoire de Belfort, "la politique de changement de régime a été pratiquée en Irak" par l'ancien président américain George Bush en 2003, mais "elle ne saurait aujourd'hui recevoir la caution de la France". Dans le quotidien Le Monde, l'écrivain et essayiste Bernard-Henri Lévy, en pointe lors de l'intervention occidentale en Libye en 2011, a notamment lancé mardi un appel à une action militaire aérienne en Syrie.
(dépêche AFP, mercredi 15 août)

vendredi 3 août 2012

Le nouvel opium du peuple ?

mercredi 1 août 2012

Le chiffre du jour

15.163 ! C’est le nombre de chômeurs de catégorie A, c’est-à-dire n’ayant exercé aucune activité au cours du mois écoulé, que comptait le département des Ardennes au 30 juin. Que faut-il penser de ce chiffre qui a été rendu public jeudi dernier lors de la livraison par Pôle Emploi de sa batterie mensuelle de statistiques ? Pour les plus optimistes, qu’il n’est certes pas bon, puisqu’il est en hausse de 2,1 % sur un mois et de 11,1 % sur un an, mais qu’il reste acceptable étant donné qu’il représente environ 12 % de la population active ardennaise contre plus de 14 % dans des départements comme l’Hérault ou le Nord. Pour les plus pessimistes, qui ne manqueront pas de rappeler qu’il correspond peu ou prou aux populations cumulées de Rethel et de Revin qui sont tout de même les troisième et quatrième villes du département, qu’il est calamiteux puisque, avec une hausse sur un an supérieure de 3,3 % à celle connue par l’ensemble du pays, il accentue encore l’écart qui nous sépare déjà dramatiquement de la moyenne nationale. Quant au MRC 08, qui se situe entre les 2 catégories précédentes, il considère que ce chiffre, incontestablement mauvais, n’est pas une surprise mais seulement le reflet inévitable du poids plus élevé qu’au niveau national de l’industrie - tout particulièrement de la sous-traitance automobile et de la métallurgie - dans l’économie ardennaise (26 % contre 20 %) alors que ce secteur est celui qui est le plus touché par la crise. Dans ces conditions, nous voyons mal, hélas, les raisons qui permettraient d’espérer une amélioration rapide sur le front de l’emploi dans le département...