Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

mercredi 26 mars 2008

La boîte de Pandore kosovare fait des émules

Dans les colonnes de « l’Ardennais » du 24 mars, il est écrit que le maire de Givet Claude Wallendorff a accordé 3 jours plus tôt un entretien à des représentants du parti rattachiste RWF (Rassemblement Wallonie France) devant les caméras de la RTBF dans lequel il affirme que « Givet serait mieux dans une région wallonne qu’elle ne l’est dans la région Champagne-Ardenne, une région créée de toute pièce ». Il se serait aussi déclaré publiquement, d’après le représentant de ce journal présent lors de l’échange, en faveur d’un rattachement de la Wallonie à la France dans l’hypothèse où la Belgique se scinderait. A titre de personne privée, c’est son droit le plus strict de penser ainsi et le MRC-08 le reconnaît volontiers. Mais Monsieur Wallendorff est aussi un élu : cela lui donne certes droit à une liberté de parole étendue, mais cela lui confère surtout la charge d’être le représentant de l’Etat dans sa commune.

A ce titre, ses propos sont particulièrement osés. Sur le plan international, c’est souhaiter une violation des résolutions de la conférence d’Helsinki qui interdit depuis 1975 toute modification de frontière unilatérale en Europe. Ce fondement du droit international auquel se sont jadis soumis Ronald Reagan et Léonid Brejnev s’impose encore aujourd’hui et aucun démocrate, sauf exception humanitaire, n’a jamais discuté ce principe. Bien sûr, si la Belgique venait à éclater à la suite d’un consentement mutuel, la situation serait différente. Mais une chose est certaine, ce ne serait pas le maire de Givet qui prendrait alors la décision : pour regrettable que ce soit, il n’est pas membre du Conseil de Sécurité de l’ONU et son nouveau mandat de conseiller général ne lui donne aucun droit régalien, ni celui de battre monnaie, ni celui de modifier les tracés frontaliers qui même dans l’Union européenne ne sont pas de simples lignes sur une carte. Sur le plan national, c’est remettre en cause la Constitution qui a confié le soin de diriger la politique de la Nation au gouvernement, mené par François Fillon, et non au conseil municipal de Givet, présidé par Claude Wallendorff. Sur le plan historique, c’est oublier que si la région Champagne-Ardenne a été créée de toutes pièces, il en est de même pour la Pointe qui résulte de très longues négociations qui se sont étalées du traité de Nimègue en 1678 à celui de Paris en 1815 et pour la région Wallonie qui est une invention politique de fraîche date.

Le MRC-08, convaincu que c’est encore le Quai d’Orsay qui a le monopole en France de la politique étrangère et que c’est toujours le peuple français qui décide souverainement de ses frontières, condamne fermement les propos à l’emporte-pièce tenus par le 1er magistrat de la commune de Givet. Il l’encourage cependant à maintenir son audace politique, pour peu qu’elle soit appliquée à des problèmes plus immédiats et plus sérieux, comme la prise à bras le corps des difficultés économiques que connaît la Pointe ou encore l’amélioration des conditions de vie, notamment en matière de soin et de transport, problèmes que Monsieur Wallendorff promettait il y a encore peu de traiter en priorité.

dimanche 23 mars 2008

Du bon usage des monuments aux morts

On sait qu'à l'issue de la Première guerre mondiale, qui a causé à la France 1, 4 millions de morts, la loi du 25 octobre 1919 a invité les communes "à prendre toutes mesures utiles pour glorifier les héros morts pour la patrie". La France ayant participé depuis lors à plusieurs autres conflits et connu bien des tragédies, les élus de la Nation se réunissent traditionnellement devant les monuments aux morts les 11 novembre, 19 mars, 29 avril, 8 mai, 18 juin et 25 août. Il s'agit là d'une attitude fort respectable, pour autant qu'elle soit réellement pensée en fonction de l'évènement commémoré, car on ne met pas dans la journée de la déportation le même sens ni le même contenu que dans l'anniversaire de la libération de Paris. Il est tout aussi nécessaire qu'elle corresponde à un véritable devoir moral, à un véritable recueillement. Transmettre cette mémoire collective, ce respect du passé aux jeunes générations, en espérant qu'elles en tirent des leçons de tolérance et de démocratie, est évidemment un objectif prioritaire.

En revanche, bien qu'il s'agisse d'une dérive en apparence vénielle mais malheureusement en hausse, je suis en tant que citoyen et encore plus en qualité de trésorier de la fédération du MRC-08 beaucoup plus sceptique sur la pratique consistant à célébrer l'installation d'un Conseil Municipal fraîchement élu par un dépôt de gerbes au Monument aux morts. Passe encore pour le Président de la République, qui incarne la Nation toute entière et qui se doit de ranimer rituellement la flamme de l'Arc de Triomphe à son avènement. Mais mélanger le rituel, et finalement la douleur, à des réjouissances souvent apéritives, me semble quelque peu déplacé. Un peu de bon sens, en ce domaine comme en bien d'autres, permettrait de faire l'économie de beaucoup de culture historique...

Quoi qu'on ait pu me dire, je me garderais bien d'affirmer que le nouveau Conseil municipal d'Aubrives ait pu penser en ce sens. En soi d'ailleurs ce ne serait pas une si mauvaise chose, car cela prouverait que les nouveaux représentants de cette commune pensent, ce qui est certainement à l'origine de leur élection. Mais n'incarnant pas que je sache le pays tout entier, on peut espérer qu'ils sauront réserver ces cérémonies ô combien nécessaires à des journées de commémoration nationale et non d'auto-célébration locale. En ce sens, honorer la mémoire du dernier poilu Lazare Ponticelli décédé entre les 2 tours des élections municipales m'aurait semblé bien plus cohérent et bien moins anecdotique... c'est du moins, pour autant qu'on puisse le voir, l'avis des plus hautes autorités civiles. Et pour avoir été pendant douze mois assistant au cours d'histoire de l'Ecole supérieur de guerre, j'ai la certitude que ce serait aussi celui d'un grand nombre d'officiers supérieurs français. Dont acte...
B.S.

samedi 22 mars 2008

Aubrives: une entrée en fonction de bien mauvais goût

A Aubrives, modeste commune de la Pointe des Ardennes, ce vendredi 21 mars a été un grand jour. Pourquoi? Parce qu'il s'agissait du vendredi saint? Non, sauf évidemment pour les habitants les plus croyants de ce village. Dans ce cas parce qu'il s'agissait du vendredi prétendument dit saint et que la fédération départementale de la Libre Pensée avait décidé d'y organiser son traditionnel banquet républicain appelé aussi par les initiés le banquet gras? Encore raté, puisque ces agapes se tenaient comme les années précédentes à Charleville-Mézières! Alors parce qu'un évènement non religieux mais intéressant une grande partie de la population s'y est déroulé? Gagné! C'était le jour de l'installation du nouveau conseil municipal issu des élections des 09 et 16 mars, assemblée dans laquelle siège le 1er secrétaire du MRC-08 Laurent Bouvier. Soyons réalistes, si le salon d'honneur de la mairie était copieusement garni, ce n'était pas pour voir les 1er pas dans une fonction élective d'un élu chevènementiste, c'était pour savoir qui composerait le nouvel éxécutif communal et pour participer à la réception qui inévitablement suivrait sa désignation. L'attente était palpable malgré les rumeurs bruissant depuis quelques jours dans le village. Le public désirait au plus vite des certitudes, le moins que l'on puisse dire est qu'il n'est pas reparti déçu!
Cette soirée inaugurale lui a fourni 4 informations. La 1ère est que le passage de témoin avec la municipalité sortante ne s'est pas déroulé dans l'harmonie habituelle: l'ancien maire qui ne se représentait pas ne s'est pas déplacé pour procéder à l'installation de la nouvelle équipe municipale. Certains ont interprété cette absence comme un acte déplacé, mais on peut aussi y voir la réponse du berger à la bergère; après tout, parmi les nouveaux élus, figurent des membres de la municipalité sortante qui n'avaient pas jugé bon d'être présents au côté du maire lors de la présentation de ses voeux à la population pour l'année 2008 ni de participer au verre de l'amitié qui s'était déroulé à la fin du dernier conseil municipal qu'il avait présidé. La 2ème information est que le 1er magistrat de la commune est désormais Gilbert Leclercq qui a été élu avec 14 voix sur 15 et qu'il sera secondé par Fabien Prignon élu lui à l'unanimité, Gian-Marco Burniat et Christian Delpouve élus avec 14 voix et Mustapha Hassani avec 13 voix. Des élections confortables donc, mais tout de même surprenantes quand on sait que l'ensemble des conseillers municipaux figuraient sur la même liste. La 3ème information est que les simples conseillers municipaux n'entendent pas être là à titre purement décoratif. Pour preuve l'intervention faite en fin de séance par notre 1er secrétaire pour rappeler l'histoire de Lazare Ponticelli, dernier poilu français mort le 12 mars 2008, et demander en sa mémoire et en souvenir du sacrifice de tous ceux qui ont participé à la 1ère Guerre mondiale l'observation d'une minute de silence.
La dernière information est qu'un dépot de gerbe accompagné d'une autre minute de silence a eu lieu devant le monument aux morts pour marquer l'entrée effective en fonction de la nouvelle équipe municipale. Certains y ont vu un acte normal, puisqu'il s'est déjà produit dans quelques communes. Mais ceux qui ont su s'extraire de l'euphorie ambiante et écouter les commentaires du public ont pu se rendre compte que beaucoup y ont vu un acte choquant et irrespectueux envers ceux qui ont donné leur vie pour notre pays au cours des derniers conflits. Parmi eux, on pouvait trouver notre nouveau conseiller municipal que sa formation historique a empêché de participer à ce maladroit détournement du devoir de mémoire.

Conseil général: les enseignements de la 1ére séance

Au milieu de la semaine, le nouveau Conseil général des Ardennes issu du renouvellement de la moitié des cantons a tenu sa première séance. Conformément au règlement en vigueur, il a procédé à l'élection de son Président, à celles des 10 vice-présidents et à la désignation des membres des 5 commissions qui effectuent l'essentiel de son travail. La majorité départementale, expression en usage pour qualifier les élus de l'UMP et leurs alliés divers Droite, comptant 25 élus contre 12 pour la Gauche entendue au sens large, le résultat ne comportait aucun suspens: le Président sortant et par ailleurs sénateur UMP Benoît Huré serait reconduit dans ses fonctions, ce qui fut proprement et rapidement fait. Pourtant, derrière ce qui pourrait passer pour un non évènement, les observateurs attentifs de la vie politique départementale dont l'équipe dirigeante du MRC-08 s'efforce de faire partie ont pu relever 3 éléments très intéressants.

Le 1er et de loin le plus important est que le socialiste Christophe Léonard, nouveau chef de file des élus de Gauche, a refusé la vice-présidence du Conseil général qui lui était proposée, ainsi que celle des différentes commissions. L'ambiguïté créée en 2004 par l'acceptation d'une vice-présidence du Conseil général par Dominique Billaudelle en échange du vote en faveur de Benoît Huré comme Président et de l'abstention systématique les années suivantes sur le vote du budget est ainsi levée. Le Parti socialiste s'est enfin positionné comme un opposant déterminé à la majorité de Droite et nous tenons à saluer cette attitude. Voilà un point de friction entre les différentes composantes de la gauche ardennaise qui est levé, ce qui augure de relations plus faciles susceptibles de créer la dynamique d'union qui peut seule permettre à notre famille politique de progresser à travers le département.

Le 2ème élément est qu'il ne fait pas bon se mettre en travers de la route des 2 partis dominants. Jean-François Leclet, conseiller général du canton de Novion Porcien depuis 1992, auquel personne ne peut reprocher une quelconque incompétence ou un manque de disponibilité et de présence sur le terrain vient bien malgré lui d'en faire la démonstration: pour avoir oser se présenter en juin 2007 aux élections législatives dans la 1ère circonscription sous les couleurs du MoDem et avoir ainsi empecher grâce à son bon score de 10% la réélection au 1er tour de la députée sortante UMP Bérangère Poletti, il a été "puni" par la non reconduction de la vice-présidence qu'il détenait. Nous voyons dans cette "mesquinerie" la preuve de la tendance lourde à la bipolarisation que nos institutions encouragent mais qui ne correspond ni à la tradition française ni à la volonté maintes fois exprimée par les électeurs. Quant au 3ème enseignement que l'on peut retirer de cette séance inaugurale, c'est que les postures électoralistes ne peuvent pas résister à l'épreuve des faits. Une preuve? Benoît Huré a été élu Président du Conseil général par 25 voix contre 10, un bulletin blanc et une non participation au vote. Sachant que les élus qui se réclament de la Gauche sont 12 et que Dominique Billaudelle était absent, il y a fort à parier que les 10 voix contre sont provenues de ce camp et que le bulletin blanc a été déposé par Pierre Pandini dont chacun sait qu'il est en rupture avec le Parti socialiste mais qu'il n'a jamais fait de compromission avec la Droite. Cela signifie que tous les autres conseillers généraux ont voté pour le candidat de Droite, y compris le candidat apolitique pour le développement du canton de Givet Claude Wallendorff. Dès la 1ère séance, le masque est donc tombé, le secret de Polichinelle a été percé et le véritable positionnement du nouvel élu a été dévoilé. Mais visiblement, cette clarification le met dans l'embarras, comme le montre la photo ci-dessous sur laquelle ceux qui pourront procéder à un agrandissement verront qu'il est le seul à ne pas regarder dans la direction du photographe. Les optimistes diront qu'il s'agit certainement de timidité envers les médias, mais nous qui le connaissons bien pouvons vous assurer qu'il n'en est rien...




lundi 17 mars 2008

Canton de Givet: des résultats clairs qui appellent à la vigilance

Les électeurs ont tranché: au second tour des élections cantonales, 52% d'entre eux ont désigné comme conseiller général du canton de Givet Claude Wallendorff. Le MRC-08 prend acte de ce résultat qui est le fruit de la conjugaison d'une campagne de terrain très volontariste et de l'utilisation efficace de moyens particulièrement importants. Nous espérons que les nombreuses promesses faites pendant la campagne par le nouvel élu seront tenues et surtout que les relations qu'il a mis en avant avec les membres les plus influents de la majorité départementale permettront une avancée plus rapide des dossiers concernant Givet, mais aussi les 11 autres autres communes du canton. Nous jugerons sur les actes et sur les réalisations effectivement effectuées.
Quant à la sortante Michèle Marquet, elle a été sortie par les électeurs. En soi, ce résultat ne peut surprendre. Il n'est que la conséquence de l'attitude partenairophage menée par le Parti socialiste depuis 2002 qui consiste à nier l'existence d'autres courants de pensée à Gauche avant de les appeler à la rescousse au dernier moment pour essayer de se sortir de situtions délicates. Cette attitude n'a pas permis de créer suffisamment tôt une dynamique positive qui était la seule solution pour espérer remporter la victoire. Nous espérons que chacun saura en tirer les conclusions qui s'imposent.
Par ailleurs, nous serons très attentif à la désignation du Président de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse. Si elle devait déboucher sur un cumul direct ou par personne interposée entre les mains de Claude Wallendorff de cette fonction avec celle de maire de Givet et de conseiller général, le risque pour la vie démocratique dans la Pointe qui avait été à l'origine de l'appel de notre candidat à voter pour la candidate socialiste nous paraîtrait particulièrement important. Nous prendrions alors dans cette hypothèse qui ne nous semble pas relever d'une simple vue de l'esprit toutes les initiatives pour mettre en place un Comité de Vigilance contre les Atteintes à la Démocratie qui sera bien sûr ouvert aux autres formations de Gauche représentées dans le canton ainsi qu'à toutes les personnes de la société civile attachées à la défense au quotidien des conquètes démocratiques, et notamment de la liberté d'expression.

vendredi 14 mars 2008

Canton de Givet: nécessité fait loi!


Dans une dictature, les élections sont une formalité d'une simplicité enfantine: vous avez un seul candidat qui bénéficie de la totalité du temps de parole et qui est élu au 1er tour avec 99,97% des suffrages! Dans une démocratie comme l'est encore la France malgré la dérive oligarchique qu'elle connait depuis une quinzaine d'années, les choses sont plus compliquées: il y a plusieurs candidats au 1er tour qui s'efforcent chacun de démontrer qu'ils possèdent des qualités personnelles que les autres n'auraient pas, un programme davantage réfléchi et plus proche des préoccupations de la population que ceux de leurs adversaires ainsi que les capacités et les relais nécessaires pour l'appliquer. Les électeurs opèrent alors en leur âme et conscience à un choix d'adhésion qui peut aboutir à 2 possibilités: soit un candidat domine les autres de la tête et des épaules et il est élu dès le 1er tour, soit aucun ne dépasse la barre fatidique des 50% et un 2ème tour est organisé afin de départager les 2 candidats, éventuellement les 3 voire même dans certains cas les 4 qui ont obtenu plus de 10% des électeurs inscrits. Les électeurs souverains opèrent alors en leur âme et conscience à un choix d'élimination afin de confier le mandat en jeu à celui qu'ils considèrent comme le moins mauvais des candidats.

A l'issue du 1er tour des élections cantonales, c'est à cette deuxième possibilité que les électeurs du canton de Givet seront confrontés. Ils devront choisir entre l'apolitique de Droite Claude Wallendorff et la socialiste Michèle Marquet. Pour certains, le choix est évident. Pour d'autres, il est cornélien. Mais pour les acteurs politiques, il est impératif de le faire et de le faire savoir. C'est ce que le candidat du MRC-08 sur le canton de Givet, Laurent Bouvier, a fait mercredi en tenant une conférence de presse dont vous trouverez ci-dessous le compte-rendu qui a été publié dans l'édition de "l'Ardennais" de ce jour:

"Après André Majewski, du Parti communiste, c'est au tour de Laurent Bouvier du Mouvement républicain et citoyen (MRC) d'appeler ses électeurs à voter pour la candidate socialiste Michèle Marquet, dimanche, au 2e tour des élections cantonales. M. Bouvier, qui a précisé ses intentions mercredi lors d'une conférence de presse, estime que la concentration de pouvoirs aux mains d'un seul homme — Claude Wallendorff, maire et directeur de l'intercommunalité — est un « danger » pour la démocratie. Selon Laurent Bouvier, ce « danger est réel ». « Il n'y a plus de panneaux de libre expression à Givet. Du moins, il n'en reste que deux dans des endroits où personne ne les voit », a-t-il assuré. M. Bouvier reproche à Claude Wallendorff de « ne pas dire ce qu'il est aux électeurs et d'avancer masqué. » Et de ne pas être un candidat apolitique mais le candidat de la droite sur le canton. « Il l'a démontré plusieurs fois, lors des vœux du maire. Il a dit qu'il se présentait car il a des amitiés avec MM. Huré et Laménie au conseil général. Tout le monde sait que ces deux personnes sont de droite. Ensuite, il a le soutien de Bernard Dekens [maire de Vireux-Wallerand] et il a soutenu l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Boris Ravignon, lors des législatives.» M. Bouvier a obtenu presque 7 % des voix au premier tour des cantonales dimanche dernier".

Les motifs pour ne pas voter en faveur de Claude Wallendorff sont clairement exprimés. Ils sont à la fois de fond et de forme. La nécessité impose donc de voter pour la candidate socialiste Michèle Marquet qui n'est certainement pas la candidate idéale, mais qui dans le choix précis qui est proposé est sans aucun doute la candidate la moins dangereuse pour la vie démocratique du canton. Puisse une majorité d'électeurs en être convaincue et le montrer par leur vote dimanche!

jeudi 13 mars 2008

Canton de Givet: histoire de chiffres

6,87% des suffrages exprimés et 492 voix! C'est le score qui a été réalisé par le candidat du MRC-08 le 09 mars aux élections dans le canton de Givet. Que faut-il penser de ces chiffres? A priori qu'ils sont plutôt faibles et qu'ils réduisent notre parti au rôle d'acteur politique secondaire de la Pointe. Mais pour qui sait regarder les choses avec un oeil politique, l'interprétation est toute autre, et ce pour au moins 3 raisons. La première, que tout élève normalement formé de cours préparatoire est capable d'observer, c'est que ce chiffre dépasse 5%. La belle affaire, êtes-vous certainement en train de penser et vous avez raison ... puisque 5% constitue le seuil fixé par le législateur à partir duquel les frais de campagne sont remboursés sous certaines conditions par l'Etat: notre candidat retrouvera donc sa mise de départ, et comme il est plus fourmi que cigale, il possède dès maintenant les capacités de se lancer dans une future aventure électorale.
La deuxième raison est que ce score n'a pas été obtenu par un habitué des joutes électorales: contrairement à 3 de ses adversaires, notre candidat ne pouvait pas s'appuyer sur la fonction de maire d'une des communes du canton pour bénéficier d'une base électorale de départ suffisante pour lui assurer un résultat à 2 chiffres; il ne pouvait pas non plus compter sur la même notoriété que son 4ème adversaire qui avait déjà été candidat à plusieurs reprises à des élections législatives, cantonales et municipales. C'était pour lui sa première présentation devant ces juges intraitables que sont les électeurs, son baptême du feu en quelque sorte. Enfin, la dernière raison mais pas la moindre est que ce chiffre modeste de 6,87% représente en réalité la clef du 2ème tour qui opposera l'apolitique de Droite Claude Wallendorff qui a obtenu au 1er tour 44,7% des suffrages et la sortante socialiste Michèle Marquet qui dispose grâce au ralliement du candidat communiste d'un potentiel de voix de 42,7%. Ces quelques pourcentages qui font sourire tous ceux qui ne connaissent rien à l'art de la politique valent donc de l'or, comme en témoignent les appels téléphoniques reçus ces derniers jours à son domicile par notre candidat ou les qualités reconnues à son chef de file dans la profession de foi de l'un des 2 postulants au siège de conseiller général ("J'ai montré mon attachement à la démocratie en donnant mon parrainage de maire à Jean-Pierre Chevènement aux élections présidentielles de 2002 et 2007. En effet, je connais cet homme...il mérite le respect et l'estime de tous").
N'ayons pas peur des mots, pour un coup d'essai c'est un coup de maître qui fait du MRC-08 l'arbitre de cette élection! Et comme notre candidat est de loin le plus jeune des 5 postulants initiaux, vous pouvez être certains qu'il se présentera à nouveau devant les électeurs dans 6 ans avec une expérience plus grande et des atouts supplémentaires à faire valoir, voire dans 12 ans et même dans 18 ans avant qu'il ne se décide à gouter à une retraite qu'il aura alors largement mérité...

mardi 11 mars 2008

lundi 10 mars 2008

De bons résultats électoraux qu'il faudra savoir confirmer

A l’issue du 1er tour des élections municipales et des élections cantonales, la fédération du MRC-08 constate que la droitisation de plus en plus marquée que connaissait notre département depuis plusieurs scrutins a enfin été arrêtée. Bien sûr, nous voyons dans ce phénomène le reflet d’un mouvement national qui vient sanctionner la politique ultralibérale de Nicolas Sarkozy dont tout le monde a pu se rendre compte aujourd’hui qu’il s’agit d’une potion douce aux puissants et dure aux faibles auxquels des sacrifices de plus en plus importants sont imposés en permanence. Mais ce coup d’arrêt qui a été marqué par les belles victoires de la Gauche aux municipales de Sedan, Vouziers, Revin et dans bien d’autres villes de la Vallée démontre également que les électeurs ont su montrer leur reconnaissance pour la qualité de la gestion menée par les équipes municipales en place.

Les résultats pour les élections cantonales sont hélas moins tranchés. Le 2ème tour s’annonce délicat dans plusieurs d’entre eux, et tout particulièrement dans celui de Givet qui est l’exception qui confirme la règle dans la mesure où le Parti socialiste et à un degré moindre le Parti communiste y connaissent un recul sensible au profit d’un candidat dont l’apolitisme affiché ne doit tromper personne. L’union des forces de gauche devra être réalisée, ce qui suppose bonne volonté et esprit d’ouverture de la part de tous les partenaires qui constituent cette famille politique. Les contacts pris dès aujourd'hui vont dans ce sens qui est le seul susceptible de permettre un retournement de tendance. Il convient maintenant de les finaliser au plus vite pour ne pas perdre de précieux jours de campagne électorale.

Concernant les résultats obtenus par les candidats du MRC-08 aux cantonales, ils confirment que notre formation, qui se présentait pour la 1ère fois à des élections de proximité, a su délivrer un message original qui a attiré un nombre respectable d’électeurs. Ceci nous encourage dans notre volonté de continuer à implanter notre mouvement à travers tout le département, ce qui demandera à la fois de la persévérance et de la patience. Mais chacun a déjà pu constater que nous ne manquons ni de l'une, ni de l'autre...

vendredi 7 mars 2008

Canton de Givet: bas les masques!


Dans 2 jours, les électrices et les électeurs du canton de Givet seront appelés aux urnes pour élire, outre leurs conseillers municipaux, celui ou celle qui les représentera au sein du Conseil général. 5 candidats sont sur la ligne de départ. Tous ont bien sûr des qualités, mais il faut reconnaître que 2 d'entre eux sont présentés à juste titre comme les grands favoris: la conseillère générale sortante Michèle Marquet qui bénéficie d'une étiquette de poids et de la traditionnelle prime au sortant, ainsi que le directeur de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse et membre influent de Fugi FM Claude Wallendorff. Chacun a profité de la campagne électorale pour lisser ses défauts, faire oublier ses manquements aux promesses faites dans un passé pas si lointain et se présenter sous son meilleur jour. C'est la règle du "jeu" et il n'y a rien à en redire. Pourtant, si on écaillait un peu le vernis, on verrait 2 vérités volontairement cachées apparaître.

La 1ère est que Claude Wallendorff n'est pas un candidat apolitique. C'est LE candidat de la Droite sur le canton. En voici d'ailleurs quelques preuves:
- il a annoncé sa candidature devant les 2 sénateurs UMP des Ardennes et en l'absence du député socialiste de la circonscription.
- il bénéficie du soutien de Bernard Dekens, qui a été le candidat de la Droite sur le canton de Givet en 2001.
- il a assuré en juin 2007 la 1ère partie de la réunion publique tenue à Givet par le candidat UMP aux élections législatives Boris Ravignon.
- il soutient la construction aux frais de tous d'équipements surdimensionnés comme Rivéa que leurs tarifs réservent de fait aux privilégiés de la société.

La 2ème est que Michèle Marquet n'est pas la candidate de la Gauche. Elle prétend représenter ce courant politique, mais ses actes contredisent ses paroles. En voici d'ailleurs quelques preuves:
- elle n'a pas voté depuis plusieurs années contre le budget proposé par la majorité de Droite au Conseil général.
- elle pratique la politique de la "chaise vide" à la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse, ce qui permet à la Droite d'y rester majoritaire.
- elle est restée étonamment passive pendant les législatives de 2007, ce qui a amené le MRC-08 à distribuer les tracts du candidat PS dans la commune même de Chooz.
- elle gaspille dans sa commune beaucoup d'argent pour des dépenses somptuaires inutiles comme des pavés, des fleurs et maintenant des statues.

La conclusion s'impose d'elle-même: si vous voulez pour vous représenter un candidat de Gauche qui assume ses idées, il faudra choisir une 3ème personne. Nous avons bien notre idée sur qui cela pourrait être, mais nous préférons faire le pari de l'intelligence et vous laisser le trouver par vous-même...

mercredi 5 mars 2008

Canton de Givet: Fugi FM censure, nous publions!


Suite à "l'excès de zèle" de certains employés de Fugi FM, la radio locale associative de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse dont chacun sait qui est le directeur, le candidat du MRC-08 sur le canton de Givet , Laurent Bouvier, a décidé de ne pas céder à une censure qui rappelle une époque que nous estimions dans notre grande naïveté révolue. C'est pourquoi vous trouverez en intégralité ci-dessous le texte de l'allocution qu'il comptait enregistrer lorsqu'il s'est rendu dans les locaux de cette radio lundi 03 mars, soit 5 jours avant la clôture de la campagne officielle telle qu'elle a été fixée par les représentants démocratiquement élus de la Nation.

"C’est avec un grand plaisir que je m’adresse aujourd’hui aux auditrices et aux auditeurs de Radio Fugi. Permettez-moi d’abord de me présenter. Je m’appelle Laurent BOUVIER, j’ai 39 ans, je suis marié et je suis le père d’un petit garçon de 18 mois. Après avoir habité à Charleville-Mézières pendant 1 an, puis à Haybes pendant 2 ans et à Givet pendant quelques mois, je me suis installé définitivement à Aubrives où je réside depuis maintenant 12 ans. Je suis professeur d’histoire-géographie au lycée Vauban de Givet depuis 14 ans.
Vous savez certainement si vous avez regardé les panneaux officiels, où mieux encore si j’ai eu l’occasion au cours des dernières semaines de vous remettre en main propre mon programme, que je suis candidat aux élections cantonales des 09 et 16 mars pour représenter le canton de Givet auprès du Conseil général des Ardennes. Pourquoi ai-je pris une telle décision ? Pour 2 raisons ! La première est que malgré ce que certains de nos élus locaux veulent nous faire croire, la situation de notre canton se dégrade. S’il en fallait une seule preuve, il suffirait de regarder les chiffres officiels des derniers recensements : en 1990, les 12 communes qui constituent notre canton comptaient 16.842 habitants alors qu’en 2007 elles n’étaient plus peuplées que de 15.123 habitants. Cela représente une diminution de plus de 10% de la population en l’espace d’une génération seulement. Cette saignée démographique est la conséquence directe des drames économiques qui ont frappé et qui, hélas, continuent à frapper si durement notre canton : bien évidemment, tout le monde a encore en mémoire la douloureuse fermeture en juillet 2000 de l’usine Cellatex, mais beaucoup d’autres entreprises ont subi le même sort comme par exemple Molk ou SBBC à Vireux-Molhain, EAR à Chooz, Bellevret à Givet. Les effets sociaux de ces difficultés économiques sont terribles : notre canton connaît un des taux de chômage les plus élevés des Ardennes, le nombre de Rmistes y est très important et il continue à augmenter, plus de 120 familles ont recours aux Restos du cœur rien que dans la commune de Givet. La pauvreté est bel et bien là. Quant à nos jeunes qui sont privés d’horizon professionnel, ils sont contraints de partir pour trouver un emploi et espérer bénéficier d’une vie décente.
La deuxième raison qui m’a poussé à être candidat aux élections cantonales est que j’estime que notre actuelle représentante auprès du Conseil général n’est pas à même de défendre efficacement nos intérêts. Ce jugement paraîtra sans doute à un certain nombre d’entre vous excessif et peut-être même injuste. Mais je suis intimement persuadé que lorsqu’on sollicite des subventions pour un des cantons les plus pauvres des Ardennes et qu’en même temps on est à la tête d’une des communes les plus riches du département, on ne possède pas la crédibilité nécessaire pour les obtenir. En plus, lorsqu’on appartient à un parti politique de Gauche et qu’on ne vote pas depuis plusieurs années contre le budget proposé par la majorité de Droite au Conseil général, on donne une image de faiblesse qui ne permet pas de négocier dans de bonnes conditions pour faire avancer les dossiers du canton. Quant à son principal challenger qui persiste à se présenter comme un candidat apolitique, il a des certaines qualités. Mais s’il venait à être élu conseiller général alors qu’il est déjà maire de la commune la plus importante du canton et directeur de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse, cela entraînerait un cumul de fonctions
dont tout le monde se rend compte qu’il pourrait être potentiellement très dangereux.
En me présentant au poste de conseiller général, je n’ai donc qu’un objectif : agir pour aider notre canton à surmonter ses difficultés. Pour y arriver, je m’engage à me battre autour de 3 axes majeurs. Le premier sera bien sûr le développement économique, d’une part en soutenant la redynamisation du port de Givet grâce à la création d’un terminal de conteneurs et d’une zone logistique susceptible de fournir des emplois adaptés à la main d’œuvre locale et d’autre part en valorisant l’atout touristique que constitue la Meuse grâce à l’installation d’une navette fluviale entre Vireux-Wallerand et Givet. Le deuxième axe sera l’aide aux défavorisés : dans cette perspective, j’agirai pour que des chantiers d’insertion à destination des Rmistes soient mis en place dans le canton afin de les réhabituer au rythme du monde du travail et de leur permettre d’obtenir des formations qualifiantes ; je prendrai également les initiatives nécessaires pour installer une Maison des services qui permettra d’accéder aux formulaires administratifs de base et aux conseils de personnes spécialisées sans avoir à se rendre à Charleville-Mézières. Enfin, le troisième axe sera l’amélioration des conditions de vie grâce à l’achèvement des travaux de lutte contre les inondations, à la construction du 2ème pont de Givet qui permettra le désengorgement de la ville, au renforcement des effectifs du collège de Vireux-Wallerand qui est la condition indispensable à la survie à long terme du lycée de Givet et à la prise à bras le corps du problème médical qui affecte le canton depuis 2003.
Pour atteindre ces objectifs ambitieux mais réalistes, la solidarité départementale sera indispensable. Pour l’obtenir, je suis persuadé que la solution consiste à se comporter au sein du Conseil général comme un républicain déterminé: si vous décidez de m’accordez vos suffrages, je voterai donc contre tous les projets affaiblissant la redistribution entre les cantons du département et ceux participant au démantèlement des services publics, mais je veillerai toujours à expliquer pourquoi et à formuler des propositions alternatives ; à l’inverse, je soutiendrai les projets de la majorité de Droite conformes aux intérêts des Ardennes et de notre canton. Je serai donc un opposant constructif, ce qui me permettra d’être traité comme un partenaire respecté et de faire ainsi avancer les dossiers utiles pour toutes les communes de notre canton.
Voilà mon programme et la méthode que j’envisage de suivre pour l’atteindre. Vous avez maintenant tous les éléments nécessaires pour procéder les 9 et 16 mars à un vote éclairé. L’avenir de notre canton est entre vos mains. J’espère de tout cœur que vous saurez faire en votre âme et conscience le choix le plus utile pour notre avenir".

Rien de bien méchant, tout le monde en conviendra! Une présentation, quelques explications et de grandes lignes programmatiques, mais il faut croire que certaines vérités dérangent et qu'il faut donc faire en sorte qu'elle ne soient pas trop mises sur la place publique...

mardi 4 mars 2008

Canton de Givet: le programme tant attendu est enfin arrivé


Lundi 03 mars, J-6 avant le 1er tour des élections cantonales, le programme promis depuis déjà plusieurs semaines par l'apolitique de Droite et par ailleurs membre de Fugi FM Claude Wallendorff a enfin été dévoilé. Que faut-il en penser? Sur la forme, c'est un 4 pages en papier glacé foisonnant de couleurs qui atteint son objectif: il attire le regard sur les points essentiels et permet une lecture en diagonale qui évite à ceux qui ne se retrouveraient dans les idées qui y sont développées de perdre inutilement leur temps. C'est donc du bel ouvrage dont on peut être déjà être certain que beaucoup le mettront très vite dans leur poubelle où il trônera entre des épluchures diverses et des restes plus ou moins propres d'emballage. Sur le fond, il rappelle la carrière du candidat ainsi que les soutiens dont il bénéficie et bien évidemment il tire à boulet rouge sur le bilan de la Conseillère générale sortante tout en développant un programme articulé en 4 axes.

L'attaque contre Michèle Marquet ressemble à un pilonnage en règle. Méthodiquement, elle reprend les promesses faites par cette dernière en 2001 et les accompagne de l'expression laconique et sans appel "pas fait". Pour donner plus de poids à ces condamnations, Claude Wallendorff utilise également avec une extrème malice une 2ème méthode: il cite un extrait d'un article paru sur le blog du MRC-08 dans lequel figure un bilan pour le moins négatif de l'action de la Conseillère générale sortante. La démarche est vieille comme le monde: elle consiste à diviser pour mieux règner! Nous ne pouvons en vouloir à notre apolitique de Droite de service de l'essayer, d'autant que nous ne retirons aucun des propos qui figurent sur notre blog, mais qu'il sache que nous ne sommes pas dûpes de la manoeuvre. Quant au programme proposé, il est certes plus détaillé que la première mouture, mais il nous amène à faire 3 réflexions: exiger de façon autoritaire des actions de l'assemblée départementale comme le montre l'emploi à plusieurs reprises de la formule "le Conseil général doit" est une méthode vouée à l'échec à laquelle il vaudrait mieux substituer une volonté permanente de négocier; souhaiter l'ouverture de sections professionnelles au lycée de Givet est sans aucun doute louable, mais celà ne relève pas des compétences de Conseil général; enfin reprendre des propositions déjà faites par notre candidat, Laurent Bouvier, comme aménager le carrefour Hierges-Aubrives ou maintenir le collège de Vireux-Wallerand pour conserver le lycée de Givet est flatteur, mais celà ne leurrera pas les électeurs qui préfèreront toujours l'original à la copie!

Et le programme de Michèle Marquet, êtes-vous certainement en train de penser? Existe-t-il? Oui et non! Oui, dans la mesure où un 4 pages avec son nom et sa photo est actuellement en cours de distridution. Non, dans la mesure où son contenu se limite à quelques généralités qui pourraient être reprises dans n'importe lequel des cantons ardennais et qui concernent bien peu le canton de Givet dont nous rappelons à notre concurrente qu'il ne couvre ni le territoire de Carignan, ni celui de Vouziers et encore moins celui de Montmédy...

lundi 3 mars 2008

Canton de Givet: Radio Fugi entre en campagne!


Lundi 25 février 2008, 1er jour de la campagne officielle pour les élections municipales et cantonales, le téléphone a retenti dès le début de la matinée au domicile du candidat présenté par le MRC-08 dans le canton de Givet, Laurent Bouvier. Qui cela pouvait-il bien être? Un créancier impatient de se faire payer son dû? Evidemment non, notre 1er secrétaire est une personne honnête qui ne croulent pas sous les dettes personnelles et qui a les capacités pour financer sans difficulté sa campagne qui n'a d'ailleurs rien de budgétivore. Un électeur indécis souhaitant des précisions sur le programme diffusé abondamment de la main à la main par notre candidat depuis plusieurs semaines? Non plus, ce qui n'a rien d'étonnant étant donné la qualité de fond du matériel distribué. Alors qui? Un média! Et pas n'importe lequel, pas un banal journal de la presse écrite, un média moderne utilisant les ondes pour diffuser ses informations auprès d'une foule innombrable d'auditeurs attendant fièvreusement chaque jour que la bonne parole lui soit délivrée. Nous avons nommé, mieux que RTL, Europe1 et France Inter réunis, Fugi FM, la radio locale associative de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse.

L'objet de cet appel était double: convier notre candidat à un débat pour les élections cantonales et l'informer de la mise à sa disposition d'un temps d'antenne de 7 minutes pour pouvoir présenter son programme électoral. L'offre paraissant aller dans le sens d'une meilleure information de la population, Laurent Bouvier a aussitôt donné son accord de principe pour le débat tout en précisant qu'il conviendrait naturellement de se mettre d'accord sur les modalités de son déroulement et sur son horaire. Il s'est également attelé à la rédaction d'un texte à la fois structuré et simple afin que son programme puisse être compris par le maximum d'auditeurs. Après une 1ère visite mercredi 27 à Fugi FM pour demander des précisions quant à l'organisation du débat, il s'est rendu compte que les bureaux fermaient dès 17h00, qu'aucune permanence n'était assurée le week-end et que le public ne pouvait être reçu qu'à partir de 09h00. Vous reconnaîtrez que pour une personne qui travaille, ces horaires ne permettent pas d'entrer facilement en contact. Celà n'a pas découragé notre candidat qui s'est arrangé pour revenir lundi 03 mars afin de procéder à son enregistrement et d'obtenir les précisions indispensables à sa participation au débat.

Deux surprises de taille sont alors tombées sur la tête de notre candidat! La 1ère a été l'annonce que la clôture des enregistrements était terminée depuis vendredi soir. En réponse à son étonnement et au rappel que la campagne officielle ne se terminait que samedi 08 mars, il s'est entendu répondre que l'organisation interne de l'antenne ne permettait pas de procéder autrement et que de ce fait les recommandations faites par le CSA en date du 13 novembre 2007 et publiées au Journal Officiel du 11 décembre 2007 stipulant que "lorsqu'il est traité d'une circonscription électorale déterminée, les servives de radio veillent à ce que les candidats bénéficient d'une présentation et d'un accès équitable à l'antenne" ne sauraient avoir cours. A croire que la Pointe bénéficie d'un privilège d'extra-territorialité! Le CSA devra bien sûr donner son "avis" sur le sujet, et pour tout dire nous ne sommes pas certains qu'il sera favorable. Quant à la 2ème surprise, ça a été l'annonce confirmée par l'édition du jour de "l'Ardennais" que la date du débat avait été fixée au jeudi 06 mars à 18h00, sans consultation au préalable des disponibilités de tous les candidats. Cet horaire conviendra certainement à quelques-uns, mais pas à notre candidat qui devra participer à ce moment à une séquence de travail de 2 heures entrant dans le cadre de la journée nationale de solidarité avec les personnes agées. Il lui faudra donc choisir entre son intérêt personnel et la solidarité intergénérationnelle. Certains hésiteraient, mais pas un républicain patenté: c'est l'intérêt général qui bien sûr primera!

Quelle morale faut-il tirer de ce petit avatar? Que Fugi FM, radio financée en grande partie par la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse dont le directeur n'est autre que l'apolitique de Droite et par ailleurs candidat aux élections cantonales Claude Wallendorff, est une radio aux ordres qui fait tout ce qu'elle peut pour priver d'antenne certains et ainsi favoriser ceux auxquels les micros sont largement offerts? Beaucoup le penseront et sincèrement nous ne voyons pas quel argument nous pourrions utiliser pour les amener à avoir une autre vision des choses! Mais pour notre part, nous préférons voir dans ce petit incident dont l'impact sur le résultat des élections sera à la hauteur de l'importance du média incriminé, c'est à dire quasiment rien, la preuve que l'absence de concurrence parmi les pourvoyeurs de l'information est une bien mauvaise chose qui peut seulement être atténuée par l'éventuelle qualité professionnelle du personnel...