Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

lundi 28 septembre 2009

Golf des Poursaudes : ça avance, mais la prudence reste de mise


Lors de la commission permanente du Conseil général qui s'est tenue le 25 septembre, le feuilleton de la vente du golf des Poursaudes a connu une avancée importante puisque les élus départementaux ont, enfin, choisi un repreneur pour cet équipement dont ils cherchent à se débarrasser depuis maintenant plus de 2 ans. L'heureux "élu" (le prix pour l'ensemble du domaine a été fixé à seulement 1,35 million!) n'est pas Hervé Taïeb, le chouchou du Président du Conseil général à l'issue du 1er appel à candidature, qui a jugé préférable, pour des raisons qui n'ont pas été rendues publiques, de retirer son offre. Ce n'est pas son challenger, Franck Tarpin, le constructeur ardennais de maisons en bois, qui n'a pas réussi à surmonter les obstacles que l'exécutif départemental s'est inlassablement ingénié à dresser en face de lui et qui a préféré ne pas participer au 2ème appel à candidature. Ce n'est pas non plus Gaïa Concept, une société d'étude et de gestion spécialisée dans les domaines de l'environnement et des loisirs, qui avait déposé dans les délais un dossier s'appuyant sur l'expérience acquise dans l'exploitation de 9 golfs. C'est la société Paulmar Invest!

Pourquoi ce choix ? D'après un communiqué publié par le Conseil général, pour 2 raisons : l'expérience significative que possède cette entreprise dans la construction de domaines touristiques et l'ampleur des investissements qu'elle envisage d'effectuer. Il faut effectivement reconnaître que Paulmar Invest voit grand. Pour transformer le golf des Poursaudes en centre de loisirs d'importance régionale, elle prévoit de moderniser le site, en rénovant le club-house et en créant un parcours spécifique d'initiation, d'implanter des équipements de loisirs en installant des terrains de tennis, un centre aquatique, un centre équestre et une salle multi-sports, de développer l'offre d'hébergement en construisant 30 chalets haut de gamme et en commandant à Franck Tarpin qui n'aura pas tout perdu dans l'affaire 90 cottages en bois et de transformer la ferme en hôtel pouvant accueillir des séminaires. Cela représente des millions d'euros d'investissement et devrait aboutir à la mise en place d'un complexe de loisirs donnant du travail à 40 salariés. De quoi lever les réticences des plus sceptiques et justifier de dérouler le tapis rouge devant François Colonna d'Istria qui a négocié de main de maître l'affaire avec le Conseil général.

Pourtant, même si le projet retenu est à la fois ambitieux et de qualité, 3 éléments amènent le MRC 08 à faire preuve de la plus grande prudence. Le 1er est que l'expérience significative que Paulmar Invest est supposée avoir dans la construction de domaines touristiques de grande ampleur ne peut être que très relative, étant donné que cette société n'a été créée qu'en décembre 2003! Depuis, il faut reconnaître qu'elle a fait son bonhomme de chemin puisqu'elle est passée d'un capital social initial de 2.000 euros à des fonds propres au 31 décembre 2008 de 1.340.000 euros. Une superbe performance certes, mais obtenue essentiellement dans l'activité de marchand de biens immobiliers (les disponibilités ne s'élèvent pas par hasard à 1.161.000 euros sur un actif total de 1.506.000 euros!) et non dans la gestion de centre de loisirs d'importance régionale. Le 2ème élément est que 3 conseillers généraux, dont 2 de la majorité départementale, ont jugé préférable de s'abstenir sur cette reprise alors qu'ils avaient tous les éléments nécessaires pour se forger leur conviction. Enfin, le dernier élément est que le choix de Paulmar Invest n'apporte aucune solution à la société de pyrotechnie Euro Bengale qui avait obtenu, pour réaliser une extension devant aboutir à la création de 15 emplois, une promesse de vente par le Conseil général de quelques terrains jouxtant le golf avant que celui-ci ne se rétracte au prétexte qu'une telle installation serait difficilement compatible avec un équipement de loisir haut de gamme.

Au total, nous pensons donc que si le choix d'un repreneur est plutôt une bonne chose, il est trop tôt pour s'enflammer. Attendons un peu, et espérons que Paulmar Invest n'a pas pour seul objectif de réaliser une banale opération de promotion immobilière...

dimanche 27 septembre 2009

Référendum sur la Poste : voilà pourquoi vous devez aller voter !


Le référendum sur le service public postal, qui se déroulera le samedi 03 octobre, commence à faire sérieusement parler de lui. La preuve ? A travers tout le pays, malgré la chape de plomb qui a été méticuleusement établie par les médias nationaux, des comités locaux se mettent actuellement en place pour l'organiser. Les Ardennes n'échappent pas à cette tendance, puisqu'il est déjà acquis qu'une votation aura lieu à Charleville-Mézières devant les 4 bureaux de poste du théâtre, de l'hôtel de ville, de la Ronde Couture et de la Houillère. Mieux, à l'initiative d'un particulier, une consultation se déroulera devant le bureau de poste du petit bourg de Chaumont Porcien (473 habitants). Cependant, pour que ce référendum ait un véritable poids, il est nécessaire que le nombre de votants soit élevé. C'est pourquoi, afin de convaincre les citoyens hésitants habitants dans les communes où il sera organisé, le MRC 08 a décidé de relayer un excellent argumentaire qui circule actuellement sur Internet. Pour en prendre connaissance, il vous suffit de cliquer sur le lien suivant. Vous arriverez alors sur un diaporama que vous aurez tout loisir de faire défiler en utilisant le clic gauche de votre souris.

mercredi 23 septembre 2009

Grève du lait : les producteurs ardennais radicalisent leurs actions !


Depuis la signature le 03 juin dernier, avec la bénédiction de la toute puissante FNSEA, d'un accord interprofessionnel fixant pour 2009 le prix du lait à 280 euros la tonne, la colère grondait dans les campagnes françaises. Pourquoi ? D'abord parce que ce nouveau tarif est en recul de 17 % sur celui pratiqué en 2008, ce qui revient à dire que les producteurs de lait gagneront à travail égal 1/6ème de moins! Ensuite, parce qu'avec un tel prix, 50 % des exploitations laitières seront inévitablement déficitaires et 30% tout juste à l'équilibre, ce qui signifie que le labeur de 80 % des producteurs laitiers ne sera de fait pas rémunéré. Face à cette situation n'arrangeant que les plus gros producteurs qui bénéficient de coûts très bas et les industriels qui pourront s'approvisionner à moindre frais, la contestation s'est organisée pendant tout l'été sous l'impulsion de la toute nouvelle APLI (association des producteurs laitiers indépendants) qui a été créée en décembre 2008 à l'occasion de mouvements de protestation dans les régions Midi-Pyrénées et Aquitaine.

Hélas, les tentatives de discussion pour obtenir, d'une part une revalorisation du prix d'achat à 330 euros la tonne dans l'immédiat et à 400 euros à moyen terme, et d'autre part une baisse immédiate des volumes de 5 % pour mettre fin à la surproduction qui pèse sur les cours, n'ont abouti à aucun résultat. Les producteurs laitiers ont donc décidé de passer au stade supérieur en déclenchant le 10 septembre une grève du lait, c'est à dire un arrêt des livraisons du précieux liquide blanc aux coopératives. Ce mouvement national a été inégalement suivi selon les régions, mais il n'a pas épargné les Ardennes où les producteurs se sont d'abord efforcés de sensibiliser la population et les élus à leurs difficultés en procédant à des distributions gratuites de lait à des moments médiatiques (la foire de Sedan, par exemple) ou dans des endroits symboliques comme devant la permanence du député Warsmann. Mais cela n'a eu aucun effet sur les pouvoirs publics! Les grévistes se sont donc résignés à aller plus loin, ce qui s'est traduit hier par le rassemblement près du petit village de Tannay de 60 tracteurs qui ont déversé dans un champs, après avoir symboliquement respecté une minute de silence en mémoire des éleveurs acculés au suicide, la production de plus de 300 exploitations, soit 600.000 litres de lait.

Cet acte, aboutissant à détruire un aliment noble alors que tant de personnes souffrent de la faim à travers le monde, paraîtra sans aucun doute à certains choquant. A coup sûr, ils le condamneront avec les mots les plus durs. Mais le MRC 08 ne se joindra pas à ce choeur qui donne la priorité absolue à la compassion pour les problèmes lointains. Au contraire, nous tenons à apporter notre soutien aux grévistes dont nous comprenons la colère et le désespoir face à la situation économique insupportable qui leur est imposée. Pour les producteurs laitiers qui ont vu leurs effectifs passer à l'échelle nationale de 385.000 en 1983 à 94.000 actuellement, c'est bien de leur survie qu'il s'agit! Leurs revendications immédiates sont donc légitimes, même si la solution à long terme à leurs problèmes nous semble devoir être recherchée dans le rééquilibrage des relations entre les producteurs et les industriels, la réforme en profondeur des circuits de distribution et la remise en cause de la dérégulation complète voulue par Bruxelles.


vendredi 18 septembre 2009

Fumay : Nexans sacrifie 53 salariés sur l'autel de la rentabilité !


Depuis près d'un an, l'inquiétude était grandissante à l'usine Nexans de Fumay, le 1er employeur de la ville avec 258 salariés. Le motif ? La baisse de 30 % du carnet de commande, qui avait conduit la direction, après avoir "incité" le personnel à prendre par anticipation le solde du quota de 20 jours de RTT qui lui restait, à recourir depuis le mois d'avril à des mesures importantes de chômage partiel ainsi qu'à des formations à rallonge pour les employés. Hélas, alors que ces amortisseurs sociaux ont une durée limitée, les semaines et les mois ont passé et l'activité ne s'est pas redressée. Il y avait donc tout lieu de craindre que des mesures plus drastiques soient adoptées par cette multinationale qui n'en est pas à son 1er plan de restructuration.

C'est ce qui s'est passé hier lors du Comité central d'entreprise qui a décidé, malgré le doublement du cours de l'action depuis son point bas atteint en mars 2009, de supprimer 387 emplois à travers la France. Le site le plus touché est celui de Chauny, dans l'Aisne, qui sera purement et simplement fermé en laissant sur le carreau 240 salariés. Quant à celui de Fumay, longtemps connu sous le nom de Filotex et qui a derrière lui un passé déjà bien mouvementé, il vient juste après avec 53 licenciements, soit 1 salarié sur 5! Le choc est donc sévère pour cette usine qui pouvait s'attendre à un meilleur traitement au regard des importants progrès de productivité qu'elle a réalisé au cours des dernières années. Un vrai coup de massue, surtout pour ceux qui avaient crû que les investissements récents dans l'amélioration de l'outil de production constituaient une garantie solide pour l'avenir.

Un nouveau drame social s'abat ainsi sur la vallée de la Meuse, plus grave encore que les précédents puisque les salariés licenciés n'auront pas droit au CTP étant donné que Nexans emploie largement plus de 1.000 personnes. Le nord des Ardennes s'enfonce donc un peu plus dans la crise. Pourtant, Nexans n'est pas un groupe moribond puisque, s'il a publié au titre du 1er semestre 2009 une perte nette de 57 millions d'euros après un bénéfice de 82 millions pour l'exercice 2008, celle-ci s'explique presque totalement par le passage d'une charge exceptionnelle pour restructuration de 53 millions. En exploitation, le groupe reste par contre bénéficiaire de 110 millions! Dans ces conditions, le MRC 08 considère que les licenciements annoncés sont plus motivés par une volonté d'améliorer la rentabilité globale de l'entreprise que par une nécessité économique vitale. C'est pourquoi nous demandons aux pouvoirs publics de ne pas se laisser endormir par les belles promesses de redynamisation de l'économie locale que font déjà les dirigeants et d'être extrêmement vigilants sur les mesures de reclassement qui seront faites aux salariés licenciés.

lundi 14 septembre 2009

Référendum sur la Poste : la votation de charleville-Mézières finalisée


Dans la France sarkozyste, les services publics ne sont pas en odeur de sainteté. Parmi ces piliers de l'égalité républicaine, celui qui est le plus menacé aujourd'hui, parce qu'il est dans la ligne de mire de la Commission européenne qui a décrété - après l'avoir méthodiquement affaibli depuis plusieurs années - qu'il devait ouvrir la totalité de ses activités à la concurrence en 2011, est la Poste. Son statut, basé sur la propriété exclusive de l'Etat en échange de l'obligation de distribuer au même tarif sur tout le territoire national le courrier, gêne à la fois les ultra-libéraux de Bruxelles et leurs relais parisiens. Il leur faut donc le supprimer. Le gouvernement avait déjà essayé une 1ère fois en début d'année, avant d'opérer un recul tactique au printemps devant l'ampleur du mécontentement social.

Mais la patience n'étant pas la vertu première des eurocrates et l'échéance de 2011 se rapprochant, le gouvernement a courageusement profité de la trêve estivale pour faire adopter la loi permettant le changement du statut de la Poste. La machine infernale est donc maintenant enclenchée. On en connaît la puissance! Ce n'est toutefois pas une raison pour se résigner. C'est pourquoi, à l'initiative de Claudine Ledoux, maire de Charleville-Mézières, les dirigeants de tous les partis politiques de gauche présents dans le département et de la quasi totalité des unions départementales des syndicats se sont réunis le 09 septembre. La décision a alors été prise d'adhérer à la mobilisation en cours au niveau national et d'organiser dans le chef-lieu du département le 03 octobre une consultation locale sur la privatisation de la Poste.

Il restait à en préciser les modalités concrètes. C'est désormais chose faite puisque ce soir, une 2ème réunion s'est tenue à la mairie de Charleville-Mézières. Après avoir été informés de la non publication par la presse du communiqué rédigé à l'issue de la 1ère réunion, les participants ont opté pour le déroulement suivant : la votation, qui utilisera le matériel du kit national figurant sur internet, se déroulera devant les 4 bureaux de poste du théâtre, de l'hôtel de ville, de la Ronde Couture et de La Houillère de 09h00 à 16h00 ; le dépouillement ouvert à toute la population aura lieu entre 16h00 et 17h00 dans la salle numéro 1 de l'Hôtel de Ville de Mézières ; les résultats seront communiqués à la presse afin d'assurer une visibilité maximale à la votation. Par ailleurs, les participants ont appris que lors du conseil municipal de ce soir, un voeu de soutien à la Poste et pour l'organisation d'un référendum national sera soumis aux élus carolomacériens. Tout est donc désormais prêt pour que la consultation du 03 octobre puisse se dérouler dans les meilleures conditions possibles. Le MRC 08 s'en réjouit, en espérant toutefois que la participation sera à la hauteur de l'enjeu.

jeudi 10 septembre 2009

Thomé-Génot : les ex-patrons voyous sévèrement sanctionnés par la justice


Cela faisait longtemps que les 320 ex-salariés de Thomé-Génot, licenciés à la fin 2006 lors de la fermeture de leur entreprise, attendaient que la justice se prononce sur le scandale dont ils ont été victime et que toute la France a fini par connaître. C'est désormais chose faite, puisque avant-hier le tribunal correctionnel de Reims a condamné Greg Willis, l'ancien PDG tout droit débarqué des Etats Unis en septembre 2004, et Catherine Zickfeld, sa fidèle collaboratrice, à la peine maximale prévue par la loi pour abus de biens sociaux, recel et banqueroute par détournement, soit 5 ans de prison ferme. La sentence a été complétée par 5 ans d'interdiction de gérer et par l'obligation de verser 20 millions d'euros de dommage et intérêts à la Région et au Conseil général (en réparation de la prime consentie pour l'entrée des salariés dans le Contrat de Transition Professionnel) ainsi qu'à la Communauté d'Agglomération Coeur d'Ardenne (en réparation de la perte de taxe professionnelle) et au liquidateur.

Pour le MRC 08, cette condamnation exemplaire permet d'établir sans ambiguïté les responsabilités dans la disparition de Thomé-Génot. Si l'entreprise, créée en 1863, a été mise en liquidation judiciaire le 24 octobre 2006, ce n'est pas parce que ses salariés ont mal fait leur travail ou ont manqué de dynamisme, c'est parce qu'elle a été victime d'un pillage méthodique, d'abord de son savoir-faire, puis de sa trésorerie après la vente de son patrimoine immobilier, par les dirigeants du groupe américain Catalina au profit d'usines situées au Mexique. Son sang a été sucé jusqu'à la dernière goutte par des patrons dont l'attitude a ressemblé plus à celle de vampires qu'à celle d'industriels! Le personnel est ainsi lavé de tout soupçon d'incompétence et son honneur est désormais rétabli, en même temps que le comportement coupable des ex-dirigeants est démontré de façon éclatante.

Malheureusement, cette condamnation risque fort de se limiter à une victoire morale des salariés puisque les 2 patrons voyous ont disparu dans la nature depuis maintenant près de 3 ans. Bien sûr, la justice française suppose qu'ils ont regagné les Etats-Unis et elle a lancé un mandat d'arrêt international à leur encontre en septembre 2008 pour tenter d'obtenir leur arrestation. Mais personne ne se fait d'illusion : aucune opération commando ne sera ordonnée par Nicolas Sarkozy, autoproclamé pourfendeur des capitalistes véreux, pour récupérer de force les 2 malandrins et aucun début de commencement de mesure ne sera pris par les autorités américaines pour permettre leur extradition! La peine prononcée restera donc symbolique, mais elle n'en est pas moins essentielle pour le moral des ex Thomé-Génot qui en ont bien besoin puisque 180 d'entre eux n'ont toujours pas retrouvé un emploi fixe en CDI. Surtout elle peut avoir des vertus préventives auprès de ceux qui seraient tentés de confondre la liberté offerte par le système capitaliste avec l'absence de toute protection pour l'outil de travail et les salariés.

dimanche 6 septembre 2009

Jean-Pierre Chevènement prêt à discuter "sans exclusive" avec Bayrou et la gauche


"Le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC) Jean-Pierre Chevènement s'est déclaré prêt, samedi à Toulouse, à discuter avec le président du MoDem François Bayrou et avec la gauche "sans exclusive" d'un "projet républicain pour répondre à la crise". "François Bayrou a déclaré vouloir tendre la main à la gauche. Ma réaction est qu'il ne faut pas manifester de sectarisme, il faut discuter du fond, et particulièrement de l'Europe avec M. Bayrou", a déclaré à l'AFP M. Chevènement, en marge de l'université d'été du MRC, ce week-end à Toulouse. "M. Bayrou a voté pour la constitution européenne. Nous, nous disons à regrets: l'Europe telle qu'elle se présente aujourd'hui n'est pas la solution, elle est le problème. Il faut la remettre sur ses pieds. C'est de cela que nous sommes prêts à discuter avec M. Bayrou, et avec l'ensemble de la gauche sans exclusive", a-t-il dit.

François Bayrou a approuvé la main tendue de son parti à la gauche vendredi, lors de sa rentrée politique à l'occasion de l'ouverture de l'université d'été de son parti à la Grande-Motte (Hérault). "
Pour remettre la République sur ses pieds, pour faire triompher le politique par rapport à la logique des marchés financiers, nous avons besoin de tout le monde, de M. Bayrou mais du NPA aussi, plus exactement de l'ensemble des électeurs qui se reconnaissent dans la démarche des formations de gauche ou alternatives au sens large", a estimé M. Chevènement. "On s'interroge sur la gauche, ses perspectives. Nous évoquons un projet républicain, non seulement pour la France mais pour l'Europe, pour sortir l'humanité toute entière de la crise actuelle. Il faut le faire gagner avec tous ceux qui peuvent le soutenir", a-t-il poursuivi.

Le MRC "pèsera" sur les prochaines présidentielles. "Nous avons un réseau d'élus, des sympathisants, nous avons une réflexion, une qualité d'écoute dans le pays qui peuvent nous permettre de contribuer positivement à une issue progressiste pour la France", a affirmé M. Chevènement. L'université d'été du MRC est consacrée à "la désuétude du modèle social démocrate et à l'actualité du modèle républicain face à la crise". M. Chevènement prononcera le discours de clôture dimanche, après un débat sur la "mort du modèle social-libéral", auquel participeront Jean-François Kahn (MoDem) et les socialistes Arnaud Montebourg et Paul Quilès."

(Dépêche AFP, 5 septembre 2009, 14h25)

vendredi 4 septembre 2009

mercredi 2 septembre 2009

Le chiffre du jour !


15.499 ! C'est le nombre de salariés ardennais, répartis dans 369 entreprises, qui étaient touchés au 31 août par des mesures de chômage partiel. Pour mémoire, à la mi-avril, ils étaient 6.000 et provenaient de 160 entreprises en difficulté. A la lecture de ces données, qui peut raisonnablement croire au début de reprise économique dont certains n'ont pas hésité à parler au milieu de l'été ? Les illuminés de la propagande gouvernementale et les inconditionnels de Nicolas Sarkozy à n'en pas douter, mais pas le MRC 08 !

mardi 1 septembre 2009

Ardennes : les riches ne connaissent pas la crise


Quelle condition faut-il remplir pour être considéré comme étant riche ? Pour certains, que le MRC 08 qualifiera de modérés, il suffit d’avoir des revenus supérieurs à ses dépenses, ce qui autorise la mise en route d’un processus d’accumulation de capital permettant de se mettre (très) progressivement à l’abri de la nécessité de travailler. Pour d’autres, plus restrictifs, il est nécessaire d’avoir un patrimoine suffisamment important pour que les seuls intérêts qu’il génère permettent de vivre sans avoir à travailler. Quant à l’Etat, il a une vision médiane des choses puisqu’il estime que tout détenteur d’un patrimoine supérieur à 790.000 euros, montant retenu pour déterminer les heureux assujettis à l’impôt sur la fortune, entre dans cette catégorie.

En prenant comme référence cette dernière définition, combien y a-t-il de riches dans les Ardennes ? En 2008, sur la base des déclarations effectuées en 2007, leur nombre s’élevait à 1.012, soit 15 % de plus que l’année précédente. Jolie progression qui s’explique très certainement par la hausse que connaissaient alors l’immobilier et les placements boursiers ! Cette année, au vu du recul connu par ces 2 marchés, le chiffre était attendu par beaucoup à la baisse. Il n’en sera probablement rien puisque, d’après une synthèse publiée à la fin de la semaine dernière par la Direction Générale des Finances Publiques portant sur les villes de plus de 20.000 habitants ayant plus de 50 redevables à l’ISF, le nombre des riches carolomacériens a augmenté de 7,9 % (245 au lieu de 227) et celui des riches sedanais de 7,6 % (56 au lieu de 52).

Si on va au-delà du simple nombre, on peut remarquer que le patrimoine moyen de ces favorisés de la fortune s’est également sensiblement accru : + 4,4 % pour les assujettis du chef lieu à 1.940.909 euros et + 3,6 % pour ceux de la cité de Turenne à 1.493.096 euros. Des chiffres à donner le tournis aux 15.000 Ardennais qui pointent au chômage, aux 8.815 qui doivent essayer de survivre avec le RMI et aux 6.500 qui connaissent actuellement l’angoisse du chômage partiel ! La preuve aussi que la crise économique épargne les riches qui continuent à s’enrichir alors qu’elle frappe sévèrement les plus défavorisés.