Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

lundi 25 juillet 2011

La supplique du jour !

samedi 23 juillet 2011

Givet : le Préfet se veut rassurant sur le projet d’incinérateur !

Dans son combat pour empêcher l’implantation à Givet de ce que certains osent encore appeler une usine de valorisation de biomasse, le collectif Vigilance auquel s’est substituée récemment l’association Vigilance-Givet a, si l’on peut dire, fait feu de tout bois. Ainsi, parmi les nombreuses actions qu’il a menées, il a adressé le 23 mai 2011 une longue lettre au Préfet des Ardennes pour lui faire part de ses craintes à laquelle ce dernier a répondu un mois plus tard. En substance, le plus haut représentant de l’Etat dans le département y affirmait que le dossier déposé par le GIE Pointe ENR avait bien été déclaré recevable, c'est-à-dire qu’il était désormais complet sur la forme, mais que cela ne préjugeait en rien de la suite qui lui serait donnée par les autorités compétentes après l’enquête publique qui n’aurait en aucun cas lieu avant le mois de septembre.

Ces premières informations officielles obtenues par feu le collectif Vigilance ayant été jugées trop lacunaires, un deuxième courrier avait été envoyé au Préfet le 27 juin. En voici la réponse dont la lecture vous montrera qu’elle va plus loin que la première puisqu’elle stipule clairement que c’est à l’industriel de démontrer la compatibilité de son projet avec la réglementation, notamment en ce qui concerne les performances techniques et le respect de la sensibilité de l’environnement et du voisinage :
(pour une meilleure lecture des documents, vous pouvez les agrandir en faisant un clic gauche dessus)

jeudi 21 juillet 2011

Le Cabaret Vert s’égarerait-il ?

Le festival rock du Cabaret Vert, dénommé ainsi en référence à un poème d’Arthur Rimbaud, l’incontournable génie ardennais de la plume, est récent puisqu’il a été créé par l’association FLAP en 2005 seulement. Fixé de façon judicieuse le dernier week-end du mois d’août, il a deux grandes particularités qui en font un rassemblement tout à fait original. La première est qu’il se veut le défenseur d’un territoire, celui des Ardennes, ce qui se traduit d’une part dans la programmation, par la recherche d’un équilibre entre groupes ardennais et formations de l’extérieur, et d’autre part dans les ventes de boissons et de nourritures, par le bannissement des produits des grandes marques industrielles au profit des spécialités locales comme les bières Ardwen, le jambon ardennais, le boudin blanc ou encore la tarte au sucre.

Quant à la deuxième particularité, c’est que ce festival s’est déclaré éco-citoyen. Une appellation très à la mode qui s’est concrétisée par la mise en place d’une charte sur l’environnement qui prévoit notamment l’utilisation de papier recyclé pour la promotion, l’installation d’ampoules basse consommation sur les scènes et la mise à disposition des campeurs de douches solaires et de toilettes sèches. Parallèlement, pour permettre l’épanouissement de l’aspect dit citoyen, une place importante a été faite aux stands de diverses associations comme ATTAC et Artisans du Monde qui ont ainsi pu vanter à un auditoire très réceptif, à coup de discours mais aussi de petits déjeuners spécifiques, les mérites du commerce équitable.

Un festival à forte éthique donc, qui a très vite trouvé son public au point de se hisser dans le top 10 des festivals français avec 48.000 entrées en 2010 contre 10.000 en 2005. Et en plus rentable puisque, d’après une enquête diligentée l’an dernier par la CCI, il a entrainé 1,7 millions d’euros de retombées globales pour un budget de 1,4 millions d’euros, soit 1,24 euro injecté dans l’économie locale pour 1 euro investi. Difficile dans ces conditions pour le MRC 08 de ne pas saluer la réussite peu commune du Cabaret  Vert qui fait honneur au département tout entier. Pour autant qu’il nous soit permis, en application de la célèbre formule de Beaumarchais selon laquelle sans la liberté de blâmer il n’est point d’éloge flatteur, de faire remarquer aux organisateurs de cette manifestation qu’ils gagneraient en crédibilité s’ils pouvaient éviter de recourir pour faire leur publicité, comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous, à ce que les écologistes appellent de la pollution visuelle... 

mardi 19 juillet 2011

Des pancartes intrigantes sur le bord des routes ardennaises !

Depuis une quinzaine de jours, comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous, des pancartes d’origine peu évidente au 1er abord ont fleuri à de nombreux carrefours routiers du département. De couleurs variées, elles portent un message choc qui ne peut qu’attirer l’attention des automobilistes, à savoir que depuis 2006 les Ardennes ont reçu plus d’un milliard d’euros d’aides exceptionnelles de l’Etat. Une affirmation étonnante, tellement éloignée de ce que ressent au quotidien la population, qu’elle donne une irrésistible envie de consulter le site internet dont les coordonnées figurent en gros caractères sur les pancartes, ce que nous avons bien sûr fait.

Qu’y avons-nous trouvé ? D’abord que ce site est récent puisqu’il a été créé seulement le 15 juin de cette année, en même temps qu’a été ouverte une page Facebook pour le populariser mais qui ne compte à ce jour que 36 amis. Ensuite qu’il est tout sauf neutre puisque derrière ce qui pourrait passer pour un pseudo-collectif militant se trouvent en réalité la fédération départementale de l’UMP et les Jeunes Populaires des Ardennes, dont les logos respectifs apparaissent, comme il se doit, sur le côté droit. Enfin qu’il contient des chiffres, nombreux et précis, qui confirment le contenu des pancartes puisqu’ils aboutissent lorsqu’on les additionne au total impressionnant de 1.045.505.000 euros versés à titre exceptionnel par l’Etat au département depuis décembre 2006.
      
Impossible, êtes-vous certainement en train de penser ! Et pourtant, si l’on prend en compte les 250 millions versés pour le plan de redynamisation des Ardennes qui a permis entre autres l’installation à Charleville-Mézières de l’ANTS, les 350 millions provenant du plan de rénovation urbaine qui est en train de métamorphoser 7 quartiers en difficulté situés dans 5 villes du département, les 431 millions d’aides exceptionnelles octroyées pour faire face à la crise qui ont permis par exemple de financer 6.487.053 heures de chômage partiel, ainsi que les quelques 15 millions alloués à 6 projets locaux d’envergure qui font l’objet d’un focus spécial sur le tract mis en ligne sur le site internet, on arrive bien à cette somme qui donne le tournis.

Seulement, voilà, si on écaille le beau vernis qui nous est présenté et si on regarde de plus près le catalogue de ces aides, on peut se rendre compte de 2 choses qui amènent à les relativiser sérieusement. La première est qu’une part importante n’a rien de spécifique à notre département, comme les primes à la casse et de solidarité active qui ont certes été touchées par respectivement 2.742 et 23.144 Ardennai(se)s mais qui l’ont aussi été par des dizaines de milliers d’autres personnes à travers toute la France. La deuxième est que certains projets présentés comme réalisés ne le sont toujours pas, comme la branche ouest du Y autoroutier ardennais, qui représente à lui seul 180 des 250 millions du plan de redynamisation des Ardennes, ou encore la réouverture de la ligne ferroviaire Givet-Dinant qui, soit dit en passant, ne coûtera pas si elle a lieu 23 millions à l’Etat mais seulement 3 !

Sans compter que pour être totalement honnête, il faudrait retrancher aux aides fournies les salaires des centaines de fonctionnaires qui ont été retirés depuis 2006 du département en application de la funeste RGPP. Pour le MRC 08, loin de montrer que l'Etat n'oublie pas les Ardennes, ces pancartes ne sont donc que la manifestation d’une opération déguisée de propagande qui privilégie la démagogie à la pédagogie et qui ne laisse hélas rien présager de bon quant au niveau de la campagne présidentielle à venir...

samedi 16 juillet 2011

Chevènement à propos de Joly: "La nature de la France lui échappe sans doute"

Jean-Pierre Chevènement estime samedi que "la nature de la France échappe sans doute" à Eva Joly qui a proposé de supprimer le défilé militaire du 14 juillet, en ajoutant: "peut-être lui faut-il encore un peu d'accoutumance".

Dans une interview au Parisien, le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) affirme être "formellement opposé" à la proposition de la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle. "La France et la Grande-Bretagne sont les deux seuls pays d'Europe membres du conseil de sécurité de l'ONU. Sa voix porte au-delà d'elle-même", poursuit M. Chevènement, estimant qui "ce type de défilé le rappelle". "Ceux qui n'ont pas ce réflexe patriotique élémentaire me laissent sans voix", dit-il.

Comme on lui demande si le fait que Mme Joly soit Franco-Norvégienne la rend moins légitime, il répond: "Je ne veux pas lui faire un mauvais procès. La nature de la France lui échappe sans doute. Peut-être lui faut-il encore un peu d'accoutumance". "Elle vient du Nord. Il faut accepter que la France soit une grande nation politique", ajoute l'ancien ministre de la Défense.

S'agissant du lien entre l'armée et la nation, il relève que "ça va, ça vient". "Aragon lui-même dans les années 20 disait +je conchie l'armée française+. Et puis en 1944, il a chanté le patriotisme français mieux que tout autre", souligne M. Chevènement.
(dépêche AFP, samedi 16 juillet 2011, 10h36)

jeudi 14 juillet 2011

14 juillet : ne laissons pas une nouvelle Bastille renaître !

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mardi 12 juillet 2011

Chevènement n'a "nulle envie de gouverner" avec Marine Le Pen

Jean-Pierre Chevènement, qui dit vouloir se présenter à la présidentielle de 2012 pour le Mouvement Républicain et Citoyen, a affirmé lundi n'avoir "nulle envie de gouverner" avec Marine Le Pen.

Dans une interview à France Soir parue lundi, la présidente du Front national fait valoir qu'"aujourd'hui, la vraie division s'opère entre les mondialistes et les patriotes" et qu'elle ne "croit plus à la fracture gauche-droite" depuis "bien longtemps". Comme on lui demande avec qui elle serait prête à gouverner, Mme Le Pen répond: "Quelqu'un comme Jean-Pierre Chevènement a une analyse assez similaire à la nôtre sur un certain nombre de points, alors que c'est un homme de gauche".

Dans un communiqué laconique, Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, "fait savoir que pour gouverner ensemble, il faut être deux et que pour sa part, il n'a nulle envie de gouverner avec Mme Le Pen".
(dépêche AFP, lundi 11 juillet 2011, 18h24)

dimanche 10 juillet 2011

La question du jour !

A chacun sa réponse, mais quand on voit les dégâts qu'il fait, on comprend que de plus en plus de personnes souhaitent que ce soit le plus rapidement possible...

vendredi 8 juillet 2011

Vouziers : l’intérêt général commande de sauver AMI !

Successeur le 22 novembre 2007 de la Semiac devenue Valfond puis APM Group, avec à chaque changement de dénomination une coupe claire dans les effectifs des salariés, Ardennes Machining Industries, plus connue sous ses initiales AMI, est encore avec ses 100 emplois en CDI et ses 30 en intérim le 2ème employeur de la ville de Vouziers et son 1er employeur privé. Dirigée d’une main de maitre par Jean-Michel Lessire, le directeur général  des Ateliers des Janves à Bogny-sur Meuse, qui n’a pas hésité à investir plus de 3,5 millions d’euros en 3 ans dans des machines spéciales pour l’usinage de bielles, l’entreprise moribonde lors de sa reprise a réussi à repartir sur de bons rails, au point de voir son chiffre d’affaires progresser continuellement et d’être capable depuis décembre 2008 de verser une participation à ses salariés. De quoi aborder l’avenir avec sérénité, sauf qu’une menace extrêmement grave, une véritable épée de Damoclès, se trouve au-dessus de la tête d’AMI et de ses salariés : le risque d’être expulsés des locaux qu’ils occupent sur la zone du Blanc-Mont !

Incompréhensible de prime abord, cette situation trouve son origine dans la cession gratuite en 2003 ou 2004 des bâtiments qui posent aujourd’hui problème par APM-Vouziers à APM-Clermont afin de venir en aide à cette société-sœur en difficulté en lui versant un loyer. Ces 2 entreprises appartenant au même groupe, cette cuisine interne est passée comme une lettre à la poste. Mais, lorsque APM Group a mis la clé sous la porte en septembre 2007, le repreneur du site vouzinois s’est retrouvé dans l’impossibilité d’acquérir les locaux qui devaient, comme les autres actifs d’APM, être liquidés afin de rembourser ses créanciers. Pour faire face à cette difficulté, un bail précaire de 18 mois a été signé et 150.000 euros ont été versés par Jean-Michel Lessire sur un compte bloqué de façon à racheter le bâtiment, évalué à 130.000 euros par le service des Domaines, lors de sa mise en vente par liquidation. Une solution pleine de bon sens qui ne devait a priori poser aucun problème puisque AMI était la seule candidate à l’achat du bâtiment qu’elle occupait et qu’elle disposait des moyens financiers nécessaires.

Seulement voilà, ce bail précaire s’est achevé le 24 mai 2009 et le mandataire-liquidateur, un parisien visiblement peu au fait de la réalité économique locale répondant au nom de Patrick Legras de Grancourt, s’est mis en tête de procéder à une vente aux enchères publiques du bien immeuble libre de toute occupation avec un prix de départ de 500.000 euros et l’espoir non caché d’en obtenir au final au moins 820.000. Trop cher, beaucoup trop cher pour AMI contre laquelle le liquidateur a demandé une expulsion par la force publique ! Ce sont donc 130 emplois qui sont menacés sinon de disparition, du moins de délocalisation sur la zone industrielle de Donchery et le risque de voir une friche industrielle défigurer la cité de Taine. Inacceptable pour le conseil municipal qui a décidé le 12 mai dernier de faire une proposition d’acquisition amiable au prix de 500.001 euros qui a été rejetée le 26 mai par l’intraitable Maître Legras de Grancourt. Ce refus aurait pu décourager la municipalité, mais il a eu l’effet inverse puisque les élus viennent de passer à la vitesse supérieure en demandant au Préfet d’autoriser une procédure d’expulsion de l’actuel propriétaire pour cause d’utilité publique.

Cette mesure radicale choquera certainement les ayatollahs du libéralisme à tous crins, mais pas le MRC 08 qui la soutient sans réserve, d’autant qu’elle a pour objectif essentiel de gagner du temps afin de permettre de nouvelles négociations avec le liquidateur en étant cette fois-ci en position de force puisque le sous-préfet, après avoir refusé de procéder à l’expulsion par la force publique des salariés, a déjà fait savoir qu’il fera tout pour rendre possible la procédure d’expropriation. De quoi ramener à la raison, espérons-le, Patrick Legras de Grancourt dont l’inflexibilité coupable, socialement du moins, commence à en énerver plus d’un et ne lui vaudra pas que des AMIs dans le département...  

mardi 5 juillet 2011

Un incinérateur, ça brûle énormément !

Dimanche, peu après 21h00, un incendie s’est déclenché dans l’usine d’incinération des ordures ménagères de Reims qui a été construite en 1989 pour procéder à l’élimination des quelques 88.000 tonnes de déchets annuels non triés générés par la communauté d’agglomération de la Cité des Sacres. Parties pour des raisons que l’on ignore encore d’un amoncellement d’ordures d’environ 1.000 m3 en attente d’incinération, les flammes ont rapidement atteint plusieurs mètres de hauteur et elles ont provoqué la formation d’un nuage noir tellement important qu’il a été visible depuis le carrefour de Mazagran, dans les Ardennes, pourtant situé à 50 kilomètres du sinistre. Heureusement, les secours, qui ont mobilisé 60 pompiers et 18 véhicules, sont intervenus très vite et leur action a permis après une longue nuit de lutte de circonscrire l’incendie au seul hall de stockage dont la structure métallique s’est toutefois partiellement effondrée.

Plus de peur que de mal donc, surtout lorsque l’on sait que cette usine est située – comme vous pouvez le voir sur la vidéo ci-dessous – en bordure d’un axe routier extrêmement fréquenté et que d’éventuelles explosions liées à la présence de poches de gaz étaient redoutées. Mais pour le MRC 08, même si cet incendie d’une unité industrielle dont la mission est de faire disparaître par le feu des montagnes de déchets ménagers a été incontestablement bien maîtrisé,  il est hors de question de le considérer comme un simple fait divers. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’usine d’incinération de Reims, qui devait à n’en pas douter répondre à toutes les normes de sécurité, ressemble avec ses 2 fours d’une capacité unitaire de 6,5 tonnes par heure et ses 88.000 tonnes de déchets brûlés chaque année au projet que le GIE Pointe EnR envisage de construire à Givet ... à cette différence près qu’elle est 2 fois plus petite que le méga incinérateur que certains voudraient nous imposer !

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, nous espérons donc que cette similitude n’aura pas échappé à nos décideurs et que ça les amènera à peser avec encore plus d’attention le pour et le contre avant de dire s’ils acceptent ou s’ils refusent d’accorder l’autorisation qui leur est demandée...  

lundi 4 juillet 2011

Vireux Rive Gauche rassemble dans la bonne humeur !

Hier, premier dimanche du mois de juillet, deux grosses manifestations avaient lieu dans la Pointe : une compétition de jet-ski à Vireux-Wallerand et la 20ème édition de la fête du cheval à Hargnies. Cela n’a pas empêché l’association viroquoise Vireux Rive Gauche, malgré sa jeunesse puisqu’elle a à peine plus de 7 mois d’existence, d’organiser à la cabane de chasse de Vireux-Molhain son 1er barbecue. Son but ? Rassembler, en toute simplicité et dans la bonne humeur ! A-t-il été atteint ? Incontestablement oui puisque, malgré la rude concurrence du jour, une grosse soixantaine de personnes a répondu à l’invitation ! Parmi elles, il y avait essentiellement des habitants de Vireux-Molhain, unis par des liens d’amitié qui de toute évidence ne datent pas de hier, mais aussi quelques Viroquois expatriés sous d’autres cieux, ravis de renouer avec leurs racines, auxquels il faut ajouter pour être complet quelques non Viroquois issus de différents composantes de la même famille politique, la gauche, qui ont ainsi pu faire plus ample connaissance et échanger sur les sujets les plus divers. L’ambiance étant des plus conviviales et le soleil de la partie, personne n’a vu la journée défiler et tout le monde s’est quitté heureux du bon moment passé ensemble en ne souhaitant qu’une chose : la reconduction l’an prochain de ce sympathique barbecue qui a montré qu’il est parfaitement possible de joindre l’utile à l’agréable !  
LB

vendredi 1 juillet 2011

Un acte de violence inutile à condamner !

C'est évidemment sans commune mesure avec le coup de poignard donné en 1894 par l'anarchiste Sante Geronimo Caserio à Sadi Carnot et avec les trois coups de revolver tirés en 1932 par le révolutionnaire antibolchevik, et accessoirement pédophile, Paul Gorguloff à Paul Doumer, qui s'étaient terminés d'une part par la mort de ces 2 Présidents de la République et d'autre part par la condamnation à la peine capitale de ces 2 assassins puis à leur exécution effective. Ce n'est pas l'équivalent non plus de l'attentat du Petit-Clamart qui avait criblé de balles en 1962 la DS présidentielle dans laquelle se trouvait le général De Gaulle en compagnie de son épouse et qui avait abouti là encore à la décapitation par guillotine de son organisateur, le fervent partisan de l'Algérie française Jean-Marie Bastien-Thiry. C'est très loin aussi d'être comparable avec la tentative d'assassinat commise le 8 septembre 1961 contre ce même général De Gaulle, par une bombe commandée à distance enterrée par des membres de l'OAS sur la route menant à Colombey les Deux Eglises, ou avec celle perpétrée avec une carabine le 14 juillet 2002 contre Jacques Chirac pendant le défilé sur les Champs-Elysées par Maxime Brunerie, un jeune militant radical d'extrême droite qui rêvait de devenir célèbre.

Mais tout de même l'agression physique, certes sans intention de donner la mort, dont a été victime hier Nicolas Sarkozy à Brax, une petite ville d'environ 2.400 habitants située à 15 minutes de Toulouse où il s'était rendu en sa qualité de Président de la République pour participer à une rencontre avec des maires du département de Haute-Garonne, est tout sauf un acte anodin ! C'est une atteinte à l'intégrité physique du chef de l'Etat, autrement dit de celui qui représente par la volonté démocratiquement exprimée en 2007 par la majorité des électeurs la France et ses habitants. Bien sûr, depuis cette élection, avec sa politique de classes profondément antisociale, ses dérapages verbaux à répétition et ses orientations européennes allant à contre-courant de la volonté d'une majorité de Français, il a beaucoup perdu en popularité. Mais cela ne change rien à sa légitimité et par conséquent, même si on peut comprendre le geste de la personne qui l'a violemment agrippé par le col et l'a déséquilibré, on ne peut en aucun cas le cautionner, pas plus qu'on ne peut le ranger dans la catégorie des simples faits divers. C'est un geste symboliquement très grave que tout républicain se doit de condamner avec la plus grande fermeté tout en conseillant aux nombreux détracteurs de celui qui est encore pour quelques mois le Président de la République de choisir la voie du débat démocratique et du vote pour s'en débarrasser "proprement" en 2012...  


(vidéo diffusée sur TF1 News le 30 juin 2011)