Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

dimanche 30 août 2009

Défibrillateurs dans les Ardennes : LE site à connaître impérativement !


Quelle magnifique invention que le défibrillateur automatique! Petit appareil portable de la taille d’une sacoche fonctionnant au moyen d’une batterie, il permet d’analyser par l’intermédiaire de 2 électrodes collantes le rythme cardiaque de toute personne de plus d’un an victime d’un malaise cardiaque et, si nécessaire, d’envoyer un choc électrique ou défibrillation. D’après les spécialistes, s’il est utilisé rapidement (il faut entendre par là dans un délai inférieur à 3 minutes) et s’il est accompagné par une réanimation cardio-pulmonaire (alternance de massages cardiaques et de bouche-à-bouche), il permet de faire passer la chance de survie de la victime de 4 % (autant dire rien) à 40 % (presque une vie sauvée sur 2 malaises).

Devant ces chiffres à faire pâlir d’envie les apôtres du tout répressif sur les routes, les pouvoirs publics ont décidé le 04 mai 2007 que "toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe", qu’elle possède ou non une formation aux soins de 1er secours. Cette mesure, incontestablement excellente, nécessite toutefois une condition pour être pleinement opérationnelle : il faut que la population sache précisément où se trouvent ces appareils qui donnent une chance supplémentaire à la vie. C’est ce qui a amené Jean-Luc Lemaire, un carolomacérien exerçant le métier d’instructeur professionnel aux techniques de 1er secours, à réaliser, d’une façon totalement bénévole et désintéressée à laquelle le MRC 08 tient à rendre hommage, une carte localisant tous les défibrillateurs qu’il a pu recenser dans les Ardennes.

Même si ce document n’a pas encore l’exhaustivité que son auteur souhaiterait, il y a fort à parier qu’il aidera, dans un contexte où chaque seconde compte, à sauver des vies. Nous vous engageons donc vivement à le consulter par Internet (http://www.defibrillateurs-ardennes.fr/) ou par téléphone (08 92 23 03 22 code 16120). N’oubliez pas cependant que le défibrillateur est à l’accident cardiaque ce qu’est l’extincteur pour le feu, un moyen d’attendre les secours et non pas de traiter la cause, et par conséquent n’arrêtez pas, en cas de malaise, la réanimation cardio-pulmonaire avant l’arrivée sur place des secours.

vendredi 14 août 2009

jeudi 13 août 2009

Charleville-Mézières en deuil : Roger Mas est décédé



Aujourd’hui, les carolomacériens viennent d’apprendre une triste nouvelle : Roger Mas, qui fut leur maire pendant 18 ans et qui bénéficiait auprès d’eux d’un capital de sympathie extrêmement important, s’est éteint à l’âge de 78 ans. Enfant du pays puisqu’il était né le 16 avril 1931 à Charleville, ce fils d’instituteurs avait d’abord fréquenté l’école primaire des Mazures, puis du fait de l’exode de 1940 celle de la Tranche-sur-mer en Vendée. Revenu dans les Ardennes, il avait suivi les cours du lycée Chanzy avant de devenir, à l’issue de 4 années d’études supérieures, maître d’éducation physique à Châlons-sur-Marne où il exerça d’octobre 1952 à novembre 1953 et se maria avec Marcelle Bouvier qui lui donna 2 filles. Nommé en 1955 assistant à la Direction départementale de la Jeunesse et des Sports, il occupa cette fonction jusqu’à son accession à la députation en 1981.

Entré en politique dès 1947 en rejoignant à 16 ans les Jeunesses socialistes, il adhéra ensuite à la SFIO puis au Parti Socialiste. Repéré par André Lebon, il devint en 1965 conseiller municipal de Charleville, mandat qu’il conserva l’année suivante après la naissance de Charleville-Mézières. Réélu en 1971, puis en 1977, il fut alors promu au poste d’adjoint en charge des affaires sportives par Jean Delautre, auquel il succéda à son décès en 1980 comme maire du chef-lieu des Ardennes. Conforté à ce poste en 1983 en étant élu avec 53,7 % des voix au second tour, il remplit si bien sa tâche qu’il fut reconduit en 1989 dès le 1er tour. En 1995, il quitta le Parti Socialiste auquel il reprochait d’être "une formation politique où le sectarisme, le tout idéologique, la lutte pour le pouvoir fermaient tout horizon". Cela ne l’empêcha pas d’être renouvelé dans ses fonctions après avoir écarté au 1er tour la liste PS-PC. Parallèlement à cette carrière municipale, il fut élu conseiller général du canton de Mézières-est de 1976 à 1982 et député de la circonscription Mézières-Rethel de 1981 à 1993.

En mai 1998, il démissionna de sa fonction de maire et renonça à la vie politique. Il consacra alors son temps à cultiver la vertu la plus essentielle à ses yeux : l’amitié. Très apprécié par ses concitoyens, cet humaniste convaincu laissera le souvenir d’une personne simple et authentique désirant avant tout être à l’écoute des citoyens. A l’origine de nombreuses réalisations comme la patinoire de la Warenne, la salle polyvalente Bayard, la caserne des pompiers, la création du Pôle de haute-technologie et surtout le Musée de l’Ardenne, son empreinte restera longtemps présente à Charleville-Mézières, où il avait instauré les 35 heures pour le personnel municipal bien avant que ce thème ne soit repris par les socialistes. Avec Roger Mas, c’est donc un grand homme de la gauche ardennaise qui disparaît. Le MRC 08 en est bien conscient et il tient, en cette période difficile, à adresser ses condoléances les plus sincères à sa famille.




lundi 10 août 2009

Un petit rappel musical pour décrire une bien sinistre réalité

Certains affirment que la crise économique n'est qu'un épiphénomène qui va disparaître dans quelques mois sans laisser la moindre trace, d'autres pensent au contraire qu'il s'agit d'un phénomène très profond qui a été momentanément caché par des évènements conjoncturels comme la course aux armements dans les années 1980, la mise en place de la mondialisation pendant la décennie suivante et le développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication au début du 3ème millénaire. Et le MRC 08 ? Ayant en mémoire les nombreux drames industriels qui ont touché les Ardennes depuis maintenant près d'un tiers de siècle, nous penchons pour la 2ème hypothèse. Pour vous convaincre de la justesse de notre point de vue, nous pourrions faire un long développement économique, mais en cette période estivale, propice à la légèreté, nous préférons agir en musique et prendre pour preuve cette chanson, hélas toujours d'actualité, d'Eddy Mitchell qui remonte à 1978.


dimanche 9 août 2009

Givet : la zone commerciale entre enfin dans la dernière ligne droite


S'il est un sujet qui a fait beaucoup parler de lui au cours des 3 dernières années à Givet, c'est bien le projet de construire une zone commerciale sur la route de Beauraing. Lancé par Claude Wallendorff, il a connu une avancée décisive le 03 octobre 2006 lorsque le conseil municipal de la ville a confié sa réalisation à la SCI Rives d'Europe, dirigée par le directeur de l'Intermarché local Mamède Texeira. Ce choix, qui éliminait une enseigne promettant ouvertement une politique agressive sur les prix et qui ouvrait la voie à l'implantation d'un vaste complexe commercial (un hyper Intermarché, un Bricomarché, un magasin de vêtements, un magasin de chaussures, une enseigne de meubles, un magasin de motos et une galerie marchande sur une surface de 21.000 m2 ... complétés par une station service, un hôtel 2 étoiles et un restaurant de 200 couverts), a déchaîné les critiques de ceux qui craignaient la mise en place d'une situation de monopole et l'ire des commerçants du centre ville épouvantés par l'apparition d'une concurrence à laquelle ils n'étaient pas habitués.

Une association a aussitôt été créée pour empêcher la réalisation de ce projet, n'hésitant pas à faire couvrir les vitrines des commerces givetois d' affichettes alarmistes et à faire appel à la justice. Toutefois, cette opposition particulièrement virulente n'a pas obtenu gain de cause, d'autant que Mamède Texeira a eu l'intelligence d'associer un certain nombre de commerçants à son projet, en leur proposant de s'installer dans la galerie commerçante, et de désamorcer les craintes de monopole en prenant l'engagement de céder les bâtiments commerciaux occupés par Intermarché et Bricomarché dans le quartier de la Soie à des enseignes concurrentes. Le projet de zone commerciale a donc pu avancer et il a reçu l'autorisation de la Commission Départementale de l'Equipement Commercial en novembre 2008. Depuis, les appels d'offres pour la construction ont été lancés et le début des travaux a été annoncé pour la semaine qui vient avec une ouverture prévue en septembre 2010.

La chose est donc désormais acquise, la zone commerciale de la route de Beauraing verra bien le jour. Pour le MRC 08, il s'agit là d'une excellente nouvelle! Certes, le projet n'est pas parfait, ne serait-ce que parce qu'il sera achevé avant (et ce n'est pas peu dire) que la construction du 2ème pont sur la Meuse ne soit commencée, ce qui augmentera la saturation dont l'unique pont actuel est déjà victime aux heures de pointe. Mais il présente de nombreux avantages : il dispensera la population de la commune et du canton d'avoir à parcourir des dizaines de kilomètres pour accéder à des enseignes dont les prix raisonnables font qu'elles sont devenues aujourd'hui incontournables ; il permettra d'accompagner la croissance de la population du "petit Givet" qui est désormais majoritaire dans la commune en rééquilibrant l'offre commerciale entre les 2 rives de la Meuse ; il créera un effet d'attraction sur un nombre important de consommateurs belges et transformera ainsi la position frontalière de la ville en atout. Surtout, et c'est de loin le plus important dans un canton qui connaît un des taux de chômage les plus élevés du département, même s'il entraînera des licenciements au centre ville, ce projet d'un coût total de 20 millions d'euros se soldera par une création nette d'emplois. Par les temps qui courent, quoi qu'en disent certains, c'est un argument qui ne peut et ne doit en aucun cas être minimisé...

lundi 3 août 2009

Charlemont : des panneaux solaires pour remplacer les militaires ?


A la fin du mois de juin, le fort de Charlemont, qui accueillait depuis 1962 un centre d'entrainement commando, a définitivement fermé ses portes, éliminant ainsi de Givet toute présence militaire. Avec cette nouvelle opération de désaménagement du territoire, la ville a perdu son 1er employeur et les élus locaux ont reçu en héritage un dossier particulièrement épineux : que faire de la forteresse, d'une superficie de 90 hectares, et de ses 5 kilomètres de murailles ? La municipalité, effrayée à juste titre par les frais d'entretien de ce colossal ensemble, a rapidement fait savoir qu'elle n'était intéressée que par les installations militaires basses situées directement dans la ville, mais le ministère de la Défense a refusé cette proposition, préférant se débarasser d'un seul coup de la totalité de ses propriétés. Un cabinet d'expertise a alors été mandaté pour rechercher des utilisations possibles pour le site et il a rendu dernièrement ses conclusions. Parmi elles, au-delà de quelques banalités sur lesquelles il vaut mieux ne pas s'étendre (construction d'un hôtel, installation d'un centre aéré ou d'un centre sportif), on trouve une idée originale applicable à court terme : l'implantation d'une ferme photovoltaïque sur le plateau d'Asfeld.

Parlons simplement! Il s'agit de l'installation, sur 10 à 12 hectares de terrains plats, de plusieurs dizaines de milliers de panneaux solaires destinés à produire de l'électricité renouvelable, donc propre. A priori, cette idée est très séduisante puisqu'elle permettrait d'aller dans le sens des décisions prises par le gouvernement lors du Grenelle de l'environnement, tout en préservant le paysage étant donné que l'océan de panneaux solaires serait à l'abri de tout regard. En plus, elle entraînerait la réhabilitation de la partie de la forteresse la plus éloignée de la ville, c'est à dire celle qui est la moins favorable au développement d'un projet touristique ou sportif. Et, cerise sur le gâteau, l'installation de cette ferme utilisant une technologie de pointe très en vogue serait extrèmement valorisante en terme d'image pour le territoire, ce qui pourrait amener les médias à le présenter autrement que comme un espace en crise économique secoué périodiquement par de violents soubresauts sociaux.

Pourtant, lorsque cette idée a été débattue devant le conseil de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse, 2 délégués se sont prononcés contre : Octace Saxe, maire de Foisches depuis plusieurs décennies qu'on peut considérer comme un exemple de bon sens paysan, et Marcel Vigneron, ancien président de l'intercommunalité qui bénéficie d'une grande expérience de terrain. Ces 2 oppositions, motivées par des craintes sur le financement du projet et sur sa viabilité économique, amènent à se poser plusieurs questions : sachant qu'un appel d'offres international spécifique va être lancé pour cette ferme et que le gouvernement a déjà lancé un appel d'offres pour son projet de construire d'ici 2011 une ferme solaire dans chaque région, la ferme du plateau d'Asfeld sera-t-elle celle qui bénéficiera d'un soutien spécial de l'Etat en Champagne-Ardenne ? Dans le cas contraire, quel investisseur privé acceptera d'investir, sur un site recevant à peine 1.100 heures de soleil par an, 15 à 20 millions d'euros, alors qu'il bénéficie sur la totalité du territoire métropolitain depuis 2006 de l'obligation de rachat par EDF de l'électricité produite jusqu'à un plafond annuel de 1.500 heures ? En attendant que ces interrogations soient levées, le MRC 08, qui rappelle son soutien au développement des énergies renouvelables en complément de l'énergie nucleaire, invite les décideurs locaux à ne pas tomber dans une euphorie exagérée et prématurée. Nous leur demandons aussi de ne pas oublier l'aspect socio-économique de la question, à savoir que les emplois créés ne compenseront pas, et de loin, les 160 qui ont disparu avec la fermeture du CEC.

samedi 1 août 2009

Le tiercé du jour : 1, 2 et 5 !


Dans les Ardennes, pour qui cherche un peu, il est possible de retrouver les chiffres 1, 2 et 5 dans de nombreux domaines. Ainsi, dans la justice, il s'agit du nombre restant de juridictions de grande instance et de juridictions d'instance ainsi que de celui des tribunaux supprimés après la mise en place de la dernière carte judiciaire. Dans la démographie, ces chiffres correspondent à ceux des communautés d'agglomération, des villes de plus de 20.000 habitants et des communes de plus de 7.000 habitants. Dans l'histoire, ils rappellent le nombre de grands chants révolutionnaires composés par un natif du département, celui des percées allemandes effectuées le 10 mai 1940 ainsi que celui des grandes batailles livrées à Rocroi et à Sedan en 3 siècles. Dans l'économie, ils correspondent au nombre d'usines employant plus de 2.000 salariés, à celui des réacteurs nucléaires en activité et à celui des sites ou manifestations accueillant plus de 30.000 visiteurs par an. Dans la politique, mais dans l'ordre inverse cette fois, il s'agit du nombre total de parlementaires, de celui des sénateurs et de celui des députés socialistes.

Et pour les Ardennais, à partir d'aujourd'hui, avec une virgule entre le 1 et le 2 et le signe % derrière le 5, il s'agit du taux d'intérêt dont bénéficiera l'épargne qu'ils ont, péniblement pour la plupart, réussi à déposer sur un livret A. 1,25%, la rémunération la plus basse jamais connue par ce monument financier depuis sa création en 1818! Quand on pense à l'augmentation que s'est fait voter Nicolas Sarkozy dès son arrivée à la tête du pays, au bouclier fiscal de 15 milliards d'euros offert au plus riches, aux 360 milliards d'euros accordés aux banques pour les sortir des conséquences désastreuses des folles spéculations dans lesquelles elles s'étaient lancées ou encore aux parachutes dorés qui continuent, malgré toutes les incantations, à exister, il s'agit d'une véritable insulte à l'épargne populaire. C'est ainsi que de nombreux Ardennais le prennent et , pour le MRC 08, ils ont parfaitement raison. Puissent-ils seulement ne pas oublier, lors des prochaines échéances électorales, ce camouflet infligé par la France d'en haut à la France d'en bas ...