Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

jeudi 25 septembre 2008

Le lion de belfort est de retour!

Au 1er tour des élections sénatoriales qui se sont tenues dimanche dernier dans le Territoire de Belfort, les 5 candidats en lice ont obtenu les résultats suivants:

- Jean-Pierre CHEVENEMENT (MRC): 127 voix (36,49%)
- Robert CREEL (UMP): 97 voix (27,87%)
- Patrick JEANROCH (FN): 0 voix ( heureusement que le ridicule ne tue pas!)
- Yves ACKERMANN ( PS, sénateur sortant): 111 voix (31,90%)
- Marie-Claude BEURET (PC): 13 voix (3,74%)

Comme le laissait supposer la campagne très dure qui s'était déroulée pendant l'été, le scrutin était extrèmement serré entre les 2 principaux candidats de la Gauche. Toutefois, Jean-Pierre Chevènement arrivait en tête et pouvait légitimement espérer bénéficier du traditionnel désistement républicain des autres candidats de Gauche ... d'autant que les instances nationales du PS s'étaient engagées quelques jours plus tôt à le pratiquer dans l'hypothèse où son candidat serait devancé. Mais c'était sans compter avec la haine farouche que voue au Président du MRC le Président socialiste du Conseil général, devenu sénateur à la suite du décès de Michel Dreyfus-Schmidt il y a deux semaines. Au mépris des engagements pris, Yves Ackermann a donc décidé de se maintenir, ce qui a provoqué un 2ème tour dont les résultats ont été les suivants:

- Jean-Pierre CHEVENEMENT : 149 voix (41,97%)
- Robert CREEL : 79 voix (22,25%)
- Yves ACKERMANN : 127 voix (35,77%)

Jean-Pierre Chevènement est donc devenu sénateur du Territoire de Belfort et a ainsi réussi de belle manière son retour comme élu national. Grand seigneur, il a aussitôt déclaré : "A Yves Ackermann et au PS qui a échoué à me faire battre, comme il y était parvenu lors des élections législatives en 2002 et 2007, je propose de tourner la page". En réponse, le sortant sorti a préféré ironiser (à moins qu'il ne cherchait à obtenir comme lot de consolation un quelconque prix de l'humour politique) en affirmant que "les électeurs belfortains ont confondu avec la journée du patrimoine et ont élu un monument historique". Chacun appréciera la qualité des propos tenus et nous ne doutons pas que ceux qui sont attachés à une refondation de toute la Gauche dans la perspective des élections de 2012 en tireront toutes les conséquences, comme les grands électeurs du Territoire de Belfort ont su le faire...

lundi 22 septembre 2008

Sénatoriales: on prend les mêmes et on recommence!


Hier, des élections ont eu lieu dans presque la moitié des départements français. Conformément au principe "restreint le suffrage, restreint l'intérêt de la population", ce vote réservé aux députés, aux conseillers régionaux, aux conseillers généraux et aux délégués des conseils municipaux n'a pas suscité une grande attention parmi nos concitoyens. Pourtant, il était loin d'être anecdotique puisqu'il avait pour objectif de renouveler un tiers des sénateurs, autrement dit de désigner des parlementaires participant à part entière à l'élaboration des lois avec en plus la mission de modérer l'ardeur parfois excessive des députés. Les Ardennes étant concernées par ce scrutin, 972 grands électeurs ont eu la tâche de départager les 8 candidats qui postulaient aux 2 sièges à pourvoir: les sortants UMP Benoît Huré et Marc Laménie, le divers Gauche Jean-Paul Bachy toujours en délicatesse avec son parti, le socialiste officiel Manuel Ramalhète, les communistes Sylvain Dalla Rosa et Michèle Leflon (seule féminine de l'épreuve), le divers Droite Philippe Mathot et le frontiste Eric Samyn qui espérait certainement rebondir après sa déroute sedanaise d'il y a 2 semaines.

A l'issue du 1er tour, la logique était respectée: Benoît Huré arrivait en tête avec 442 voix et devançait le tandem Laménie-Bachy qui se tenait dans un mouchoir de poche avec respectivement 397 et 391 voix. Derrière, Philippe Mathot réussissait la performance de recueillir 183 voix et de dépasser Manuel Ramalhète qui devait se contenter de 172 suffrages. Suivaient les 2 communistes avec 41 et 38 voix devant Eric Samyn qui fermait la marche avec 14 bulletins. Aucun des candidats n'ayant obtenu la majorité absolue, un 2ème tour a eu lieu avec seulement le trio arrivé en tête. Il a abouti à l'élection des 2 candidats UMP Benoît Huré et Marc Laménie, ce dernier devançant de très peu Jean-Paul Bachy qui obtenait 49,41% des suffrages.

Les sortants ayant été reconduits conformément à tous les pronostics, y compris à ceux du MRC-08, on pourrait penser qu'il s'est agi d'une élection pour rien. Pourtant, à bien y regarder, on peut en tirer 3 enseignements. Le premier est que la Droite ardennaise, qui occupe une position hégémonique au Conseil général, n'est pas un bloc monolithique: elle est traversée par des ambitions personnelles qui ont failli être fatales à Marc Laménie et qui ne semblent pas prêtes de disparaître si on en juge par l'âge de ceux qu'elles agitent. Le deuxième est que Jean-Paul Bachy, au lendemain de son mariage, a quitté en beauté la scène politique ardennaise en manquant d'un cheveu une élection qui aurait déclenché un séisme d'une magnitude rarement atteinte dans le microcosme politique départemental. Doit-il être fâché des quelques voix qui lui ont manqué? Non, bien sûr, puisqu'il sait que celui qui est malheureux aux jeux est heureux en amour! Enfin le troisième enseignement est que Maurice Blin a parfaitement négocié sa sortie politique: en démissionnant de son poste de sénateur l'an dernier et en faisant élire au cours d'une partielle estivale son dauphin désigné Marc Laménie, il lui a donné un statut de sortant qui a certainement été décisif dans sa réélection. Chapeau l'artiste!

Maintenant, il n'y a plus qu'une chose à espérer: que nos "nouveaux" parlementaires défendent becs et ongles les intérêts de notre département dans les hautes sphères parisiennes qui nous ont mis si souvent à mal ces derniers temps...

samedi 20 septembre 2008

Collecte des déchets: un vrai problème qui ne sera jamais résolu


A la fin de l'année dernière, la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse a pris la décision de modifier son système de collecte des déchets afin de réaliser des économies substantielles. Si l'objectif était en soi fort louable, la méthode retenue a été en revanche particulièrement contestable puisqu'elle a consisté à diviser par 2 les tournées de collecte (1 par semaine pour les déchets ménagers et 1 toutes les 2 semaines pour le tri sélectif) dans toutes les communes, à l'exception des 5 plus grandes au prétexte qu'elles accueillent sur leur sol un habitat vertical. Ce nouveau calendrier des tournées de collecte des déchets a suscité de nombreuses réactions négatives dans les communes concernées, notamment Aubrives, du fait des problèmes matériels et éthiques qu'il a engendré. C'est pourquoi j'ai déposé le 23 mai une proposition de motion auprès du Conseil municipal afin que ses représentants à la Communauté de communes puisse s'appuyer sur un document à la fois clair et à la légitimité incontestable pour demander le retour à l'ancien système de collecte. En voici le texte:

"En novembre 2007, le conseil communautaire de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse a adopté plusieurs mesures afin de diminuer le coût de la collecte des déchets sur son territoire. Parmi elles, une a un impact direct sur la population : la division par 2 du nombre de tournées de collecte des déchets ménagers et de ceux issus du tri sélectif, sauf dans les communes de Givet, Fumay, Haybes, Vireux-Molhain et Vireux-Wallerand au prétexte que celles-ci accueillent sur leur sol des logements HLM.

- Considérant que cette mesure, qui aboutit à rendre pour le même coût demandé aux contribuables un service deux fois moins fréquent dans 12 des 17 communes de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse, crée une discrimination flagrante entre les habitants de cet EPCI.
- Considérant que cette mesure va à l’encontre de la logique qui avait prévalu lors de la création des intercommunalités, à savoir mutualiser les moyens de plusieurs communes afin de permettre à toutes, et notamment aux plus défavorisées, d’avoir accès aux mêmes services.
- Considérant que certains logements de la commune d’Aubrives ne permettent pas de conserver dans des conditions d’hygiène satisfaisantes des déchets ménagers pendant une semaine.
- Considérant surtout le mécontentement très fort exprimé par une partie importante des habitants de la commune depuis la mise en place effective le 05 mai 2008 de la nouvelle fréquence des tournées de collecte des déchets.

Le conseil municipal d’Aubrives, réuni en séance ordinaire :

- demande le rétablissement dans la commune d’Aubrives de la deuxième tournée hebdomadaire de collecte des déchets ménagers et d’une tournée hebdomadaire pour la collecte des déchets issus du tri sélectif.
- encourage la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse à explorer toutes les autres pistes permettant de réduire le plus possible le coût du service de collecte des déchets sur son territoire".

Le Conseil municipal a délibéré sur cette proposition lors de sa réunion du 19 août (je reviendrai plus tard sur cette date) et il a décidé de la rejeter. Un mois après, le 1er magistrat de la commune, certainement motivé par un souci de transparence (rien n'interdit d'être optimiste!), m'a fait parvenir le courrier suivant dans lequel il expose les motifs de la décision de l'assemblée communale:

"Le Conseil Municipal a examiné, lors de sa séance du 19 août dernier, votre proposition de motion concernant le rétablissement des tournées de collecte qui ont été supprimées par la Communauté de Communes
Si l'Assemblée s'accorde sur le fond de cette proposition et reconnaît qu'il existe, en effet, un vrai problème de collecte des déchets sur notre territoire, elle considère que le mode opératoire consistant à en faire état par la prise d'une motion n'est pas judicieux.
Les membres de l'Assemblée ont souhaité privilégier la négociation plutôt que la confrontation avec les instances de la Communauté de Communes Ardenne Rives de Meuse.
C'est pourquoi, Monsieur DELPOUVE Christian a été mandaté pour suivre ce dossier et défendre les intérêts de la Commune au sein de la Commission Environnement de la Communauté".

Comme vous pouvez le constater, l'unanimité est de mise pour reconnaître qu'il existe un problème de collecte des déchets à Aubrives. Mais les méthodes pour essayer de le résoudre divergent. A l'image de ce que la mairie de Chooz a fait en début d'année, je suis partisan de prendre le taureau par les cornes et de faire savoir à la Communauté de communes que les habitants d'Aubrives n'acceptent pas le nouveau système de collecte. Bien sûr, cela suppose d'agir vite avant que l'argument de "l'accoutumance" de la population au nouveau système (comment pourrait-il en être autrement d'ailleurs?) ne puisse être utilisé et d'être déterminé dans les discussions qu'il faudra savoir provoquer. Le reste du Conseil municipal considère cette méthode basée sur la clarté et la franchise comme une forme de "confrontation". C'est curieux, mais c'est son droit le plus strict.

A la place, il préfère ce qu'il appelle la "négociation", c'est à dire pour être clair l'adoption d'un profil bas, d'un langage obséquieux et d'arguments qui ne fâchent pas. Bref, un comportement consensuel motivé sans nul doute par l'espoir d'obtenir un jour en contrepartie une récompense sous la forme d'une petite subvention. En bon français, cela s'appelle un comportement putassier! C'est très à la mode, mais hélas il y a fort à parier que cette méthode sera inefficace. Si les forts faisaient sans y être obligés des cadeaux aux faibles, cela se saurait depuis longtemps. Par ailleurs, en admettant que cette méthode ait une petite chance de réussir, cette possibilité risquerait fort d'être anéantie par le choix pour défendre nos intérêts au sein de la commission environnement de la Communauté d'une personne qui s'est illustrée il y a quelques temps en se montrant très "discourtoise" envers un représentant de cette Communauté de communes devenu entre-temps un de ses membres les plus influents.

Le système de collecte des déchets ménagers et de ceux issus du tri sélectif restera donc très certainement en place malgré le mécontentement qu'il suscite. Je le regrette sincèrement pour tous les habitants d'Aubrives, et encore plus pour ceux qui comme moi ont cru qu'un programme électoral avait vocation à être appliqué en intégralité.
LB

lundi 15 septembre 2008

Sedan-nord bascule à Droite


Suite au décès à la fin du mois de juin de Dominique Billaudelle, une élection partielle a été organisée dans le canton de Sedan-nord. Le 1er tour, qui s'est déroulé dimanche dernier, avait permis à Anne Baron, la candidate de la Droite et par ailleurs attachée parlementaire du député UMP Jean-Luc Warsmann, d'arriver largement en tête avec 51,16% des suffrages, loin devant le socialiste Jean-Claude Closse qui n'avait recueilli que 30,44% des voix mais qui avait cependant réussi à devancer nettement le communiste Jean-Louis Joffrin et la sans-étiquette Joëlle Beauménil-Ancelin, que les électeurs s'étaient plus à mettre à la plus stricte égalité avec 7,32% des suffrages, et encore plus Eric Samyn, le candidat du Front National, qui avait dû se contenter de 3,76%des voix. Toutefois, la participation n'ayant été que de 25,86%, la large victoire d'Anne Baron ne lui avait pas suffi pour dépasser le quart des électeurs inscrits et ne l'a donc pas dispensé d'un 2ème tour qui s'est tenu hier. Malgré une participation plus forte, il a abouti à une nouvelle victoire de la chef de file de l'opposition municipale sedanaise qui, avec 61,28% des suffrages, a devancé le chef de section socialiste de 462 voix. Le canton de Sedan-nord, habituellement très disputé, revient donc facilement, après être resté 10 ans dans l'escarcelle de la Gauche, dans le giron de la Droite.

Que faut-il retenir de cette élection? Pour le MRC-08, 3 choses! D'abord la Droite, qui avait perdu en mars les cantons de Charleville-centre et de Mouzon mais qui avait gagné celui de Givet, refait son retard: les élections cantonales n'auront donc pas modifié le rapport Droite-Gauche dans le département qui est ainsi resté à l'écart du vote-sanction qui a touché le reste du pays. Ensuite, le Front National confirme l'effondrement de son influence, à tel point qu'Eric Samyn ne bénéficiera pas du remboursement de ses frais de campagne par l'Etat, contrairement à tous les candidats frontistes qui s'étaient présentés en mars. Enfin, la dérive droitière des socialistes sedanais qui avait été initiée par l'ancien maire, Dominique Billaudelle, a été clairement désavouée par les électeurs et la démonstration a été faite que sans union de la Gauche il n'y a point de salut pour le PS. Nous espérons donc que ce coup de semonce servira de leçon et permettra à toutes les forces de progrès des Ardennes de comprendre qu'il est maintenant temps d'emboîter le pas aux évolutions nationales et d'oeuvrer pour créer les conditions du rassemblement le plus large possible à Gauche.

dimanche 14 septembre 2008

Non à la privatisation de la Poste

Dans un département comme les Ardennes où la Poste a depuis plusieurs années massivement recours à l'ouverture de points-relais et d'agences postales communales pour atteindre son objectif de maintenir le nombre de ses "points de contact" avec la "clientèle", on sait ce que le recul du service public postal signifie. Beaucoup s'en plaignent et souhaiteraient, à défaut d'un retour en arrière qui paraît bien illusoire, que la dégradation en cours s'arrête. Ils ne sont pas les seuls à penser ainsi comme le montre la pétition contre la privatisation de la Poste lancée par le MRC, le PC, le PRG et le PS à l'issue de la réunion de coordination de la Gauche du 3 septembre dernier, dont vous trouverez le texte ci-après:

"La dégradation du service public se poursuit depuis plusieurs années, marquée par le manque de personnels dans les quartiers populaires des villes et la fermeture de bureaux ruraux, ainsi que la transformation du service financier de La Poste en banque postale avec la banalisation du livret A. Le gouvernement a maintenant l’intention de privatiser La Poste en en faisant une société anonyme dont le capital sera introduit en bourse. Cette réforme sonnerait le glas du service public postal, c’est-à-dire de l’un des services publics essentiels à l’exercice réel des droits des citoyens, en l’occurrence du droit à la communication.
Nous devons l’empêcher, car nous voulons que ce droit fondamental puisse continuer à s’exercer avec des garanties qu’une gestion privée ne peut apporter. De quoi s’agit-il concrètement ? De ne pas sacrifier davantage la présence des bureaux de poste dans les zones rurales et les quartiers populaires, partout où l’activité de La Poste ne peut dégager une rentabilité importante. D’améliorer les conditions de distribution du courrier et d’accueil des usagers, et non de les moduler en fonction de l’intérêt financier des zones couvertes. De garantir le prix unique du timbre, de pérenniser la distribution six jours sur sept, supérieure aux obligations européennes. De permettre aux foyers les plus modestes de trouver encore un partenaire bancaire au sein de La Poste, attentif à leur situation.
La privatisation de La Poste ne va pas améliorer la qualité du service rendu, mais au contraire la dégrader et rendre celui-ci beaucoup plus inégalitaire. Nous nous opposons donc vigoureusement à cette privatisation. Nous demandons que le gouvernement ouvre un grand débat public sur les missions de La Poste et sur l’amélioration du service rendu en réponse aux besoins de la population, ainsi que sur les nouvelles formes de gestion qui permettront de démocratiser les services publics en impliquant davantage les représentants des usagers, des salariés et des élus".

mardi 9 septembre 2008

Jean-Pierre Chevènement sur les ondes

Au lendemain de l'université d'été du MRC qui s'est tenue à Belfort, Jean-Pierre Chevènement a été invité par France Culture dans le cadre de l'émission "En toute franchise". L'entretien a duré un peu plus de 10 minutes. Vous pourrez en prendre connaissance en cliquant sur le lien ci-dessous:

http://www.podtrac.com/pts/redirect.mp3?http://www.chevenement.fr/docs/audiovideo/entoutefranchise-08092008.mp3

lundi 8 septembre 2008

Un sondage à méditer


Au début du mois de juillet, un sondage sur l'avenir de la Gauche a été réalisé à l'initiative du club de réflexion Gauche Avenir. Il a donné les résultats suivants:

- le clivage Droite/Gauche existe pour 71% des Français (77% des socialistes et 59% des membres de la Gauche non socialiste).
- les 3 premières valeurs défendues par la Droite sont le travail, le progrès (!) et la famille (l'égalité n'arrive qu'en 9ème position).
- les 3 premières valeurs défendues par la Gauche sont la justice sociale, la solidarité et la laïcité (le travail n'arrive qu'en 7ème position).
- pour permettre la victoire d'un candidat de Gauche lors de la présidentielle de 2012, l'unité de la Gauche est jugée préférable à l'alliance au Centre par 60% des Français et 73% des électeurs de Gauche.
- pour l'emporter en 2012, 66% des électeurs de Gauche estiment que la Gauche doit dans les prochains mois rénover son projet plutôt que de chercher à désigner un leader.
- un grand parti rassemblant toutes les formations actuelles de Gauche est jugé utile pour permettre à la France de conserver son niveau de protection sociale par 86% des socialistes et 73% des membres de la Gauche non socialiste, ainsi que pour faire face aux enjeux économiques de la mondialisation par 80% des socialistes et 62% des membres de la Gauche non socialiste.

Cette enquête d'opinion démontre ainsi clairement qu'au-delà de la permanence du clivage Droite-Gauche, qui se manifeste notamment à travers la perception très différente qu’ont les Français des principales valeurs défendues par chaque camp, la création d'un grand parti de toute la Gauche est perçue comme la meilleure solution pour remporter les élections de 2012. Elle conforte donc les analyses et l'action menée par le MRC depuis le printemps et nous encourage à poursuivre notre travail de confrontation et de débat entre militants de Gauche aux sensibilités diverses afin d'élaborer des propositions susceptibles de permettre l’unité indispensable pour assurer les victoires futures.

samedi 6 septembre 2008

CEC: quelques promesses qui ne mèneront pas bien loin


Avant-hier, le Secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire, Hubert Falco, a terminé sa tournée des villes les plus touchées par la récente restructuration militaire en effectuant une visite éclair à Givet. Arrivé en milieu de matinée par les airs, il a d'abord pu se rendre compte du déficit du département des Ardennes en infrastructures de communication modernes puisque son pilote a jugé préférable de se poser sur l'aéroport de Charleroi, en Belgique, plutôt que sur l'aérodrome du Conseil général à Belval, près de Charleville-Mézières. Puis, après une brève réception au fort de Charlemont où un petit pincement au coeur l'a certainement saisi lorsqu'il a pris conscience du site extraordinaire dont nos militaires allaient être privés, il a tenu une table ronde au cercle Mangin en présence de la crème des élus locaux et départementaux, à l'exception notable du 1er magistrat de la ville qui a ainsi montré de façon éclatante un mécontentement parfaitement compréhensible.

Après avoir écouté les positions des uns et des autres, le Secrétaire d'Etat a dévoilé les mesures que le gouvernement envisage de prendre pour aider la ville de Givet à faire face au choc causé par la disparition de son 1er employeur avant de repartir dès le début de l'après midi pour la capitale. Il a ainsi révélé que l'Etat s'engage à entretenir le fort depuis le départ des militaires jusqu'à sa prise en charge par un nouveau propriétaire, qu'il reprendra les négociations avec la Belgique sur la réouverture de la ligne ferroviaire Givet-Dinant, qu'il maintiendra la dotation de solidarité de la ville malgré la perte de population à venir et qu'il incluera Givet dans le futur plan grand Nord-Est.

Que faut-il penser de ces mesures? A première vue qu'elles vont dans le bon sens puisqu'elles permettront d'adoucir le traumatisme causé par la fermeture du CEC. Mais si on y regarde de plus près, on est malheureusement obligé de constater qu'elles ne vont pas bien loin: l'Etat entretiendra sa propriété comme n'importe quel particulier soucieux de l'environnement, il fait miroiter la réouverture d'une ligne de chemin de fer dont il sait parfaitement que nos voisins belges ne veulent pas et il octroie un cadeau financier qui ne compensera que très marginalement les pertes engendrées par la disparition de l'activité militaire. Le MRC 08 considère donc que la visite de Hubert Falco n'a pas répondu aux attentes légitimes des habitants de la Pointe. Cependant, tout n'étant jamais tout noir, nous espérons que les mesures qui seront bientôt prises dans le cadre du contrat de redynamisation de site de défense permettront le développement d'activités capables de générer une véritable alternative économique pour la cité de Méhul.

lundi 1 septembre 2008

Université d'été du MRC

Après 3 défaites consécutives aux élections présidentielles, la Gauche ne va pas bien. Est-ce, comme certains le disent, un problème de leadership ? Est-ce, comme d’autres le prétendent, une absence de programme ? Est-ce dû simplement à l’habileté manoeuvrière de l’actuel président de la république ? Et si la Gauche avait, tout simplement, perdu ses repères, sa capacité à penser le monde d’aujourd’hui, et par suite, sa capacité à agir politiquement dans la France telle qu’elle est ? C’est sur ce sujet que le MRC se propose de réfléchir lors de son université d’été qui se déroulera les 06 et 07 septembre à Belfort avec le programme suivant:

SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2008
9 h 00 : accueil des participants et des invités
9 h 30 : ouverture de l’université d’été par Etienne Butzbach (maire de Belfort, président de la Communauté d’Agglomération Belfortaine) et Jean-Luc Laurent (secrétaire national à la coordination du MRC, maire du Kremlin-Bicêtre, vice-président de la région Ile-de -France)
10 h 00 : première table ronde « L’état de la gauche : les forces sociales, les idées, les organisations » sous la présidence de Christian Hutin (député MRC du Nord, maire de Saint-Pol-sur-mer, vice-président de la CA de Dunkerque), Anicet Le Pors (ancien ministre communiste de la fonction publique, conseiller d’Etat honoraire) et Patrick Quinqueton (haut fonctionnaire, élu local en Lorraine, responsable associatif,secrétaire national du MRC).
11 h 30 : débat avec les participants
13 h 00 : déjeuner libre
14 h 30 : deuxième table ronde « Les défis à relever et Les valeurs sur lesquelles reconstruire la gauche » sous la présidence de Marie-Françoise Bechtel (secrétaire nationale du MRC, ancien directeur de l’ENA), Louis Gautier (auteur de « Table rase – Y a-t-il encore des idées de gauche ? », ancienconseiller pour la défense du Premier ministre), Jacques Nikonoff (porte-parole du M’PEP, Mouvement politique d’éducation populaire,ancien président d’ATTAC) et André Brie (député européen d’Allemagne, dirigeant de « Die Linke » au Mecklemburg-Vorpommern)
16 h 00 : débat avec les participants
17 h 00: interruption des travaux
18 h 00 : réception à l’hôtel de ville de Belfort par Etienne Butzbach, maire de Belfort, Président de la Communauté d’Agglomération Belfortaine
19 h 00: parcours-découverte du château de Belfort
20 h 30 : banquet républicain

DIMANCHE 7 SEPTEMBRE 2008
9h15 : bref retour sur les analyses et débats de la veille par Patrick Quinqueton
9 h 30 : troisième table ronde « La stratégie : Quel projet, appuyé sur quelles classes sociales ? Quelle organisation de toute la gauche ? » sous la présidence d’Etienne Butzbach, Marie-Noelle Lienemann (députée européenne, vice-présidente du Conseil régional du Nord-PDC, 1ère adjointe au maire d’Hénin-Beaumont, présidente de la Fédération des coopératives d’HLM, membre du bureau national du PS), Henri Emmanuelli (député des Landes, président du Conseil général des Landes, membre du bureau national du PS), Olivier Dartigolles (porte parole du PCF) et Sami Naïr (professeur de sciences politiques, ancien député européen MRC)
11 h 30 : intervention de clôture de Jean-Pierre Chevènement (Président du MRC)