Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

samedi 28 juin 2008

Aubrives: des progrès malgré tout


Ce qu'il y a de bien avec les records, c'est qu'ils peuvent toujours être battus. Lors de la réunion du Conseil municipal d'Aubrives qui s'était tenue le 26 mai, un seul sujet figurait à l'ordre du jour: "l'étude" d'une convention de partenariat , pensée et rédigée par une commission municipale, entre le CCAS (centre communal d'action sociale) et l'ADAPAH (association départementale d'aide aux personnes âgées et handicapées) pour la mise en place d'un service partiel d'aide à la personne à coût réduit. A priori, il était impossible de faire plus mince que cette feuille de papier à cigarette. Ce serait oublier qu'à l'heure des nanotechnologies, la science de l'infiniment petit n'arrête pas de progresser. Ainsi, lors de la dernière séance du Conseil municipal qui s'est déroulée hier soir, un seul sujet figurait encore à l'ordre du jour, mais imposé cette fois par l'Etat et ne provenant donc en aucun cas d'un quelconque travail de l'exécutif municipal en place: l'élection des 3 délégués de la commune et de leurs suppléants pour les élections sénatoriales qui auront lieu le 21 septembre. L'affaire, dont l'aspect éminemment politique n'aura échappé à personne, y compris à ceux qui croyaient jusque là qu'un Conseil municipal ne faisait pas de politique, étant des plus sérieuses, elle a été menée avec toute la rigueur qui s'imposait. La procédure fixée par l'Etat a été scrupuleusement suivie et elle a abouti aux désignations suivantes: Gilbert Leclercq, Jacky Lotterie et Fabien Prignon ont été élus délégués avec 14 voix sur 15 tandis que Jean-Marie Moulin, Maria-José Laurier et Peggy Bolotti étaient choisis comme suppléants à l'unanimité.

Une séance rondement menée donc, mais qui m'amène cependant à faire 3 commentaires. Le premier est que son déroulement a été d'une rigueur exemplaire, du début à la fin avec même un rappel à la courtoisie des débats, lorsque cela s'est avéré nécessaire, qui a été du meilleur aloi. Le deuxième est que l'éducation, entendue dans la 3ème acceptation de la définition que donne de ce terme le Petit Robert 1, n'est plus ce qu'elle était puisque sa règle première qui consiste à saluer les personnes que l'on voit pour la première fois de la journée par un simple bonjour ou bonsoir selon l'heure a été ostensiblement rejetée par un membre du Conseil municipal: en soi, cela n'a rien d'étonnant étant donné l'évolution qui traverse la société, mais lorsque ce refus délibéré provient d'une personne élue et que l'on connaît le métier qui est le sien, c'est assez inquiétant. Enfin, tout comme l'habit ne fait pas le moine, le droit de porter de temps en temps une écharpe tricolore à glands à frange d'argent ne suffit pas pour conférer à son bénéficiaire la maîtrise des règles démocratiques élémentaires: interpeller dans la rue l'épouse d'un conseiller municipal en train de promener son enfant pour lui demander de faire remonter à son mari un motif de mécontentement ayant trait aux affaires communales ne fait pas partie des usages de la République française pas plus que des bases les plus fondamentales de la bienséance. C'est un acte totalement déplacé et pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, j'ajoute comme j'ai eu l'occasion de le faire savoir directement hier à son auteur que lorsque cette épouse est la mienne, il est d'une irresponsabilité qui a toutes les chances de s'avérer lourde de conséquences!

Au total, cette séance s'est révélée mi-figue mi-raisin. Rien d'extraordinaire donc, mais quand on la compare aux précédentes, il faut reconnaître qu'elle marque une amélioration dont il y a tout lieu de se réjouir. Puisse cette tendance se poursuivre, avec cependant à l'avenir des ordres du jour plus adaptés à la gestion d'une commune qui compte tout de même près de 1.000 habitants.

LB

mardi 24 juin 2008

Les derniers seront-ils un jour les premiers?

Tous les 2 ans, l'hebdomadaire L'Express publie SON classement des départements français où il fait bon vivre. Les résultats de son enquête font inévitablement des heureux, ceux qui sont les mieux classés, et tout aussi inévitablement des mécontents, ceux qui sont les moins bien classés, qui n'hésitent pas alors à tomber à bras raccourcis sur les malheureux journalistes et à remettre en cause la qualité voire l'honnêteté de leur travail. C'est pourquoi ce magazine rappelle par précaution la méthodologie qu'il a suivi pour réaliser son classement: "Avec ce palmarès, nous tentons de mesurer la qualité de vie des Français. Tâche difficile, tant les aspirations varient d'un individu à l'autre. Notre enquête se fonde sur 40 indicateurs. La quasi-totalité d’entre eux a été recueillie auprès de sources officielles: Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), ministères, etc. La même année a systématiquement été retenue pour les 96 départements. Pour chacun des 40 indicateurs, les départements ont été classés, selon leurs résultats, de la première à la dernière place. Un coefficient a été attribué à chaque indicateur selon son importance. Le classement multiplié par le coefficient aboutit à une note. Les différentes notes ont été additionnées à l’intérieur de chaque rubrique (culture, puissance économique, offre de soins, etc.) pour obtenir 14 classements thématiques. Pour élaborer le palmarès général, les thèmes ont été simplement additionnés".

La méthode peut être discutée sur certains points (la valeur du coefficient attribué à chaque indicateur ou encore le choix limité à 40 indicateurs qui conduit à ignorer des éléments qui auraient pu être avantageux pour certains départements) mais il faut reconnaître qu'elle est très sérieuse et globalement inattaquable. Elle a abouti cette année aux résultats suivants:



Pour ceux qui seraient malheureusement fâchés avec la géographie, y compris celle de leur propre pays, voici une autre formulation des principaux résultats:

· 1 - Haute-Garonne
· 2 - Pyrénées-Atlantiques
· 3 - Ille-et-Vilaine
· --------------------------------
· 37 - Paris
· --------------------------------
· 50 - Marne
· --------------------------------
· 86 - Aube
· --------------------------------
· 90 - Haute-Marne
· --------------------------------
· 94 - Meuse
· 95 - Aisne
· 96 - Ardennes

Vous avez bien vu, notre département qui occupait déjà en 2006 la peu flatteuse antépénultième place (en langage plus commun mais moins correct, l'avant avant dernière, soit la 94ème) est désormais 96ème sur 96, bon dernier, lanterne rouge! Cette révélation a entraîné la colère de Benoît Huré, le Président du Conseil général, qui a décidé de prendre sa plus belle plume afin de faire savoir aux journalistes de L'Express tout le mal qu'il pense de leur travail. En attendant l'envoi de ce courrier, une réaction à chaud (que les antinucléaires ne paniquent pas, cela n'a rien à voir avec un quelconque accident à la centrale!) a été publiée sur le site internet du Conseil général, dans laquelle sont dénoncés en vrac le choix des indicateurs, l'incapacité des journalistes à écrire sur un département dans lequel ils ne seraient jamais venus ou encore de vieux relents d'un parisianisme médiatique. On peut même y lire (les licenciés de Thomé Génot, Lenoir et Mernier et de bien d'autres entreprises liquidées apprécierons certainement) que "certains osent parler de déclin économique alors que le département des Ardennes est en pleine reconquête économique"!

Ce pamphlet destiné à démontrer que le bonnet d'âne attribué aux Ardennes, et par delà à ceux qui en assurent la direction, est totalement immérité n'a rien d'étonnant: il n'est jamais plaisant d'être désigné publiquement comme étant le dernier de la classe, nous le comprenons bien! Cependant, le MRC-08 considère, à l'image de Beaumarchais, que "sans la liberté de blâmer il n'est point d'éloge flatteur" et que ce n'est pas en cassant le thermomètre que l'on guérit le malade. Nous pensons aussi qu'il n'est pas nécessaire d'être juif pour parler des camps d'extermination, de peau noire pour parler du racisme et par conséquent d'être lié aux Ardennes d'une façon ou d'une autre pour avoir le droit et les capacités de parler de ce département. A la place, il nous semble qu'il serait plus constructif d'analyser le résultat obtenu pour chacun des 40 critères retenus, qui est le suivant:

Total Cadre de vie: 27/96
· Proximité du littoral: 36/96 (les départements côtiers ont obtenu 2 points, les départements séparés de la mer par un seul département en ont obtenu 1, les autres départements ont obtenu 0 point /Coefficient 3.[1])
· Proximité de la montagne: 76/96 (les départements dotés d'un sommet supérieur à 1000 mètres ont obtenu 2 points, les départements limitrophes ou dotés d'un sommet supérieur à 500 mètres en ont obtenu 1, les autres 0 /Coefficient 2.[0])
· Les sites dangereux: 24/96 (nombre de sites soumis à la directive Seveso II et de centrales nucléaires. Les sites Seveso seuil haut et les centrales se sont vu attribuer 2 points, les sites Seveso seuil bas, 1 seul /EDF et directions régionales de l'industrie et de l'environnement, 2006 /Coefficient 2.[7])
· Pollution de l'air au dioxyde de soufre: 39/96 (relevés d'émissions de dioxyde de soufre rapportées à la superficie du département /Institut français de l'environnement, base Eider 2005 /Coefficient 1.[35])
· Pollution de l'air aux oxydes d'azote: 18/96 (relevés d'émissions d'oxydes d'azote rapportées à la superficie du département /Institut français de l'environnement, base Eider 2005 /Coefficient 1.[122])
· Part d'espaces naturels: 31/96 (94%)
Total Commerce: 90/96
· Offre commerciale: 78/96 (densité en enseignes commerciales de tous types pour 1000 habitants /Atlas LSA de la distribution, édition 2008 /Coefficient 2.[644])
· Nombre de magasins Ikea, Fnac, Virgin et Cultura dans le département : 77/96 (Coefficient 1.[0])
Total Culture: 94/96
· Offre culturelle institutionnelle: 81/96 (les équipements culturels ont été comptabilisés de la manière suivante : 10 points pour un théâtre national, un opéra ou un orchestre permanent, 5 point pour un Centre dramatique national, un centre chorégraphique national ou un conservatoire national de région, 3 points pour une scène nationale ou une école nationale de musique, 1 point pour une scène de musiques actuelles ou une école municipale de musique agréée. Coefficient 2. [3])
· Indice cinéma: 84/96 (l'offre de cinéma [nombre de fauteuils / nombre d'habitants du département] vaut 2, le nombre d'établissements classés art et essai vaut 1 ainsi que le nombre d'établissements comptant plus de 8 salles /CNC, 2008 /Coefficient 1.[277])
Total Dynamisme économique: 88/96
· Croissance de la population: 93/96 (évolution de la population de 1999 à 2006, en % /Insee, 2008 /Coefficient 2. [-1%])
· Croissance de l'emploi: 91/96 (évolution du nombre total d'emplois dans le département de 1999 à 2006, en % /Insee, 2008 /Coefficient 2.[2])
· Croissance des revenus: 29/96 (évolution des revenus médians par unité de consommation de 2000 à 2005, en % /Insee, 2008 /Coefficient 1.[18])
Total Enseignement supérieur: 75/96
· Etudiants: 77/96 (nombre d'étudiants dans le département, année scolaire 2006-2007 /Atlas régional, ministère de l'Education nationale, 2008 /Coefficient 2.[2154])
· La part d'étudiants: 77/96 (nombre d'étudiants dans le département, en %, année scolaire 2006-2007 /Atlas régional, ministère de l'Education nationale, 2008 /Coefficient 1.[1%])
· Etudiants de grandes écoles: 71/96 (nombre d'étudiants inscrits dans une grande école dans le département, année scolaire 2006-2007 /Atlas régional, ministère de l'Education nationale, 2008 /Coefficient 1.[44])
Total Immobilier: 13/96
· Prix d'une maison: 9/96 (prix moyen d'une maison en 2007 /Ordre des notaires, base Perval /Coefficient 1.[112 084€])
· Prix d'un appartement: 20/96 (prix moyen au m2 d'un appartement ancien en 2007 /Ordre des notaires, base Perval /Coefficient 1.[1 252€])
Indice Offre internet: 63/96
· L'accès à une offre internet concurrentielle: 60/96 (part de la population du département ayant accès à au moins 2 opérateurs Internet, en % /Cabinet Tactis, 2008 /Coefficient 1.[40%])
· L'accès à une offre internet multiple: 63/96 (part de la population du département ayant accès aux offres triple play [TV + téléphone + Web], en % /Cabinet Tactis, 2008 /Coefficient 1.[34%])
La réussite au bac: 87/96 (78%)
Total météo : 96/96
· Le soleil: 96/96 (nombre d'heures de soleil par an, moyenne sur 30 ans /Météo-France, 2006 /Coefficient 1.[1 440])
· La température moyenne: 90/96 (en degrés Celsius, moyenne sur 30 ans /Météo-France, 2006 /Coefficient 1.[10])
· Jours de pluie par an: 84/96 (135)
Total Offre de soins: 68/96
· L'offre hospitalière: 43/96 (nombre de lits d'hôpital publics et privés, pour 1 000 habitants du département au 1er janvier 2007 /Ministère de la Santé, base Statiss 2008 /Coefficient 1.[4])
· Les médecins: 78/96 (densité en médecins libéraux au 1er janvier 2007, pour 100 000 habitants du département /Ministère de la Santé, DREES, 2008 /Coefficient 1.[144])
· CHU sur place: 67/96 (présence ou non d'un centre hospitalier universitaire ou régional dans le département /Ministère de la Santé, 2008 /Coefficient 1.[0])
Total Puissance: 80/96
· Les emplois: 75/96 (nombre total d'emplois au 1er janvier 2007 /Insee, 2008 /Coefficient 2.[100 180])
· Les emplois hautement qualifiés: 78/96 (nombre d'emplois dits "métropolitains supérieurs" /Insee, 1999 /Coefficient 2. [3 285])
· La population: 74/96 (population estimée au 1er janvier 2006 /Insee, 2008/ Coefficient 1.[286 500])
· La capacité hôtelière:92/96 (nombre total de chambres d'hôtel au 1er janvier 2007 /Insee, 2008 /Coefficient 1.[989])
· Les étudiants: 77/96 (nombre d'étudiants dans le département, année scolaire 2006-2007 /Atlas régional, ministère de l'Education nationale, 2008/ Coefficient 1.[2 154])
· Les étudiants de grandes écoles: 71/96 (nombre d'étudiants inscrits dans une grande école dans le département, année scolaire 2006-2007 /Atlas régional, ministère de l'Education nationale, 2008 /Coefficient 1.[44])
· Puissance administrative: 65/96 (indicateur conçu par L'Express : une préfecture de région ou une cour d'appel installée dans le département rapporte 1 point /Coefficient 1.[0])
Total Santé des habitants: 93/96
· L'espérance de vie: 93/96 (en années, au 1er janvier 2002 /Insee, 2006 /Coefficient 1.[77])
· La "sur-mortalité": 89/96 (taux de mortalité liée aux comportements individuels (alcool, tabac, suicides et morts violentes), pour 100 000 habitants /Atlas de la santé en France, ed. John Libbey, 2000 /Coefficient 1.[217])
Total Sécurité: 37/96
Total Situation sociale: 91/96
· Le chômage: 89/96 (taux de chômage au 31/12/2007 /Insee, 2008 / Coefficient 1.[10%])
· Les revenus: 90/96 (revenu médian par unité de consommation en 2005, en euros /Direction générale des impôts et Insee, 2008 /Coefficient 1.[14115])
· La précarité: 88/96 (nombre d'allocataires des principaux minima sociaux [RMI-API-AAH] au 31 décembre 2007, pour 1 000 habitants du département /Caisse nationale des allocations familiales, 2008 /Coefficient 1.[45])

A première vue, ces résultats sont très mauvais. Mais si on y regarde bien, ils ne sont pas aussi catastrophiques que certains le disent: notre département n'arrive en dernière position que pour 1 seul indicateur, la durée de l'ensoleillement sur laquelle chacun sait bien qu'il est impossible à nos dirigeants politiques d'influer; il est certes dans le dernier tiers des départements pour 28 indicateurs mais il est aussi dans le premier tiers pour 6 d'entre eux avec une excellente 9ème place pour le prix des maisons et de très honorables 18ème place, 20ème place, 24ème place et 29ème pour la pollution de l'air par l'oxyde d'azote, le prix de vente des appartements, la présence de sites dangereux et la croissance des revenus qui s'est tout de même élevée à 18% par unité de consommation entre 2000 et 2005; mieux il occupe une très enviable 37ème place pour la sécurité qui est très certainement aux yeux de la majorité de nos concitoyens un des éléments les plus importants dans la qualité de vie. Les Ardennes bénéficient donc d'atouts certains pour accueillir des populations venues d'ailleurs! Encore faudrait-il que le Conseil général et les autres acteurs politiques acceptent de reconnaître les faiblesses dont souffre notre territoire pour essayer d'y remédier et ne se trompent pas dans leurs priorités économiques en privilégiant le développement d'une hypothétique activité tertiaire de plus ou moins haut niveau au détriment de l'activité industrielle qui bénéficie d'un savoir-faire reconnu de longue date...

La parole est au Président

lundi 23 juin 2008

Montage vidéo du 4ème congrès du MRC

video

Aubrives: la bêtise n'a pas de limite!


Au début du week-end dernier, un évènement absolument scandaleux s'est produit dans notre commune. Voici la façon dont il a été relaté dans l'édition de "l'Ardennais" en date du 22 juin:

"Dans la soirée de vendredi à samedi, les poubelles (cartons, papiers) et les palettes entreposées devant le magasin Le relais de mousquetaires à Aubrives ont été incendiées vraisemblablement de façon volontaire. Des vies ont peut-être été sauvées grâce à un lot de pétards invendables. En effet, l'employée de service avait jeté ces produits dans le fond des poubelles. Leur combustion a réveillé la vice-présidente qui dormait dans son logement situé juste à côté. Le feu est rapidement monté le long de la façade de la réserve contenant un gros volume de produits inflammables. Les flammes ont embrasé la poutre de soutien et léché le toit. L'arrivée rapide des pompiers a permis de limiter les dégâts. Seule la partie entre le plafond et le toit semble touchée. Les produits entreposés n'ont pas été atteints par les flammes. Vers 5 heures samedi matin, les pompiers ont déposé une bâche sur le toit abîmé afin d'éviter de plus gros dégâts. Le maire d'Aubrives, Gilbert Leclercq, la présidente des magasins réunis, Aline Zuccaro, la vice-présidente, Marie Thérèse Franzetti, se sont retrouvés sur les lieux du sinistre avec la gendarmerie de Givet, rapidement rejoints par la quasi-totalité du bureau de l'association et des employés. Mme Zuccaro a décidé de porter plainte tout comme la municipalité à laquelle l'association loue les locaux. Le magasin est resté fermé hier et le restera aujourd'hui, mais les deux employés sont pour l'instant au chômage technique".

Comme toute la population d'Aubrives, je suis à la fois choqué et révolté par un acte d'une telle bêtise qui met au chômage technique non pas 2 personnes mais 4 si l'on compte les employées à temps partiel et qui pénalise fortement les utilisateurs de ce commerce de proximité dont l'intérêt pour la population locale et tout particulièrement pour un nombre élevé de personnes âgées n'est plus à démontrer. Je souhaite vivement que le(s) malfaisant(s) à l'origine de ce méfait soi(en)t retrouvé(s) au plus vite et que l'on sache le motif qui est à l'origine d'une action aussi stupide et irresponsable! Jusqu'ici, Aubrives avait globalement échappé pour le plus grand bien de ses habitants à la montée de l'insécurité et de la délinquance qui touche tant d'autres endroits en France, c'était un havre de paix et il doit le rester. La gendarmerie qui a bénéficié dès samedi du soutien de la police scientifique, puis la justice doivent donc maintenant faire leur travail avec efficacité afin que l'on puisse tous retrouver la tranquillité à laquelle on peut légitimement prétendre!



LB

jeudi 19 juin 2008

La triste et lamentable histoire d'un espoir industriel déçu !


Il était une fois une entreprise, pardon un Prince charmant, portant un doux nom venu d'ailleurs. Originaire d'un département du nord de la Loire, plus précisément d'une commune au nom à faire froid dans le dos, il était spécialisé dans des activités séduisantes: les essais dynamiques du comportement routier auprès des constructeurs automobiles et des équipementiers ainsi que le développement des moteurs et châssis et la mise au point des organes de liaison au sol comme les suspensions, le freinage et les pneumatiques. Se trouvant à l'étroit dans son fief, il avait déjà installé une deuxième base d'essais sous les cieux cléments d'une bonne terre pleine d'atouts dépendant du seigneur des Baux. Mais cela ne suffisait pas pour absorber l'activité générée par ses 13 millions d'euros de rentes annuelles. Il cherchait donc une autre terre pour développer un troisième centre d'essais, avec un climat si possible rude et humide afin de proposer à ses commanditaires des prestations en rapport avec leurs exigences croissantes. Après avoir songé un temps aux immenses forêts enneigées de Suède, il se dit qu'il n'était point besoin d'aller si loin: les Ardennes feraient aussi bien l'affaire, d'autant que son Conseil général, pardon sa Princesse, était prête à beaucoup donner pour sortir ses terres reculées de leur torpeur.

Chacun y trouvant son compte, le contrat de fiançailles fut prestement scellé en la date symbolique du 1er avril 2006: la belle apportait la terre si convoitée, sise sur une ancienne base aérienne de l'OTAN, tout en en restant propriétaire tandis que le Prince s'engageait sur l'honneur, avec force sourires en prime, à y créer de la besogne pour 50 sujets, voire même 100 pour peu qu'on lui laisse un délai de 10 ans. L'affaire était équilibrée et l'idylle débutait sous les meilleurs auspices. Mais rapidement le Prince, usant de trésors de charme et au passage de quelques ripailles, expliqua qu'il ne pourrait honorer son engagement qu'à la condition expresse que des travaux coûteux soient entrepris sur la terre qui lui avait été concédée. Prête à tout ce qui était permis par la morale pour voir se concrétiser l'arrivée de la besogne promise, la belle ouvrit grand sa cassette et en retira une grosse somme d'argent qu'elle fit compléter par un parent éloigné, le Conseil régional, bien que leurs relations n'aient pas toujours été au beau fixe. Aux dires des chroniqueurs, près de 70 millions d'euros allaient être mis progressivement dans la bonification de la terre. Nonobstant cet effort considérable, le Prince tardait à tenir la partie du contrat qui lui incombait. En lieu et place, il rêvait, la main sur le coeur, à faire naître de nouvelles activités comme le développement de formations aux professionnels de l'automobile, aux particuliers et aux entreprises ou encore la location d'infrastructures. Toutefois, pendant que son esprit divaguait, il oubliait de verser la contribution qu'il devait pour l'usage de la bonne terre sus-mentionnée. La Princesse fit d'abord preuve d'une grande compréhension puis, les mois passant sans qu'aucun écu sonnant et trébuchant ne rentre, ce doux sentiment se mua en un terrible courroux. Elle somma le Prince, soit de s'acquitter sur le champs de ses arriérés, soit de quitter les lieux et c'est à cette dernière solution que tout dépité il se résolut.

Quelle morale le MRC-08 tire-t-il de cette petite histoire? Que la Princesse devrait faire preuve de plus de discernement et ne pas croire aux belles paroles du premier Prince charmant venu, ni même du deuxième ou du troisième d'ailleurs, surtout lorsqu'il s'agit de l'utilisation des deniers publics qui proviennent du dur labeur de ses courageux sujets!

mardi 17 juin 2008

Aubrives: la fête de la musique sera animée!


En 1981, lorsqu'un gouvernement socialiste est arrivé pour la 1ère fois depuis le début de la Vème République au pouvoir, beaucoup ont cru en toute bonne foi qu'il allait changer la vie. Il faut reconnaître qu'avant d'ouvrir en 1983 la "parenthèse libérale" qui n'a hélas jamais été refermée depuis, il a multiplié les mesures pour atteindre cet objectif: aux réformes économiques fortes comme les nationalisations se sont ajoutées des réformes sociales comme l'abaissement de l'âge de la retraite à 60 ans et la création d'une 5ème semaine de congés payés, des réformes humanitaires comme l'abolition de la peine de mort et la suppression dans les prisons des quartiers de haute sécurité et même des réformes sociétales comme la fête de la musique dont la 1ère édition a eu lieu le 21 juin 1982, jour du solstice d'été utilisé depuis des temps immémoriaux pour des amusements païens puis chrétiens. Le succès de cette fête fut tel qu'elle a été reconduite l'année suivante, puis toutes les autres jusqu'à aujourd'hui et qu'elle est maintenant organisée dans 110 pays répartis sur les 5 continents. Parallèlement à cette extension géographique, les manifestations se sont multipliées en France, ce qui a permis à cette fête de sortir des grandes villes pour gagner les plus modestes et même les villages.

C'est ainsi qu'à Aubrives, comme dans des milliers d'autres endroits du pays, les instruments de musique seront de sortie ce 21 juin avec leurs utilisateurs souvent accompagnés par des chanteurs. Cela ne constituera pas en soi une première pour notre commune, mais ce qui le sera, c'est que 2 manifestations seront offertes à la population au même moment: une sera organisée comme tous les ans par le comités des fêtes avec cependant 2 nouveautés, son emplacement qui sera le stade municipal et non pas la place Debette, et surtout son final qui aura lieu à 23h00 et qui consistera en un grand feu d'artifice; l'autre sera organisée pour la 1ère fois par l'association Espace Loisirs et le groupe "humanis" à la salle de spectacle Bernard Maillard et jouera la carte de la convivialité en proposant en plus des 4 groupes déjà inscrits une buvette et un barbecue.

Ce doublement de l'offre est a priori une bonne chose pour les mélomanes d'Aubrives qui bénéficieront ainsi d'une programmation plus variée susceptible de satisfaire le plus grand nombre. Mais il me semble que si on y regarde de plus près, il est annonciateur de très grosses difficultés puisque derrière chacune des manifestations se trouvent des membres éminents des 2 principales listes qui se sont opposées lors des dernières élections municipales. J'ai par conséquent l'impression, et de toute évidence je ne suis pas le seul, que ces offres ne sont pas complémentaires mais concurrentes. A qui la faute? D'après certains, à quelques vaincus du dernier scrutin qui chercheraient en s'appuyant sur des associations à obtenir un 3ème tour voire à préparer l'échéance électorale de 2014. D'après d'autres, à quelques vainqueurs du dernier scrutin qui, soit n'arriveraient pas à tourner la page de l'affrontement, soit ne respecteraient pas leurs engagements verbaux envers des acteurs associatifs oeuvrant pour le bien collectif. Bien sûr, entre ces 2 hypothèses, j'ai déjà tranché et mon sentiment devrait logiquement se traduire par ma participation à l'une ou à l'autre de ces manifestations. Ce ne sera toutefois pas le cas puisque des activités moins festives m'appellent ce jour là sous d'autres cieux. Mais que chacun se "rassure", je trouverai bien une autre occasion de faire part de mon intime conviction!
LB

lundi 16 juin 2008

Un nouveau logo, ça s'explique!

Au MRC-08, nous avons toujours pensé que la République et l'éducation entendue au sens large sont indissociables. La 1ère ne peut pas vivre si le citoyen, qui constitue une partie du souverain, n'a pas les capacités de se faire un jugement raisonné que seule la 2ème peut lui donner. C'est pourquoi nous avons toujours veillé, lors de nos prises de position, à en expliquer le plus précisément possible les tenants et les aboutissants: nous nous sommes efforcés de définir de façon accessible les causes des problèmes, de motiver nos orientations et dans la mesure du possible de proposer des solutions ou du moins d'ouvrir des pistes de réflexion. A l'ère de la crétinisation de masse, cet état d'esprit qui animait les fondateurs de la IIIème République peut paraître archaïque, mais nous croyons sincèrement que c'est le seul moyen de maintenir un régime solide dans lequel la population se reconnaisse. Conformément à ce souci d'éducation qui est une de nos boussoles, après vous avoir fait part de notre position sur le nouveau logo du Conseil général, vous trouverez ci-dessous la symbolique complète de ce logo lorsqu'il est utilisé sans être superposé sur la moitié nord de la carte de la France


Un nouveau logo pour le Conseil général



Pour relever le défi de l'avenir, le Conseil général des Ardennes a adopté le 12 juin une nouvelle identité visuelle, ou pour parler à la mode ancienne un nouvel emblème voire pour ceux qui sont restés nostalgiques de la graphosphère une nouvelle signature. Cette nouvelle image qui n'a plus grand chose à voir avec l'ancienne s'efforce de concentrer tous les atouts de notre département: le sanglier stylisé jaune doré représente le tempérament ardennais, sa ténacité, sa volonté et sa fierté d'attache; la forme et la position de sa tête lorsque le logo est superposé sur la moitié nord de la carte de la France préfigure le grand quart nord-est de notre pays résolument tourné vers l'Europe rhénane et au delà vers l'Europe centre-orientale; le petit espace libre entre la tête et le corps montre l'ouverture vers la mer et l'intégration à la mondialisation; l'oeil rappelle la facilité de liaison avec Paris, entre autres par le TGV-est; le nom Ardennes en lettres vives et élancées est écrit dans un bleu-vert qui rappelle les couleurs naturelles du département.
Pour le MRC-08, ce logo partiellement inspiré de celui du Territoire de Belfort est d'un point de vue graphique et symbolique une véritable réussite. Mais de là à dire, comme le fait le Conseil général, qu'il marque une nouvelle étape de la vie de notre département en affirmant son élan et sa nouvelle volonté d'avenir, il y a cependant un pas que nous nous refusons à franchir. Si nous reconnaissons volontiers toute l'importance que revêt aujourd'hui la communication, nous restons persuadés qu'elle peut seulement renforcer un mouvement existant et non pas le créer! Sortir les Ardennes de leurs difficultés socio-économiques nécessitera sans aucun doute bien d'autres mesures qui devront apporter des réponses autrement plus concrètes aux problèmes rencontrés par la population et les acteurs économiques...

vendredi 13 juin 2008

A Bruxelles, la Guiness a du mal à passer !


53,4%! C'est clair, c'est net, c'est sans bavure: c'est le score obtenu en ce vendredi 13, dont chacun sait qu'il s'agit d'un jour qui porte bonheur, par le NON lors du referendum organisé en Irlande sur la maxi-traitrise communément appelée traité simplifié de Lisbonne. Le MRC-08 salue chaleureusement ce résultat qui prouve que les Irlandais n'ont de commun avec les parlementaires ardennais que la rime. Les efforts de Madame Poletti et de Messieurs Warsmann, Vuilque, Laménie et Huré pour contourner la volonté populaire n'auront servi à rien d'autre qu'à les décrédibiliser en creusant encore plus le fossé existant entre les peuples et leurs élites.

L'Irlande est maintenant le troisième pays après la France et les Pays-Bas à avoir refusé de la façon la plus démocratique qui soit le schéma ultralibéral obstinément proposé par Bruxelles. On sait à quel point le "nouveau" texte était un réchauffé, pour ne pas dire un décalque, du traité enterré en 2005. Il y a donc une certaine logique à ce qu'il le rejoigne dans les poubelles de l'histoire! Souhaitons toutefois que la décision courageuse des Irlandais soit respectée, sans pressions ni mises en demeure, et que ce soit un pas de plus vers l'autre Europe, sociale et réellement démocratique, respectant la souveraineté des Etats membres, que nous appelons comme la majorité des Français de nos voeux.

2ème pont de Givet: la douche froide!


Tous les habitants de la Pointe (avec une majuscule) savent qu'aux heures de pointe (avec une minuscule) la sinuosité du tracé de la route départementale 949 et l'existence d'un pont routier unique franchissant la Meuse à Givet provoquent une saturation de la circulation dans cette ville. Cette situation gênante est remontée jusqu'aux oreilles du Conseil général qui a décidé, dans sa grande sagesse, de doter la cité de Méhul d'un nouvel axe routier permettant d'améliorer la liaison entre les villes belges de Beauraing et de Philippeville en reliant l'est et l'ouest de l'agglomération par un contournement via le nord permettant au passage la desserte de la zone portuaire. La nouvelle infrastructure, méticuleusement pensée, a été décomposée en 3 sections distinctes baptisées "franchissement de la Meuse par pont à haubans", "desserte du port" et "raccordement nord". En bonne logique, les études ont d'abord porté sur la 1ère section et elles ont abouti au projet suivant: le nouveau tracé prendra naissance au carrefour giratoire situé à l'est de la ville à la convergence des routes départementales 949 et 46, il franchira la Houille par un pont en béton précontraint (c'est beau la technique!) puis il suivra le tracé de l'ancienne voie ferrée et s'élèvera progressivement sur un portique de 180 mètres de longueur avant de franchir la Meuse et de se terminer sur la rive gauche par un carrefour giratoire. L'élément majeur de cette 1ère partie sera sans conteste la construction d'un pont à haubans en milieu urbain, ouvrage exceptionnel voulu expressément par le Conseil général pour "symboliser d'une manière forte l'entrée sur le territoire français": d'une longueur de 225 mètres, il franchira la Meuse sans appui intermédiaire grâce à 2 files de 18 haubans reliant le tablier à un pylône implanté en rive droite culminant à 48 mètres au dessus de l'eau et supportera une chaussée à double sens ainsi que 2 pistes cyclables et 2 trottoirs.

Forcément, une si belle infrastructure, partiellement conçue par un des architectes ayant participé à la construction du viaduc de Millau (!), aura un coût: 15.900.000 euros pour la 1ère section, dont 9.110.000 uniquement pour le pont, auxquels il faudra ajouter 8.200.000 euros pour la 2ème section et une somme encore indéfinie pour la 3ème section. Le total devrait approcher la bagatelle de 40.000.000 d'euros! Tout le monde comprendra sans difficulté qu'une telle dépense nécessite de prendre le maximum de précautions pour ne pas faire d'erreurs inutiles mais inévitablement coûteuses dans la réalisation d'un tel chantier. Le Conseil général a donc décidé d'avancer doucement, très doucement même puisque la décision de construire ce 2ème axe routier à Givet a été prise en commission permanente ... en mars 1996 avant d'être avalisée en séance plénière le 03 juin 1997.

12 ans déjà, êtes-vous certainement en train de penser à la fois médusé et attristé! Effectivement, cela fait un bail, ou pour être plus exact 4 baux, mais il ne faudrait surtout pas en déduire que rien n'a été accompli pendant cette période: l'enquête publique portant sur la 1ère section a été réalisée à la fin de l'année 2004, l'arrêté préfectoral de déclaration d'utilité publique a été publié le 27 avril 2005 et la démolition du pont métallique de Tréfimétaux a eu lieu en septembre 2006. De jolies avancées donc, hélas stoppées net par la faillite du concepteur du pont à haubans qui était le propriétaire exclusif des plans de cet ouvrage. Le Conseil général a donc été contraint de rechercher le concours d'un nouveau maître d'oeuvre qui a dû remettre l'ouvrage sur le métier en tenant compte des observations formulées lors de l'enquête publique. Cet avatar a reporté d'autant la phase des travaux dont le début a finalement été fixé à 2009 pour se poursuivre sur environ 2 années. La fin d'un long tunnel, si on peut s'exprimer ainsi à propos d'un pont. Cela aurait été trop beau! Un nouveau rebondissement totalement inattendu a eu lieu au cours de la dernière séance du conseil général puisque son Président, Benoît Huré, a déclaré: "pour le pont de Givet, les premiers demandeurs, ce sont les Belges. Nous, nous sommes demandeurs de la réouverture de la ligne Givet-Dinant et avec nos amis belges ça va être du donnant donnant". Cette prise de position peut paraître de bon sens, mais elle suppose des négociations qui, dans le meilleur des cas, rallongeront la réalisation des travaux, et dans le pire les arrêteront puisque nos amis belges n'ont jamais caché leur ferme opposition à la liaison ferroviaire déficitaire qui tient tant à coeur du nouveau conseiller général de Givet. Le MRC-08 dénonce donc cette exigence inappropriée et inopportune du Conseil général et demande que l'on termine enfin le plus rapidement possible le 2ème axe routier que tous les Givetois(es) soucieux de limiter la pollution et de gérer au mieux leur temps appellent de leurs voeux.

jeudi 12 juin 2008

L'ombre de l'insécurité plane sur la CRS 23


Décidément, la RGPP (réforme générale des politiques publiques) lancée le 20 juin 2007 se révèle être une véritable catastrophe pour les Ardennes. Après avoir réduit les implantations judiciaires à seulement 1 tribunal de grande instance sans pôle de l'instruction, 2 tribunaux d'instance (exit ceux de Vouziers, Rethel et Rocroi) et 1 tribunal des prud'hommes (exit celui de Charleville-Mézières) puis fait figurer le CEC de Givet et le 3ème Régiment de Génie de Charleville-Mézières sur la liste noire des garnisons à supprimer ou à déplacer, elle menace maintenant la CRS 23 installée au chef-lieu où elle emploie 140 policiers et 30 civils. Le danger semble tellement imminent que dans l'édition de ce jour de notre quotidien départemental les délégués syndicaux de cette unité, rompant avec leur tradition, ont rendu publiques leurs inquiétudes ainsi que les faits qui en sont à l'origine: l'arrêt des mutations dans le sens des arrivées, l'acceptation quasiment systématique des mutations dans le sens des départs et la baisse des effectifs qui dépassaient il y a encore peu les 150 policiers.

Tactique habituelle de syndicalistes qui cherchent à s'appuyer sur l'opinion publique pour obtenir une énième amélioration de leurs conditions de travail, êtes-vous peut-être en train de penser! Pour le MRC-08, vous auriez tort. Pourquoi? Tout simplement parce que depuis le lancement de la fameuse RGPP, 2 CMPP (pour les non initiés, il s'agit de conseil de modernisation des politiques publiques) se sont tenus les 12 décembre 2007 et 04 avril 2008 sous la direction d'Eric Woerth, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique et ont abouti à la prise de décisions qui sont sans ambiguïté. Le 1er, partant du constat que l'utilisation des forces de sécurité et leur répartition sur le territoire ne sont pas optimales, a décidé de lancer une réforme afin d'adapter la répartition et l'organisation territoriale des forces de sécurité aux évolutions de la délinquance. Le 2ème, plus précis, s'est prononcé, afin de prendre en compte la nouvelle concentration géographique de la délinquance avec une part croissante de violences et la diminution de la part du maintien de l'ordre public pour lequel les forces mobiles avaient été créées à seulement 15% de leur temps de travail, pour une modification du format des forces mobiles, avec l'idée de les recentrer sur des missions d'ordre public et de sécurisation là où leur présence effective est la plus indispensable, notamment dans la couronne parisienne.

En clair, pour économiser 7 milliards d'euros d'ici 2011 tout en diminuant la délinquance de 10%, des unités de forces mobiles seront supprimées ou transférées dans les quartiers sensibles des grandes agglomérations. Parmi elles, il y a fort à parier qu'on trouvera la CRS 23 dont la localisation ne correspond plus du tout aux objectifs fixés par l'Etat. Une nouvelle opération de désaménagement du territoire se prépare donc. Espérons toutefois (il n'est pas interdit de rêver) que ce sera la dernière et que l'insécurité qui plane aujourd'hui sur l'avenir d'une unité chargée de maintenir la sécurité ne débouchera pas sur une augmentation dans les Ardennes de ... l'insécurité!

mercredi 11 juin 2008

Tourisme: le principe de réalité l'emporte enfin!


Depuis de longues, de très longues, de très très longues années, le Conseil général a présenté le tourisme comme étant LA solution pour sortir les Ardennes des difficultés qu'elles connaissent. Il a donc fait du développement de cette activité une de ses priorités. En bonne logique, il a donné l'exemple en créant 3 bases départementales de loisirs (dénomination pompeuse pour désigner des rives de cours d'eau ou de lacs plus ou moins aménagés) dotées chacune d'un camping aux Vieilles Forges, à Bairon et à Haulmé ainsi qu'un golf de 9 trous aux Poursaudes. Il a ensuite partiellement participé au financement de projets privés, comme l'aménagement de gîtes ruraux, et de projets publics comme le centre aqualudique Rivéa, la perle de la Pointe, la merveille des merveilles supposée résoudre tous les problèmes de ce territoire. Il s'est également efforcé de renforcer la notoriété du département en organisant des campagnes de publicité, par exemple à la gare de l'est à Paris ou sur les ondes de la chaîne européenne Euronews. Toute la panoplie des moyens d'intervention a été utilisée avec une constance qu'il convient de saluer!

Mais voilà, il vient toujours un moment où il faut faire le bilan de ses actions. Et celui de la priorité donnée par le Conseil général au développement du tourisme est loin d'être brillant: un gros millier d'emplois directs (pour comparaison, c'est ce que représente le seul 3ème Régiment de Génie à Charleville-Mézières) qui est très loin de compenser la saignée subie par les emplois industriels estimée à plus de 2.000 pour les 2 dernières années seulement, des aménagements pour la plupart déficitaires et l'émergence d'un seul site d'envergure ... régionale, le château de Sedan avec ses 70.000 entrées annuelles et ses animations périodiques. La multiplication des parterres de fleurs et des zones pavées n'a donc pas réussi à modifier les quelques lois d'airain qui régissent le tourisme de masse, et notamment celle qui veut que les flux de vacanciers se dirigent essentiellement vers le sud: les Ardennes françaises ne seront donc jamais, géographie oblige, l'équivalent touristique des Ardennes belges. C'est triste, mais c'est ainsi. Le Conseil général a bien dû se rendre à cette évidence et, prétextant (vous savez ce que c'est, il faut toujours essayer de sauver la face!) une obligation qui lui aurait été faite par l'Etat de ne pas concurrencer les infrastructures privées, il a changé son fusil d'épaule en mettant récemment en vente le golf des Poursaudes et les 3 campings départementaux. Certains y ont vu (regardez sur notre gauche...) un bradage du patrimoine des Ardennais, mais pas le MRC-08 qui salue ce retournement, même s'il le trouve bien tardif.

Et la voie verte qui a été inaugurée ce week-end, êtes-vous certainement en train de penser? N'est-ce pas une réussite? Pour le MRC-08, qui tient en toutes circonstances à faire preuve de cohérence, la réponse est incontestablement ... oui! C'est l'exemple même de la bonne réalisation qui prend en compte les aspirations des Ardennais à pouvoir bénéficier d'aménagements touristiques à la fois proches et financièrement accessibles plutôt que de chercher en vain à séduire une hypothétique clientèle venue d'ailleurs avec un portefeuille bien garni. C'est la concrétisation de la prise de conscience qu'être au centre d'une zone de peuplement, aussi importante soit-elle, n'est pas suffisant pour devenir un foyer touristique majeur. C'est donc un retour au bon sens dont nous ne pouvons que féliciter le Conseil général. Puisse-t-il seulement ne pas être que temporaire...

samedi 7 juin 2008

CEC: circulez, il n'y a plus rien à voir!


Dans le cadre de la désormais fameuse RGPP (pour les non initiés, il s'agit de la révision générale des politiques publiques), le gouvernement ô combien libéral de François Fillon, sous la haute autorité de son vrai maître, Nicolas Sarkozy, est en train de tailler à la hache, pardon à la tronçonneuse, dans les effectifs de la fonction publique. Le résultat inévitable de cette orientation politique est la réduction drastique de la présence des services de l'Etat à travers le territoire. Tous les ministères sont concernés, des plus importants en terme d'effectifs comme ceux de l'Education Nationale et de la Défense aux plus modestes comme celui de la Justice. Concrètement, dans les Ardennes, cette politique s'est déjà traduite par l'annonce de la disparition du pôle de l'instruction de Charleville-Mézières, des tribunaux d'instance de Rocroi, Vouziers et Rethel, du greffe détaché de Fumay, du tribunal des Prud'hommes de Charleville-Mézières, de 80 postes d'enseignant et de personnel administratif dans l'enseignement secondaire à la rentrée de septembre et de quelques postes dans l'enseignement primaire. Est-ce tout? Non! D'autres activités sont dans la ligne de mire de l'Etat, comme le service de cardiologie de l'hôpital de Charleville-Mézières, le centre météorologique départemental de Belval à moyenne échéance et surtout 2 garnisons: le CEC de Givet qui serait purement et simplement supprimé et le 3ème Régiment de génie de Charleville-Mézières qui serait déplacé hors du département.

Ces 2 derniers projets ont suscité un émoi important parmi les Ardennais. C'est bien compréhensible lorsqu'on songe au lien si particulier qui existe dans notre département tant de fois martyrisé au cours de l'histoire entre l'armée et la population. Cela l'est encore plus lorsqu'on connaît le poids économique et social de ces 2 implantations militaires: 30 millions d'euros injectés chaque année dans l'économie locale par le 3ème Régiment de Génie qui emploie directement plus de 1000 personnes dont les familles occupent plusieurs centaines de logement dans le parc privé et envoient sur les bancs des écoles, des collèges et des lycées près de 730 élèves; 5 millions d'euros dépensés annuellement par le CEC qui emploie directement 160 personnes dont les familles occupent plusieurs dizaines de logements en ville et envoient dans les établissements scolaires de la Pointe plus de 200 élèves. C'est donc sans surprise qu'une union sacrée a été scellée entre la quasi totalité des membres de la classe politique ardennaise, parlementaires UMP compris qui ont vite saisi que leur intérêt électoral était de dénoncer localement les effets des mesures qu'ils votent sans mot dire à Paris. Le comité "Ardennes tiens ferme" est ainsi né et il a multiplié les initiatives pour essayer de faire comprendre au gouvernement que la situation particulière des Ardennes nécessite un traitement particulier, comme le candidat Sarkozy l'avait d'ailleurs affirmé lors de sa visite à Charleville-Mézières en décembre 2006. Parmi elles, 2 manifestations massivement suivies par les élus et la population ont eu lieu à Givet le 23 mai et à Charleville-Mézières le 30 mai.

Hélas, cette mobilisation a toutes les chances (ou plutôt toutes les malchances) de ne pas obtenir les résultats escomptés. Pourquoi ce pessimisme? D'abord parce qu'au soir de la manifestation du 30 mai, la députée Bérangère Poletti a affirmé devant les caméras de France 3 que rien n'était encore définitivement décidé dans la mesure où des discussions concernant 2 régiments, dont celui de Charleville-Mézières, étaient toujours en cours. Plutôt positif, êtes-vous certainement en train de penser. Eh bien non! Si un mince espoir subsiste pour le 3ème Régiment de Génie, cette déclaration fait plus que sous-entendre que le sort du CEC est déjà scellé: il est mort et enterré! Et pour ceux qui n'auraient pas compris le message, le député Jean-Luc Warsmann a enfoncé le clou en faisant parvenir à peine plus tard un communiqué à notre quotidien départemental dans lequel il affirme que "l'avenir de la présence militaire à Givet est loin d'être assuré". En langage commun débarrassé des codes utilisés par les hommes politiques, cela signifie que la présence d'une garnison militaire à Givet fait partie du passé. Les choses sont donc claires: la Pointe, déjà meurtrie par les fermetures à répétition d'usines, bénéficiera en guise de solidarité nationale d'une mesure ... de désaménagement du territoire. Pour le MRC-08, c'est une décision inique qui accélérera la désertification en cours, fragilisera les commerces locaux et accentuera la menace qui plane sur la survie d'un certain nombre d'établissements scolaires. C'est aussi une décision stupide puisqu'elle va à l'encontre de la redéfinition des missions de notre armée à laquelle on demandera de plus en plus d'interventions à l'extérieur au détriment de la stricte défense du territoire. C'est surtout une décision définitive sur laquelle aucun gouvernement futur ne reviendra. Nous conseillons donc vivement à la population de la cité de Méhul de profiter pleinement du 9ème et certainement dernier festival international de musiques militaires qui s'y déroulera les 27 et 28 juin et de participer en masse le 29 juin à la journée portes ouvertes du CEC ... avant que celles-ci ne se referment à tout jamais.

mercredi 4 juin 2008

Encore une atteinte à la laïcité!


A la suite des dérapages verbaux de Nicolas Sarkozy et de 2 de ses ministres, Michèle Alliot-Marie et Christine Boutin, la fédération nationale de la Libre Pensée a organisé une série d'actions à travers tout le pays afin de faire prendre conscience aux Français des menaces croissantes qui pèsent sur la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat du 09 décembre 1905, couramment appelée loi sur la laïcité. Ces actions ont bien entendu été relayées dans les Ardennes par l'antenne départementale de cette association et par son bouillonnant président, Alain Tournafol, qui ont multiplié les initiatives. Parmi elles, un meeting public soutenu par le PCF, le MRC, le Parti des Travailleurs, la CGT et la FSU a eu lieu le 25 avril 2008 dans un des salons de l'hôtel de ville de Charleville-Mézières. Devant une centaine de personnes d'horizons politiques variés et de générations différentes, la réunion a commencé par une brève intervention d'un membre de chacune des organisations co-organisatrices avant que la parole ne soit cédée à l'invité d'honneur, le secrétaire national de la Libre Pensée, qui a fait de façon plaisante un exposé brillant sur l'état de la question. Lors de ces propos liminaires qui permettent, entre autres, aux retardataires d'arriver et de ne pas manquer le coeur ( à ne pas confondre avec le choeur, cet élément architectural que l'on trouve dans certains édifices!) de la réunion, les intervenants ont expliqué par des arguments conceptuels, politiques et sociaux les motifs de leur attachement à la laïcité ... sauf le représentant du MRC-08 qui a préféré donner 2 exemples concrets et récents de remise en cause de cette base de notre République auxquels il a été directement confronté dans sa vie professionnelle et sociale.

Aujourd'hui, si la même réunion avait lieu avec le même déroulement, notre représentant n'utiliserait pas 2 exemples, mais 3. Pourquoi? Tout simplement parce qu'en naviguant sur la toile (ou en surfant sur le net, pour ceux qui préfèrent un vocabulaire plus actuel), il est arrivé sur le site de la mairie de Chooz, petit village connu mondialement pour avoir sur son sol les réacteurs nucléaires les plus puissants au monde, départementalement pour bénéficier d'une taxe professionnelle gigantesque dont la majeure partie des communes des Ardennes profite par l'intermédiaire du Fonds départemental de péréquation et localement pour ses multiples pavés, ses fleurs, la qualité de son feu d'artifice annuel et ses toutes nouvelles statues qui montrent jusqu'où l'imagination peut aller dans l'utilisation des deniers publics lorsque ceux-ci sont pléthore. Et qu'y a-t-il trouvé, à son grand dam? Un compte-rendu succinct de la séance du conseil municipal du 07 mai 2008 dans lequel figurait la liste des associations subventionnées par la commune ainsi que le montant alloué à chacune. Rien que de très banal, êtes-vous certainement en train de penser, d'autant que lorsqu'on a de l'argent il est bien naturel d'en faire bénéficier les associations qui participent à la vie et à l'animation du village. Vous auriez raison, sauf que parmi les associations subventionnées figure ... la chorale paroissiale de Givet qui recevra cette année 200 euros!

Une misère, entendons nous déjà dire de la part de ceux qui savent que le budget de cette commune dépasse les 10 millions d'euros. D'un point de vue strictement comptable, c'est vrai, mais d'un point de vue juridique et politique, c'est (pardonnez-nous l'expression) une hérésie inacceptable. C'est la remise en cause de l'article 2 de la loi du 09 décembre 1905 (pour mémoire: "l'Etat ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte") qui est l'outil permettant la réalisation effective de l'idée exprimée dans l'article 1er ("l'Etat garantit la liberté de conscience"). Une atteinte évidente à la laïcité (qui fera croire qu'une chorale paroissiale n'est pas liée à une religion?) qui n'a pas échappé à 2 conseillers municipaux de la liste apolitique "Chooz tout simplement", en l'occurrence Fabrice Cabut qui a voté contre cette subvention et Rémi Aubertin qui s'est seulement abstenu mais a expliqué fort justement (certainement un reste des valeurs qui ont été inculquées à ce professeur des écoles pendant son cursus au sein de l'école de la République à laquelle il fait honneur) qu'il n'appartenait pas à une commune d'aider une association à caractère cultuel. Le MRC-08 tient à féliciter ces 2 élus pour leurs positions qui montrent que les idées républicaines bénéficient encore d'un soutien vigilant dans toutes les communes. Par contre, il condamne avec la plus grande fermeté le versement de cette subvention à la chorale paroissiale de Givet et espère que le service du contrôle de la légalité de la Préfecture ne laissera pas passer une telle mesure. Si ce n'était pas le cas, nous aurions localement une preuve supplémentaire de la volonté de l'Etat de remettre insidieusement en cause la loi sur la laïcité...

lundi 2 juin 2008

Qu'ils nous laissent nos plaques!

Non contents de n'avoir rien fait depuis tant d’années sur l'essentiel, nos technocrates ont pris l'habitude de se rattraper sur le superflu. Dernier exemple en date? La refonte imminente des bonnes vieilles plaques minéralogiques de nos véhicules qui ne répondent plus aux critères de convergence du savoir-vivre tels qu'ils sont édictés à Paris ou Bruxelles. Pensez-vous! Permettre de reconnaître, d'un simple coup d'oeil, le département d'immatriculation de tout véhicule, d'identifier de loin la voiture d'un ami ou de se méfier d'un conducteur qui ne connaîtrait pas la région alors que, comme chacun sait, le monde mondialisé est à tout le monde... quelle balourdise !

Heureusement, nos technocrates nous ont mijoté une toute nouvelle plaque minéralogique à la sauce du progrès. Elle présentera dorénavant, pour notre plus grand bien, une succession de chiffres et de lettres attribuée au niveau national, sans aucun signe distinctif d'un département ou d'une quelconque région. Un numéro de série qui n'évoquera plus qu'un univers insondable de paperasses obscures et de fichiers barbares. L'aléa mathématico-administratif en lieu et place de la représentation d'un territoire ! Précisons cependant que si le propriétaire du véhicule le désire, l'administration lui permettra, suprême tartufferie, d'ajouter sur sa plaque, à la suite de son numéro de série mais en plus petit, le numéro du département de son choix (!), voire tout autre macaron à connotation vaguement géographique. Quelque chose du genre "Toulousain malin", "Bienvenue chez les Ch'tis" ou "Fier d'être Marseillais".

Qu'est-ce qui motive les hommes et les femmes, car il y en a forcément, à l'origine de ce fumeux projet ? N’arrivent-ils pas à comprendre que, sur une aire d'autoroute vosgienne, dans un village des Ardennes et même place de l'Etoile, la vision d'une Clio blanche immatriculée 75 ne procure pas le même effet que la vision d'une Clio blanche immatriculée 74, toutes options du véhicule étant égales par ailleurs ? Veulent-ils empêcher le petit peuple d’échapper au tourbillon sans âme d'un monde anonyme ? Ont-ils pensé qu’ajouter une 4ème lettre là où 3 ne suffisaient plus était trop simple ? Certainement pas ! La seule explication rationnelle à la mise en place de ces plaques fantomatiques semble plutôt de permettre à nos talentueux décideurs de ne plus avoir à arborer un rictus emprunté quand, au volant de leurs luxueux 4x4 estampillés 92, 78 ou 75, ils arpentent en famille les chemins du Lubéron, de l’île de Ré ou de la Corse.

Nos dirigeants ne seraient donc pas l'aise avec la France telle qu'elle est, jalouse de ses charmes et de la diversité de son identité ! Mais plutôt que de cacher leur gêne en nous empêchant d’appréhender le réel, ils auraient pu choisir une alternative bien plus radicale en prenant l’avion pour gagner la clémence de tropiques sans histoire, voire rester en France et se mettre au vélo. Ainsi, ils nous auraient laissé nos plaques, ce qui les aurait mis pour une fois en accord avec la volonté de l’immense majorité des français…

dimanche 1 juin 2008

Congrès national du MRC


Le 21 et le 22 juin prochain, un évènement important aura lieu. Lequel? la fête de la musique et le solstice d'été, pardi, êtes-vous certainement en train de penser! Vous auriez tort, d'abord parce que cela ferait 2 évènements, ensuite parce qu'ils se produisent tous les ans ce qui leur enlève l'aspect exceptionnel lié à la notion d'évènement. Il s'agit donc d'autre chose! Mais quoi? Le Congrès national du MRC! La belle affaire, entendons-nous déjà de la part de ceux qui nient notre droit à l'existence politique et des quelques ceux qui, connaissant l'article 32 de nos statuts, savent qu'une telle réunion doit se tenir tous les 2 ans. Effectivement, elle l'est puisqu'elle permettra à Jean-Pierre Chevènement, en devenant le président effectif d'une formation politique certes petite mais reconnue, d'accomplir la 1ère étape de son retour dans la vie politique française avant une 2ème étape en septembre qui le verra très certainement retrouver un siège de parlementaire. Elle l'est aussi dans la mesure où, pour la première fois de son histoire, le MRC-08 aura non pas une voix au chapitre, mais deux afin que son expression corresponde à la hausse récente de ses effectifs. Surtout elle l'est puisqu'elle aboutira à l'adoption d'une motion d'orientation et d'un projet politique qui serviront de base aux futures discussions avec les autres formations de la Gauche dans la perspective de la création d'un grand parti regroupant toute cette famille politique afin de la mettre en capacité de gagner l'élection cruciale de 2012. Un remake d'Epinay en quelque sorte, mais remis au goût du jour par un de ceux qui en a été un des principaux protagonistes.

Bien sûr, vous pourrez lire le compte-rendu détaillé de ce congrès qui ne sera pas banal sur ce blog. Mais comme nous sommes un parti ouvert qui n'a jamais eu d'appétence particulière pour le culte du secret contrairement à ce qui se pratique encore ici ou là, vous pourrez aussi y participer en tant qu'auditeur. Pour se faire, vous trouverez l'ensemble des informations nécessaires sur la rubrique dédiée du site du MRC94 qui sera la fedération organisatrice puisque le Congrès se tiendra dans la bonne ville du Kremlin-Bicêtre. Quant au programme des réjouissances, ce sera le suivant:

Samedi 21 juin
9h00: accueil
9h30: intervention de Béatrice Desmartin, 1ère secrétaire fédérale du MRC-94
9h45: présentation du rapport d'activité et du rapport financier, suivi du recollement des votes des départements
10h15: présentation du projet de motion d'orientation
10h30: installation de la commission des résolutions et ouverture du débat général

12h30: déjeuner

14h30: reprise du débat général
17h00: rapport de la commission des résolutions et votes
18h30: Accueil des délégués en Mairie
20h30: banquet républicain

Dimanche 22 juin
9h30: début de la séance
10h00: élection de la Direction nationale
11h00: présentation des invités
11h30: intervention de Jean-Pierre Chevènement.