Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

vendredi 28 septembre 2012

Le MRC 08 perd un deuxième pilier...


"Lorsque j’ai rejoint le MRC en 2003, il représentait une des formations les plus novatrices et originales du système politique français. Au courant républicain, il joignait des aspects intéressants des deux autres composantes de la gauche, la social-démocrate et même la radicale. Sur la politique européenne, sur l’éducation, sur l’intégration ou encore sur la politique étrangère, il était le seul à offrir des positions à la fois réalistes et visionnaires. La personnalité de son principal dirigeant, ancien ministre de Mitterrand et candidat aux présidentielles, lui donnait une audience nationale. Cet élan, encore vivace après la percée des présidentielles 2002, était nécessaire, au premier chef, dans le département des Ardennes, où j’ai représenté le mouvement comme trésorier.

Aujourd’hui, après bien des occasions manquées, après surtout l’incapacité de tirer parti de la victoire au référendum de 2005, le retrait prévisible de Jean-Pierre Chevènement de la vie politique laisse d’ores et déjà la place à une nouvelle donne, comme vient d’en témoigner la position du parti sur le budget 2013. Sans préjuger de ce qui sera négocié et décidé dans les mois suivants, l’intégration actuelle à la galaxie socialiste me paraît suffisamment stérile pour que je renonce à lui accorder ma très modeste caution. Je ne désire pas non plus cautionner une éventuelle transformation en un think tank politiquement correct. Sans rien renier de mon estime pour le fondateur du MRC, je démissionne donc de cette formation et consacrerai désormais mon activité militante au Parti de Gauche, qui a l’avantage d’allier l’opposition du MRC à l’Europe libérale et une visibilité nettement plus grande, en particulier lors des grandes échéances électorales".

(communiqué de Boris Spirta, 27 septembre 2012)

mercredi 26 septembre 2012

Le MRC 08 perd sa tête !


"Dans la vie, il est des moments où il faut savoir dire stop ! Depuis mes années de lycée, j’ai toujours été très intéressé par la politique et ce ne sont pas les études d’histoire que j’ai ensuite suivies qui ont atténué mon goût pour ce domaine, bien au contraire. J’ai donc adhéré relativement vite à un parti politique. C’était en 2001 et il s’agissait du MDC, le Mouvement des Citoyens fondé 9 ans plus tôt par Jean-Pierre Chevènement. A ma modeste échelle, j’ai participé à la campagne présidentielle menée l’année suivante par cet homme d’Etat que j’ai toujours admiré pour la profondeur de ses analyses, pour ses prises de position visionnaires et pour son courage politique hors pair. Je l’ai accompagné dans l’aventure du Pôle Républicain. Puis, en 2003, lorsqu’il a fondé le Mouvement Républicain et Citoyen, je l’ai soutenu de mon mieux en créant et en animant dans les Ardennes une antenne de ce nouveau parti politique.

Je me reconnaissais alors pleinement dans le programme de cette formation, qui était la seule à lier la question sociale à la question nationale et qui proposait une refondation républicaine de la France qui ferait passer l’intérêt général avant les intérêts particuliers. Hélas, depuis, le MRC a commis de graves erreurs dans sa stratégie électorale, par exemple en acceptant en 2007 de ne pas présenter de candidats aux élections législatives dans les circonscriptions ayant des sortants socialistes, ou encore en renonçant en 2009 à présenter des listes aux élections européennes alors qu’il avait un message fort et original à défendre. Les résultats ne se sont pas faits attendre : le MRC a vu disparaitre le peu de visibilité qu’il possédait et, surtout, il a perdu le bénéfice du financement public ! Il a alors trouvé une planche de salut en se rapprochant du PS, d’abord prudemment, puis d’une façon de plus en plus décomplexée au point d’en être devenu aujourd’hui ce qu’il faut bien appeler un satellite.

Cette réorientation stratégique a abouti à un positionnement politique difficilement compréhensible par les électeurs puisque les actes du MRC, désormais en grande partie calqués sur ceux du parti à la rose, sont de plus en plus en contradiction avec les belles idées qui figurent dans son programme ! Le dernier exemple en date de ce grand écart est le traité budgétaire européen. Les parlementaires MRC voteront contre, ce qui leur permettra de rester fidèles à l’objectif d’une réorientation de la construction européenne réclamée haut et fort par le parti. Pour autant, comme il l’a déjà annoncé à l’issue de son université d’été, cela n’empêchera pas le MRC de voter le budget 2013. Autrement dit, tout en vouant aux gémonies le nouveau cadre budgétaire imaginé par les plus hautes autorités européennes, il acceptera les mesures contraintes qui seront prises à l’intérieur. Comprenne qui pourra...

Pour ma part, cette position ubuesque est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ! Même en me forçant, je n’arrive plus à me retrouver dans le comportement actuel du MRC qui me semble n’être qu’une voie sans issue. J’ai donc décidé, en conscience, de démissionner dès aujourd’hui de cette formation politique. Cependant, cela ne signifie pas que je vais arrêter de m’intéresser activement à la chose publique. Bien au contraire ! Je continuerai à le faire en restant moi-même, c’est-à-dire sans ambition personnelle mais avec conviction, en militant désormais à l’intérieur du Parti du Gauche auquel je reconnais, entre autres, deux qualités qui me paraissent fondamentales : son engagement pour une réorientation radicale de la construction européenne en faveur des peuples et une stratégie électorale claire entièrement basée sur la défense d’un programme compréhensible par tous".

(communiqué de Laurent Bouvier, mardi 25 septembre 2012)

lundi 17 septembre 2012

Aubrives : les caisses sont désormais vides !

Samedi dernier a eu lieu une séance du conseil municipal qui a été tout sauf ordinaire. Pourquoi ? D’abord parce qu’elle s’est déroulée moins de 10 jours après la séance précédente, de surcroît à une date pour le moins inattendue puisqu’il s’agissait du 1er jour de la fête patronale. Ensuite parce que son ordre du jour n’était pas plus épais qu’une feuille de papier à cigarette, avec seulement 4 points à traiter. Pourtant, cela n’a pas empêché qu’il y ait foule (façon de parler, bien sûr, tout étant relatif) autour de la table des délibérations puisque 8 élus sur les 14 que compte encore la commune avaient fait l’effort de se déplacer, soit juste assez pour que le quorum soit atteint. Une situation désormais si rare qu’il ne faut surtout pas la passer sous silence !

Evidemment, une telle "affluence" n’était pas fortuite. Elle s’expliquait par le deuxième point de l’ordre du jour, à savoir l’engagement immédiat ou le report de la construction d’une salle polyvalente à vocation sportive et culturelle. Une décision à environ 2,7 millions d’euros TTC qui aurait dû donner lieu à un véritable débat étant donné l’importance des conséquences qu’elle entraînera ! Hélas, ce n’a pas été le cas puisque, malgré la faiblesse des subventions jusqu'alors obtenues (seulement 440.000 euros [environ 25 % du coût des seuls travaux] contre 1.529.202 euros [environ 80 % des mêmes coûts] pour la salle polyvalente d’Auvillers-les-Forges qui a servi de modèle à notre projet) et l’imprécision manifeste du plan de financement exposé qui inclut des recettes encore hypothétiques comme la vente à Bouygues Immobilier pour 260.000 euros des terrains de la Sapinière, il aura fallu moins d’un quart d’heure (5min32 à 19min58) pour que l’autorisation d’engager les travaux soit prise. 

Une légèreté dont on n’a pas fini de payer le prix puisqu’il est désormais acté que la construction de cette salle sans parking va engloutir la quasi-totalité de l’autofinancement communal pour les 3 années à venir ! En clair, cela signifie qu’il sera impossible de procéder à des travaux conséquents de voirie, contrairement à ce qui avait été promis entre autres aux riverains de la rue du Père George, de la rue des orsières, de l’impasse Faure et de l’impasse Ravel. De la même façon, aucun aménagement pour mettre les bâtiments communaux en conformité avec les normes d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite ne pourra être réalisé alors qu’il s’agit d’une obligation. Quant au pôle scolaire qui a été annoncé à grand renfort de tambours et de trompettes, il restera pour ce mandat du domaine du rêve. Enfin, cerise sur le gâteau si je puis dire, quelle que soit l’équipe municipale qui sera élue en 2014, elle ne disposera de quasiment aucun moyen financier pour la première année de son mandat ! Une véritable catastrophe pour la commune dont notre bon maire, qui nous a encore gratifiés d’une sortie pitoyable, portera l’entière responsabilité....
LB

 

Le MRC votera le budget 2013, mais pas le traité européen


Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a indiqué dimanche que son parti soutiendrait le président François Hollande et son gouvernement "en votant le budget" 2013, mais que ses parlementaires n'approuveraient pas le traité budgétaire européen. "Nous soutenons François Hollande les yeux ouverts, avec le désir d'œuvrer à son succès", a-t-il déclaré lors de l'Université d'été du MRC réunie à Belfort. Selon l'ancien ministre, le MRC votera le budget "par loyauté", pour donner "du temps à François Hollande pour qu'il élargisse ses marges de manoeuvre". 

En revanche, les quatre parlementaires MRC n'approuveront pas le traité budgétaire européen (TSCG) qui "retire aux Parlement nationaux la maîtrise de la dépense publique", a-t-il poursuivi lors de son intervention transmise à l'AFP. "Ce que nous voulons, c'est une Europe refondée dans la démocratie des nations et pas un 'machin' pseudo-fédéral où un soit disant 'ministre européen des Finances' nous dicterait notre politique", a souligné le sénateur de Belfort. 

Evoquant le rapprochement annoncé des groupes aéronautiques européens EADS et BAE Systems, il s'est interrogé sur ses conséquences pour la France et les moyens dont elle disposera pour "peser encore" au conseil d'administration d'EADS. "C'est à ces questions qu'il faut répondre pour défendre convenablement les intérêts français et européens. Sinon EADS sera dominé par un axe américano-germanique", a-t-il estimé. 

Rappelant que le MRC a soutenu François Hollande dès le premier tour de la présidentielle, le président du mouvement, Jean-Luc Laurent, a estimé pour sa part que "la crise de la zone euro se niche dans le concept même de monnaie unique". Le traité européen, "ce sont des procédures douteuses au service d'une politique économique absurde, et qui est déjà caduque au moment où l'Allemagne comme la France entrent en récession", a estimé le député du Val-de-Marne. Le prochain congrès du MRC doit se tenir les 15 et 16 décembre à Paris.

(dépêche AFP, dimanche 16 septembre)

jeudi 13 septembre 2012

Et si le nucléaire permettait de développer le photovoltaïque ?

"Le gouvernement souhaite – à juste titre – développer les énergies renouvelables. Mais aujourd’hui 80% des panneaux photovoltaïques sont fabriqués en Chine, dans des conditions désastreuses pour l’environnement. Et l’Allemagne est en train de revoir sa politique de subvention des prix de rachat de l’énergie photovoltaïque, tandis que les sociétés de fabrication de panneaux de ce pays connaissent des difficultés. Or, le prix des panneaux constitue plus de la moitié du coût d’une installation. Il y a donc urgence à développer une véritable filière industrielle en France. 

« Comme elle a su développer la filière nucléaire en son temps, qui est une industrie d’avenir et offre une électricité moins chère et moins polluante, la France est très bien placée pour développer le photovoltaïque. Elle peut et doit se servir de la rente nucléaire pour en assurer le financement. C’est bien sûr vers la complémentarité entre les différentes filières, le nucléaire et les renouvelables, qu’il faut s’orienter, plutôt que sur une guerre stérile entre ces deux formes de production d’électricité » déclare Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et député du Val-de-Marne. 

A l’occasion de la conférence environnementale, le MRC, composante de la majorité gouvernementale, invite le gouvernement à conserver l’indépendance énergétique de la France et à agir pour permettre le développement d’une filière française de technologie et de production photovoltaïque".

(communiqué de presse du Mouvement Républicain et Citoyen, 13 septembre 2012)

mercredi 12 septembre 2012

Chevènement : "il faut aller plus loin dans la réorientation de la construction européenne"


Le Pays: L’université d’été du Mouvement républicain et citoyen aura lieu à Belfort dans une semaine. Comment se porte le MRC aujourd’hui? 
Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort et président d’honneur du MRC: Le MRC se porte bien, il a triplé le nombre de ses députés : il en avait un, il en a trois. Et nous avons la liberté d’expression et de vote à l’intérieur du groupe « socialiste, républicain et citoyen ». Nous sommes dans la majorité présidentielle, désireux d’assurer sa réussite, même si nous pensons qu’il faut aller plus loin dans la réorientation de la construction européenne. 

Lors de l’université d’été, il sera forcément question du départ du MRC d’Étienne Butzbach, le maire de Belfort. 
En aucune manière. Le MRC continue. Il a ses analyses politiques solidement étayées et qui ne vont pas être remises en question par une défection individuelle. 

Tout de même, cela change la donne à Belfort. 
C’est vrai, depuis 1977, la Ville de Belfort a toujours été animée par une majorité Ceres*, MDC (Mouvement des citoyens) ou MRC. Mais le MRC est toujours présent. 

Et entend bien le rester ? 
Oui, clairement. La démarche d’Étienne Butzbach n’obéit qu’à un électoralisme à courte vue. Ce n’est pas en changeant de maillot en milieu de partie qu’on peut figurer à coup sûr dans l’équipe gagnante. Étienne Butzbach devait tout au MRC, son écharpe de maire et la circonscription dans laquelle il a été candidat au mois de juin dernier. Il s’est disqualifié à mes yeux pour conduire une liste d’union de la gauche en 2014. Cela dit, le MRC a toujours eu le souci de l’intérêt général, il défend les intérêts de la population et il s’efforcera de faire en sorte que la municipalité élue en 2008 puisse aller jusqu’à son terme.
S’agissant de la désignation de la tête de liste pour les prochaines élections municipales, c’est l’affaire des partis politiques de gauche, en admettant qu’ils parviennent à s’entendre, chose souhaitable. 

Vous avez soutenu François Hollande durant la campagne présidentielle. Que pensez-vous de l’action gouvernementale ? 
Je pense qu’il faut donner à François Hollande et au gouvernement le temps nécessaire pour traduire leur projet dans la réalité. Il devrait être possible grâce aux emplois d’avenir et au contrat de génération, d’infléchir la courbe du chômage au début de l’année prochaine. Cela dit la réorientation de la construction européenne est pour l’essentiel devant nous. 

Vous êtes contre la ratification du traité budgétaire européen, ratification que veut le PS. 
Je vous rappelle que le Mouvement des citoyens s’est créé en 1992 au moment de la ratification du traité de Maastricht parce que nous considérions que le choix de la monnaie unique était assez grave pour légitimer notre départ du Parti socialiste. Je pense que la suite a confirmé nos analyses. La crise actuelle n’est pas d’abord la crise de la dette, c’est une crise structurelle qui tient aux défauts inhérents à la monnaie unique elle-même. 
Les déséquilibres commerciaux entre Europe du nord et Europe du sud, dont la France, sont très difficiles à résorber dans le cadre d’une zone euro qui rend impossible les dévaluations. Or l’austérité à perte de vue n’est pas une solution au moment où les risques de récession s’accumulent de tous côtés. 

Il est, de nouveau, question du non-cumul des mandats voulu par le président Hollande. Certains élus socialistes se sont prononcés contre l’application immédiate de cette règle. Quelle est votre position ? 
Je n’en fais pas une affaire. Je ne détiens, pour ma part, qu’un seul mandat mais je considère par expérience, que le fait d’avoir exercé un mandat de maire m’a été très utile dans tout le cours de ma vie politique. Je n’aurais pas fait passer la loi sur l’intercommunalité – qui va concerner l’ensemble des communes – si je n’avais pas été longtemps président du district de l’agglomération belfortaine. 

Vous évoquez votre mandat de sénateur. Vous représenterez-vous lors des prochaines sénatoriales, en 2014 ? 
J’y ai réfléchi. Je ferai connaître le moment venu ma réponse. Sachez qu’elle est déjà dans ma tête. 

(entretien de Céline Mazeau avec Jean-Pierre Chevènement pour le journal Le Pays, 09 septembre 2012)

dimanche 9 septembre 2012

Aubrives : un dernier conseil municipal très inquiétant !

Samedi 1er septembre, à 10h00, le conseil municipal d’Aubrives était convoqué pour une séance ordinaire avec, à l’ordre du jour, 11 points seulement dont aucun ne devait a priori donner lieu à de longues discussions. Une reprise en douceur donc pour l’assemblée communale, après la première trêve estivale à avoir été respectée depuis le début du mandat, qui devait logiquement voir la très grande majorité des édiles municipaux prendre place autour de la table des délibérations. Hélas, il n’en a rien été puisque, pour la énième fois en moins de deux ans, le quorum n’a pas été atteint avec seulement 6 élus présents (un record !) sur les 14 que compte encore le conseil municipal ! J’écris bien 14 et non pas 15, comme lors de la dernière réunion, étant donné que, depuis, une conseillère municipale a démissionné, écœurée qu’elle était, pour reprendre les termes figurant dans le courrier notifiant sa décision, par "les méthodes autoritaires et le manque chronique de débats contradictoires" ainsi que par "l’engagement de poursuites judiciaires à l’encontre d’un habitant du village [...] avec les deniers de la municipalité".

Une nouvelle séance a donc été convoquée. Pour quand ? Pour le jeudi 6 septembre, un jour qui en valait bien un autre, à 09h30, un horaire qui lui n’en valait pas un autre puisqu’il empêchait de fait la quasi-totalité des élus encore actifs (économiquement parlant, bien sûr) d’y participer ! Une maladresse, diront certains. Mais pour moi, qui suis maintenant habitué aux méthodes du grand ordonnateur du conseil municipal, c’était à n’en pas douter un choix délibéré destiné à se débarrasser de la présence du gêneur de service que je suis. Jolie tentative en vérité, mais totalement ratée puisque j’ai pu me libérer pour participer à cette réunion qui a rassemblé, en tout et pour tout, 5 élus, soit beaucoup moins que le public qui comptait une grosse douzaine de personnes. Cependant, le quorum n’étant pas indispensable pour cette deuxième convocation, la réunion a pu légalement avoir lieu et elle a duré un peu plus d’une heure, comme le montre l’enregistrement intégral ci-dessous auquel j’ai procédé et que je laisse en libre accès pour la complète information des personnes intéressées.

Que faut-il retenir de cette séance ? Avec l’arrivée de la modernité dans la vie municipale d’Aubrives, chacun pourra se faire sa propre opinion ! Mais, à mon avis, quatre points méritent d’être relevés. Le premier, que je considère comme un moment d’anthologie, a été l’intervention aussi agressive que stupide de Monsieur Hassani, l’adjoint bien connu pour sa propension à dépenser futilement les deniers publics, afin que je cesse tout enregistrement des séances du conseil municipal. Une injonction à laquelle je n’ai évidemment pas donné suite tout en lui communiquant, difficilement étant donné son comportement détestable, les fondements juridiques permettant l’utilisation des moyens audiovisuels pour assurer la publicité des débats (1min34" à 5min32"). Le deuxième point a été l’annonce, brève mais sans équivoque, que la délibération prise le 11 juillet, visant à utiliser l’assurance de la commune pour poursuivre en justice un habitant bien connu du village pour sa probité et les multiples services qu’il a rendus, a été déclarée illégale par les services préfectoraux (6min58" à 8min57"). Pire qu’un désaveu pour notre bon maire qui était bien penaud en faisant cette révélation, une véritable claque qui aura peut-être pour vertu de lui faire remettre les pieds sur terre !

Quant au troisième point, ça a été la vente d’une parcelle dans le nouveau lotissement communal ainsi que de l’immeuble sis 59 et 61 rue du général Sarrail, ce qui fera rentrer dans les caisses de la commune une somme d’environ 100.000 euros qui ne sera pas de trop pour boucler le financement du projet de salle polyvalente à vocation sportive et culturelle (10min55" à 14min52"). Enfin, le dernier point conséquent a été l’octroi de subventions pour un total d’environ 10.000 euros à 9 associations, qui ont toutes obtenu ce qu’elles demandaient, voire plus, à l’exception notable d’Espace Loisirs qui, cette année encore, a fait les frais de ce qui ressemble à de vieilles rancœurs personnelles qu’il faudra un jour se décider à dépasser (34min53" à 42min28"). Au total, cette séance du conseil municipal aura donc confirmé le désintérêt croissant d’un nombre de plus en plus grand d’élus pour les affaires du village. Elle aura aussi montré, avec son ordre du jour squelettique, que la vie municipale est en train de se réduire telle une peau de chagrin. Enfin, elle aura apporté la démonstration que les élus aux affaires doivent plus que jamais être surveillés afin de les empêcher de prendre des décisions illégales. Bref, rien de réjouissant, bien au contraire...
LB

Chevènement sur Arnault : "les élites ne croient plus en la France"

Jean-Pierre Chevènement, sénateur MRC et ancien ministre, a estimé samedi qu'en demandant la nationalité belge, Bernard Arnault montrait que "les élites françaises ne croient plus en la France". "Bernard Arnault, en demandant la nationalité belge, vient de mettre en lumière le principal problème qui se pose à notre pays : les élites françaises, dans leur immense majorité, ne croient plus en la France", a dit le fondateur du Mouvement républicain et citoyen dans un communiqué transmis à l'AFP.

"Cette situation n'est pas nouvelle, poursuit-il, nous l'avons déjà rencontrée dans les années 30", affirme encore M. Chevènement. "Redonner confiance en la France est une tâche très actuelle. Elle interpelle la gauche aujourd'hui au pouvoir, elle constitue en tous domaines la clé du redressement", conclut l'ex-ministre
(comuniqué AFP, samedi 08 septembre)

jeudi 6 septembre 2012

Chevènement ne votera pas le traité budgétaire européen


Le sénateur MRC Jean-Pierre Chevènement a déclaré mercredi qu'il ne voterait pas le traité budgétaire européen mais qu'il "encouragera le gouvernement à aller plus loin". Dans une interview accordée à Public Sénat, l'ancien ministre du gouvernement Jospin et candidat à la présidentielle de 2002 a déclaré: "Je vous dis clairement, comme les députés MRC l'ont déjà annoncé, moi en tant que sénateur, je ne le voterai pas non plus. Mais je le ferai d'une manière positive pour encourager le gouvernement à aller plus loin". 

Plus tôt dans la journée le ministre délégué aux Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, avait incité les députés PS à ratifier le texte mais certains opposants comme le député parisien Pascal Cherki étaient restés sur leurs positions. Jean-Luc Laurent, président du MRC (Mouvement républicain et citoyen, fondé par Jean-Pierre Chevènement) et député apparenté au groupe socialiste, avait affirmé sans surprise à quelques journalistes que les parlementaires MRC voteraient contre ce traité. 
(dépêche AFP, mercredi 05 septembre 2012)

lundi 3 septembre 2012

C'est reparti pour une année !

Avant le grand rush demain dans les établissements d'enseignement public des Ardennes  des 10.230 écoliers qui sont attendus en maternelle, des 15.900 qui sont inscrits dans les classes élémentaires, ainsi que de 11.600 collégiens et de quelques 10.000 lycéens, c'est aujourd'hui la rentrée des enseignants et des autres personnels de l'Education Nationale ! Beaucoup de ces agents de la fonction publique qui ont vilipendés par le gouvernement précédent, dont le travail a été systématiquement dénigré et dont les fonctions ont été rabaissées attendent beaucoup de cette première rentrée qui a été officiellement placée sous le signe du changement. L'avenir leur donnera-t-il raison ? Il est encore trop tôt pour le dire, mais la réponse ne saurait maintenant tarder...