Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

dimanche 29 avril 2012

Oui à la polémique électorale, non au détournement de l'Histoire !

Alors que les références à Philippe Pétain, sauveur de la France en 1916 et 1917 mais fossoyeur de notre pays entre 1940 et 1944, se multiplient dans cet entre-deux-tours un peu particulier, une affiche aux allures vintage comme on en raffole dans les milieux bobos a fait le tour des réseaux sociaux et des blogs : celle montrant le dirigeant du régime de Vichy serrant la main d'un ouvrier pour célébrer la fête du "vrai travail". Une preuve incontestable pour beaucoup des accointances entre Nicolas Sarkozy et le FN dont il essaie actuellement de récupérer par tous les moyens possibles les voix ! Une preuve d'autant plus flagrante qu'elle est confirmée par d'autres documents provenant de cette période noire de notre Histoire qui circulent de plus en plus sur la Toile. Mais une preuve que l'honnêteté ne peut considérer comme étant recevable puisque le parallèle entre la saillie de Nicolas Sarkozy et le slogan de Philippe Pétain repose en fait sur un faux qui n'a pas échappé à quelques internautes vigilants. 

Comme vous pouvez le voir sur le document ci-dessous que le MRC 08 a trouvé dans le Huffington Post, le photomontage oblitère une francisque remplacée sciemment par le mot "vrai". Un véritable travestissement de l'Histoire, pire un détournement déjà dénoncé par L'Express et Les Inrocks, qui a été répété sur d'autres documents. La raison en est simple : créer un amalgame afin de discréditer le candidat Nicolas Sarkozy ! Une fin en soi louable, mais qui ne justifie pas l'utilisation de n'importe quel moyen. D'autant qu'il y a bien d'autres arguments beaucoup plus porteurs à utiliser pour convaincre les électeurs de ne pas reconduire le Président sortant à la tête du pays... 
(Pour une meilleure comparaison des documents, vous pouvez les agrandir en faisant un clic gauche dessus)

samedi 28 avril 2012

Et si la solution à la crise se trouvait en Islande ?

A écouter nos élites et les journalistes en vogue, la censure n’existe plus dans les pays européens où la démocratie est reine. Pour le MRC 08, c’est faux, archi-faux ! Une preuve ? Si on a tout su ou presque au sujet des évènements qui se sont passés en Tunisie, en Egypte ou en Lybie, les médias n’ont absolument rien dit sur la véritable révolution qui a eu lieu en Islande. Pourtant, même si elle s’est déroulée de façon pacifique, elle aurait largement mérité d’être mise sur le devant de la scène et pourquoi pas d’être montrée comme un exemple possible de solution à la crise qui nous frappe si durement depuis maintenant quatre ans.
 
 Brièvement, voici les faits :
 - 2008 : la principale banque du pays, plombée par ses investissements spéculatifs effectués en partie grâce à des capitaux de banques britanniques et néerlandaises, est sauvée de la faillite par une nationalisation. La monnaie s’effondre, la bourse suspend son activité et le pays se retrouve au bord de la banqueroute.
 - 2009 : les protestations citoyennes font que des élections anticipées sont convoquées et qu’elles provoquent la démission du gouvernement. La situation économique désastreuse du pays persiste. Par le biais d’une loi, il est proposé au Royaume-Uni et aux Pays-Bas le remboursement de la dette par un versement échelonné que paieront mensuellement toutes les familles islandaises pendant les 15 prochaines années à un taux d’intérêt de 5% !
 - 2010 : le peuple descend à nouveau dans la rue et demande que la loi soit soumise à référendum. Le Président accepte cette consultation populaire qui aboutit en mars à 93 % de NON.  Des investigations pour régler juridiquement les responsabilités de la crise sont menées et plusieurs banquiers sont mis en détention. Une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle Constitution chargée d'intégrer les leçons de la crise. Pour ce faire, le peuple souverain élit 25 citoyens répondant à la condition d’avoir recueilli le soutien de 30 personnes.
 - février 2011 : l’assemblée constituante commence ses travaux afin de présenter, en partant des avis collectés dans les diverses assemblées qui ont eu lieu dans tout le pays, un projet de Grande Charte. Celle-ci devra être approuvée par l’actuel Parlement ainsi que par celui qui sera constitué après les prochaines élections législatives.


Aujourd’hui, après cette reprise en main de sa destinée par le peuple islandais, ce pays qui était en quasi-faillite il y a trois ans a vu son chômage tomber à 5,8 % et s’apprête à connaître cette année une croissance de 3 %. De quoi faire rêver bien des pays européens qui sont guettés par le spectre de la récession et qui ne savent plus à quel saint se vouer ! Pourtant, aucun n’envisage d’imiter cet exemple dont personne ne peut nier la réussite. Pourquoi ? En grande partie parce que les médias européens ont délibérément décidé de passer sous silence cette méthode de sortie de crise basée sur l’emprisonnement des responsables financiers, le refus de rembourser la dette qu’ils avaient hasardeusement contractée auprès des financiers britanniques et néerlandais, le recours au référendum et la réécriture de la constitution par les citoyens. Une véritable leçon de démocratie que les faiseurs d’opinion ont préféré taire de peur qu’elle ne donne des idées aux autres peuples européens mais qui finira malgré tout par être connue. Le plus tôt sera le mieux...

mardi 24 avril 2012

lundi 23 avril 2012

Le pays où l’on aimerait bien revoir un Président…

Pris par tant de graves occupations, les princes qui nous gouvernent oublient généralement qu’il existe aux confins de la Belgique une presqu’île française perdue dans les brouillards de la Meuse, peuplée de sangliers furieux et de Cellatex mal repentis. Ils peuvent juste se douter qu’on y trouve bien peu de musées d’art contemporain, de magasins bio ou de boutiques vintage, mais beaucoup de brocantes, de friteries et d’usines abandonnées. On comprend dès lors sans mal qu’ils hésitent à y introduire le bout de leur chaussure Tod’ ! Ainsi, Nicolas Sarkozy, qui s’est rendu à trois reprises dans le département de 2006 à 2011, a-t-il eu la prudence de s’arrêter à Charleville et à Renwez, afin de rester en territoires connus. Un comportement prudent que le secrétaire d’Etat Hubert Falco aurait certainement aimé imiter, mais que les nécessités politiques liées à la fermeture du CEC de Givet ne lui ont pas permis. Contraint et forcé, il a donc fait en septembre 2008 une visite express dans la cité de Méhul, en prenant toutefois la précaution d’y venir en hélicoptère afin de pouvoir échapper en toute sécurité à un éventuel débordement des autochtones dont le caractère bien trempé n’est plus à démontrer.

En fait, il ne semble pas qu’un homme politique de premier plan ait osé pénétrer aussi profondément dans le département depuis la visite de Charles de Gaulle en 1963, il y a très exactement 49 ans. Si les photographies de ce voyage, qui a eu lieu les 22 et 23 avril, sont connues et aisément consultables, le MRC 08 a pu glaner quelques détails tenus plus secrets dans de vieux numéros de Combat, de l’Aurore et de France-soir. Au-delà des foules émues qui accueillirent l’homme du 18 juin à Sedan puis à Charleville, il semble qu’il se soit heurté à de fortes réserves de la part des maires de l’opposition, en une année où la crise commençait déjà à se profiler dans la métallurgie. Parti de Mézières le 23 à 8 h. 45, De Gaulle, à qui on avait offert les œuvres complètes de Rimbaud à Cliron, put ainsi s’entendre dire à Rocroi par Andrée Viénot, figure de proue de la Gauche ardennaise : "Je manquerais à la fois de franchise et de courage si je dissimulais le fait que, personnellement, avec la majorité de mon conseil municipal, je compte parmi les adversaires les plus fermes du régime institué en 1958. Mais je me fais un devoir de recevoir celui qui fut le chef de la France libre". Gageons que Claude Wallendorff aurait pu prononcer un discours pas très éloigné lors de la visite d’Hubert Falco, s’il n’avait pas été retenu dans des contrées plus touristiques par les nécessités estivales…

Puis le général, s’arrêtant dans chaque village pour serrer des mains sans s’inquiéter des menaces d’attentat de l’OAS, passa par Fumay, Haybes, Fépin et Vireux-Molhain ("si importante à tous égards et notamment au point de vue industriel"), et termina vers midi sur le perron de l’Hôtel de ville de Givet, où, faute d’avoir pu élever le gabarit de la Meuse pour permettre le passage des péniches belges comme le lui demandaient les élus givetois, il laissa à la Pointe les emplois de la centrale de Chooz après avoir déclaré : "la solidarité nationale, voilà notre devoir à tous". Il est vrai qu’à Rimogne, le maire socialiste, pour matérialiser l’insuffisance des salaires des ardoisiers, lui avait tendu sans façon un bulletin de paie. Sans doute De Gaulle s’attendait à un accueil plus rugueux encore, mais il en avait vu d’autres ! L’on comprendra donc aisément que l’actuel président pour quelques jours encore, né dans la soie (le tissu, pas le quartier…), ait préféré être reçu en petit comité feutré, loin des trublions potentiels de la "France qui souffre", celle-là même que De Gaulle côtoya dans le train Paris-Sedan qui l’emportait vers les Ardenne. Espérons cependant que son successeur, en vrai homme de gauche qu'il devrait être, ne l’imitera pas et n’hésitera pas à honorer d’une visite officielle un territoire qui a bien besoin de toute l’attention des pouvoirs publics...

10 ans déjà, et hélas pas une ride !

Le 06 mai, le choix sera simple !

"Dans un scrutin marqué par une forte participation, François Hollande arrive en tête. C’est la première fois depuis le début de la Vème république que le Président sortant se trouve distancé au premier tour. La poussée de l’extrême droite exprime un besoin de protection mais aussi une exaspération vis-à-vis d’un Président de la République qui a désacralisé sa fonction et abaissé la France, aujourd’hui plongée dans la récession. 

En prônant la révision du traité européen signé par M. Sarkozy et Mme Merkel le 2 mars dernier, François Hollande dessine une alternative à l’échelle de l’Europe. Le 6 mai prochain, le choix sera simple : 
- le redressement de l’Europe ou bien le déclin continué de la France 
- la soumission aux marchés financiers ou la reprise du contrôle de la Finance  
- la justice sociale ou l’aggravation des inégalités 
- la reconstruction d’un Etat républicain impartial ou la poursuite de la dégradation des mœurs politiques

Dans deux semaines, le rassemblement d’une forte majorité autour de François Hollande permettra d’entreprendre la refondation de la République à laquelle les Français aspirent". 
(communiqué de Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC) 

vendredi 20 avril 2012

jeudi 19 avril 2012

Aubrives : le refus de rendre des comptes a franchi les limites de l’acceptable !

Samedi 07 avril, en plein week-end pascal, le Conseil municipal a été convoqué à 09h30 pour tenir sa deuxième réunion de l’année. A l’ordre du jour figuraient 26 points, parmi lesquels on trouvait en bonne place le compte administratif 2011 de la commune, c'est-à-dire la vérification de l’usage qui a été fait des deniers publics, ainsi que le budget primitif 2012, c'est-à-dire la ventilation des dépenses et des recettes pour cette année. Des sujets éminemment importants donc puisqu’ils sont l’occasion pour le maire, ses adjoints et les membres de sa majorité de rendre compte, d’une part de ce qu’ils ont fait de notre argent pendant l’année passée, et d’autre part de ce qu’ils envisagent d’en faire pendant l’année à venir ! L’épreuve de vérité en quelque sorte, voulue annuelle par le législateur afin que la gestion financière des communes puisse être connue et contrôlée par les administrés, à laquelle se livrent de bonne grâce tous les élus qui n’ont rien à cacher et qui savent ce que le mot "démocratie" signifie, mais qui est crainte comme la peste, la gale et le choléra réunis par les autres.

La séance étant d’importance, on pouvait penser qu’elle attirerait en masse les élus. Hélas, il n’en fut rien, puisque sur 15 conseillers municipaux, seuls 8 étaient présents ! A peine plus de la moitié donc, ce qui en dit long sur l’état de déliquescence de "l’équipe" élue en 2008, mais suffisamment tout de même pour que le quorum soit franchi et que la réunion puisse avoir lieu. Comme il se doit, elle a commencé par l’approbation du procès-verbal de la séance du 11 février 2012, qui a eu lieu à l’unanimité et sans débat puisqu’il ne s’y était rien dit, étant donné que, comme cela avait déjà été le cas en août dernier, le quorum n’avait alors pas été atteint. Puis, ce fut le tour du procès-verbal de la séance du 17 février, qui aurait dû passer comme une lettre à la poste s’il avait été rédigé de façon impartiale. Malheureusement, cela n’étant pas le cas, puisque mes propos y avaient été soit opportunément oubliés soit transcrits de façon totalement déformée, j’ai demandé que 3 corrections soient apportées. Que n’avais-je pas fait là ? Un crime de lèse majesté sûrement, puisque cette demande m’a valu un déchaînement de sarcasmes, de propos ressemblant plus à des aboiements qu’à autre chose de la part du dispendieux adjoint aux réjouissances, et même d’être qualifié de "roi des contre-vérités" par notre bon maire à qui j’ai volontiers laissé le titre d’empereur de cette spécialité dans laquelle beaucoup disent qu’il excelle.  

Après ce début plutôt houleux, la séance s’est poursuivie de façon assez étonnante par l’étude du seizième point figurant à l’ordre du jour. Bien sûr, j’ai souhaité savoir pourquoi. J’ai donc demandé la raison de cette modification. Bien mal m’en a prit puisque j’ai eu pour réponse de la part du 1er magistrat, dont je ne sais toujours pas si la mauvaise humeur du jour était due à l’anxiété de devoir rendre des comptes sur sa gestion de l’année passée ou au fait d’avoir été obligé de se lever plus tôt que d’habitude, que cela ne me regardait pas, qu’il donnerait une explication quand il le voudrait et si il le voulait et surtout qu’il était le maître de l’ordre du jour. Cette dernière affirmation ayant été prononcée sur un ton qui laissait à penser que le dialogue ne serait pas possible et avec un geste supposé d’autorité totalement déplacé, j’ai pris en conscience la décision de me lever et de m’en aller en rappelant que le fait d’être le maître de l’ordre du jour n’entraînait pas celui d’être le maître du quorum. La séance s’est donc interrompue ipso facto, après toutefois que j’aie été qualifié, contrairement aux 7 autres absents, de "saboteur" du conseil municipal...

Voilà pour le 1er acte qui laissait supposer que le 2ème serait chaud-bouillant ! Conformément à la loi qui exige un délai de 3 jours francs avant la tenue d’une autre séance du conseil municipal, celui-ci a été réuni le jeudi 12 avril avec exactement le même ordre du jour. Cette fois-ci, 10 élus s'étaient déplacés, ce qui ne s’était pas produit depuis bien longtemps, et 14 habitants avaient pris place sur les chaises réservées au public. A peine arrivé, j’ai été interpellé par Gian-Marco Burniat, l’adjoint aux travaux qui ferait mieux de consacrer son énergie à l’achèvement de la voie de liaison entre les rues Poulenc et Viénot qui n’est toujours pas finie alors qu’elle devrait l’être depuis le 24 décembre dernier, lequel m’a fait savoir que ma présence n’était pas utile et que je pouvais quitter les lieux. Evidemment, je n’en ai rien fait. Puis, la séance étant ouverte, le brave Gilbert Leclercq, a commencé par lire en bafouillant une diatribe à mon égard, m’accusant d’irrespect envers le conseil municipal pour l’avoir quitté, oubliant visiblement que ce n’était que la conséquence de son comportement et de ses propos déplacés alors relayés avec délectation par ses sbires. Au passage, celui qui souffre d’être un "has been avant d’avoir été" en a profité pour affirmer avec haine que la seule motivation de mes actions était de faire ma publicité personnelle. Une preuve comme une autre qu’il ne lit pas avec assez d’attention les interventions que je fais sur des sujets variés dans notre quotidien départemental, ou alors qu’il ne les comprend pas.

Le ton étant donné, la séance a commencé, comme le samedi précédent, par le seizième point inscrit à l’ordre du jour. Un hasard ? Non, une façon tout à fait délibérée de traiter les affaires financières le plus tard possible, en espérant que le public serait entre temps rentré chez lui pour le repas du soir ! Cette première partie de la réunion, qui n’était pas la plus essentielle, a tout de même permis de prendre quelques décisions, parmi lesquelles les plus importantes ont été la fixation du prix de vente des parcelles du futur lotissement à 40 euros par m2, l’octroi du marché d’entretien des espaces verts à une société belge sur laquelle hélas aucun renseignement sérieux n’a été pris au préalable et le lancement d’une procédure pour vendre l’immeuble communal situé aux 59 et 61 de la rue du général Sarrail. Renouant avec une mauvaise habitude qui avait disparu ces derniers temps, ces deux dernières décisions ont été prises à partir de documents qui ont été distribués en séance, alors que certains d’entre eux auraient pu être communiqués bien plus tôt. J’ai donc refusé, en m’appuyant sur l’arrêt rendu le 23 avril 1997 par le Conseil d’Etat qui stipule que les conseillers doivent disposer d’un temps raisonnable pour approfondir les questions mises à l’ordre du jour, de me prononcer sur ces deux points.

Le moment tant attendu pouvait enfin commencer : l’examen des points de l’ordre du jour relatifs aux questions financières ! Tous ceux se rapportant aux petits budgets annexes ont été expédiés rapidement et adoptés à l’unanimité. Par contre, il n’en a pas été de même avec le compte administratif de la commune. Comme je l’avais étudié en détail, j’ai posé quelques questions afin d’obtenir des éclaircissements sur des dépenses ne correspondant pas à ce qui avait été voté : pourquoi avoir acheté 25 % d’alimentation de plus alors que les recettes du périscolaire n’ont augmenté que de 5 % ? Pourquoi les locations mobilières ont été de 16 % supérieures à ce qui avait été prévu et n’ont concerné que des chapiteaux destinés à des fêtes alors qu’elles devaient servir à louer des engins de déneigement et une mini-pelle ? Pourquoi la ligne fêtes et cérémonies a-t-elle dérapé de 17 % pour atteindre 23.464,31 euros comme vous pouvez le voir sur le document ci-dessous qui révèle le montant astronomique atteint par les vœux du maire ? Des questions précises qui appelaient des réponses précises, mais qui n’ont entraîné que des propos d’une vacuité totale ("il y a une logique dans nos dépenses que vous ne comprenez pas") et l’accusation d’être "d’une mauvaise foi impressionnante" parce que je formulais mes questions en utilisant des pourcentages et des verbes peu compréhensibles comme "accroître" ou "s’envoler". Pitoyable, n’est-ce pas, mais fallait-il attendre autre chose de la part de personnes qui considèrent qu’elles n’ont aucune justification à donner ?          

Enfin, ce fut le tour du budget primitif 2012, avec à nouveau quelques questions de ma part concernant, par exemple, le doublement à 12.000 euros de la somme prévue pour faire nettoyer des locaux par des entreprises extérieures alors que la mairie dispose d’employés pour cette tâche, ou encore l’augmentation de 50 % des achats d’alimentation par rapport à ce qui avait été prévu l’an dernier alors que les recettes du périscolaire sont attendues stables. Comme vous l’imaginez bien, ni notre brave Gilbert Leclercq de plus en plus tremblotant, ni son toujours aussi dévoué 1er adjoint, Fabien Prignon, qui s’était fait remarquer lors du débat sur le compte administratif par une phrase d’anthologie ("allons, on n’achète pas des livres pour le plaisir"), ni qui que ce soit de la majorité en place n’a été capable d’apporter la moindre réponse qui tienne un tant soi peu la route. Je me suis donc prononcé contre ce budget qui oscille entre le manque de sérieux et l’opacité. Le temps était alors enfin venu d’aborder le sujet pour lequel le public s’était déplacé : le vote des subventions aux associations. Ce n’est pas compliqué, elles ont toutes obtenu ce qu’elles demandaient et parfois même plus ! Ainsi, la SPA recevra 250 euros, les pêcheurs de La Coyenne 300 euros, le Secours Catholique 400 euros, les associations à but médical 200 euros chacune et j’en passe.

Une exception, une seule, a cependant été faite à cette règle, puisque le Bel Age d’Aubrives, qui organise des activités pour les 220 Anciens de la commune, n’a strictement rien obtenu. De là à dire que dans l’esprit de la majorité municipale en place, les poissons, les chiens, les chats et autres animaux valent plus que les personnes âgées, il n’y avait qu’un petit pas qui a été allègrement franchi par le public lorsqu’il a pu s’exprimer à la fin de la séance ! Cela a abouti à une discussion franche qui a fait sortir notre bon maire de ses gonds : rouge de colère, vociférant des propos à peine compréhensibles, à deux doigts de commettre une voie de fait et perdant totalement le contrôle de la situation, il a préféré s’enfuir tel un lapin dans son bureau plutôt que de faire face à la contestation de la salle par le dialogue. Une attitude ahurissante pour tout être humain normalement constitué, mais franchement intolérable de la part d’un maire qui doit s’imprégner de toute urgence d’une réalité : en démocratie, un élu n’est que le représentant d’une population à laquelle il doit rendre, qu’il le veuille ou non,  des comptes au quotidien pour ses petites décisions, une fois par an pour les questions financières et au terme de sa mandature pour l’ensemble de son action...     
LB
(pour une meilleure lecture du document, vous pouvez l'agrandir en faisant un clic gauche dessus)

mercredi 18 avril 2012

Quelle triste campagne officielle !

dimanche 15 avril 2012

Le classement des lycées ardennais d’après "L’étudiant"

Comme chaque année, le ministère de l’Education Nationale, dans un souci louable de rendre compte des résultats du service public mais aussi avec l’objectif moins avoué d’exercer une pression sur les responsables administratifs et les enseignants afin de les aider à "améliorer l’efficacité de leurs actions", vient de publier trois indicateurs pour juger les résultats obtenus par les lycées en 2011 : le taux de réussite au baccalauréat, considéré à tort comme la seule référence utile par des parents d’élèves conditionnés par leurs réflexes pavloviens de consommateurs ; le taux d’accès de Seconde et de Première au baccalauréat, qui ne tient pas compte du nombre d’années nécessaire, mais qui permet d’apprécier le caractère plus ou moins sélectif des établissements ; la proportion de bacheliers parmi les sortants qui a pour objectif de mettre en lumière l’efficacité des redoublements, notamment en classe de Terminale. Des indicateurs variés donc qui, pris dans leur ensemble, donnent une image assez fiable de la réalité complexe que constituent les résultats d’un établissement d’enseignement et permettent de calculer leur "valeur ajoutée" par rapport aux "taux attendus" dans les lycées présentant des caractéristiques identiques !

Fidèle à son habitude, le ministère a refusé d’établir un classement à partir de ses propres données. Mais cela n’a pas empêché "L’étudiant", un magazine spécialisé dans toutes les questions touchant à l’éducation, de le faire ! Pour cela, il a calculé, pour les 1.951 établissements pour lesquels il disposait de données complètes, la moyenne arithmétique non pondérée du taux de réussite toutes sections confondues au bac, de la valeur ajoutée par rapport au taux de réussite que l’on pouvait attendre compte tenu de l’origine sociale des élèves ainsi que de leur âge et de leurs résultats au brevet, et enfin de l’indice de stabilité qui mesure la probabilité pour un élève d’obtenir le bac dans le même lycée. Il a ainsi attribué à chaque établissement une moyenne sur 20, ce qui lui a permis de les répartir en quatre catégories : A (très bon lycée), B (bon lycée), C (lycée moyen) et D (lycée très moyen, formule choisie volontairement afin de rester dans le politiquement correct). A l’échelle nationale, la consultation du palmarès montre que les 19 établissements les mieux notés sont tous des lycées privés ! Quant au classement départemental, qui révèle quelques surprises qui mériteraient d’être expliquées mais aussi hélas des réalités encore plus tristes que celles auxquelles le MRC 08 s’attendait, le voici avec tous les détails nécessaires :

1) Mabillon-Sedan (privé): 15,8 (catégorie A : taux de réussite de 19,4 %, valeur ajoutée de 13,6 % et indice de stabilité de 14,2 %) / 1er lycée de l'académie
2) François Bazin- Charleville Mézières : 13,7 (B: 16,4 / 10,9 / 13,8)
3)Chanzy- Charleville Mézières : 13,6 (B : 18,2 / 9,1 / 13,5)
4) Sevigné-Charleville Mézières : 13,1 (C : 17,2 / 9,1 / 13,1)
5)Saint Paul-Charleville Mézières (privé): 12,3 (C : 15,8 / 10 / 11,2) / dernier lycée privé de l'académie
6)Monge-Charleville Mézières : 12,1 (D : 16 / 7,3 / 13,1)
7)Pierre Bayle-Sedan : 11,4 (D : 14,8 / 8,2 / 11,2)
8)Vauban-Givet : 10,9 (D : 14,8 / 6,4 / 11,5)
9)Mazaryk-Vouziers : 10,1 (D : 14,6 / 6,4 / 9,2) / 46ème lycée de l'académie sur 50
10)Lycée public-Bazeilles : 9,9 (D : 15 / 5,5 / 9,2) / 47ème lycée de l'académie sur 50
11)Verlaine-Vouziers :  9,5 (D : 14,8 / 4,1 / 9,8) / avant-dernier lycée de l'académie
12)Jean Moulin-Revin : 7,9 (D : 12,2 / 4,4 / 6,9) / dernier lycée de l'académie et 6ème moins bon lycée de France 

samedi 14 avril 2012

Un avant-goût pour les impatients !

Jeudi soir, après une première tentative avortée le samedi précédent faute de quorum, une réunion du conseil municipal a eu lieu à Aubrives. Pas n'importe laquelle, puisqu'il s'agissait de celle consacrée essentiellement à l'étude du compte administratif 2011, c'est-à-dire à la vérification de la bonne réalisation des dépenses prévues, et au budget primitif 2012. Le rendez-vous démocratique annuel par excellence, puisque c'est le moment pour les élus de rendre compte de l'usage passé et à venir fait de l'argent public ! Ce moment essentiel de la vie municipale, qui est aussi celui de l'octroi de nombreuses subventions, a été suivi par de nombreux administrés qui ont pu se rendre compte de visu du comportement ahurissant de l'exécutif municipal en place, et en premier lieu de notre bon maire, Gilbert Leclercq, qui devrait de toute urgence revoir la définition des mots "démocratie", "transparence" et "respect". Il a été suivi par une scène encore plus ahurissante, celle d'un premier magistrat perdant littéralement le contrôle de soi et fuyant se réfugier dans son bureau pour ne pas avoir à répondre aux questions des personnes présentes. Depuis, certains m'ont demandé pourquoi je n'ai pas encore fait de compte-rendu de cette séance du conseil municipal qui marquera à n'en pas douter un tournant dans le déroulement du mandat actuel. La réponse est simple. J'attends d'avoir le recul nécessaire et indispensable pour pouvoir m'exprimer avec le plus d'objectivité et le moins de passion possible.  Toutefois, afin de donner un avant-goût aux plus impatients de ce que j'écrirai d'ici peu, vous trouverez ci-dessous la petite annonce que j'aurais pu passer depuis cette réunion mémorable...
LB       

jeudi 12 avril 2012

Hommage de Jean-Pierre Chevènement à Raymond Aubrac

"Avec Raymond Aubrac, disparaît la dernière grande figure d’une Résistance héroïque, grâce à laquelle le fil de notre Histoire ne s’est pas rompu. Raymond Aubrac, Lucie sa femme, Serge Ravanel et quelques autres ont sauvé pour nous, derrière bien sûr la grande figure tutélaire du général de Gaulle et de ses compagnons de la France Libre, la fierté d’être Français. Ma première pensée va à ses enfants et petits-enfants. 

Il me paraît juste de rappeler qu’à côté du patriotisme, l’engagement politique de Raymond Aubrac a été aussi pour quelque chose dans son choix de la Résistance. 

Raymond Aubrac, depuis plus de trente ans, était devenu pour moi un ami. Je n’oublierai jamais la confidence qu’il m’a faite lors de l’un de nos derniers entretiens : "L’exigence des jeunes est le reflet exact du niveau d’ambition de la nation". Elle vaut rappel pour nous tous : soyons ambitieux pour la France : ce sera la meilleure manière de rendre durablement hommage à Raymond Aubrac".

mercredi 11 avril 2012

Une pensée émue pour le grand résistant Raymond Aubrac qui vient de nous quitter...

Chevènement salue la "vraie vision d'homme d'Etat" de Hollande

Le président d'honneur du MRC Jean-Pierre Chevènement a salué mardi à Besançon en François Hollande un candidat ayant "une vraie vision d'homme d'Etat", soulignant son engagement à "réviser le traité mortifère" européen sur les disciplines budgétaires. François Hollande peut être "le deuxième François de la Ve République", a déclaré le sénateur du Territoire-de-Belfort lors d'un meeting de campagne parlant juste avant le candidat PS. 

"Le traité Merkozy a une logique, c'est de mettre à terre les Etats", a dénoncé l'ancien ministre PS jugeant qu'avec lui "la puissance serait désormais privée et la puissance publique serait désarmée". "Ce médecin de Molière voudrait tuer le malade qu'il ne s'y prendrait pas autrement", a-t-il lancé. "Les Français n'accepteront pas sans combattre ce destin en peau de chagrin (...) François Hollande s'est engagé à réviser ce traité mortifère, aidez-le et faites passer le message", a-t-il lancé, saluant "le discours de vérité" du candidat socialiste. 

François Hollande a "une vraie vision d'homme d'Etat, celle d'une Europe des peuples". "Il a besoin de toutes les forces de la France" pour être élu, "il a en la capacité, l'intelligence, l'habileté, la volonté", a aussi déclaré l'ancien partisan du non à Maastricht, qui s'était retiré de la course à l'Elysée le 1er février pour rallier le 13 mars M. Hollande.

(dépêche AFP, 10 avril 2012, 20h02)

lundi 9 avril 2012

Législatives : la guerre des roses aura bien lieu !

La guerre des Roses, épisode bien connu de l’histoire d’Angleterre, est une série de guerres civiles qui ont eu lieu entre 1455 et 1487 entre la maison royale de Lancastre, dont l’emblème était une rose rouge, et la maison royale d’York, qui arborait elle aussi une rose, mais de couleur blanche. Il s’agit aussi du titre d’une drolatique comédie américaine de 1989 racontant comment un couple de bourgeois, apparemment heureux en tout point, s’est livré à partir de sa décision de divorcer à une bataille sans merci pour le partage des biens matériels acquis en commun. C’est donc un classique que les historiens et les cinéphiles connaissent très bien ! Mais d’ici peu, ce conflit pourrait rebondir et revêtir une autre signification puisque, dans plusieurs endroits en France, au moins deux socialistes envisagent de briguer le même poste de député et par conséquent de se livrer à une guerre fratricide avec les électeurs comme arbitre.

Pour le moment, la liste exacte des lieux susceptibles de connaître un tel affrontement n’est pas encore connue, mais une chose est d’ores et déjà certaine : la deuxième circonscription des Ardennes, qui va de Charleville à Givet et qui est aujourd’hui la seule de toute la région à être détenue par un député socialiste, en fera partie puisque deux candidats roses jusqu’au bout des ongles sont déjà dans les starting-blocks ! D’un côté, il y a Christophe Léonard qui a obtenu en décembre dernier l’investiture officielle des militants socialistes et qui ne cache pas, après avoir enlevé à la droite le canton de Charleville-centre situé pourtant dans la première circonscription des Ardennes, son ambition de déboulonner le député sortant dont il fut un temps l’assistant parlementaire. C’est ce qu’il appelle le "changement" qui s’impose "maintenant". De l’autre côté, il y a Philippe Vuilque, député de la circonscription qu’il a repris à la droite en 1997 et qu’il a réussi à conserver de haute lutte en 2007, qui n’a pas digéré la façon dont se sont déroulées les primaires à la fin 2011 et qui bénéficie de la légitimité et de la notoriété du sortant.

Entre les deux, comme vous pouvez le voir sur les affiches ci-dessous qui commencent avec le printemps naissant à apparaître un peu partout, il y a un point commun que le MRC 08 partage d’ailleurs : le soutien à François Hollande pour l’élection présidentielle. Mais une fois celle-ci terminée, il y a de fortes chances pour que chacun mette fin à l’actuelle période d’observation qui n’est pas sans rappeler la Drôle de Guerre, sorte les griffes et se jette sans pitié sur son adversaire pour espérer arriver en deuxième position à l’issue du premier tour. La lutte finale contre le candidat de l’UMP, Boris Ravignon, pourra alors avoir lieu ! A moins que le FN ne renvoie à leurs chères études les deux prétendants socialistes en les coiffant sur le poteau, ce qui ne peut pas être exclu, ou qu’à l’image des maisons de Lancastre et d’York un mariage de raison ne survienne au dernier moment afin de ne pas faire prendre le risque à la gauche de perdre cette circonscription...  
   

dimanche 8 avril 2012

Enfin un site internet consacré au curé Meslier !

Quel meilleur jour y a-t-il que celui de Pâques pour faire la promotion d’un ecclésiastique catholique ? Aucun, absolument aucun ! C’est pourquoi le MRC 08 a choisi de vous annoncer aujourd’hui l’existence, depuis le 30 mars dernier, du tout premier site internet consacré au curé Meslier. Créé par l’association des amis de Jean Meslier qui a vu le jour en 2011 dans le but, d’une part de faire connaître son œuvre au grand public, et d’autre part d’organiser une commémoration digne de ce nom pour le 350ème anniversaire de sa naissance, il comprend 8 rubriques dont chacune commence par une citation particulièrement percutante de celui qu’il faut bien appeler, hélas, un illustre inconnu. Pourtant, ce curé, né en 1664 (une date facile à retenir pour les amateurs de bière...) et mort en 1729, qui exerça son sacerdoce pendant 40 ans sous les règnes de Louis XIV et de Louis XV dans le petit village ardennais d’Etrepigny, aux confins du royaume de France et de trois diocèses, à une époque de grandes souffrances dans les campagnes et de turbulences religieuses, mériterait incontestablement un tout autre sort !

Pourquoi donc, grand dieu,  êtes-vous certainement en train de vous demander ? Tout simplement parce que cet homme absolument hors du commun a laissé à sa mort un volumineux ouvrage dans lequel il a développé une pensée athée (surprenant, n’est-ce pas !) et matérialiste considérée par beaucoup comme initiatrice des Lumières et par certains, qui n’oublient pas que l’URSS en son temps lui érigea une statue, comme précurseur de l’idéologie communiste. Rien de moins que cela ! Loin d’avoir été un simple curé de campagne, Jean Meslier doit donc être considéré comme un monument dans l’histoire de la pensée philosophique et des idées politiques. Il méritait bien, à ce titre, qu’un site internet lui soit consacré. C’est maintenant chose faite et nous vous conseillons vivement de le consulter à l’adresse suivante : http://jean-meslier.com. Vous y apprendrez notamment, par l’intermédiaire d’articles aussi clairs que concis, l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur la vie et la pensée de ce brave ecclésiastique. Sans oublier les activités prévues par l’association, comme la ballade sur les pas de Meslier qui aura lieu le 30 avril, et surtout, cerise sur le gâteau, vous pourrez  y lire dans la rubrique "lien" le 1er tome de son testament qui avait été mis sous l’éteignoir pendant plus de 200 ans...

mercredi 4 avril 2012

Aubrives : la saison culturelle repart sur les chapeaux de roues !

Il y a une tradition qui est désormais bien ancrée à Aubrives : lorsque le printemps revient, la saison culturelle reprend ! Ainsi, dans notre modeste commune qui ne compte plus, d’après les derniers chiffres officiels publiés par l’INSEE, que 879 habitants, deux manifestations destinées à nourrir l’esprit viennent d’avoir lieu coup sur coup. La première, qui fait désormais partie d’après "l’Ardennais" des animations culturelles incontournables de la Pointe, a été la 9ème édition de l’Esquisse qui s’est tenue du vendredi 23 mars au samedi 25 mars dans la salle du Foyer pour Tous à l'initiative de l'efficace Régis Lenoble. Cette exposition consacrée essentiellement à la peinture, mais pas seulement puisqu’elle a permis d’admirer aussi des bois découpés, des sculptures en argile et des caissettes décorées, a réuni 28 artistes plus ou moins confirmés ainsi que 15 élèves fréquentant les cours d’aquarelle donnés chaque semaine par le toujours aussi talentueux et modeste Claude Stroppa.

Placée une fois encore sous le regard tutélaire du regretté Georges-Armand Favaudon qui était présent par l’intermédiaire d’une monumentale statue en bois, elle s’est terminée à nouveau par un succès puisqu’elle a été visitée par près de 400 personnes, dont, chose remarquable, 137 élèves des écoles maternelles et élémentaires d’Aubrives qui ont ainsi pu avoir un premier contact avec l’art. Une belle réussite donc, qui a été rehaussée par la présence, lors du vernissage, du député de la deuxième circonscription, Philippe Vuilque, et du conseiller général du canton de Charleville-la-Houillère, Boris Ravignon, lequel n’était pas là en qualité de représentant du Conseil général mais seulement de candidat à la députation. Cela a valu à l’assistance, dans laquelle certains ont cherché la présence de notre bon maire Gilbert Leclercq et n’y ont trouvé que celle de son ombre, le toujours transparent Fabien Prignon, d’entendre des promesses qui n’engagent, comme chacun sait, que ceux qui y croient !

La deuxième manifestation culturelle s’est déroulée dans la salle Bernard Maillard le samedi 31 mars à l’initiative de l’association "Le Bel Age d’Aubrives" que j’ai l’honneur de présider. Beaucoup plus originale, puisqu’inédite dans la Pointe depuis un quart de siècle, il s’est agi d’une représentation théâtrale en wallon qui a été jouée par la troupe belge des Joyeux Philippevillains, laquelle s’est produite à cette occasion pour la première fois en France depuis les 42 ans qu’elle existe. Un pari osé donc, qui a été préparé méticuleusement en amont par une coopération avec Yanny Hureaux, qui a consacré à cette représentation une magnifique "Beuquette" parue en première page de "l’Ardennais", Charles Massaux, l’un des plus fervents défenseurs de cette langue qui a accepté de me recevoir longuement dans son émission dominicale "la p’tite gayole" diffusée par Radio Fugi afin de me permettre de présenter la pièce, et Daisy Gérard qui a rédigé dans le journal belge "Vers l’Avenir" un bel article informant ses lecteurs de notre manifestation. 

A l’arrivée, malgré l’appréhension légitime que pouvaient ressentir pour cette première les membres de l’association, le succès a été au rendez-vous comme en témoigne le compte-rendu particulièrement élogieux qui a été publié dans "l’Ardennais" sous la plume de Guillaume Levy. Plus d’une centaine de personnes se sont déplacées et ne l’ont pas regretté, comme en ont témoigné les rires qui ont fusé pendant toute la représentation et les mines réjouies qu’elles arboraient en quittant la salle. Parmi elles, il y avait pour notre plus grand plaisir Charles Massaux, qui a été enthousiasmé, ainsi que le député Philippe Vuilque qui a souhaité manifester par sa présence son soutien au devoir de mémoire et à la mise en place d’une coopération culturelle transfrontalière, mais hélas aucun représentant de la municipalité. Devant une telle réussite, même si rien n’est encore définitivement décidé, il y a de fortes chances pour que l’opération soit reconduite l’an prochain !

La saison culturelle aubrivoise a ainsi démarré sous les meilleurs auspices. Il reste maintenant à espérer que les épisodes qui suivront se dérouleront avec le même succès, en commençant par la représentation de la troupe locale de théâtre Arlechino qui aura lieu dès le 14 avril...
LB          

dimanche 1 avril 2012

Chevènement dénonce "l'instrumentalisation" du coup de filet dans les milieux islamistes radicaux

L'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement a demandé, vendredi dans une déclaration à l'AFP, pourquoi le coup de filet dans les milieux islamistes radicaux avait eu lieu "à la veille de l'élection présidentielle", y voyant "une forme d'instrumentalisation". 

"On se demande pourquoi les interpellations de membres du groupe islamiste radical Forsane Alizza, qui ont permis aujourd'hui 30 mars la saisie d'armes de guerre à leur domicile, n'ont pas eu lieu plus tôt", a souligné le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) et sénateur du Territoire-de-Belfort, qui soutient le candidat socialiste François Hollande à l'élection présidentielle. 

"J'entends que les juges anti-terroristes n'ont ordonné une information judiciaire qu'au début de ce mois. Et pourquoi pas avant, compte tenu de l'étroite coopération qui les unit aux services de renseignement relevant du ministère de l'Intérieur", a fait valoir M. Chevènement. "Fallait-il attendre la veille de l'élection présidentielle? N'y a-t-il pas là une forme d'instrumentalisation?", a-t-il conclu.

(dépêche AFP, vendredi 30 mars, 22h24)