Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

samedi 27 février 2010

Aubrives : l'UMP est venue prêcher la bonne parole


Une fois n'est pas coutume, on a fait hier soir à Aubrives de la politique, de la vraie, grâce à la tenue d'une réunion-débat par 3 candidats figurant sur la liste départementale de l'UMP pour les élections régionales. Le trio, mené par Bernard Dekens, maire de Vireux-Wallerand et président de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse que le peut déjà appeler Monsieur le Conseiller régional eu égard à sa 3ème place sur la liste et au scrutin en vigueur (la proportionnelle avec prime de 25 % pour la liste arrivée en tête !), et complété par la représentante du Nouveau Centre Thérèse Girard et par le conseiller municipal rocroyen Xavier Dauchelle, s'est exprimé devant une petite vingtaine de personnes particulièrement attentives. Sans surprise, c'est Bernard Dekens, le mieux placé sur la liste, qui a tenu le crachoir. Après avoir passé en revue les qualités qu'il trouve à Jean-Luc Warsmann, sa tête de liste régionale, parmi lesquelles il a insisté sur sa disponibilité, sa capacité de travail et son refus du fatalisme, il a affirmé que "la vallée de la Meuse ne peut continuer à glisser comme elle le fait aujourd'hui". Pour la maintenir en vie, il a martelé que la solution consistait à faire du développement économique la priorité des priorités du Conseil régional, alors qu'aujourd'hui cette compétence ne bénéficie que de 5 % du budget régional.

Puis, après avoir rappelé que cet axe stratégique serait financé, dans le cadre d'un budget constant, par des économies de fonctionnement grâce notamment à la suppression des doublons administratifs, il a donné quelques exemples de mesures envisagées : la suppression de l'obligation de créer au minimum 5 emplois pour bénéficier d'une avance remboursable de la région, le développement de la filière bois ou encore le soutien au développement durable par la mise en place de partenariats public-privé pour équiper de centrales hydro-électriques les 14 barrages de la vallée de la Meuse qui sont sur le point d'être refaits. Ensuite, il a mis l'accent sur la formation, en promettant de favoriser l'apprentissage grâce au système "une entreprise, un apprenti", et il a dressé la liste des infrastructures qu'il considère prioritaires, à savoir la branche ouest du Y ardennais avec une liaison rapide entre Rocroi et Fumay, le port de Givet, la ligne Givet-Dinant qu'il considère comme le chaînon manquant de la ligne Reims-Namur et les lycées qui n'ont pas encore été rénovés comme celui de Revin. Enfin, il a conclu son propos en affirmant qu'il serait vigilant sur la sauvegarde du lycée de Givet, sur le développement de la recherche à Charleville-Mézières (on peut toujours rêver !) et sur le maintien d'une activité industrielle dans la vallée de la Meuse.

Après quelques mots de ses colistiers, la parole a été donnée au public. L'un des premiers à s'exprimer a été Gilbert Leclercq, notre bon maire, qui, après s'être fait remarquer en arrivant près d'un quart d'heure en retard, a démontré son étroitesse de vue et sa méconnaissance de l'enjeu de l'élection en demandant quelles mesures seraient prises pour que la commune d'Aubrives bénéficie de compensations qu'il estime légitimes étant donné qu'elle n'a reçu que 30.000 euros de subventions du Conseil régional au cours des 10 dernières années. Poliment, Bernard Dekens a d'abord noyé le poisson, en promettant la mise en place d'un fonds de solidarité pour les Ardennes et la Haute Marne, avant de dévoiler au détour d'une réponse à la question d'un autre membre du public sa véritable position en affirmant que la région ne subventionnerait plus les voiries communales. Puis, les interventions se sont enchaînées et j'en ai profité pour poser 4 questions : quelle part du budget régional serait affectée au développement économique en cas de victoire de la liste de Jean-Luc Warsmann ? La proposition de Jean-Paul Bachy de porter le montant de la carte lycéo de 85 à 100 euros pourrait-elle être reprise à sa compte par la liste UMP ? La mise en place d'un réseau de transport par bus est-elle envisageable pour mieux mailler le territoire qu'avec les seuls TER ? Dans l'hypothèse où le projet de reconstruction du lycée de Revin serait maintenu à l'identique, quelles mesures seraient envisagées pour assurer la pérennité du lycée de Givet ?

La réponse à la 1ère question a été difficile à obtenir, mais après avoir eu droit à une longue digression sur la future fiscalité régionale, j'ai enfin pu comprendre que le chiffre serait compris entre 15 et 20 %. Pour les 2 suivantes, le propos a été plus clair : non, car la priorité dans le domaine de la formation sera donnée à l'apprentissage, et oui étant donné que l'intermodalité sera à l'avenir le socle incontournable de tout système de transport. Quant à la 4ème qui portait sur un sujet visiblement bien maîtrisé, ce fut la mise en place de formations supérieures courtes axées sur le néerlandais et les métiers liés au nucléaire, ce qui suppose bien sûr la construction d'un internat pour héberger les étudiants qui viendront inévitablement de loin. Enfin, le dernier à s'exprimer a été Alain Vandevelde, ancien maire d'Aubrives puis de Givet et ancien conseiller général, qui a élevé les débats en demandant aux candidats leur position sur l'exigence de l'Union Européenne de produire 10 % de biocarburants d'ici à 2020, sur la possibilité d'introduire une clause éthique dans les appels d'offres internationaux de la région, sur le maintien de l'aide régionale en faveur du développement international et sur la mise en place d'un lobbying à Bruxelles. Ces questions pointues n'ont pas toujours trouvé de réponse, mais je dois reconnaitre que dans l'ensemble, les candidats se sont montrés clairs et se sont efforcés d'argumenter sans recourir à la traditionnelle langue de bois. Un bon point pour eux, d'autant qu'ils ont fait l'effort d'aller au plus près des électeurs en organisant une réunion publique dans notre commune dont la population n'atteint même plus les 900 habitants !
LB

jeudi 25 février 2010

Transports scolaires : un petit clic pour une bonne cause


En 1963, lorsque les transports scolaires ont été instaurés dans les Ardennes, le Conseil général de ce département fortement rural a sagement adopté le principe de leur gratuité de la maternelle à la Terminale pour les élèves qui respectent les secteurs de recrutement (la fameuse carte scolaire), sans restriction, à condition que la distance entre le domicile et l'établissement soit au minimum de 3 kilomètres. Ce choix, qui permet de respecter le principe de l'enseignement accessible à tous, a un coût qui s'est élevé progressivement du fait, d'une part des fermetures croissantes d'écoles primaires et de collèges ruraux, et d'autre part de la massification de l'enseignement secondaire. Aujourd'hui, il s'élève à environ 15 millions d'euros par an, soit à peu de chose près l'équivalent de l'augmentation attendue des dépenses d'aide sociale pour 2010. C'est pourquoi, lors du débat d'orientations budgétaires qui a eu lieu au début du mois, Benoît Huré, Président du Conseil général, a invité ses collègues à réfléchir sur l'opportunité de conserver ce système qui est appliqué depuis pratiquement un 1/2 siècle eu égard aux charges nouvelles qui s'annoncent pour le département et au caractère "déresponsabilisant" de la gratuité. Bien sûr, cette proposition a fait réagir la fédération FCPE des Ardennes qui a rendu public le texte suivant :

"Monsieur le Président,
Dans notre département, près de 18.000 élèves, de la maternelle à la terminale sont transportés gratuitement chaque jour pour se rendre à l'école. Lors du débat sur les orientations budgétaires du conseil général, vous avez remis en cause ce principe de gratuité, en invoquant son coût (plus de 15 M€) et les difficultés budgétaires que rencontre le département.
Cette gratuité est nécessaire, elle est indispensable, elle permet d'offrir une plus grande solidarité aux Ardennais sur l'ensemble de notre département majoritairement rural. Cette gratuité aide beaucoup de familles dont le pouvoir d'achat est particulièrement affecté en ce temps de crise. Cette gratuité ne déresponsabilise en rien les familles !!!
Nous, parents d'élèves ardennais, ne sommes pas responsables de l'étranglement financier des collectivités territoriales, il serait trop facile de faire subir aux familles, les conséquences désastreuses de la politique menée par le gouvernement en matière fiscale. Ce gouvernement mène une politique dévastatrice en matière d'éducation, il supprime des classes, ferme nos écoles, nos collèges et oblige par le fait, à envoyer les enfants à des km de leur lieu de résidence, en voulant remettre en cause ce principe de gratuité, le conseil général des Ardennes pénalise davantage les familles.
Alors que nous demandons d’étendre la gratuité des transports scolaires à l’ensemble des élèves, y compris pour les élèves du Chef – lieu du département, Il est donc pour nous inconcevable de revenir en arrière. Nous ne laisserons pas remettre en cause ce principe de gratuité ! "

Si vous désirez apporter votre appui à la démarche de cette fédération de parents d'élèves que le MRC 08 soutient sans la moindre réserve, vous pouvez signez la pétition en ligne sur le site suivant : http://jesigne.fr/transportsscolairesdu08

mercredi 24 février 2010

La photo du jour !

A moins de 3 semaines du 1er tour des élections régionales, la campagne électorale bat maintenant son plein. Après la présentation des listes définitives et leur dépôt officiel, les réunions publiques s'enchaînent à un rythme soutenu, entrecoupées par des débats comme celui qui a opposé avant-hier sur LCI les 2 principaux prétendants à la Présidence de la Région, le divers-gauche Jean-Paul Bachy et l'UMP Jean-Luc Warsmann. Sur le terrain, les distributions de tracts vont bon train, notamment sur les marchés, et les colleurs d'affiches ont ressorti leur matériel soigneusement remisé depuis les européennes de juin dernier.
Parmi eux, les premiers à avoir dégainé sont bien sûr les militants du Front National, passés maîtres dans l'utilisation de cet outil de propagande électorale qui permet de toucher le plus grand nombre par des slogans simplistes sans être vu, suivis logiquement par leurs ennemis jurés de la gauche de gauche. Puis, les troupes de la liste de rassemblement restreint de la gauche sont repassés aux meilleurs endroits, ce qui s'est traduit par un partage plutôt inhabituel de plusieurs emplacements stratégiques comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous prise en bordure de la RD 8051. Étonnant, n'est-ce pas, sauf à penser que certains ont plus confiance dans la réédition de la triangulaire de 2004 pour rester aux affaires que dans les pronostics du baromètre Opinion Way-Fiducial qui les donnent pourtant vainqueurs ... à partir il est vrai des réponses de seulement 43 % des personnes interrogées !

lundi 22 février 2010

Régionales : un 2ème débat instructif et bien mené !


Hier soir, une semaine juste après le 1er débat organisé à l’occasion des élections régionales par France 3 Champagne-Ardenne, auquel avaient participé notamment les 2 principaux prétendants à la Présidence du Conseil régional, à savoir les Ardennais Jean-Paul Bachy et Jean-Luc Warsmann, le 2ème débat annoncé a eu lieu. Autour de la table se trouvaient 3 têtes de liste régionale, Thomas Rose pour Lutte Ouvrière, Eric Loiselet pour Europe Ecologie et Marie Grafteaux-Paillard pour le MoDem … ainsi que Benoist Apparu et Gérard Berthiot qui étaient les heureux bénéficiaires du privilège accordé au nom d’on ne sait quel principe aux listes UMP-NC et PS-PC-PRG d’avoir un temps d’antenne double de celui de leurs adversaires. Comme la semaine précédente, la 1ère question a porté sur les raisons de l’indifférence des citoyens envers l’élection à venir : Eric Loiselet l’a expliquée par la nécessité pour la région d’entrer dans le 21ème siècle, celui de l’économie verte ; Thomas Rose a affirmé qu’elle était due au fait que les vrais problèmes n’étaient pas abordés tandis que Gérard Berthiot a avancé que le problème était soluble en montrant ce qui a été fait depuis 2004, notamment la mise en place de nombreux schémas directeurs qui, d’après lui, commenceraient à porter leurs fruits ; quant à Benoist Apparu et à Marie Grafteaux-Paillard, ils se sont accordés pour dire que la solution consistait à aller sur le terrain à la rencontre des citoyens, avec pour le 1er un programme à leur proposer et pour la 2ème des trésors de pédagogie à déployer.

Puis, lorsque la journaliste a malicieusement demandé s’il fallait considérer ces élections comme un galop d’essai pour les prochaines élections nationales, les réponses ont été très différentes : sans surprise, les représentants de Lutte Ouvrière et de la liste de rassemblement restreint de la gauche ont répondu par l’affirmative ; Marie Grafteaux-Paillard a été plus nuancée, en rappelant cependant qu’elle ne pouvait oublier le déficit de dotation de l’Etat à la région qui s’élèverait à environ 1 milliard d’euros, tandis que Benoist Apparu s’est transformé en normand en se fendant d’un magistral "oui et non" avant d’expliquer que c’était l’occasion de mieux articuler les compétences économiques régionales avec la politique économique nationale ; par contre, Eric Loiselet a refusé cette vision des choses en arguant que l’élection régionale devait rester le temps de la proximité. La 3ème question a porté sur l’installation de la vidéo-surveillance dans les lycées, compétence fondamentale des régions. Tous s’y sont opposés, préférant le renforcement des moyens humains quitte à les financer par une augmentation de la taxe intérieure sur les produits pétroliers comme l’a suggéré la représentante du MoDem … sauf bien sûr Benoist Apparu, membre du gouvernement, qui a rappelé le succès de ce système dans les villes qui y ont recouru. Ensuite, les candidats ont été invités à dévoiler les mesures qu’ils envisagent pour retenir les jeunes diplômés : elles se sont limitées à offrir la gamme la plus large possible de formations pour Berthiot, adapter l’offre de formations autour des filières d’avenir pour Loiselet qui les imaginent parées de vert, arrêter de donner la priorité à l’apprentissage pour Rose, mettre en place des filières axées sur la valorisation de la matière première agricole pour Apparu ; quant à Marie Grafteaux-Paillard, aidée par sa fonction de chef d’établissement scolaire, elle a été la seule à avoir une vision globale du problème en proposant de faciliter l’accès à la culture en milieu rural, de mettre en place de nouvelles filières de formations tout en adaptant celles existantes et de faire un effort substantiel sur la validation des acquis de l’expérience.

La fin du débat a permis d’aborder 2 sujets touchant directement au quotidien des champardennais. Le 1er a été la faible densité des médecins que Gérard Berthiot et Benoist Apparu ont proposé de combattre en aidant à l’implantation de maisons médicales pluridisciplinaires, et Marie Grafteaux-Paillard en mettant en place un système de co-financement partiel des études en échange de l’engagement d’exercer dans une zone rurale de la région. Le 2ème, portant sur la place que les TER devait avoir dans la politique régionale de transport, a été l’occasion d’un front uni contre Benoist Apparu qui s’est élevé contre le financement des nouveaux TER par des emprunts d’une durée de 35 ans. Il a aussi permis aux représentants d’Europe Ecologie et du MoDem de se positionner en faveur de la réouverture d’un certain nombre de gares pour mieux mailler le territoire. Surtout, il a été l’occasion pour Benoist Apparu, après la passe d’armes qui avait vu Thomas Rose et Gérard Berthiot l’attaquer sur la politique fiscale du gouvernement, de réaffirmer sa volonté d’enrayer la hausse des impôts par la mise en place d’une sélection plus drastique dans les priorités de la région. Au total, les téléspectateurs ont donc eu droit à 45 minutes d’échanges clairs, sans langue de bois, sur des sujets concernant réellement l’élection à venir. Pour le MRC 08, c’est une bonne chose, même si elle aurait pu être nettement meilleure avec une programmation en première partie de soirée plutôt qu’à 23h30 …

mardi 16 février 2010

Régionale : un 1er débat sans véritable surprise


Toute imprégnée de sa mission de service public et convaincue qu'elle est le média le mieux formaté pour traiter des élections régionales qui auront lieu le mois prochain, France 3 Champagne-Ardenne a décidé d'organiser 2 soirées-débat avec les têtes de liste pour permettre aux forces en présence d'exposer leur programme et de confronter leurs points de vue. Alliance centriste s'étant retiré de la compétition au prétexte qu'elle ne disposait pas d'un espace stratégique suffisant pour s'exprimer, les 8 listes qui ont officiellement fait acte de candidature bénéficieront ainsi d'un accès au petit écran, ce dont tout citoyen doit se réjouir, mais qui sera hélas inégal puisque les listes UMP-NC et PS-PC-PRG auront le privilège de participer aux 2 soirées alors que les 6 autres devront se contenter d'une seule.

La 1ère de ces soirées-débat a eu lieu dimanche dernier, jour de la saint Valentin, avec en guise d'amoureux transits de la Présidence du Conseil régional le sortant Jean-Paul Bachy (divers gauche à la tête de la liste PS-PC-PRG), son principal concurrent Jean-Luc Warsmann (UMP-NC), Bruno Subtil (FN), Anthony Smith (NPA-PG-Alternatifs) et Ghislain Wysocinski (Alliance Ecologique Indépendante). Après le classique tour de table, le manque d'intérêt des Champardennais pour l'élection a été soulevé : Warsmann l'a expliqué par l'éloignement existant entre la région et ses habitants et a proposé d'y remédier par le choix de candidats provenant de chaque bassin d'emploi et par la tenue de permanences par les futurs conseillers régionaux ; Bachy s'est contenté de dire que la région est un échelon administratif plus récent que les départements et les communes ; Subtil a fait remarquer que c'est la preuve de l'inutilité des 2,3 millions d'euros dépensés chaque année par la région pour sa communication ; quant aux 2 autres têtes de liste, elles ont considéré que c'était la marque d'une offre politique qui ne convient pas aux citoyens. Personne hélas n'a jugé opportun de relever, même à mots couverts, que c'est en partie dû aux médias qui, certes, organisent parfois des débats, mais à 23h30, heure plus propice au sommeil qu'à la réflexion politique.

Puis la discussion a été amenée par Anthony Smith sur les difficultés économiques de la région, avec 3.240 salariés licenciés l'an dernier. Jean-Luc Warsmann en a profité pour marteler son credo, à savoir travailler ensemble avec tous les élus de terrain pour compenser le handicap d'être une petite région de seulement 1,3 millions d'habitants se classant au 21ème rang sur 22 pour les pertes d'emplois entre 2000 et 2008. Jean-Paul Bachy s'est efforcé d'expliquer cette situation par la difficulté d'agir dans une région à contre-courant de la politique nationale. Bruno Subtil a renvoyé dos à dos "le champion de l'augmentation de la fiscalité régionale" et le "sarkozyste honteux" sans rien proposer de concret ... contrairement à Ghislain Wysocinski qui a souhaité un rééquilibrage entre les sommes allouées au développement économique (18 millions d'euros) et à l'ensemble lycée-formation professionnelle (248 millions d'euros) afin d'arrêter de former des jeunes qui quittent ensuite la région pour aller travailler en Ile-de-France. Cette incursion dans le domaine de la formation a permis au président sortant de rappeler son attachement à l'apprentissage, dont le nombre de bénéficiaires a augmenté de 20 % depuis 2004, et à son principal concurrent de lancer l'idée "une entreprise un apprenti" grâce à la réduction des formalités pour les patrons et au cofinancement des permis de conduire par la région.

Les énergies renouvelables et les agro-ressources ont ensuite été abordées. De façon surprenante, le plus incisif sur ces questions a été le représentant de la liste NPA-PG-Alternatifs qui s'est lancé dans une diatribe en affirmant que "de Bure à Soulaines, de Chooz à Nogent, aujourd'hui la Champagne-Ardenne risque de devenir une véritable poubelle nucléaire". L'écologiste Ghislain Wysocinski s'est montré plus modéré en plaidant pour la mise en place de circuits courts, tout comme Jean-Paul Bachy et Jean-Luc Warsmann qui ont proposé de renforcer le pôle de compétitivité agro-ressources. Cette convergence de vue ne les a cependant pas empêché d'avoir une passe d'armes très ferme lorsque, en réponse à l'attaque du divers gauche qui a affirmé à la tête de liste de l'UMP "ce que vous promettez, nous le faisons, on a montré le bon chemin", ce dernier a asséné "Monsieur Bachy, vous faites de la politique comme il y a 50 ans en expliquant que tout est bien d'un côté et que tout est mal de l'autre". Quant au reste du débat, il a été constitué par quelques échanges sur la réforme territoriale en cours et par l'énoncé de la 1ère mesure qui serait prise en cas de victoire par chacun des participants. Rien de révolutionnaire donc, mais un bon exercice de démocratie qui sera complété dimanche prochain par la 2ème soirée-débat que le MRC 08 suivra, afin de pouvoir définir une position pour le 14 mars, avec un grand intérêt.

lundi 15 février 2010

Services déconcentrés de l'Etat : simplification ou 1ère étape du big-bang territorial ?


Jusqu'à l'an dernier, lorsqu'une association sportive avait besoin d'une aide quelconque, elle s'adressait à la DDJS (direction départementale de la jeunesse et des sports), lorsqu'un citoyen victime d'un commerçant indélicat souhaitait faire valoir son bon droit il contactait la DDCCRF (direction départementale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes), lorsqu'une collectivité constatait un problème sur une voie départementale elle alertait la DDE (direction départementale de l'équipement), lorsqu'une école découvrait un cas de maltraitance sur un enfant elle en faisait part à la DDASS (direction départementale de l'action sanitaire et sociale). Bref, lorsqu'une information s'avérait nécessaire ou qu'un problème se posait, un contact était pris avec la direction départementale compétente qui faisait de son mieux pour répondre à la requête. Un bel exemple de rationalité, êtes-vous certainement en train de penser, mais pas pour le gouvernement qui a trouvé cette façon de procéder d'une incroyable complexité ! C'est pourquoi, afin "de mieux répondre aux attentes de la population et aux enjeux de demain" (credo gouvernemental de l'automne 2009) et "d'unifier la parole de l'Etat en formant une équipe resserrée autour du préfet" (credo gouvernemental revu et corrigé de janvier 2010), les services déconcentrés de l'Etat ont été réorganisés à compter du 1er janvier 2010.

Désormais, aux côtés de l'Inspection Académique, de la Trésorerie générale dont la fusion avec la direction des services fiscaux est déjà prévue, et de la délégation territoriale de l'ARS (autorité régionale de la santé) qui récupérera avant le 1er juillet la partie "santé" de la DDASS, 3 unités territoriales de directions régionales ont été mises en place : l'UT DIRECCTE compétente en matière de travail et d'emploi qui a succédé à l'ex DDTEFP, l'UT DRAC qui s'est substituée à l'ex service de l'architecture et du patrimoine ainsi que l'UT DREAL qui a pris le relais de l'ex subdivision de la DRIRE dans l'environnement, l'aménagement et le logement. Quant aux autres directions départementales, elles ont été regroupées dans 2 nouvelles structures interministérielles : la DDT (direction départementale des territoires) dont les 240 agents issus de la DDEA ainsi que du bureau de l'urbanisme et de l'environnement de la Préfecture, désormais répartis en 4 services (économie agricole, eau-aménagement du territoire-environnement, ingéniérie et sécurité, logement et droit des sols), ont pour mission la mise en oeuvre des politiques publiques d'aménagement et de développement durable du territoire ; la DDCSPP (direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations) dont les 80 agents sont répartis entre une sous-direction de la cohésion sociale, chargée de renforcer le lien social à partir de 2 services (jeunesse-sport-vie associative, insertion-logement-Ville-égalité des chances) constitués essentiellement à partir de la DDJS, du pôle social de la DDASS ainsi que du bureau du service de la ville de la Préfecture, et une sous-direction de la protection des populations chargée de garantir la sécurité économique et sanitaire à partir de 4 services (concurrence-protection économique-sécurité des consommateurs, sécurité sanitaire de l'alimentation, santé et protection animales, environnement) créés à partir de la DDSV et de la DDCCRF.

En guise de simplification, vous reconnaîtrez qu'il y a beaucoup mieux ! Surtout si on rajoute que les services de la DDT à Charleville-Mézières sont installés pour une moitié rue des Granges Moulues et pour l'autre moitié rue du Petit Bois ... dans un bâtiment partagé avec 3 des services de la DDCSPP, laquelle a aussi à sa disposition des locaux dans la rue de la Porte de Bourgogne, dans l'avenue François Mitterrand et dans la rue des Martyrs de la Résistance. Pour le MRC 08, la logique de cette réorganisation des services déconcentrés de l'Etat ne se trouve donc pas dans la volonté d'optimiser leur action en créant une grande structure efficace axée sur les territoires et une autres sur les populations qui les habitent. Elle est plutôt à aller chercher dans l'espoir de faire des économies de fonctionnement, voire de faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat, puisqu'une grande partie des 34 bâtiments carolomacériens jusqu'alors utilisés par les anciennes directions départementales se retrouvent sans usage. A moins que cette réorganisation, qui se résume au renforcement des directions régionales et à la mise en place de 2 usines à gaz départementales à l'efficacité très incertaine, ne soit destinée à anticiper le projet de réforme des collectivités territoriales dont l'un des buts est la disparition progressive des départements au profit des régions. Machiavélique, n'est-ce pas, mais de la part d'un gouvernement aussi retors, on peut s'attendre à tout, et notamment au pire !

vendredi 12 février 2010

Le coup de coeur du MRC 08

Cette chanson se trouve sur un album qui peut être commandé sur Amazon (http://tinyurl.com/b277d2) et sur itunes (http://tinyurl.com/czn3rr).

jeudi 11 février 2010

La phrase du jour


"C'était pour rendre service à la salariée concernée que le rendez-vous a été fixé devant la Préfecture", tels sont les mots prononcés par le responsable ardennais de TFN, le géant de la prestation de services aux entreprises qui réalise grâce au travail de plus de 40.000 salariés un chiffre d'affaires supérieur à 600 millions d'euros, pour justifier la tenue d'un entretien préalable à licenciement ("le rendez-vous") sur le trottoir jouxtant les grilles de la Préfecture ("devant")! Dans ce secteur d'activité où la vulnérabilité du personnel recruté est entretenue par la précarité des contrats proposés, tout le monde sait que la morale et le respect du code du travail ne sont pas des vertus cardinales. Mais de là à procéder à un acte aussi important qu'un entretien préalable à sanction pouvant aller jusqu'au licenciement dans un lieu hautement public au vu et au su de n'importe quel passant, il y a plus qu'un pas, il y a un gouffre inadmissible pour toute personne attachée au respect de la loi en général et à la dignité humaine en particulier. Quant à la proposition du responsable de TFN d'améliorer, à la demande de la salariée, la confidentialité de l'entretien en le réalisant dans sa voiture garée un peu plus loin au pied d'un immeuble HLM, elle ne rend en rien la démarche plus acceptable pour le MRC 08.

Bravo donc au truculent sexagêneur du microcosme politique carolomacérien, Jean-Charles Van Bervesseles, d'avoir rendu publique cette information qui est loin d'être un simple fait divers. Merci au journal "l'Ardennais" d'avoir largement relayé cette ignominie dans les colonnes de son édition de hier. Et bien sûr, honte à celui qui a eu recours à un procédé aussi abject ainsi qu'à ceux, plus haut placés dans l'entreprise, qui ont créé les conditions permettant une telle dérive.

mercredi 10 février 2010

Nexans : c’était bien des licenciements boursiers !


En septembre dernier, la nouvelle était tombée comme un coup de massue à Fumay : 53 emplois sur 258 allaient être supprimés à l’usine Nexans, le 1er employeur de la ville ! Le motif ? Officiellement, la crise économique qui avait entraîné au 1er semestre 2009 une chute de 16,4 % de l’activité câbles, à taux de change et prix des métaux, constants et un effondrement de 26,3 % de la branche câbles LAN pour la câblage des bâtiments et des réseaux informatiques qui constitue l’essentiel de la production du site fumacien. Une véritable catastrophe, qui avait réduit à zéro la contribution opérationnelle de cette branche, fait plonger les comptes du groupe dans le rouge à hauteur de – 57 millions et imposait une restructuration en urgence ! Officieusement, la volonté de maintenir la marge opérationnelle du groupe à 6 % du chiffre d’affaires afin de réduire la dette pour être en position de saisir toute opportunité de croissance externe, ambition cautionnée par l’Etat qui avait investi plus de 50 millions d’euros dans l’entreprise par l’intermédiaire du Fonds Stratégique d’Investissements pour accompagner les grandes manœuvres à venir. La perte nette du 1er semestre, due en grande partie à une charge pour restructuration de 53 millions, ressemblait donc déjà plus à un alibi qu’au reflet de la véritable santé de Nexans.

La publication ce matin des résultats de l’entreprise pour la totalité de l’année 2009 confirme hélas ce sentiment. Certes, avec un chiffre d’affaires de l’activité câble en chute de 17,2 % par rapport à 2008, la dégradation constatée au 1er semestre n’a pas été enrayée. Par contre, le résultat opérationnel, attendu par les analystes financiers à 190,9 millions d’euros, a largement dépassé les prévisions en s’établissant à 241 millions, ce qui a permis au groupe d’atteindre son objectif d’une marge opérationnelle de 6 %. Mieux, le résultat net est redevenu bénéficiaire de 8 millions d’euros ! Évidemment, on pourra toujours dire qu’il est 10 fois moins élevé qu’en 2008 lorsqu’il avait atteint 82 millions, mais en le retraitant des charges de restructuration (c'est-à-dire des coûts liés aux fermetures d’usines et aux licenciements) qui se sont élevées à 119 millions, il atteint 127 millions d’euros, soit une progression de 55 %. Quant à la branche câbles LAN qui concerne au 1er chef l’usine de Fumay, elle a connu un 2ème semestre meilleur que le 1er puisque la baisse annuelle de son chiffre d’affaires a été contenue à 23,1 % et que son résultat opérationnel annuel s’est élevé à 6 millions d’euros.

Les chiffres ont donc parlé ! Les 1.800 salariés touchés à l’échelle mondiale par la restructuration du groupe n’ont pas été licenciés par une entreprise moribonde au bord de la faillite, ils ont été sacrifiés pour répondre aux critères de rentabilité imposés par les actionnaires d’un groupe qui a réussi à diviser en un an son endettement par 4 pour le ramener à 7,5 % seulement de ses fonds propres. C’est encore plus vrai pour les 53 salariés de l’usine de Fumay puisque la direction reconnaît que "la baisse de production des câbles LAN masque toutefois un redressement au second semestre, après un 1er semestre marqué par un fort déstockage des distributeurs". Pour le MRC 08, il ne s’agit donc pas de licenciements économiques, mais bien de licenciements boursiers. D’ailleurs, il en existe une preuve incontestable : la décision de la direction de proposer au titre de l’année 2009, annus horribilis pour les salariés, le versement d’un dividende de 1 euro par action, ce qui représentera un décaissement total de l’ordre de 28 millions d’euros largement supérieur au bénéfice de l’année ! Joli signe de confiance dans l’avenir, n'est-ce pas, que les salariés licenciés apprécieront à n’en pas douter à sa juste valeur.

samedi 6 février 2010

Régionales : la campagne est lancée !


A moins de 40 jours des élections régionales, les formations politiques qui brigueront les suffrages des électeurs sont désormais sorties du bois. En Champagne-Ardenne, sauf surprise de dernière minute, elles devraient être au nombre de neuf puisque 2 nouvelles listes se sont déclarées pendant le mois de janvier : Alliance centriste, qui sera dirigée par le maire de la commune marnaise de Montigny-sur-Vesle, Raynald Dutot, et Lutte ouvrière qui sera emmenée par Thomas Rose, qui fut conseiller régional de 1998 à 2004. Pas de quoi bouleverser la donne a priori, mais assez pour remettre en cause les ambitions des 2 listes qui nourrissent l'espoir de dépasser les 5 % pour pouvoir fusionner au second tour, à savoir le MoDem, qui ne manquera pas de voir dans la candidature d'Alliance centriste une opération orchestrée par l'Elysée pour le torpiller, et le Front de Gauche qui devra bien malgré lui partager les voix des opposants au capitalisme. Quant aux listes connues depuis longtemps, elles n'ont pas subi de changement majeur, à l'exception notable d'Europe Ecologie qui voit s'éloigner la possibilité d'atteindre la barre des 10 % des inscrits synonyme de possibilité de maintien au 2ème tour du fait de la contestation de son chef de file régional, l'ex-socialiste Eric Loiselet, par les Verts ardennais et marnais.

Les acteurs étant connus et l'échéance approchant à grand pas, les 2 principaux ténors viennent de lancer leur campagne. C'est ainsi que Jean-Paul Bachy, après avoir présenté à la Maison des syndicats à Châlons en Champagne sa liste de rassemblement restreint de la gauche, a tenu une réunion publique lundi dernier à Charleville-Mézières. Entouré de ses colistiers socialistes et communistes, il s'est efforcé, d'une part de donner un caractère national au scrutin en affirmant, par l'intermédiaire de Claudine Ledoux "qu'il faut garder nos régions pour ne pas abandonner nos pouvoirs à Sarkozy", et d'autre part de jouer sur son éternel credo, la fibre provinciale, en appelant à "refuser d'être les otages d'une OPA téléguidée depuis Paris". Puis il a développé son programme axé sur "la poursuite du travail commencé" en promettant d'aider davantage les entreprises (la bonne vieille méthode des subventions sans contrepartie a la vie dure !), de renforcer l'action sociale, par exemple en développant la formation professionnelle ou encore l'aide aux jeunes pour l'obtention du permis de conduire, d'améliorer les infrastructures grâce entre autres à la construction d'une voie rapide entre la branche ouest de l'Y ardennais que l'on attend toujours et la vallée de la Meuse, et de mieux aménager le territoire en défendant les services de proximité, en luttant contre les déserts médicaux ainsi qu'en oeuvrant pour la modernisation des hôpitaux ruraux (les Rethélois dont la maternité sera bientôt fermée après une décision approuvée par le maire socialiste de Vouziers apprécieront !). Bien sûr, il a accompagné l'ensemble d'une touche verte, très à la mode, en s'engageant à valoriser les produits de la nature via le pôle recherche. Un vrai inventaire à la Prévert, dans lequel on cherche en vain le fil conducteur !

Dans un style très différent, Jean-Luc Warsmann, qui a su réaliser l'unité de la droite en intégrant sur ses listes des candidats issus du Nouveau Centre, a préféré dépolitiser les élections. Pour ce faire, il a choisi un slogan de campagne consensuel ("moins de politique, plus d'action : c'est urgent pour notre région"), il s'est refusé à faire porter au Conseil régional sortant la responsabilité des difficultés que connaît actuellement la Champagne-Ardenne et il s'est délibérément placé sur le terrain économique. Rappelant malicieusement que "la Champagne-Ardenne était déjà en crise avant la crise", il a fait ouvertement le choix du renouvellement en plaçant en position éligible sur ses listes une nouvelle génération d'élus de terrain "qui ont fait leurs preuves et obtenu des résultats dans leur commune, leur département ou leur circonscription", à l'image de Bernard Dekens, maire de Vireux-Wallerand et président de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse. Parallèlement, il a proposé aux champardennais de prendre la parole et de participer à l'élaboration de son programme en faisant parvenir à chaque foyer un questionnaire pour connaître leur vision de la région et leurs attentes. Une démarche de pure forme dont le MRC 08 n'est pas dupe, mais qui lui permet de profiter de l'engouement dont bénéficie la démocratie participative remise à la mode en son temps par Ségolène Royal. Sera-ce suffisant pour reprendre la région à la gauche, qui s'en était miraculeusement emparée en 2004 à l'issue d'un tsunami rose et d'une triangulaire imposée par le FN qui ont beaucoup de chances de ne pas se reproduire ? A en croire les analystes politiques, oui, mais il serait plus sage d'attendre encore un peu avant de vendre définitivement la peau de l'ours, ou plutôt du sanglier !

vendredi 5 février 2010

Ardenne Rives de Meuse : 2ème édition d'une initiative bienvenue


Hier soir, dans la magnifique salle de l'espace de spectacles "Le Manège" à Givet, la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse a présenté pour la deuxième année consécutive ses voeux aux conseillers municipaux des 17 communes qui la constituent. Devant un auditoire d'une soixantaine de personnes, soit un peu plus qu'en 2009, le président Bernard Dekens, certainement conscient de la rétention d'informations faite plus ou moins volontairement par certains délégués communautaires, a d'abord affirmé que cette cérémonie trouvait toute sa place dans l'information due aux conseillers municipaux, pour peu que ceux-ci fassent l'effort de venir la chercher. Puis il a invité le public à découvrir, par l'intermédiaire d'un diaporama de grande qualité d'une durée de 55 minutes, les actions menées l'an dernier par la Communauté de communes. Comme d'habitude, elles ont été nombreuses, ce qui n'a rien d'étonnant au vu de la liste impressionnante de compétences prises par l'intercommunalité depuis les 21 ans qu'elle existe !

Parmi les réalisations montrées, l'accent a d'abord été mis sur les actions économiques. Après un rappel de la liste des entreprises installées sur les parcs d'activités communautaires, dont le plus important est le Pacog qui emploie désormais 170 personnes, le port de Givet a eu tous les honneurs : certes, il n'a pas échappé à la crise économique puisqu'avec 229.000 tonnes manutentionnées, son trafic a baissé de 40 % par rapport à 2008, mais la qualité de ses infrastructures a été améliorée et 3 entreprises s'y sont installées, à savoir Aerofleet France (4 emplois), Belgian Scrap Terminal (5 emplois) et Gema (7 emplois dans une partie de l'ancienne usine Cellatex située à proximité immédiate). Puis la collecte des déchets a été méticuleusement disséquée : 8.213 tonnes de déchets ménagers pour un coût total de 2.304.000 euros, soit 103 euros par habitant et par an, 962 tonnes de déchets issus du tri sélectif qui est pratiqué par 6.228 foyers et 4.600 tonnes récupérées dans les 3 déchèteries communautaires qui ont fait l'objet d'une importante modernisation. Le reste des informations a porté, entre autres, sur l'activité de l'aire d'accueil des gens du voyage dont c'était la 1ère année pleine de fonctionnement (4.042 caravanes et 11.721 personnes reçues), sur la médiatisation dont a bénéficié le parc Terr'Altitude, sur la fréquentation des piscines de Fumay (12.300 entrées payantes) et de Vireux-Wallerand (9123 entrées payantes) ainsi que sur les efforts réalisés pour obtenir la réouverture de la ligne ferroviaire Givet-Dinant. Par contre, le centre aqualudique Rivéa, malgré ses 24 salariés, son nouvel espace fitness et les espoirs qu'il avait soulevé lors de son ouverture, n'a été étonnamment abordé que de façon très rapide.

Après la projection, Bernard Dekens a repris la parole pour regretter que la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse, qui emploie actuellement 176 salariés et qui est le résultat "d'un consensus politique fort entre nos communes, au sens noble du terme", reste trop méconnue par ses habitants. Pour remédier à cet état de fait dommageable, il a proposé d'entamer une réflexion sur la signalétique communautaire, qui devrait aboutir à la pose de totem aux différentes entrées du territoire de l'intercommunalité. Il a ensuite insisté sur les 13.448.674 euros reversés aux 17 communes et a rappelé que cette somme représente 50 % du produit de la fiscalité communautaire. Puis, chose étonnante de la part d'un élu UMP candidat aux prochaines élections régionales, il a fait part de ses craintes sur les conséquences de la suppression de la taxe professionnelle et sur le projet de loi réformant les collectivités territoriales. Enfin, concernant la demande de Revin et Anchamps d'entrer dans l'intercommunalité, il a surpris l'auditoire en affirmant qu'il y apporterait une réponse positive ... avant de le rassurer en précisant que cela se traduira par un refus qui sera éclairé par la mise noir sur blanc de l'impact qu'une telle entrée aurait sur la fiscalité et les reversements aux autres communes. Au total, ce fut donc une belle séance d'information qui sera suivie, je l'espère, par beaucoup d'autres.
LB

mercredi 3 février 2010

Régionale : le MRC ne se vend pas pour un plat de lentilles !


"Au cours des discussions engagées depuis près de trois mois avec le Parti Socialiste dans le cadre des élections régionales de mars prochain, le Mouvement Républicain et Citoyen s’est toujours efforcé de faire des propositions raisonnables et responsables tant sur le plan politique qu’électoral. En effet, le volet électoral de l’accord que nous proposions se limitait à une candidate ou un candidat MRC en position éligible, ou le cas échéant en position charnière. Les dirigeants du PS local, une fois encore au mépris des accords nationaux conclus entre le PS et le MRC par Martine AUBRY et Jean-Pierre CHEVENEMENT, ont refusé ces propositions.

Notre seul objectif était de contribuer au rassemblement des forces de gauche et de progrès afin de conserver cette région à gauche et au-delà, de participer en Champagne-Ardenne comme dans tout le pays à une refondation républicaine de la gauche pour offrir à nos concitoyens une véritable alternative politique. Manifestement, ce n’est pas le choix du PS en Champagne-Ardenne. En lorgnant toujours davantage vers les écologistes et le Modem, il affiche clairement sa préférence pour une gauche social-libérale.

Dans ces conditions, le MRC n’apportera pas son soutien à la liste conduite par Jean-Paul BACHY en mars prochain. Le PS prend ainsi le risque et la responsabilité de favoriser, l’implantation de M. WARSMANN, représentant d’une droite dure et principal soutien dans notre région de la politique libérale de M. Sarkozy. C’est dommage pour la gauche et pour la Champagne-Ardenne."
(communiqué de Claude MAITROT, coordinateur régional du MRC pour les élections)