Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

dimanche 27 novembre 2011

Téléthon 2011 : la générosité au service d'une bonne cause !

Fondé en 1986, le Téléthon, manifestation par excellence de générosité, a obtenu en un quart de siècle bien des victoires ! Il a notamment permis de faire sortir de l'oubli les maladies rares, qui étaient jusqu'alors quasiment inconnues du grand public, de changer notre regard sur le handicap et d'initier des avancées dans la recherche génétique. Mieux, il a contribué à la mise en place de traitements dont l'efficacité est aujourd'hui unanimement reconnue. C'est donc une oeuvre utile qui se déroulera cette année les 2 et 3 décembre prochains. Pour cette 25ème édition qui bénéficiera du parrainage de l'humoriste Gad Elmaleh, les dirigeants ont vu grand et espèrent réussir le pari d'organiser 25.000 animations à travers toute la France. Pour y parvenir, ils pourront compter sur le soutien des 6 chaînes du groupe France Télévisions qui participeront ensemble pour la 1ère fois aux 30 heures de direct du marathon télévisuel. 

Ils pourront aussi compter sur une multitude de nouvelles initiatives locales, comme celle très sympathique organisée par Bruno Bisseux à Hierges, dans la Pointe des Ardennes. Au programme, en plus d'un marathon-crêpes de 24 heures qui commencera vendredi à 18h00 dans la salle des fêtes, il y aura entres autres 3 visites de ce magnifique village médiéval par le spécialiste incontesté des lieux, André Majewski, et 2 tombolas dont l'une permettra, pour le modique prix de 2,5 euros, de gagner une lithographie du désormais célèbre peintre local Jean-Paul Surin. De quoi combler à la fois son estomac et son esprit ! Alors, n'hésitez pas et venez en nombre participer à cette initiative méritante qui permettra, à sa modeste échelle, d'enrayer la baisse substantielle des dons que connait le Téléthon depuis maintenant deux ans...      

samedi 26 novembre 2011

"Le triple A de Sarkozy, c'est triple zéro"

Comment on réindustrialise la France avec des coûts de production supérieurs à nos concurrents ou aux pays émergents ? 
Jean-Pierre Chevènement: Il faut corriger cette différence de coût par une différence de productivité. Nous possédons des atouts, des facilités techniques qui n'existent pas ailleurs. Il faut les valoriser. Par ailleurs, la politique de l'Euro fort nous défavorise. Avec une monnaie trop chère, nos industriels sont tentés d'investir à l'étranger. Mais rien n'est inéluctable : si l'on retrouve de la croissance, ce dont nous sommes tout à fait capables, il n'y a aucune raison de délocaliser. L'industrie est la locomotive qui tire le reste. Mais nous sommes confrontés à la politique désastreuse de la monnaie forte. Moi je me propose de remettre la gauche et la France à la hauteur. Le triple A de Sarkozy, c'est triple zéro. Il ne propose que l'austérité à perpétuité. Quant à François Hollande, il est mal entouré. Son bras droit Michel Sapin est sans doute compétent en matière budgétaire mais pour le reste, il ne saurait distinguer le MOX du sucre en poudre.

Pourriez-vous renoncer à votre candidature ?
Je me suis porté candidat par devoir, c'est une épreuve difficile que je m'inflige. Je veux faire bouger les lignes mais pour l'instant, elles ne bougent pas dans le bon sens. Après, toute campagne a ses dynamiques. En 2007, je m'étais retiré sur la base d'un accord politique.

À Toulouse, un jeune homme s'est fait assassiner dans le quartier de La Reynerie. Qu'inspire ce fait divers au père de la police de proximité ?
En matière de sécurité, la situation s'est dégradée. Les Français peuvent juger sur pièces. Une bonne connaissance de la population, c'est la base de la police de proximité. Lorsque j'étais ministre de l'Intérieur, j'avais nommé Jean-Pierre Havrin directeur de la sécurité publique de Haute-Garonne pour la mettre en place. Je regrette que Nicolas Sarkozy l'ait supprimée. La police ne doit pas se réduire à la seule BAC mais recouvrir un spectre plus large : discussion, prévention et répression.

Vous avez fondé le Ceres, l'un des courants du Parti socialiste auquel a adhéré Pierre Cohen. Quels souvenirs en gardez-vous ?
D'excellents souvenirs. J'entretiens du reste des relations très amicales avec le maire de Toulouse.

(Propos recueillis par Sébastien Marti, vendredi 25 novembre 2011)

jeudi 24 novembre 2011

Chevènement dans le mode spirituel et spiritueux sur la "fée verte" Eva Joly

Jean-Pierre Chevènement, candidat à la présidentielle, a ironisé jeudi sur les relations compliquées entre les prétendants socialiste et écologiste, François Hollande et la "fée verte" Eva Joly. "Je souhaiterais que la fée verte continue d'inspirer Verlaine et pas François Hollande", a dit M. Chevènement à la presse à Toulouse. Il faisait référence à l'absinthe, aussi appelée "fée verte", dans laquelle de grands artistes comme le poète Paul Verlaine cherchaient l'inspiration au 19ème siècle. 

Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) et sénateur du Territoire de Belfort n'a pas été tendre avec l'accord récemment conclu entre le PS et Europe écologie - les Verts pour 2012. "Quand je lis le texte de l'accord PS-Verts, je sursaute sur beaucoup de points, par exemple l'européanisation du siège permanent de la France à l'Onu, ça ne tient pas debout", a-t-il dit. Néanmoins, "quel que soit le je ne sais qui" auquel François Hollande serait opposé au second tour de la présidentielle, M. Chevènement votera Hollande s'il est bien au second tour. "Mais j'aimerais que, si c'était moi, Hollande aussi me soutienne", a-t-il ajouté. 

Interrogé sur la possibilité qu'il retire sa candidature au profit du candidat socialiste, M. Chevènement a rappelé avoir dit qu'il était "candidat pour faire bouger les lignes. Pour le moment, elles bougent, mais pas dans le bon sens. Donc il faudra redresser tout cela, je le dis en toute amitié". Dans l'éventualité où les "lignes" bougeraient à sa convenance à gauche, il a rappelé qu'il avait retiré sa candidature à la présidentielle de 2007 "sur la base d'un accord politique". M. Chevènement dit avoir recueilli presque 300 signatures pour sa candidature.
(dépêche AFP, jeudi 24 novembre, 15h50)

dimanche 20 novembre 2011

Givet : et la vérité sur le projet d’incinérateur fut !

Coup de théâtre dans le dossier de l’implantation à Givet, à deux petits pas de la frontière belge, d’un ensemble industriel constitué d’une usine destinée à transformer des rebuts de papeteries en un combustible jusqu’alors jamais utilisé – l’Apic - et d’une unité ayant pour mission de le brûler afin de produire de l’électricité et de la chaleur ! Présenté par les porteurs du projet, par le maire de Givet, par le président de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse et par leurs nombreux affidés comme étant un projet totalement vert s’inscrivant parfaitement dans le Grenelle de l’environnement, cette installation a fait l’objet depuis 18 mois d’un plan méthodique de communication dans lequel il était appelé, selon les circonstances et les publics visés, "unité de valorisation énergétique à partir de biomasse végétale" ou plus simplement "usine biomasse". Un argument très tendance qui, cumulé à la grosse trentaine d’emplois susceptible d’être créée, devait balayer toute opposition à la mise en route de ce complexe industriel.

Seulement, même au fin fond de la France, même dans un bassin d’emplois fortement sinistré, on peut trouver des gens qui ont les idées claires et qui sont capables de réfléchir ! C’est pourquoi un groupe de citoyens s’est constitué en collectif pour dénoncer les zones d’ombre entourant le projet et mettre en garde contre les nombreux dangers que la construction de ce qui ressemblait à s’y méprendre à un banal incinérateur ne manquerait pas d’entraîner, que ce soit sur le plan environnemental, sanitaire ou économique. Tour à tour moqué, vilipendé voire dénigré pour ne pas dire calomnié dans des tracts signés par le duo Dekens-Wallendorff et distribués aux frais du contribuable, il n’a pas cédé aux pressions et a mené contre vents et marées un important travail d’information des populations de part et d’autre de la frontière. Depuis le 07 novembre, date de l’ouverture de l’enquête publique sur l’installation de l’ensemble industriel, ce collectif est même passé à la vitesse supérieure en organisant une série de rencontres dans diverses localités.

Aujourd’hui, on sait que ce travail n’a pas été vain puisque jeudi dernier, lors de la première réunion organisée par le commissaire enquêteur, la représentante de l’unité territoriale Ardennes de la DREAL (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), a décidé de remettre les pendules à l’heure en rappelant au porteur du projet que "le ministère [de l’Ecologie] n’a jamais considéré l’Apic comme de la biomasse [mais seulement] comme co-combustible à partir de biomasse". Par conséquent, l’installation envisagée ne peut se prévaloir de la dénomination de "chaudière biomasse" mais relève dans la nomenclature actuelle des installations classées de la catégorie des "incinérateurs". Voilà qui est clair et net et qui devrait mettre un terme à un débat sémantique dont on se rend compte maintenant qu’il n’avait pour seul objectif que de faire prendre à la population de Givet et des environs des vessies pour des lanternes ! L’opération de désinformation visant à présenter l’installation envisagée sous un faux aspect ayant fait pschitt, l’honnêteté intellectuelle voudraient que ceux qui l’ont orchestrée fassent leur mea culpa. Le feront-ils ? Il faut l’espérer, mais le MRC 08 n’y croit absolument pas, hélas... 

vendredi 18 novembre 2011

Chevènement prédit la mutation de l'euro en monnaie commune

L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, candidat à l'élection présidentielle, a estimé jeudi dans une interview à Sud Ouest que l'euro allait "tôt ou tard" passer du statut de monnaie unique à celui de monnaie commune, avec le retour dans chaque pays d'une monnaie propre. "Je pense que nous serons contraints d'appliquer tôt ou tard le plan B. A savoir une mutation organisée de l'euro de son statut actuel de monnaie unique vers celui de monnaie commune, l'euro servant aux grands échanges internationaux et chaque pays revenant en interne à une monnaie propre, fluctuante et renégociée chaque année au niveau européen", affirme le sénateur de Belfort, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC). 

Derrière la situation actuelle "se pose le problème majeur de la souveraineté et de la démocratie", ajoute M. Chevènement qui s'interroge: "Va-t-on construire une Europe post-démocratique, où les dirigeants seront désignés par l'urgence budgétaire comme c'est déjà le cas en Italie et en Grèce?". Pour lui, les solutions passent par "une monnaie moins chère, une mobilisation pour faire redécoller la croissance en réindustrialisant le pays, un retour à la souveraineté nationale et la mise en place d'une Europe réaliste". 

M. Chevènement n'exclut pas, par ailleurs, de se retirer de la compétition présidentielle au profit de François Hollande: "J'apprécierai le moment venu. Tout candidat peut, par définition, se retirer. Y compris François Hollande s'il devait par exemple être moins bien placé que moi", lance-t-il. Le candidat reconnaît qu'il lui sera "difficile de se faire entendre" et il observe les attaques dont il est l'objet depuis l'annonce de sa candidature, notamment sur son appartement parisien, qui est un logement social. 

Enfin, M. Chevènement réitère que l'accord entre le PS et EELV sur le nucléaire est "infaisable". "Entre ce qu'elle nous rapporte à l'export et les économies qu'elle nous procure, la filière nucléaire pèse 12 milliards d'euros par an. Ce n'est pas sérieux de vouloir la démanteler quand le problème numéro un du pays est le déficit de 75 milliards de la balance commerciale", assure-t-il.
(dépêche AFP, jeudi 17 novembre, 14h03)

jeudi 17 novembre 2011

Chevènement : "la France risque de devenir un simple parc d'attraction"

Le sort de la monnaie unique se joue en Italie. Ce pays doit lever 300 milliards d'euros en 2012 à un taux qui dépasse 6 %. Intenable. Le remplacement d'hommes politiques élus par des technocrates européens non élus, MM. Monti en Italie comme Papadémos en Grèce (à quand M. Trichet à Matignon ?) ne réglera rien. En effet, les ressources disponibles du Fonds européen de stabilisation financière (FESF), soit 250 milliards d'euros, sont radicalement insuffisantes pour faire face à la montagne de dettes des pays « sous tension » (plus de 3.000 milliards d'euros) et particulièrement au risque d'un défaut italien. Le fameux « effet de levier » évoqué par le sommet européen de Bruxelles du 24 octobre 2011 pour multiplier les ressources du FESF par cinq a fait long feu : le « véhicule spécial » qui devait embarquer des « émergents » (Chine, Brésil, etc.) pour venir au secours de la monnaie unique est rentré vide du sommet du G20 à Cannes. 

Après l'Italie, la France est en première ligne, compte tenu de la forte exposition des banques françaises dans la péninsule. Le gouvernement français a fait une proposition intéressante : transformer le FESF en banque, pour l'adosser aux ressources théoriquement illimitées de la Banque centrale européenne. C'eût été le seul moyen de casser la spéculation pour, ensuite, relancer la croissance sur notre continent. Devant le refus allemand, la proposition française a été malheureusement retirée. Ceux qui nous parlent de « saut fédéral » nous dissimulent qu'il débouche sur un espace disciplinaire et une mise sous tutelle que les peuples n'accepteront pas, car les technocrates européens ne pourront pas supprimer les élections En fait, nul ne veut voir que le vice constitutif de la monnaie unique est d'avoir méconnu les réalités nationales : on ne peut pas transférer la souveraineté monétaire de dix-sept pays si différents par leurs structures économiques, politiques et mentales à une Banque centrale indépendante calquée sur le modèle de la Bundesbank allemande. Là est le péché contre l'esprit. Et tant qu'on n'aura pas pris en compte les réalités nationales on ne résoudra pas durablement la crise de l'euro. 

Il n'y a aujourd'hui que deux chemins : soit on change l'architecture de la monnaie unique en étendant les prérogatives de la Banque centrale, soit on essaie de rectifier l'erreur initiale en revenant à l'idée de monnaie commune autrefois prônée par Pierre Bérégovoy. Si la position du gouvernement allemand sur le rôle de la Banque centrale demeure inchangée, nous allons vers une dissociation de la zone euro à laquelle il vaudrait mieux se préparer pour en limiter les effets négatifs et ainsi préserver l'unité du marché européen. C'est le sens de la proposition que j'ai faite d'une mutation de l'euro de monnaie unique en monnaie commune. L'euro redeviendrait ce qu'était l'ECU, c'est-à-dire un panier de monnaies nationales dont les parités seraient périodiquement négociées pour tenir compte des écarts de compétitivité entre les pays. L'euro resterait la monnaie de transaction pour les échanges extérieurs. Les monnaies nationales seraient réservées aux échanges internes. Ainsi, un pôle européen respectueux des nations prendrait forme entre les Etats-Unis et la Chine. Le cours de l'euro serait fixé par les marchés. Il serait sans doute moins surévalué qu'aujourd'hui : cela redonnerait de l'air à la croissance et à l'investissement en Europe. 

Le risque majeur pour la France, si l'Italie et l'Espagne devaient reprendre leur liberté monétaire, serait de rester collée à l'Allemagne dans une petite zone euro réduite à un noyau dur - Allemagne, Benelux, Autriche, France, comme le proposaient, en 1994, MM. Schäuble et Lammers. Ce qui reste de l'industrie française ne résisterait pas à une nouvelle surévaluation de l'euro, conjuguée avec la dévaluation compétitive des pays du Sud. Or, malheureusement, les discours du président de la République (« il faut en tout point imiter l'Allemagne ») aussi bien que le tropisme des européistes benêts au sein du Parti socialiste nous enfermeraient dans ce cul-de-sac historique : la France, ayant abandonné sa base productive, deviendrait un parc d'attractions à l'extrémité du continent eurasiatique, où viendraient se reposer des guerriers économiques fatigués, allemands, chinois, japonais, américains, etc. Elle sortirait de l'Histoire. Je demande fermement que les candidats qui ambitionnent d'exercer la plus haute charge de l'Etat refusent clairement la perspective de cette petite zone euro qui serait tout simplement la fin de la France. 
(Tribune de Jean-Pierre Chevènement parue dans les échos, mercredi 16 novembre)

mardi 15 novembre 2011

Chevènement dénonce les Verts qui veulent "massacrer notre tissu industriel"

"Jean-Pierre Chevènement, candidat du MRC à la présidentielle, a appelé lundi à "ne pas céder au lobby des Verts" qui veulent "massacrer ce qui reste de notre tissu industriel" lors de la visite de l'usine Areva de Saint-Marcel, en Saône-et-Loire. "Je demande à ce qu'on ne gâche pas les atouts de la France. Il faut parler avec des arguments sérieux, traiter ce problème de manière responsable et ne pas en faire l'enjeu d'une carabistouille électorale, comme dirait M. Mélenchon", a-t-il ajouté en référence aux négociations entre le PS et Europe Ecologie Les Verts (EELV) qui semblaient achopper sur la question du nucléaire. "On ne va pas céder au lobby des Verts qui veulent massacrer ce qui reste de notre tissu industriel", a lancé le sénateur du Territoire de Belfort durant son parcours sur le site du groupe nucléaire français dédié à la fabrication de cuves de réacteurs et de générateurs de vapeur. 

Souhaitant axer sa campagne présidentielle sur "la réindustrialisation de la France", M. Chevènement a annoncé qu'il visiterait prochainement "des entreprises dans l'aéronautique, l'automobile, la pharmacie" et "l'agroalimentaire". "Je veux permettre la réindustrialisation de la France. Je sais, comme ancien ministre de l'Industrie, que nous avons perdu la moitié de notre base industrielle", a conclu le candidat du Mouvement républicain et citoyen (MRC), ajoutant que le pays avait perdu, dans le domaine de l'industrie, "plus de 2,5 millions d'emplois depuis le début des années 1980".

(dépêche AFP, lundi 14 novembre, 13h58)

lundi 14 novembre 2011

Tout sur le logo de campagne de Jean-Pierre Chevènement !

Jean-Pierre Chevènement cumule deux caractéristiques rares dans le monde politique français. C'est un homme d'Etat (même ses adversaires le reconnaissent) dont l'expérience politique, le sens de l'Etat et la constance des convictions sont connues. C'est également un esprit rebelle, rétif au conformisme, qui a souvent été capable d'aller contre les vents dominants, même au risque d'apparaître isolé, comme l'ont montré ses démissions ministérielles en raison de désaccords politiques lourds en 1983 (tournant de la rigueur), en 1991(1ère guerre du Golfe) et en 2000 (statut de la Corse).

Le logo long "Chevènement 2012", conçu par Marie Leviel, indique la solidité du personnage, sa responsabilité, sa noblesse, mais aussi, grâce à un accent grave très prononcé, sa capacité à trancher, à décider, au nom d'un intérêt supérieur à la pensée dominante : l'intérêt de la France et parfois de l'humanité toute entière. Le logo court "Chè 2012" est une réduction du premier, adaptée pour les réseaux sociaux et les accessoires militants. Il reprend le surnom que les partisans de Jean-Pierre Chevènement lui ont donné il y a près de 15 ans avec humour (le "Che"), tout en conservant l'accent grave prononcé ("Chè") qui permet une symétrie et une cohérence avec le logo long. Quant au choix des couleurs,    Jean-Pierre Chevènement étant déjà fortement identifié comme républicain, un code bleu-blanc-rouge ne s'imposait pas : il provient donc seulement de l'élégance que représente l'association du noir et du rouge ! 

dimanche 13 novembre 2011

Chevènement : François Hollande gagne à rester ferme sur le nucléaire

"Jean-Pierre Chevènement, candidat (MRC) en 2012, a de nouveau félicité dimanche François Hollande pour sa fermeté face aux écologistes sur le dossier nucléaire, estimant qu'il gagnait ainsi "quelque chose qui le rapproche d'une stature de présidentiable". "J'observe que sur un point, la poursuite des travaux de l'EPR de Flamanville (Manche), François Hollande a tenu un propos clair et ferme. Et je pense qu'en restant ferme, il acquiert quelque chose qui le rapproche d'une stature de présidentiable", a déclaré Jean-Pierre Chevènement au cours de l'émission Radio France politique.     

Alors que les négociations entre le PS et EELV patinent sur la question du nucléaire, Jean-Pierre Chevènement a toutefois jugé que les socialistes avaient déjà fait trop de concessions sur ce dossier. "Moi je n'ai pas été d'accord avec l'idée de réduire de 75% à 50% la part de l'électricité nucléaire en France", a-t-il souligné. "C'est un atout de premier ordre pour l'industrie française, c'est un secteur public, qui procure quand même 140.000 emplois", a-t-il dit. "Nous n'avons pas investi dans le nucléaire 500 milliards d'euros depuis un demi-siècle pour les voir partir en fumée alors que nous sommes confrontés à une crise d'une ampleur sans précédent depuis 1945!", s'est il encore exclamé".
(dépêche AFP, dimanche 13 novembre, 19h43)

samedi 12 novembre 2011

Lettre ouverte à Bernard-Henri Lévy, vice-ministre autoproclamé des affaires étrangères

Monsieur le vice-ministre,

Ce n'est pas sans une certaine émotion que des membres du MRC 08 se permettent de vous importuner dans votre modeste résidence de Marrakech, dont un groom de l'hôtel Georges V a bien voulu nous indiquer l’adresse. En effet, c'est toute une région qui a grand besoin de votre secours, en cette semaine où la parution de votre ouvrage sur la Libye, qui rappelle Bossuet pour le style et Albert Camus pour l’inspiration humaniste, donne la plus haute idée de vos capacités d’intervention à l’échelle mondiale.

Parmi les peuples que vous avez soutenus au court de votre brillante carrière, certains possédaient des puits de pétrole, d’autres avaient organisé des Jeux Olympiques d’hiver, un troisième s’était fait envahir par les Soviétiques en pleine Guerre froide. Or, selon la rumeur publique, vous ignoriez jusqu’à la localisation géographique de ces régions avant qu’on ne vous signale leur intérêt médiatique. C’est pourquoi nous nous  permettons d’attirer votre attention sur une population encore plus déshéritée que les Libyens, Bosniaques, Afghans et autres Bangladais : elle n'a subi aucun évènement médiatique depuis le règne de Louis XIV, à l’exception d’un modeste déversement d’acide sulfurique dans l’eau fluviale. Et le seul poète réputé qui soit sorti de ses rangs a préféré fuir en Afrique orientale pour y attraper la gangrène, plutôt que de rester à Charleville plus que nécessaire. Bref, la pointe de Givet et les Ardennes sont moins connus que le Darfour ou la Lune, du moins selon les critères de Saint-Germain-des-Prés.

Toutefois, sachez que la civilisation occidentale et l’humanisme y sont directement menacés : alors que les Ardennais parlent un dialecte dérivé du latin, des hordes germaniques, les Flamands, aussi néfastes que leurs ancêtres Vikings, y font depuis longtemps des incursions en VTT ou en caravane, avec une rapidité inconcevable : parmi ces visiteurs d'un jour à visage humain, nourris de frites graisseuses, se cacheraient des crypto-fascistes appelés Vlams. Lorsque vous viendrez sur zone, vous aurez sans doute le même sentiment de danger imminent qu’en débarquant à l’aéroport de Karachi, au milieu des passants barbus et des chauffeurs de taxi louches. Sans doute ces Belges particuliers ont-ils l’intention de nous annexer, voir de nous purifier ethniquement : et personne ne s’en inquiéterait – sauf vous, notre bienfaiteur !

Nous vous proposons donc de vous faire larguer sur Givet dans un parachute, en soie naturelle cela va de soi, afin de vous faire par vous-même une idée de la situation et de ses possibilités éditoriales. Evidemment, les autorités locales vous aménageront un hôtel en annexe décente du Georges V et feront venir de chez Fauchon de quoi alimenter vos réflexions. De notre côté, tout en mobilisant nos troupes pour vous fournir quelques affrontements au Kalachnikov dans les rues du centre-ville, nous nous engageons à garantir votre sécurité personnelle, avec une assurance tous risques allant du terroriste nihiliste jusqu’au Belge entarteur en passant par les attaques de sangliers excités par l’odeur des truffes. Nous vous promettons aussi, en plus des articles que vos amis feront paraître dans la presse française, de tout faire pour que vous obteniez un reportage favorable de CNN.

Un stratège de votre carrure doit bien sûr avoir des outils efficaces à sa disposition : Givet possède par chance une base militaire des plus modernes que votre venue permettra de réactiver. Nous vous laissons naturellement libre de votre stratégie. Mais vous aurez sans doute à cœur, afin de protéger les intérêts des civils locaux, de demander une zone d’exclusion aérienne et une intervention de l’OTAN sur la Pointe de Givet, ainsi que des tirs d’intimidation sur Anvers et Bruges : une excellente idée, dont l'effet collatéral pourrait être de compenser durablement la fermeture du CEC pour le petit commerce local.

Enfin, nous vous informons qu’il existe dans les Ardennes un sous-groupe particulier de ce que vous appeliez il y a quarante ans le Prolétariat. Mais alors que les ouvriers que vous avez étudiés avaient en vue l’extermination des suppôts du capital, leurs cousins ardennais luttent depuis une quarantaine d’années pour les garder dans leur région. Peut-être devriez-vous informer le président de la République, avec qui vous semblez entretenir les rapports les plus intimes, de ce paradoxe historique. Il serait en tout cas possible d’utiliser ces malheureux comme une troupe de guérilla anti-flamand : cela permettrait de limiter leur nombre, puis de réinsérer les éventuels survivants comme mercenaires sur le marché international de l’emploi.

vendredi 11 novembre 2011

Le 11 novembre revu et (mal) corrigé par Nicolas Sarkozy !

Aujourd'hui, nous allons vivre un 11 novembre particulier ! Pourquoi ? D'abord parce que le message que liront les maires dans toutes les communes de France  n'a pas été rédigé par le Secrétaire d'Etat à la Défense et aux Ancien Combattants, comme le veut la tradition, mais par le Président de la République lui-même qui a décidé de profiter de cette occasion pour exprimer sa volonté de célébrer dans la même communion mémorielle tous les soldats morts pour la France. Une pratique usuelle aux Etats-Unis, mais qui n'est pas dans la tradition française et dont l'application aboutirait inévitablement à la suppression des commémorations du 08 mai, qui deviendrait ainsi un jour travaillé, mais peut-être pas payé afin de pouvoir mettre en place la 2ème journée de solidarité dont rêve tant le gouvernement actuel. Ensuite, parce que sur injonction de Nicolas Sarkozy, les maires déposeront au pied des monuments aux morts des gerbes dont la teinte dominante devra être le bleu, couleur traditionnelle de la droite.

Face à cette volonté d'américaniser nos traditions et à cette honteuse tentative de récupération d'une cérémonie patriotique dont le MRC 08 n'est pas dupe, il faut garder les idées claires. Comment ? Par exemple en écoutant cette petite merveille chantée par Jean Ferrat en 1985 qui se révèle plus que jamais d'actualité...

mercredi 9 novembre 2011

Givet : les élus communistes et républicains se positionnent sur le projet "d'incinérateur" !

Dans un courrier adressé hier à Madame Paquis, commissaire enquêteur en charge de l'enquête publique sur l’installation d’une unité de fabrication de combustible solide et d’une unité de cogénération par le GIE Pointe EnR à Givet, l'association départementale des élus communistes et républicains vient de faire connaître sa position sur le projet. Elle est sans ambiguïté, c'est NON, pour des raisons non pas idéologiques mais simplement de bon sens dont vous pouvez prendre connaissance en lisant la copie ci-dessous :
 (pour une meilleure lecture du document, vous pouvez l'agrandir en faisant un clic gauche dessus)

mardi 8 novembre 2011

Sécurité routière : réveiller les consciences est une urgence absolue !

Après plusieurs années consécutives d’amélioration, les chiffres de la sécurité routière se sont brutalement retournés dans les Ardennes. Ainsi, sur les 9 premiers mois de l’année, le bilan de l’accidentologie est en hausse dans tous les secteurs avec 107 accidents ayant entraîné 126 blessés et surtout 16 tués contre 92 accidents, 118 blessés et 8 morts pour la même période de 2010 ! Cette situation humainement inacceptable, qui s’est encore aggravée avec les accidents mortels survenus dernièrement à Damouzy et à Balan, a amené le Préfet à déployer tous les moyens à sa disposition. Parmi eux figurent bien sûr les grands classiques, à savoir le renforcement des contrôles des forces de l’ordre et l’organisation de grandes opérations coup de poing à travers tout le département. Mais pas seulement, puisque le plus haut représentant de l’Etat dans les Ardennes a également décidé d’activer la carte de la prévention en procédant en personne à une distribution d’éthylotests dans une station-service de Warcq. Dans le même registre, il vient aussi de lancer une campagne d’affichage, dont vous trouverez un exemple ci-dessous, qui a heurté certaines personnes à la sensibilité mal placée, mais pas les membres du MRC 08 qui – conscients qu’un petit choc psychologique vaut mieux qu’un gros choc physique - la soutiennent sans la moindre réserve... 

lundi 7 novembre 2011

De l’art de la désinformation !

Du 07 novembre au 10 décembre inclus, une enquête publique aura lieu en mairie de Givet. Son sujet ? D’après l’avis officiel dûment signé par le secrétaire général de la Préfecture, que vous trouverez ci-dessous, la consultation de la population sur l’installation d’une unité de fabrication de combustible solide et d’une unité de cogénération que souhaite implanter le GIE Pointe EnR sur la zone du Pacog située en bordure de la route de Philippeville ! Mais d’après l’information généreusement relayée sur le panneau lumineux municipal installé près de la place de la République, il s’agirait d’une consultation sur une simple usine de biomasse. Une formulation beaucoup plus courte donc, qui ne s’explique pas par l’impossibilité d’écrire plus de caractères sur ledit panneau, mais plutôt par la volonté d’orienter la perception que la population peut avoir sur cette installation industrielle qui fait l’objet de vifs débats. Ce n’est évidemment pas la première fois, loin de là,  que ce procédé est utilisé, mais pour le MRC 08 il faut appeler un chat un chat : il s’agit d’une désinformation tout à fait délibérée qui n’est pas à l’honneur de ceux qui en sont les initiateurs ! Malheureusement pour eux, il en faudra plus pour rouler la population dans la farine et réussir à lui faire prendre des vessies pour des lanternes... 

dimanche 6 novembre 2011

Jean-Pierre Chevènement explique sa candidature à la présidentielle

Jean-Pierre Chevènement a officialisé ce samedi soir au journal télévisé de France 2 sa candidature à l'élection présidentielle de 2012. Dans une interview au «Parisien» - «Aujourd'hui en France», l'ancien ministre, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), dessine les axes de sa future campagne.

Le Parisien: Vous êtes donc candidat ?
Jean-Pierre Chevènement: Oui. J’ai beaucoup réfléchi, écouté. Et je suis candidat à l’élection présidentielle pour faire bouger les lignes. Ma candidature se veut pédagogique à l’égard des citoyens mais aussi des autres candidats. Ceux qui nous dirigent ne sont malheureusement pas préparés à faire face aux secousses très fortes qui sont devant nous.

La crise que traverse le pays a-t-elle été l’élément déclencheur ?
Assurément car cette crise est sous- analysée. Voilà vingt ans, j’ai pris position contre le traité de Maastricht que tous ceux qui nous dirigent ont soutenu. Le vice est dans la conception de la monnaie unique : on ne peut pas transférer la souveraineté monétaire de 17 pays très différents par leurs structures économiques, leurs langues et leurs options politiques à un aréopage de banquiers centraux, irresponsables et obnubilés par l’inflation. Après hier, le défaut partiel de la Grèce, aujourd’hui l’Italie, demain l’Espagne, ce qui nous menace, c’est une récession généralisée ! Nicolas Sarkozy ne nous offre qu’une austérité à perte de vue : son horizon est le maintien du triple A . La souveraineté populaire a été transférée aux agences de notation ! Quant à François Hollande, il promet de réduire le déficit budgétaire à 3 % du PIB en 2013 sans remettre en cause la logique actuelle de la monnaie unique. Pour sortir de l’impasse, la solution consiste à donner à la Banque centrale européenne les mêmes prérogatives que la Banque centrale américaine afin qu’en rachetant les titres de dette des Etats, elle puisse casser la spéculation et doper la croissance.

Etes-vous le candidat de la fin de l’euro ?
L’abandon de la monnaie unique au profit d’une monnaie commune n’est pas un tabou pour moi, si l’Allemagne persiste dans son refus d’étendre les missions de la Banque centrale. La monnaie unique, qui méconnaît les réalités nationales, a creusé un gouffre entre une Allemagne industrielle et excédentaire et les économies du sud de l’Europe, déficitaires et en voie de désindustrialisation. Si la Grèce et surtout l’Italie devaient un jour faire défaut, ce serait le début d’un processus de dissociation de la monnaie unique. Il faudrait alors préparer le passage le plus harmonieux possible de la monnaie unique à une monnaie commune. Celle-ci utilisable dans les échanges extérieurs coexisterait avec des monnaies nationales réservées aux transactions intérieures.

Quels sont les points clés de votre programme ?
Nos dirigeants sont comme ceux de 1940 : ils ne sont pas préparés à faire face à des événements qu’ils ne comprennent pas, car ils sont la conséquence des choix faits par eux il y a vingt ans. Quatre repères d’intérêt vital pour la France et pour la République motivent ma candidature. D’abord une monnaie moins chère : l’euro, surévalué de 25 %, écrase notre compétitivité. Notre base industrielle, sans laquelle nous ne pourrons maintenir une protection sociale efficace, a rétréci de moitié depuis trente ans. Deuxièmement, la croissance plutôt que la récession. Troisièmement, la sauvegarde de notre souveraineté budgétaire et fiscale : notre dissuasion nucléaire elle-même peut être menacée par des restrictions budgétaires. Enfin, une France forte est nécessaire pour construire une Europe européenne appuyée sur les nations. L’Europe n’est pas mûre pour une fédération qui serait aujourd’hui un espace essentiellement disciplinaire : le « saut fédéral » que certains préconisent à droite comme à gauche serait un saut dans le vide, sans élastique et sans retour. Ce qu’il faut, c’est une Europe européenne à forme confédérale.

Le projet socialiste vous paraît-il à la hauteur de l’enjeu ?
Il y a quelques bonnes idées mais il est irréalisable dans un contexte de croissance réduite à 1 %, et encore… Son défaut est de ne pas chercher une issue progressiste à la crise de l’euro.

François Hollande a-t-il les épaules pour diriger le pays dans un contexte de crise grave ?
L’expérience, cela s’acquiert… François Hollande est un homme fin et intelligent. Mais, en fidèle héritier de Jacques Delors, il a été pour le traité de Maastricht, puis pour la Constitution européenne. Je ne suis pas candidat contre François Hollande. Je veux aider la gauche et la France à se mettre à la hauteur des défis. Cela ne peut se faire autrement que sur la place publique : il faut un dialogue ouvert et franc. Je tiendrai un discours de vérité pour éviter toute déception ultérieure.

Le candidat socialiste a déjà mis en garde contre les risques d’éparpillement de la gauche…
Nous n’en sommes pas là. Ma voix manquerait si on ne l’entendait pas s’élever aujourd’hui. Je ne suis motivé que par le souci de servir le pays dans une période critique. Pourquoi la voix de Mme Joly serait-elle légitime et pas la mienne ?

Un nouveau 21 avril 2002 est-il possible ?
En 2002, déjà, j’ai mis en garde contre l’omnipotence des marchés financiers, j’ai proposé une politique industrielle, le redressement de l’Europe, des repères clairs pour l’école, la sécurité, l’intégration : je n’ai eu le tort que d’être en avance sur les événements. Ceux qui, depuis des décennies, ont fait le lit du Front national par leur ralliement au néolibéralisme essaient de renverser les rôles pour me faire porter le chapeau. Une voix républicaine doit s’élever pour proposer une politique conforme à l’intérêt national. Elle fera barrage au Front national.

Le patriotisme n’est-il pas un peu vieux jeu ?
Non. Le patriotisme, c’est l’amour des siens, le nationalisme, c’est la haine des autres. La nation est le cadre irremplaçable de la démocratie et de la souveraineté. Je suis un candidat patriote, ce qui ne m’empêche pas de vouloir redresser l’Europe.

En cas de victoire en 2012, seriez-vous prêt à participer à un gouvernement de gauche et des écologistes ?
Je ne demande rien pour moi-même. Je veux débattre, y compris avec les écologistes. Qui sait que la fermeture du tiers de notre parc nucléaire coûterait 250 Mds€ et renchérirait de 40 % la facture d’électricité pour les Français ? Pour un contrat de gouvernement, il faudrait surmonter des divergences très importantes. Ce n’est pas ma perspective.

Quel type de campagne allez-vous mener ?
J’irai dans les usines. L’avenir de la France passe par sa réindustrialisation. La reconquête de l’électorat ouvrier, cela me paraît essentiel. Les couches populaires se reconnaîtront dans ma campagne.

Avez-vous vos 500 parrainages ?
Beaucoup de maires m’ont promis de me soutenir. J’ai déjà à peu près la moitié de mes parrainages. Je crois en la dynamique de ma campagne.

Vous étiez ministre en 1981, vous êtes candidat à l’élection présidentielle trente ans plus tard : n’est-ce pas la campagne de trop ?
Dans une période de crise, les Français ont besoin d’un homme d’expérience et de caractère. Le renouvellement, je le ferai autour de moi en défendant les intérêts de notre jeunesse sans la flatter à travers un « jeunisme » démagogique.
(propos recueillis par Eric Haquemand)

samedi 5 novembre 2011

Quand Thorez passait par Aubrives !

A Aubrives, dont l'ancrage à gauche ne remonte pas à hier, un évènement rare a eu lieu à la fin du mois de juin 1939 : la venue de Maurice Thorez, le charismatique dirigeant du Parti Communiste Français, pour devenir - dans la plus pure tradition républicaine bien sûr - le parrain du dernier des 15 enfants de la très respectée famille Aldon ! Aujourd'hui, ce déplacement qui a dû faire grand bruit à l'époque est ignoré de presque tous, y compris des personnes d'un âge certain qui s'efforcent de conserver vivante la mémoire du village. Pourtant, il a été jugé suffisamment important et symbolique pour être rapporté dans un article publié en 2ème page de l'édition parisienne de l'Humanité parue le 1er juillet, que vous trouverez en intégralité ci-dessous :
(pour une meilleure lecture du document, vous pouvez faire un clic gauche dessus)

jeudi 3 novembre 2011

mercredi 2 novembre 2011

Charlie Hebdo : un attentat inadmissible contre la liberté de la presse.

L’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo fut fondé par Cavanna et le professeur Choron en 1970, après l’interdiction d’Hara Kiri la même année pour crime de lèse-majesté gaullienne, puis remonté par Philippe Val et Cabu en 1992 après une interruption de onze ans. Il a souvent fait l’objet de poursuites judiciaires, la dernière lors de la publication de deux caricatures danoises sur Mahomet en 2007. Ses orientations libertaires et anticléricales ne sont un secret pour personne, et ses rédacteurs ont toujours testé les extrêmes limites de la liberté d’expression et de la provocation en régime républicain. A ce titre, ce média que l’on peut adorer ou détester, mais qui ne laisse personne indifférent, est irremplaçable.

Pourtant, la nuit dernière, son siège parisien a été incendié avec des Cocktail Molotov par des malfaisants encore inconnus ! Pourquoi ? A priori parce que dans son dernier numéro, Charlie Hebdo aurait égratigné le Prophète, tout en s’en prenant par ailleurs au parti islamiste tunisien Ennahda, aux intégristes catholiques parisiens et à la tauromachie. Des prises de position tranchées, certes, mais qui restaient dans le cadre de la loi puisque, si le délit de blasphème existe encore en Irlande, en Allemagne, en Espagne ou aux Pays-Bas, il a été supprimé en France en 1791 et il n’est pas encore passé dans le droit communautaire. Cet attentat dont la violence n’a d’égale que la stupidité, est donc inadmissible comme l’a montré du reste la condamnation unanime et sans réserve qu’il a suscité, y compris de la part des responsables du culte musulman.

C’est pourquoi, en témoignage de sympathie avec la rédaction de Charlie Hebdo, et en hommage à l’indépendance dont a fait preuve ce journal dans sa lutte souvent acharnée contre la bêtise universelle, le MRC 08, qui a toujours condamné toute entrave à la liberté d’expression - que ce soit dans les Ardennes ou ailleurs - s’est permis d’exhumer deux extraits de nécrologies de Mao-Tsé-Toung, du 16 septembre 1976, date de la mort de ce dictateur dont on est incapable d’estimer le nombre des victimes à dix millions près : "Il y a dans Mao une certaine sorte de grandeur qui entraîne une certaine sorte d’admiration. La personne et l’œuvre de Mao imposent l’évidence d’un génie politique" ; "Contrairement à Staline, Mao a toujours réprimé par nécessité, scientifiquement, sans s’emballer. De un à trois millions de catholiques chinois, ça dépend des sources, ont été exécutés sommairement à sa demande". Vérifiez celui qui provient du journal catholique La Croix et celui qui a été publié dans l’organe de presse que l’on a voulu réduire au silence, vous verrez que c’est instructif...

Le chiffre du jour !

218 ! C’est le nombre de minutes qui serait nécessaire, si l’on se réfère à un rapport récent de Marcus Rieder - un expert ferroviaire suisse qui exerce en qualité de chercheur à l’Institut de planification de trafic et des systèmes de transport de l’école polytechnique fédérale de Zurich – pour relier Namur à Paris en passant par le tronçon manquant Dinant-Givet dont il souhaite la réouverture. Cette durée, qui correspond à la somme des 120 minutes utilisées par l’Express Mosan (6 arrêts seulement) qu’il propose de mettre en place entre Namur et Charleville-Mézières et des 98 minutes actuellement mises par le TGV pour aller du chef-lieu des Ardennes à Paris, est présentée comme un argument de poids pour convaincre les décideurs politiques de l’utilité de remettre en service la ligne Givet-Dinant.

Mais pour le MRC 08, cet argument ne tient pas la route, ou plutôt le rail ! Pourquoi ? Tout simplement parce que cet expert suisse a oublié que pour relier Namur à Paris, il existe une autre possibilité : prendre la ligne Intercity Namur-Bruxelles qui effectue le trajet en 66 minutes puis le TGV qui permet de se rendre de la capitale belge à la capitale française en 85 minutes, ce qui représente un total 151 minutes seulement. L’écart est ainsi de 67 minutes, soit 1h07, en faveur de la situation existante et donc en défaveur de celle qui passerait par le tronçon Givet-Dinant, ce qui parait plutôt rédhibitoire lorsqu’on sait que le but premier d’un déplacement en TGV est de gagner du temps et non pas d’en perdre ! Notre expert ferait donc bien de remettre ses pendules à l’heure, ce qui est un comble pour un suisse, et de trouver d’autres arguments s’il veut voir un jour les trains circuler à nouveau entre la cité d’Adolphe Sax et celle de Méhul...    

mardi 1 novembre 2011

Ardennes : les décennies passent, mais la crise demeure !

"La situation économique et sociale se dégrade sérieusement dans le département des Ardennes où les mauvaises nouvelles succèdent aux bruits les plus alarmistes. Déjà lourdement touché par la crise ces dernières années, le département ardennais vient encore d’essuyer de rudes coups avec les annonces récentes du démantèlement d’Hydraulique BG à Rethel (142 salariés) et des prochaines fermetures de la Société nouvelle des Constructions métalliques de Provence à Sedan (270 employés) et des Fonderies de la Coursière à Nouzonville (48 salariés). A ce tableau déjà sombre vient par ailleurs s’ajouter une cascade de chômage partiel dus, le plus souvent, à un effondrement des carnets de commandes des entreprises locales. C’est le cas notamment à Ford France (Charleville-Mézières), Arthur Martin (Revin), ou encore à la Société des aciers spéciaux de la Chiers (les Hautes-Rivières). On comprend donc que les élus ardennais qui avaient été reçus au début du mois d’octobre par Pierre Mauroy attendent avec une certaine impatience la tenue d’un conseil interministériel d’aménagement du territoire exclusivement consacré au problème ardennais. Et principalement, bien sûr, au bassin d’emploi de Vireux, où l’usine de la Chiers (830 salariés) est appelée à disparaître en 1984".

Cette analyse de l’éphémère journal de gauche Le matin de Paris, qui n’est pas sans rappeler au MRC 08 la situation actuelle, n’est pourtant pas récente puisqu’elle a été publiée il y a très exactement 29 ans, le 1er novembre 1982, suite à un week-end agité à Vireux-Molhain ! Depuis plusieurs mois, l’annonce de la fermeture des aciéries de la Chiers par le conseil d’administration d’Usinor avait provoqué dans ce bastion des panses brulées une mobilisation syndicale unitaire rapidement débordée sur la gauche par des autonomes, mais aussi par des écologistes en lutte contre l’implantation de la centrale de Chooz B, et par le commando clandestin Vireux vivra. Cette "coalition des cocus du système", pour reprendre une formule utilisée à l’époque par un journaliste de tendance RPR, multipliait les actions violentes et spectaculaires à Fumay, Chooz, Revin et même Givet où un commando était venu perturber une émission de FR3 et s’attaquer à des camions d’EDF. Parallèlement, les manifestations se succédaient de semaine en semaine et avaient débouché sur l’incendie du château de la Duchère, siège de la direction, le 12 juillet. L’Etat avait alors mobilisé blindés et hélicoptères, mais les affrontements s’étaient poursuivis : ainsi, dans la nuit du 30 au 31 octobre 1982, 200 salariés avaient bloqué le pont de Vireux-Molhain avec des câbles d'acier et incendié la gendarmerie avant de se replier au matin devant les grenades lacrymogènes lancées par les mobiles et les CRS. Outre plusieurs blessés, quatre manifestants furent arrêtés, puis rapidement relâchés après une négociation locale.

Le Quotidien de Paris, positionné lui nettement à droite, évoquait à la même date "les enragés des Ardennes", la guérilla urbaine, la récupération par l’ultra-gauche révolutionnaire et bien d’autres horreurs encore. Mais le mois suivant, un accord avec Usinor fut conclu, avec à la clef un plan social particulièrement généreux et quelques emplois. L’impensable se produisit alors : l’élection triomphale dès le premier tour du RPR Pierre Tassin comme conseiller général du canton de Givet, face à une Gauche divisée ! Depuis, la désindustrialisation de la Pointe ne s’est pas arrêtée, bien au contraire comme l’a montré la crise de Cellatex qui a fait à son tour la Une de l’actualité. Mais a-t-on vraiment tiré dans tous les domaines les leçons qui s'imposaient de ces évènements finalement pas si anciens ? Hélas, rien n’est moins sûr...