Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

vendredi 30 octobre 2009

Présidence française de l'UE : quelques chiffres à méditer !


Dans un rapport publié cette semaine, la Cour des comptes révèle les dépenses effectuées dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne qui a duré, rappelons-le, 6 petits mois. Elle pointe notamment du doigt "le coût d'un dîner le 13 juillet dans le cadre du sommet de Paris de l'Union pour la Méditerranée (UPM) qui a représenté un total de 1.072.437 euros pour 200 personnes, soit 5.362 euros par invité". L’ensemble de ce sommet a coûté 16 des 171 millions d’euros dépensés globalement et le rapport précise que cette somme "a servi entre autres à un réaménagement exceptionnel et sans précédent du Grand Palais pour trois heures de réunion, avec notamment 91.500 euros de moquette éphémère, 194.900 euros de jardinières et 136.000 euros consacré au fond de scène".

Comparaison n’est pas raison, dit-on, mais lorsqu’il s’agit de chiffres c’est un excellent moyen de se rendre concrètement compte de ce qu’ils représentent. Alors, qu’aurait-on pu faire dans les Ardennes avec de telles sommes ? Avec 171 millions d’euros, on aurait pu construire la moitié de la branche ouest du Y ardennais et faire ainsi un grand pas vers le désenclavement du département. Avec 1.072.000 euros, on aurait pu édifier un béguinage comme celui qui vient d’être inauguré à Vireux-Wallerand et transformer une vieille école désaffectée du côté de Buzancy en logement social. Avec 194.900 euros, on aurait pu augmenter de 15 % les produits collectés par la Banque alimentaire des Ardennes en 2008 pour le plus grand profit de plus de 10.000 personnes démunies. Avec 136.000 euros, on aurait pu financer l’aménagement du plateau de télé-assistance en cours de réalisation à Signy le Petit avec 5 emplois à la clé. Avec 91.500 euros, on aurait pu rémunérer un salarié au SMIC pendant 7 ans et 3 mois ! Pour 5.362 euros, on aurait même pu le loger pendant un an dans un F3 situé avenue d’Arches à Charleville-Mézières.

Sans avoir la prétention de refaire l'histoire, le MRC 08 espère que ces quelques éléments feront réfléchir les citoyens-contribuables que nous sommes tous, et pourquoi pas donneront mauvaise conscience à une partie des 53 % d’électeurs ardennais qui ont fait le choix en 2007 de Nicolas Sarkozy et de sa politique bling-bling.

jeudi 29 octobre 2009

Joyeux anniversaire à Astérix !

Astérix, notre Gaulois national, fête ses 50 ans aujourd’hui ! Créé par René Goscinny et Albert Uderzo dans un immeuble HLM de Bobigny (Seine-Saint-Denis), où Uderzo habitait, Astérix a fait sa première apparition dans le 1er numéro du journal Pilote. En un demi-siècle, ce symbole d’une France qui refuse de se soumettre à l’occupation, grand consommateur de potion magique et généreux distributeur de tournées de baffes, a permis la vente en 107 langues et dialectes de 325 millions d’album dans le monde. Un succès extraordinaire donc, qui s’explique par les valeurs universelles de la série, comme la fraternité, la solidarité, l’esprit de résistance et la joie de vivre.

Cet anniversaire sera célébré comme il se doit, non par un grand banquet à l’image de celui qui conclut chaque album de la série, mais par une manifestation intitulée "les Gaulois envahissent Lutèce" qui se tiendra jusqu’à la fin des vacances de la Toussaint dans 8 lieux du centre de Paris comme la Tour Eiffel, l’Hôtel de Ville ou la place de la Concorde. Et dans les Ardennes ? A la connaissance du MRC 08, rien n’est prévu, ce qui se comprend facilement au vu de nos difficultés économiques et de nos moyens financiers limités. Cependant, pour marquer le coup, qu’il nous soit permis d’offrir en guise d’hommage à ce grand défenseur de la liberté le dessin ci-dessous qui pourrait très bien marquer le début d’un nouvel album se déroulant dans toute la France, voire dans un territoire plus restreint comme notre département, et s’intitulant "Astérix et la liberté de l’information".


mercredi 28 octobre 2009

Le chiffre du jour !


7.000 ! C'est le nombre d'entrées payantes supplémentaires par rapport aux 10.726 enregistrées en 2008 par le parc Terr'Altitude de Fumay que Pascal Rodrigues, directeur de l'Office de tourisme communautaire de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse, estime nécessaire pour que cet équipement structurant réussisse à équilibrer son budget. Au vu des nouvelles attractions installées sur le site durant l'intersaison, de la météo plutôt clémente pendant le printemps et franchement excellente pendant le mois d'août ainsi que des efforts de communication qui ont été realisés, cet objectif parait réalisable dès cette année. En tout cas, c'est le souhait du MRC 08 qui préfèrerait voir la subvention de 260.000 euros, votée en début d'année au profit de ce parc de loisir, affectée à une utilisation plus en adéquation avec les attentes de la population locale, comme par exemple le développement d'un service d'accueil pour la petite enfance...

mardi 27 octobre 2009

Aubrives : nos conseillers communautaires s'adonnent à la présence passive


La tradition est faite pour être respectée. Comme tous les 6 mois, je me suis donc rendu dans les bureaux de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse, sis rue Méhul, à Givet afin de consulter le recueil des actes administratifs du dernier semestre. J'ai ainsi pu prendre connaissance des principales décisions adoptées par cette intercommunalité qui a fêté l'an dernier son 20ème anniversaire et des actions menées en son sein par les 2 délégués chargés d'y défendre les intérêts de notre commune : le duo de chasseurs de subventions formé de Gilbert Leclercq, le charismatique 1er magistrat d'Aubrives, et de son très libéral bras droit Fabien Prignon. Jusqu'ici, leur bilan s'était résumé en 3 mots - amateurisme, absentéisme et mutisme - ce qui justifiait sans difficulté leur refus de rendre le moindre compte de la délégation que le Conseil municipal leur a confiée. Est-il resté aussi lamentable au cours des 6 premiers mois de l'année ? L'honnêteté amène à reconnaître que non, mais on partait de tellement bas que l'évolution inverse aurait relevé de l'exploit à inscrire d'urgence dans le livre des records!

Le changement le plus notable est qu'un de nos délégués, sans aucun doute stimulé par la mise sur la place publique de ses nombreuses absences passées, a fait l'effort d'aménager son emploi du temps de ministre pour participer à toutes les réunions du Conseil communautaire. Lequel ? Non pas le retraité comme on pourrait a priori le penser, mais l'actif qui a ainsi démontré qu'il n'est pas aussi irrécupérable qu'il en donne trop souvent l'impression. Quant à notre 2ème représentant, ses capacités ne lui ont toujours pas permis de comprendre qu'il y a une incohérence majeure à espérer recevoir des subventions d'une collectivité territoriale au fonctionnement de laquelle il ne condescend à participer qu'à minima (2 absences sur 5 réunions!). Ce semestre a aussi été marqué, sur la demande du Président de la Communauté de communes, par une intervention de Gilbert Leclercq pour exposer les arguments en faveur de l'aménagement d'un giratoire à l'intersection de la RD 8051 et des routes menant à Aubrives et à Hierges. Grâce à l'appui efficace de Sylvain Buhot, représentant de la municipalité de Hierges, ce projet, que j'approuve pleinement au point de l'avoir fait figurer dans mon programme pour les élections cantonales de 2008, a reçu le soutien de 20 conseillers communautaires tandis que 8 préféraient un autre aménagement.

Et à part ça, me direz-vous ? Rien , absolument rien! Pourtant, les occasions d'intervenir n'ont pas manqué. A commencer par le débat d'orientation budgétaire du 25 mars qui aurait dû amener nos délégués à demander pourquoi le déficit prévisionnel des 2 piscines et du centre aqualudique a augmenté en un an de 200.000 euros pour s'établir à la coquette somme de 1,6 millions. Avec un peu de malice, ils auraient même pu mettre cette augmentation en parallèle avec l'économie réalisée en divisant par 2 le nombre de tournées de collecte des déchets dans 12 des 17 communes de l'intercommunalité. Évidemment, cela aurait supposé qu'ils aient quelques notions élémentaires de comptabilité, ce qui n'est malheureusement pas leur cas, eux qui réduisent le bilan d'un magasin de proximité à son seul passif en oubliant qu'il comprend aussi un actif! Le 15 avril, lors de la présentation des activités et du bilan de l'Office de tourisme communautaire, ils auraient pu utilement abonder dans le sens du Président de la Communauté de communes lorsque celui-ci a affirmé qu'il "convient d'observer la plus grande prudence quant aux retombées économiques directes [de l'activité touristique] estimées à 1 million d'euros, ainsi qu'aux retombées indirectes difficilement mesurables". Cela leur aurait permis le 13 mai de monter au créneau pour exiger des explications sur la hausse de 11,5 % du coût réel de l'OTC pour la Communauté de communes au titre de l'année 2008. Tout ceci aurait fait de nos 2 délégués communautaires de bons défenseurs des intérêts de notre commune et des gestionnaires scrupuleux des deniers publics. Hélas, il n'en a rien été! Ils se sont contentés de faire acte de présence, ce qui est tout de même une amélioration, petite certes mais à ne pas oublier étant donné que c'est la seule à se mettre sous la dent, par rapport au semestre précédent.
LB

samedi 24 octobre 2009

Réforme du lycée : l'intervention de Jean-Pierre Chevènement au Sénat


Lors du débat qui a eu lieu le 21 octobre au Sénat sur la "réforme du lycée", Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l'éducation nationale, s'est exprimé à la tribune pour faire part d'un certain nombre de critiques à l'égard du projet gouvernemental. Les adeptes de la vidéosphère pourront prendre connaissance de son intervention en se rendant sur le blog du sénateur du Territoire de Belfort et en visionnant à partir de la 60ème minute l'enregistrement intégré à la note intitulée "le lycée, un système complexe à réformer intelligemment". Quant à ceux que la lecture ne rebute pas et que le MRC 08 espère nombreux, ils peuvent en découvrir ci-dessous toute la richesse due à une excellente maîtrise du système éducatif français

"C’est un fait nouveau que le Président de la République s’exprime lui-même sur le lycée et c’est un fait heureux tant il est vrai que les 2 200 000 lycéens sont une partie importante de l’avenir de la France. La réforme du lycée, dont le Président de la République a tracé les grandes lignes est ce qui reste du projet de lycée modulaire imaginé par votre prédécesseur, c’est-à-dire entre nous pas grand-chose. Je souhaite qu’à travers la concertation dont vous êtes chargé, vous puissiez donner à cette réforme la substance qui lui manque.

1. Je m’étonne tout d’abord que les besoins du pays ne soient pas évoqués dans l’intervention du Président de la République sinon au détour et comme par raccroc, à propos de la réforme de la section du bac technologique « sciences et techniques pour l’industrie » (STI). Il y aurait pourtant beaucoup à dire sur la baisse constante du nombre d’étudiants inscrits dans les filières scientifiques de nos universités. Quand j’ai fixé, en 1984-85, à l’Ecole publique de nouveaux objectifs – porter 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat, et non pas au bac comme l’a dit Mme Morin-Desailly, créé le baccalauréat professionnel et régionalisé la construction des lycées, je l’ai fait sur la base d’une étude prévisionnelle sur les besoins du pays à l’horizon 2000, l’évolution des catégories socioprofessionnelles, étude commandée à la filiale d’études économiques de la CDC.
Dans la compétition mondiale où les pays asiatiques forment toujours plus d’ingénieurs, de techniciens, de chercheurs, c’est une grave lacune. Le handicap qui résulte de ce manque d’ambition pour le pays, du fait de la mauvaise orientation des élèves et des étudiants vers des filières sans débouchés, n’en sera pas corrigé. Le Président de la République vous a chargé de poursuivre la consultation. Je souhaite que vous le fassiez avec le souci républicain de l’intérêt général, avec la volonté de former les citoyens et les producteurs, j’entends par là les ouvriers qualifiés, les techniciens, les ingénieurs, les chercheurs dont a besoin un pays moderne pleinement engagé dans la compétition mondiale.

2. Je relève une seconde contradiction dans les discours du Président de la République : il déclare vouloir préserver l’excellence, le niveau d’exigence, mais en même temps s’étonne, voire s’indigne, du nombre de redoublements au lycée - 28 % - du fait que 35.000 lycéens à la fin de la terminale n’ont pas le bac et qu’enfin 80.000 bacheliers n’obtiennent pas un diplôme d’enseignement supérieur. Mais c’est le principe même de l’élitisme républicain que le Président de la République met en cause, un principe qui vise à la fois à la démocratisation des études et au maintien de l’exigence intellectuelle et de la qualité de l’enseignement. Si on suit le Président de la République, il faut donner le bac à tout le monde et un diplôme d’enseignement supérieur à tous les bacheliers. Je veux rappeler le discours d’Henri Wallon à la Libération : "L’école républicaine a pour but la promotion de tous et la sélection des meilleurs". La sélection est dans la nature des choses ; le problème des savoir si elle se fait sur des critères démocratiques.

3. Le Président de la République pointe à juste titre l’inégalité des chances selon l’origine sociale. Mais croyez-vous qu’on corrigera cette inégalité par un rabais de l’exigence ! L’Ecole ne peut corriger à elle seule l’inégalité sociale sauf à prendre le risque de la démagogie et de l’égalitarisme niveleur. Il faut pour cela, et dans tous les domaines de l’action politique, une énergie républicaine que je ne discerne pas dans les choix fiscaux et autres du gouvernement.

4. On peut certes améliorer l’orientation des élèves mais je ne crois pas qu’on puisse instituer une orientation permanente et efficace avec des stages passerelles et des remises à niveau pendant les vacances. Etendre la seconde dite "de détermination" à la classe de première risque de casser les filières de deux ans qui permettent un certain approfondissement des matières. Une classe de terminale spécialisée ne suffit pas.

5. Prélever deux heures sur les horaires de cours pour un soutien des élèves en difficulté alors que baisse le nombre de postes de professeur, c’est aller au-devant du lycée "light" qu’on a reproché à votre prédécesseur. On ne compensera pas non plus la baisse du nombre de professeurs par le recrutement d’assistants de langues parmi les étudiants étrangers.

6. Pour tenir compte de la diversité des élèves liée à la démocratisation des études longues, il faut évidemment diversifier les filières. Le Président de la République déclare vouloir casser la hiérarchie imposée des voies et des séries. Ne faisons pas de la section S le bouc émissaire de ce qui ne va pas au lycée. Elle est justement ce qui marche ! Elle a le grave défaut certes d’attirer les bons élèves mais que faut-il faire de ces bons élèves ? C’est pour vous un véritable casse-tête. On a l’impression que votre tâche, si vous n’aviez que des cancres, serait plus facile … Vous suggérez, à juste titre, qu’il y ait des bons élèves partout et d’abord dans la filière littéraire, la fameuse section "L". La revalorisation de la filière littéraire est une bonne chose Je l’avais moi-même prévue en 1986 dans la réforme des lycées que mon successeur a malheureusement suspendue. Vous voulez y introduire des langues étrangères, du droit, un enseignement culturel et artistique, mais où sont les moyens ? Et surtout vous oubliez le grec et le latin qui sont au cœur de notre langue, de notre culture et de notre civilisation ! L’apprentissage des langues anciennes est la base même de la revalorisation de la série "L". On ne peut pas imaginer un professeur de français qui ne sache pas le latin. Par ailleurs vous évoquez la réforme de la filière technologique mais seulement à travers la série "sciences et techniques industrielles". Vous proposez de réserver des places pour les élèves de cette section dans les IUT et les BTS. Sur quelles bases ? Ne risquez-vous pas de porter atteinte au principe du concours ? Y aura-t-il au moins deux concours séparés ? Je vous ferai observer que les IUT sont de moins en moins des formations courtes et de plus en plus un mode d’acheminement vers des formations longues. L’enjeu de la formation d’un plus grand nombre de scientifiques et d’ingénieurs est crucial pour le pays. Vouloir l’atteindre à travers la seule section STI est réducteur. C’est l’ensemble de la filière technologique et de la filière professionnelle qui mérite votre sollicitude. La généralisation du bac pro en trois ans ne suffit pas pour revaloriser le lycée professionnel. Il y faut des moyens en hommes et en matériels. Et ce n’est pas, soit dit en passant, avec une cagnotte scolaire qu’on luttera contre l’absentéisme des élèves ! Ce serait la négation même des principes de l’Ecole républicaine ! Mettez donc un terme à ces expérimentations choquantes. Je suis surpris que le mot "Région" n’apparaisse pas dans le discours présidentiel alors que c’est des régions que dépend l’investissement en matériel et le recrutement des personnels techniques, laborantins et autres. Il vous faudrait réunir l’ensemble des régions pour définir en commun un plan ambitieux de développement et de modernisation de ces filières technologiques et professionnelles.

7. Le Président de la République dit souvent une chose et son contraire. Cela vous facilitera la tâche. Je vous souhaite très sincèrement, parce que c’est de l’avenir de notre jeunesse et du pays tout entier qu’il s’agit, de tenir bon les deux bouts de la chaîne : le souci de la démocratisation et le maintien de l’exigence de qualité. Notre lycée ne marche pas si mal. Il faut le réformer intelligemment. On ne peut agir autrement avec des systèmes complexes. Il est trop simple d’opposer la conquête de l’autonomie – sixième axe de la réforme – à "l’encadrement" trop pesant dont nous aurions hérité. Je m’étonne qu’il n’y ait pas un mot dans le discours du Président de la République sur la violence scolaire. Jack Lang a relevé que les propositions de Nicolas Sarkozy s’inscrivent dans le droit fil des réformes du lycée de 1992 et 2000 qu’il a lui-même conduites. On ne saurait mieux dire.

Un mot pour conclure : la conquête de l’autonomie sera d’autant plus facilitée que seront maintenus des cadres solides. La conquête de l’autonomie passe par la conquête du Savoir. Et ce sont les enfants des classes les moins favorisées qui ont le plus besoin d’une école structurée et sûre de ses valeurs. La transmission des savoirs dont la parfaite maîtrise fonde l’autorité du maître passe par un bon encadrement. C’est la meilleure garantie d’un lycée qui marche à Clichy sous Bois comme à Neuilly. Ne vous laissez pas égarer, Monsieur le Ministre, par des comparaisons statistiques trompeuses sur le nombre d’heures de cours dispensées dans d’autres pays aux élèves de quinze ans. Chaque système éducatif a sa spécificité. Il n’est pas souhaitable de réduire le nombre des heures de cours au lycée car ce n’est pas en travaillant moins que nos lycéens apprendront mieux."

lundi 5 octobre 2009

Référendum sur la Poste : la réponse massive et sans ambiguïté des citoyens !



En attendant de pouvoir vous communiquer les résultats précis dans les Ardennes de la votation citoyenne sur l'avenir du service public postal, voici ceux qui ont été obtenus au niveau national : plus de 2,1 millions de personnes se sont déplacées dans 9.987 points de vote et elles se sont prononcées à 98,5 % contre le projet de Nicolas Sarkozy de changement de statut de ce pilier des services publics à la française! Le message des usagers est donc non seulement clair, mais massif, et le gouvernement serait bien avisé de le prendre en compte s'il ne veut pas se couper encore plus de la population...

vendredi 2 octobre 2009

Référendum sur la Poste : les 16 lieux où vous pourrez voter !



C'est demain le grand jour pour l'avenir de la Poste, celui de la votation citoyenne organisée par les formations politiques de gauche et les syndicats afin de permettre à la population de donner son avis sur un sujet qui la concerne directement et quotidiennement. Faut-il accepter de changer le statut de la Poste, et mettre ainsi le doigt dans un engrenage qui aboutira à terme à sa privatisation, ou maintenir ce service public en l'état et faire ainsi passer l'égalité générée par la péréquation tarifaire avant la rentabilité ? Pour le MRC 08, cette question dépasse largement le cadre de cette entreprise, c'est un vrai choix de société qu'il revient aux seuls citoyens de trancher. Pour ce faire, il faut qu'ils participent massivement à la consultation de demain, qui se déroulera dans notre département dans les 16 lieux suivants :

Chooz : devant l'agence postale communale (eh oui, l'adaptation de l'entreprise a déjà commencé!) de 09h00 à 12h00
Revin : ancienne mairie salle 6 de 08h00 à 18h00
Monthermé : devant la Poste de 13h30 à 16h30
Bogny Sur Meuse : devant la Poste de 13h30 à 16h30
Nouzonville : UL Cgt place Gambetta de 09h00 à 13h00
Charleville Mézières : Place de l'Hôtel de Ville, devant la Poste de la Ronde Couture, devant la Poste La houillère et Place du Théâtre de 9h00 à 16h00
Aiglemont : mairie de 09h00 à 12h00
Sedan : Hôtel de Ville de 9h00 à 12h00
Vouziers : CCAS Place Carnot de 08h00 à 17h00
Rethel : Place de Caen de 10h00 à 12h00
Signy l'Abbaye : devant l'agence postale communale de 10h00 à 12h00
Rocquigny : devant l'ancienne poste de 15h00 à 17h15
Chaumont Porcien : devant la Poste de 10h00 à 12h00