Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

samedi 24 novembre 2007

Rassemblement national pour un referendum sur le projet de "constitution européenne bis"


Le président Sarkozy refuse d'accepter le rejet massif par les Français le 29 mai 2005 du traité constitutionnel européen. Il a donc concocté en catimini avec la chancelière allemande Angéla Merkel et les dirigeants de l'Union européenne un traité dit simplifié, qui n'est autre qu'une Constitution européenne bis, qu'il entend faire adopter au plus vite par la voie parlementaire.

Si sa manoeuvre réussissait, ce serait un double déni de démocratie :
.parce qu'on ferait passer nuitamment par la fenêtre ce qui a été rejeté au grand jour par la porte,
.parce que la Constitution-bis signée à Lisbonne enterrerait définitivement, au nom du peuple français mais contre sa volonté explicite, la République française confirmée par les référendums de 1958 et 1962.

Face à ce vrai faux « mini traité » qui est une authentique maxi-traîtrise, Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen, et Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la République organisent un rassemblement national et européen Pour un référendum sur la «Constitution européenne bis» avec:
Marie-Noëlle Lienemann, député européenne (Parti socialiste)
Pierre Lefranc, ancien chef du cabinet du Général de Gaulle
Etienne Chouard, professeur d'économie gestion
Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public
Jens-Peter Bonde, porte-parole du parti danois "Mouvement de juin", président du groupe Indépendance et démocratie au Parlement européen.

Le dimanche 02 décembre, en un jour emblématique pour la défense de la démocratie, Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Pierre Chevènement appelleront à partir de 15h00 tous les Français à se mobiliser pour exiger une consultation populaire sur le traité de Lisbonne à la Maison de la Chimie, 28 bis rue Saint Dominique, Paris VIIe Métro Invalides (lignes 8 et 13) ou RER C. L'enjeu est capital, que tous ceux qui le peuvent notent cette date sur leur agenda et participent à cette réunion qui fera date...

Comité national pour un referendum: après l'appel, voilà l'affiche!

Le 22 novembre, le CNR qui regroupe des personnalités diverses, dont certaines avaient déjà pris l'initiative de pétitions en faveur de la consultation directe du peuple français, a rendu public un texte réclamant un referendum sur le nouveau traité européen. Cet appel a aussitôt été signé par des acteurs politiques d'importance, comme Jean-Pierre Chevènement (MRC), Marie-George Buffet (PCF), Alain Krivine (LCR), José Bové, Jean-Luc Mélenchon (PS), Marie-Noelle Lienemann (PS), Clémentine Autain, Yves Salesse, Eric Halphen, Gérard Filoche et plus de 30 parlementaires. Mais il n'a pas vocation à se limiter au petit cercle des élus! Il s'adresse à tous ceux, quelle que soit leur opinion sur le traité, qui estiment que le suffrage universel est le seul moyen qui puisse légitimement défaire ce qu'un vote des Français a fait. Ainsi, en seulement 2 jours, près de 30.000 personnes ont déjà signé cet appel. Vous aussi, vous pouvez faire de même et exiger que la décision revienne comme dans toute démocratie digne de ce nom aux citoyens en vous rendant sur le site http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/ .
Par ailleurs, afin d'accroître l'efficacité de son action, le CNR a conçu une affiche sans référence partisane, dont vous pouvez voir la reproduction ci-dessous, qui est en vente au prix coûtant de 0,14 euro l'unité. Dès lundi 26 novembre, elle pourra être retirée de 09h00 à 17h00 exclusivement auprès du journal Politis, 2 impasse Delaunay, 75011 Paris...en attendant que d'autres points de diffusion ne soient mis en place à travers toute la France. Avec 63% de NON au referendum de 2005, les Ardennes devraient figurer parmi les premiers départements à offrir à ses bataillons de militants un réseau structuré et efficient. Le MRC-08 en fait le pari, d'autant qu'il compte prendre toute sa place dans le combat difficile qui s'annonce.


dimanche 18 novembre 2007

Economie: mauvaises nouvelles en cascade

A en croire nos dirigeants départementaux, la situation économique des Ardennes s'améliore nettement. La preuve? Le taux de chômage y a baissé de presque 2% en à peine plus d'un an! Et à ceux qui leur font remarquer qu'il faut savoir regarder plus loin que le bout de son nez, autrement dit qu'il faut corriger les chiffres officiels en y ajoutant les centaines de personnes en Contrat de Transition Professionnelle ainsi que celles qui ont été basculées vers le RMI et celles qui ont été injustement radiées de l'ANPE, ils répondent immanquablement Hermès, Unilin et Lafarge, 3 entreprises qui ont fait le choix d'implanter une filiale dans notre département. C'est l'argument choc, l'arme fatale, qui doit faire cesser sur le champs toute critique et pousser les odieux mal-pensants à rejoindre le choeur des émerveillés!
Au MRC-08, nous considérons que cette argumentation est un peu pauvre et qu'elle tient plus du terrorisme intellectuel que de l'analyse raisonnée de la situation existante. Nous persistons donc en dépit des chants charmeurs de nos dirigeants convertis en sirènes de pacotille à penser que la situation économique des Ardennes ne s'améliore pas. Au contraire, elle se détériore! Une preuve? Cette semaine, nous avons appris que l'entreprise Ardam-Electrolux de Revin mettait fin de façon prématurée au contrat de 150 intérimaires et qu'elle annonçait à mots couverts une réduction de ses effectifs fixes pour l'an prochain. Un épiphénomène, direz-vous! Une 2ème preuve alors? Cette semaine toujours, nous avons appris qu'un seul projet de reprise avait été déposé dans les délais pour l'entreprise APM de Vouziers et qu'il prévoyait le maintien de seulement 90 emplois sur les 157 existants. Classique pour une entreprise en redressement judiciaire, entendons-nous déjà! Une 3ème preuve s'impose donc. Existerait-elle? Hélas oui, puisque cette semaine également, nous avons appris que l'entreprise Ardennes Forge installée sur le site des anciens ateliers Thomé-Génot était en train de délocaliser vers la Chine sur injonction de Valéo 2 de ses 12 lignes de production et qu'elle allait perdre en 2008 l'important marché concédé par Ford, ce qui remet en cause le maintien de 18 de ses 62 emplois.
C'est donc bien une catastrophe économique qui s'annonce pour notre département et ce n'est pas l'installation prochaine de l'entreprise Qisqi et de ses 15 emplois à horizon de 3 ans qui pourra l'enrayer. Pas plus d'ailleurs que celle de l'ANTS annoncée en grande pompe en décembre 2006 à Charleville-Mézières par le ministre-candidat Sarkozy qui en a depuis largement annulé les effets positifs sur l'emploi en rayant de la carte judiciaire des Ardennes les tribunaux d'instance de Rocroi, Rethel et Vouziers ainsi que le greffe détaché de Fumay et le tribunal de commerce de Charleville-Mézières. Les mois à venir seront sombres! Gris foncé ou noir, la couleur n'est pas encore définitive, mais une chose est certaine, c'est qu'elle n'aura rien à voir avec le rose...

samedi 17 novembre 2007

Un petit geste pour une bonne cause!

A L'OCCASION DE LA JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE SIDA

L'ASSOCIATION POSITIF 08 ORGANISE

UN GRAND LACHER DE BALLONS

LE SAMEDI 1er DECEMBRE A 16 HEURES
PLACE DUCALE A CHARLEVILLE MEZIERES


VENEZ NOMBREUX

LES BALLONS SERONT MIS EN VENTE AU PRIX MINIMUM DE 1 EURO

PAR LES ETUDIANTS IFSI GACO ET LES BENEVOLES DE L'ASSOCIATION





vendredi 16 novembre 2007

Appel du Comité National pour un Referendum


Récemment mis en place à l'initiative de plusieurs dirigeants politiques qui avaient été à la pointe du combat pour le NON en 2005, le Comité National pour un Referendum, dont les initiales CNR ne doivent rien au hasard mais ont pour objectif de rappeler le rôle imminent que cette organisation a joué dans la mise en place de notre modèle social et la nécessité aujourd'hui de le défendre, lance un appel solennel que le MRC-08 se fait un honneur de relayer en intégralité ci-dessous:


"Un nouveau traité –dit traité de Lisbonne- vient d'être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.
C'est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.
Sur un sujet qui a tant d'influence sur la vie de chacun et l'avenir de la France, l'organisation d'un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C'est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l'adhésion des peuples et la souveraineté populaire.
Le président de la République doit organiser ce référendum. Il y sera contraint s'il n'obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d'imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.
Seule une mobilisation sans précédent des citoyens pourra nous permettre de prendre la parole sur ce nouveau traité. C'est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d'un Comité National pour un Référendum.
Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l'adhésion des peuples, qu'ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum.
Pour signer ce texte, avec vos noms, qualités, départements, envoyez un courriel à
contact@nonnonetnon.org .
Il y a urgence !"


Bien sûr, tous les membres du MRC-08 se reconnaissent dans ce texte et le signent sans la moindre hésitation. Libre à vous, maintenant, si vous avez comme nous la démocratie chevillée au corps, d'ajouter votre nom à la liste des soutiens et d'en faire la plus grande publicité dans votre entourage...

jeudi 8 novembre 2007

Des socialistes en général et des élections en particulier

Une fois n'est pas coutume! Sur ce blog, le MRC-08 a toujours veillé à ne traiter que de thèmes concernant tout ou partie du département des Ardennes. Mais aujourd'hui, nous allons déroger à la règle que nous nous étions imposés en vous faisant connaître les passages les plus marquants de l'interview télévisée que Jean-Pierre Chevènement a accordé hier à LCP, la chaîne parlementaire.
A la question de savoir l'appréciation qu'il portait sur la décision du Bureau national du Parti socialiste de soutenir le traité modificatif européen, il a répondu que " le PS s'assied sur la volonté démocratiquement exprimée par le peuple français [...] ce qui fait apparaître Monsieur Jouyet, l'actuel secrétaire d'Etat aux affaires européennes (précision du MRC-08: c'est l'un des membres du PS qui a répondu favorablement à l'ouverture mise en place par Nicolas Sarkozy), comme une sorte d'éclaireur d'avant-garde". Puis il a rajouté afin de mettre les évènements en perspective que "le Parti socialiste est tellement prisonnier de cette communauté de postulats libéraux qui le soude au parti majoritaire depuis le traité de Maastricht qu'il n'arrive plus à s'opposer". La conclusion sur le sujet a donc été que "sur le plan de la politique en général, nous n'avons pas la même position". Aussitôt, les journalistes ont voulu savoir si cela aurait un impact sur les élections de mars 2008, et tout particulièrement sur les municipales. Le président d'honneur du MRC a alors déclaré "qu'à partir du moment où le Parti socialiste renie sa signature, où il ne respecte pas ses engagements, nous en tirons toutes les conséquences. J'aurais été partisan de listes de rassemblement, mais je constate que dans un certain nombre de villes, par exemple Belfort où je ne serai pas candidat ou Les Ulis, aucun des engagements n'est tenu. Cela signifie qu'il y aura des listes MRC qui seront présentes, les risques on les prendra". Et d'ajouter à l'adresse de ceux qui n'aurait pas compris la substance du message: "Je dirais qu'il y a un hégémonisme choquant du Parti socialiste. On ne peut pas appeler à une stratégie de rassemblement et vouloir écraser ses alliés". Voilà qui a le mérite de la clarté!
Le MRC n'est pas un grand parti politique, mais il est bien structuré. Par conséquent, la fédération qui le représente dans les Ardennes appliquera les directives de ses dirigeants et de ses instances nationales. Nous présenterons donc des candidats sous nos propres couleurs lors des élections de mars 2008. La chose est déjà acquise pour plusieurs cantonales qui nous donneront l'occasion de présenter nos idées aux électeurs et accessoirement de les confronter à celles de quelques sortants socialistes. Quant aux municipales, rien n'est encore décidé, mais nos petits doigts nous disent qu'il serait très étonnant que nous en soyons complètement absents...

dimanche 4 novembre 2007

Ardenne Rives de Meuse: le meilleur cotoie le pire!


La semaine dernière, le conseil communautaire de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse s'est réuni. A son ordre du jour, parmi une kyrielle de sujets d'importance diverse, figurait un gros dossier: la collecte des déchets ménagers dont le coût est jugé excessif. 1,2 million d'euros, ce n'est effectivement pas une pécadille, même rapporté à un budget global d'environ 37 millions d'euros qui ferait rêver plus d'un EPCI! Des mesures ont donc été prises sur le champs. Parmi elles, on peut relever le lancement d'un nouvel appel d'offres prévoyant de séparer le marché de la collecte des déchets ménagers de celui des déchetteries, ce qui devrait permettre de valoriser une partie des déchets entassés dans les bennes. Ou encore la mise en place d'un audit pour examiner le fonctionnement des déchetteries afin d'optimiser leur exploitation et d'obtenir le meilleur rapport service-coût. Surtout, il a été décidé de diviser par 2 le nombre de tournées de collecte des déchets ménagers.

Toutes ces mesures ont un seul et même objectif: utiliser au mieux les deniers publics en faisant la chasse aux gaspillages! Le MRC-08 s'est suffisamment plaint des dépenses parfois inconsidérées engagées par la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse pour apprécier la révolution copernicienne qu'elles représentent et les efforts de remise en cause qu'elles ont dû demander à certains. Nous les soutenons donc globalement. Seulement globalement, êtes-vous en train de vous étonner? oui! Pourquoi? Parce que la réduction du nombre de tournées de collecte des déchets ménagers ne concerne pas toutes les communes, mais seulement les 11 plus petites. Givet, Fumay, Haybes, les 2 Vireux et Fromelennes conserveront leur tournée hebdomadaire pour le tri sélectif et leurs 2 tournées par semaine pour les déchets ménagers au prétexte qu'elles accueillent sur leur territoire des HLM. Le service rendu à ces "grandes" communes sera donc, pour le même coût demandé à leurs habitants, deux fois meilleur que celui rendu aux "petites" communes, dont certaines comme Aubrives accueillent aussi sur leur territoire des HLM. C'est le contraire du principe républicain d'égalité et l'inverse de la logique qui avait prévalu lors de la création des intercommunalités, à savoir mutualiser des moyens entre plusieurs communes afin de permettre à toutes, et notamment aux plus défavorisées, d'avoir accès aux mêmes services. Mais pouvait-on réellement espérer une telle approche des choses de la part d'une Communauté de communes qui tire tant de fierté de la construction à partir des impôts de tous d'un centre aqualudique que ses tarifs réservent de fait à certaines catégories sociales? Quand on a participé à un système de redistribution que n'aurait pas renié le shérif de Nottingham, il doit être difficile de revenir à celui prôné par Robin des Bois...

vendredi 2 novembre 2007

Traité dit simplifié: non au coup d'Etat parlementaire


Le 29 mai 2005, les Français ont rejeté à 55% le traité constitutionnel européen qui visait, sous prétexte d'obtenir un meilleur fonctionnement de l'Union Européenne, à graver dans le marbre ses actuelles orientations libérales et atlantistes. Dans les Ardennes, le score a été encore plus net: 63% des électeurs ont dit NON, avec de nombreuses pointes à plus de 70% dans la vallée de la Meuse! Quelque jours plus tard, les électeurs néerlandais refusaient à leur tour d'entériner le traité constitutionnel. A en croire les tenants du OUI, visiblement plus prompts à manier les peurs irrationnelles que la confrontation d'arguments raisonnés, ce double refus devait entraîner une catastrophe absolue: l'euro devait s'effondrer, l'économie sombrer dans une crise pire que celle des années 1930 et les institutions européennes connaître un blocage total. Deux ans plus tard, les esprits honnêtes doivent reconnaître qu'aucun de ces maux n'a eu lieu: l'euro n'a jamais été aussi fort qu'aujourd'hui (entendons nous bien, ce n'est qu'un constat, pas une approbation: nous savons trop quels problèmes cette situation engendre pour nos exportateurs), l'Allemagne qui reste la locomotive économique de la zone euro enregistre des excédents commerciaux records tout en ayant réduit fortement son déficit budgétaire et l'Union européenne continue son bonhomme de chemin comme en témoigne son élargissement au 1er janvier à la Roumanie et à la Bulgarie ou ses tentatives d'intervention dans le dossier nucléaire iranien. Les faits ont donc tranché. Le peuple a eu raison envers et contre ses élites!

Dans une démocratie normale, l'affaire s'arrêterait là. Seulement, voilà, l'Union européenne n'est pas une démocratie normale: c'est un OPNI, un objet politique non identifié fait d'un mélange d'expertocratie et d'oligarchie recouvert par une mince couche de vernis démocratique. Ses dirigeants ont donc rageusement attendu un contexte favorable, en l'occurence l'élection à la tête de la France de Nicolas Sarkozy qui avait promis pendant sa campagne un mini-traité européen ratifiable par voie parlementaire, pour revenir à la charge. Comment? En faisant adopter le 19 octobre par la Conférence inter-gouvernementale de Lisbonne un traité modificatif européen que la France sera un des premiers pays à ratifier, par voie parlementaire bien sûr, très certainement dès le mois de décembre. Et alors, où est le problème, n'est-ce pas une partie du programme sur lequel le Président de la République a été élu, êtes-vous certainement en train de penser? Eh bien non, c'est une entourloupe! On nous avait promis au gré des discours un mini-traité ou un traité simplifié destiné à fluidifier le fonctionnement des institutions européennes. En fait, c'est un maxi-traité complexifié de 256 pages qui a été adopté et ses objectifs sont ouvertement les mêmes que ceux de l'ancien traité constitutionnel.

Vous n'y croyez pas, n'est-ce pas? Un prétendant à la magistrature suprême n'aurait tout de même pas osé vous mentir? Hélas, si! Une preuve? Dans un entretien accordé le 26 octobre au journal "le Monde", Valéry Giscard d'Estaing qui fut le père du traité constitutionnel a déclaré: "les juristes sont partis du traité constitutionnel dont ils ont fait éclater les éléments en les renvoyant, par voie d'amendements aux traités de Rome et de Maastricht. Le traité de Lisbonne se présente ainsi comme un catalogue d'amendements aux traités antérieurs. Il est illisible pour les citoyens. Voilà pour la forme. Si l'on en vient maintenant au contenu, le résultat est que les propositions du traité constitutionnel se retrouvent intégralement dans le traité de Lisbonne, mais dans un ordre différent, et insérés dans les traités antérieurs". Et pour être certain d'être compris par tout le monde, l'ex-président s'est permis de conclure par une image: "dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du traité constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes. Seul l'ordre a été changé dans la boîte à outils. La boîte, elle-même, a été redécorée, en utilisant un modèle ancien, qui comporte trois casiers dans lesquels il faut fouiller pour trouver ce que l'on cherche".
La cause est donc entendue. Dans notre démocratie qui se veut un modèle pour le reste de la planète, la voix du peuple souverain ne sera pas respectée! Ce qu'il a rejeté par la grande porte du suffrage universel sera réintroduit par la petite lucarne parlementaire. C'est un déni de démocratie, un viol de la souveraineté populaire auquel 5 Ardennais seront invités à participer: les députés UMP Bérangère Poletti et Jean-Luc Warsmann, le député socialiste Philippe Vuilque et les sénateurs UMP Benoît Huré et Marc Laménie. Le MRC-08 demande à ces représentants de la population ardennaise de respecter le vote sans ambiguïté qu'elle a émis le 29 mai 2005 et de se prononcer contre le traité modificatif européen qui leur sera soumis. Si nous sommes hélas sans illusion sur l'attitude des 4 élus UMP, nous surveillerons tout particulièrement celle qu'adoptera Philippe Vuilque dont nous nous rappelons l'avoir entendu dire à plusieurs reprises en réunion publique qu'il était normal de tenir compte de la position exprimée par les électeurs. Nous tirerons ensuite toutes les conséquences que ce vote, auquel nous assurerons le maximum de publicité, imposera...