Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

vendredi 31 décembre 2010

mardi 28 décembre 2010

Givet : Ardenity à son tour en liquidation judiciaire !


La rumeur qu’une entreprise était sur le point de déposer son bilan courait avec insistance depuis plusieurs semaines dans la Pointe. Elle est maintenant hélas confirmée, au-delà de toutes les inquiétudes, puiqu’on vient d’apprendre que le tribunal de commerce de Sedan a prononcé le 09 décembre non pas la mise en redressement judiciaire mais carrément la liquidation judiciaire d’Ardenity ! Cette société, née en juillet 2007 de la reprise de Sorochimie, le 1er producteur européen d’acide sulfanilique – une poudre chimique intermédiaire destinée à la production d’agents de blanchiment pour l’industrie papetière et à la fabrication d’adjuvants béton, de colorants textiles et alimentaires ainsi que d’éléments médico-pharmaceutiques -, par l’entreprise industrielle américaine Trinity basée en Caroline du Nord est donc morte, dans un silence assourdissant qui laisse pantois lorsqu’on songe qu’elle livre 22 salariés aux affres du chômage !

Certes, depuis sa fondation à la fin de 1990, la vie de ce spécialiste de la chimie de base a été tout sauf un long fleuve tranquille. Après une montée en puissance qui lui avait permis de multiplier par 4 le nombre initial de ses salariés, il avait dû faire face à une forte concurrence chinoise et indienne. Cela l’avait contraint en mai 2001 à un 1er dépôt de bilan, suivi d’un redressement judiciaire puis, en avril 2003, de la mise en place d’un plan de continuation. La situation s’était alors un peu améliorée, mais pas assez aux yeux des actionnaires majoritaires qui ont préféré céder leur participation à Trinity, l’un de leurs principaux clients. A priori, ce choix, qui s’était immédiatement matérialisé par l’adoption du nom Ardenity (un mot-valise destiné à montrer à la fois l’enracinement de l’entreprise et la gratitude envers les nouveaux dirigeants) et d’un nouveau logo (un sanglier [emblème ardennais]de couleur bleu [référence aux Pierres Bleues de Givet] entouré de jaune foncé [évocation de la production d’acide sulfanilique]) était judicieux puisque les nouveaux propriétaires avaient pu, grâce à l’aide du Conseil régional et du CRITT, investir 750.000 euros dans la modernisation de l’outil de travail, permettant ainsi à la production annuelle de passer de 3.600 tonnes à 4.800 tonnes en ne travaillant plus que 5 jours sur 7 au lieu de 7 jours sur 7.

L’entreprise semblait donc repartie sur de bons rails. Malheureusement, c’était sans compter avec la crise économique qui a entraîné en 2008 un effondrement brutal de son chiffre d’affaire de 5,7 millions d’euros à seulement 1,8 millions (- 68 % !) et le remplacement d’un bénéfice net de 336.000 euros par une perte nette de 195.000 euros. Pour faire face à cette situation, Ardenity s’était résolue en janvier 2009 à arrêter sa production d’acide sulfanilique pur à usage de la chimie fine et à licencier 3 salariés. Pour quels résultats ? Une remontée en flèche de son chiffre d’affaire qui s’est approché des 5 millions d’euros en 2009, mais aussi une multiplication par 4 du déficit brut d’exploitation, une flambée du ratio d’endettement (dettes financières /fonds propres) à 1,06 contre 0,50 en 2007 et surtout un creusement de la perte nette à 210.000 euros ! Une situation intenable donc, malgré la louable intervention de la Communauté de communes qui n’a pas hésité à injecter 250.000 euros dans l’entreprise en lui rachetant en décembre 2009 l’un de ses 2 bâtiments, qui rendait inévitable l’issue fatale que nous connaissons aujourd’hui.

Pour le MRC 08, cette fermeture en toute discrétion d’Ardenity, qui contredit les propos doucereux sur la situation économique du département tenus par le Préfet lors de sa dernière conférence de presse, est un mauvais coup supplémentaire porté au tissu industriel givetois qui ne cesse de se réduire tel une peau de chagrin. C’est aussi la confirmation de l’urgence qu’il y a à élaborer une réflexion collective sur la revitalisation économique de la Pointe, qui passera nécessairement par la poursuite du développement du port de Givet et par l’encouragement à l’installation d’activités susceptibles de donner une image attractive à ce territoire meurtri…

dimanche 26 décembre 2010

Les Ardennes, terra incognita du réchauffement climatique !


Avant même que l'hiver ne commence, les températures sont descendues en dessous des normales saisonnières, très en dessous même, au point de passer en deçà de la barre fatidique des 1° Celsius. La conséquence n'a pas tardé : les épisodes neigeux se sont succédé, recouvrant nos forêts, notre vallée, nos champs, nos villes et villages d'un abondant manteau blanc pour le plus grand bonheur des enfants ... et pour le plus grand malheur des automobilistes, transformés au choix en naufragés de la route, en accidentés pestant contre le manque de réactivité des pouvoirs publics, en retardataires à répétition désorganisant les process de production parfaitement cadencés ou en piétons forcés. Avec le début officiel de l'hiver, la situation ne s'est pas améliorée, bien au contraire, battant en brèche tous les discours sur le réchauffement climatique dont les médias, toujours en quête de peurs millénaristes, ne cessent de nous rebattre les oreilles.

Évidemment, devant les doutes des citoyens lambda qui commencent à se multiplier, les experts dûment patentés de la nouvelle vulgate des temps modernes vont nous expliquer, avec science à défaut de conscience, qu'il ne faut pas confondre météorologie et climatologie, court terme et long terme, horizon humain et horizon planétaire. Flairant tout le bénéfice financier pouvant être obtenu de cette mise au point, de fins politiques, dont le MRC 08 ne fera pas partie, ne manqueront pas, alors, d'apporter à ces propos la légitimité démocratique dont ils sont dépourvus et de proposer, pourquoi pas, la mise en place d'une contribution fiscale sur la neige à l'image de l'impôt sécheresse de 1976, voire, puisqu'on utilise du sel pour dégager les routes, un retour à la gabelle et aux gabelous. Bref, puisque la taxe carbone a été retoquée l'année dernière, une variante permettant de renflouer les caisses de l'Etat en faisant cracher au bassinet les malheureux contribuables que nous sommes !


mercredi 22 décembre 2010

"La France est-elle finie ?" : le nouveau livre de Jean-Pierre Chevènement


La politique, la vraie, ce n'est pas de l'opportunisme et des coups médiatiques dans le seul but d'arriver aux fonctions et de faire parler de soi. C'est avant tout des convictions basées sur une analyse en profondeur des problèmes existants et la proposition de solutions réalistes. C'est mettre entre parenthèse son intérêt personnel pour se mettre efficacement au service de l'intérêt général. Une fois encore, c'est ce que fait Jean-Pierre Chevènement en proposant sans langue de bois ses réflexions sur le passé et sur l'avenir de la France dans un livre qui sortira le 05 janvier 2011 : "la France est-elle finie ?"

Présentation du livre
La France va-t-elle se résigner à sortir définitivement de l’Histoire pour devenir un simple parc d’attractions, à l’extrémité occidentale d’une Europe elle-même marginalisée? Ou bien trouvera-t-elle la force de redevenir la nation de citoyens dont elle a fourni le modèle, pour offrir un avenir à sa jeunesse et continuer son histoire ?
Dans ce livre décapant, Jean-Pierre Chevènement éclaire le chemin par lequel nous en sommes arrivés là. Au moment où la monnaie unique, créée il y a vingt ans à Maastricht, prend l’eau, il montre comment le «pari pascalien» de François Mitterrand sur un au- delà des nations appelé «Europe» n’a pas seulement recouvert le ralliement de la gauche française au néo- libéralisme, mais s’enracine dans un doute plus ancien de nos élites sur la France.
Méditation sur le destin de notre pays entre de Gaulle et Mitterrand, il rend enfin lisible, dans toute sa cohérence, l’histoire de notre dernier siècle. Il fournit ainsi les clés qui peuvent permettre un retour de la France du XXIe siècle au premier rang des nations.

Plan détaillé
I – 1971-1983 : La gauche perd la bataille qu’elle n’a pas livrée
II – 1983-1989 : Bruxelles-Paris : le chemin le plus court pour la normalisation libérale
III – 1989-1995 : Le pari pascalien de François Mitterrand
IV – 1916-1992 : Aux racines du « pari pascalien » de François Mitterrand
V – 1990-2008 : Le triomphe de l’inégalité
VI – 1990-2010 : Le retour de l’Allemagne
VII – 2008 et sq. : La crise du néolibéralisme
VIII – 2010 et sq. : La crise de la monnaie unique
IX – 1983-2010 : La gauche piégée
X – 1940-2040 : Finis Franciae ?
XI – 2010-2040 : France-Allemagne : sortir de l’Histoire ou la continuer ensemble ?
XII – La gauche, la droite et la République du XXIe siècle
XIII – Le grand pari sur la France au XXIe siècle : faire vivre le modèle républicain
XIV – Le grand pari sur la France au XXIe siècle : organiser la « résilience » de l’Europe

mardi 21 décembre 2010

Ardennes : l’optimisme du préfet confine à l’indécence !


Lors d’une conférence de presse qui a eu lieu à la fin de la semaine dernière, le préfet des Ardennes, Jean-François Savy, a brossé un tableau de la situation de notre département. Si l’on en croit ses propos, étayés par une batterie impressionnante d’indicateurs plus rassurants les uns que les autres, tout va bien ! Sur le plan économique, il a affirmé que "la situation s’est globalement bien améliorée ces derniers mois" puisque le nombre de licenciements économiques est passé de 1.160 en 2009 à 550 pour le début de l’année 2010, que le taux de chômage a baissé d’1 point en 1 an et que le nombre d’heures de chômage partiel sur la même période a été ramené de 6.487.059 à 2.882.381. Concernant la délinquance, en 10 mois, il a claironné que les atteintes aux biens ont baissé de 4,4 %, les vols de voitures de 6,6 % et les atteintes volontaires à l’intégrité physique de 0,3 %. Quant à l’insécurité routière, dont il n’a jamais caché que c’était son cheval de bataille, elle a régressé grâce à une baisse de 5,6 % des accidents.

Évidemment, dans un pays cartésien comme l’est la France, tout doit pouvoir s’expliquer. Et pour Jean-François Savy, la raison de cette embellie inattendue est toute trouvée : c’est l’intervention à la fois vigoureuse et particulièrement opportune de l’Etat ! Il a ainsi vanté tous les efforts, financiers entre autres, consentis par la collectivité au plus fort de la crise pour garder les salariés au sein des unités de production. Il a aussi rappelé que 281 logements avaient été construits cette année dans le cadre des chantiers de rénovation urbaine ainsi que 150 logements à caractère social en dehors des secteurs de renouvellement urbain. Il a mis en avant les 5.114.890 euros dépensés par l’Agence Nationale de l’Habitat au profit de différentes opérations à travers le département. Sans oublier l’omniprésence dissuasive des forces de l’ordre, le rôle des nouveaux radars fixes et l’impact des 51 caméras désormais installées dans 10 communes qui justifient, selon lui, la baisse de la délinquance sous toutes ses formes.

Pour le MRC 08, ce rappel de l’utilité des interventions de l’Etat est vraiment plaisant à entendre. Pour autant, il ne nous fera pas oublier que la situation sociale de notre département reste particulièrement préoccupante ! Avec 11,3 % de chômeurs, la situation s’est certes améliorée, mais les Ardennes font toujours partie des derniers de la classe avec 2 points de plus que la moyenne nationale. Avec 11.630 allocataires du RSA au 30 octobre 2010, un chiffre en hausse de 10,6 % en 14 mois, le taux de ces grands défavorisés de la société est de 94 pour 1000 chez nous contre 58 pour 1000 pour l’ensemble du pays. Avec 6.000 inscrits au début de la campagne 2010 dans les 18 centres ardennais des restos du cœur contre 5.500 l’an dernier, la grande pauvreté a encore progressé. En plus, avec une augmentation depuis le début de l’année de 23,8 % des vols en zone gendarmerie et de 11,1 % des violences crapuleuses toutes zones confondues, les Ardennes sont loin d’être un département où l’on peut vivre en toute tranquillité.

Quant à l’avenir, même s’il bénéficiera de grands travaux d’infrastructure comme la construction de la branche ouest de l’Y ardennais ou la rénovation de la ligne électrique à très haute tension entre Lonny et Reims, il ne s’annonce pas rose, que ce soit dans le Sedanais, où la fermeture de l’usine Delphi de Donchery (294 salariés) est déjà programmée pour 2012, dans la Pointe, où l’on entend avec de plus en plus d’insistance qu’une nouvelle usine vient de déposer son bilan et qu’un plan social portant sur plus de 70 personnes est en cours d’élaboration dans une unité de traitement du cuivre, ou dans les autres bassins d’emplois du département qui n’échapperont pas à la réduction de la présence de l’Etat. L’heure n’est donc pas à un optimisme démesuré, mais à une prise de conscience de la situation réelle des Ardennes qui ne se limite au seul état de remplissage des carnets de commande de l’industrie. Jean-François Savy serait bien avisé de ne pas l’oublier, lui qui vient de montrer toute la confiance qu’il a dans son département d’affectation en faisant l’acquisition d’une villa ... dans la région de Montpellier !

lundi 20 décembre 2010

Aubrives : nos délégués communautaires devraient réfléchir avant de parler !


Comme tous les 6 mois, je me suis rendu dans les locaux de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse afin de consulter le recueil des actes administratifs, un gros pavé certes mais ô combien intéressant pour connaître les grandes décisions prises par cette intercommunalité qui exerce une influence croissante sur notre quotidien ... et pour savoir quelles positions y ont été défendues au nom de notre commune par le désormais célèbre duo de chasseurs de primes composé par notre bon maire, Gilbert Leclercq, et par celui qui le suit comme une ombre qui aurait peur de déplaire à son mai(t)re, le libéral Fabien Prignon.

Qu’y ai-je appris ? Bien peu de choses, hélas, si ce n’est que le conseil communautaire a décidé de recruter, enfin, un cabinet afin d’évaluer le coût du mode de gestion en régie du centre aqualudique (vous savez, cette merveille qui attire un nombre toujours plus élevé de Belges et qui génère un déficit toujours plus important estimé cette année à 900.000 euros !), que l’AFGAT fusionnera bientôt avec l’AAST (association ardennaise de soins aux toxicomanes) pour obtenir une permanence de services qui sera assurée par une tierce association et qu’une commission de délégation de service public pour la gestion de feu le parc TerrAltitude a été constituée. Sans oublier que le montant tant envié par certains de la taxe professionnelle, qui s’était élevé à 19.817.697 euros en 2009, sera compensé cette année à l’euro près.

Et nos délégués, êtes-vous certainement en train de vous demander en piaffant d’impatience ? Je dois reconnaître qu’ils se sont bonifiés puisque, sur les 7 séances tenues par le conseil communautaire pendant le 1er semestre, Gilbert Leclercq s’est déplacé 6 fois et a confié lors de son unique absence son pouvoir à son acolyte, lequel a fait l’effort de venir 5 fois et n’a pas oublié de confier son pouvoir à son mai(t)re lors de ses 2 absences. Une vraie révolution lorsqu’on songe à l’absentéisme chronique auquel ils se livraient au début de leurs fonctions ! Mieux, surmontant leur appréhension initiale, ils ont osé prendre la parole chacun une fois. Certes, ce n’était pas sur les sujets les plus importants comme le budget par exemple, mais c’est un progrès que l’honnêteté qui me caractérise m’oblige à signaler.

Malheureusement, vu les propos qu’ils ont tenus, je me demande s’ils n’auraient pas mieux fait de se taire. Jugez plutôt ! Lors de la séance du 24 mars, au moment de la discussion sur le bilan 2009 du parc TerrAltitude et sur ses perspectives pour 2010, notre bon maire s’est soudainement réveillé et a alerté les élus sur le fait que les projets du parc, à savoir la mise en place d’un château gonflable et d’un minigolf, pourraient devenir concurrents au projet envisagé par un privé à Aubrives. Une sortie qui a dû faire sourire ceux qui l’ont entendue, surtout s’ils étaient un tant soit peu au courant du tissu économique aubrivois. Lors de la séance du 16 juin, profitant de son statut d’unique représentant de notre commune, Fabien Prignon a fait savoir tout le mal qu’il pensait de la mise en place d’une navette entre le territoire communautaire et la gare de Philippeville destinée à réduire de 1h30 la durée du transport des étudiants qui font leur cursus à Lille ... puis il a courageusement assumé sa position au moment du vote en s’abstenant !

J’entends déjà les indécrottables optimistes dirent qu’il vaut mieux 2 prises de parole qu’aucune, comme c’était le cas il y a encore peu. Mais sincèrement, si c’est pour énoncer des âneries, je crois qu’il est préférable de se taire ! Notre commune mérite mieux que de passer pour ridicule aux yeux des autres, ce qui suppose dans l’immédiat que nos délégués communautaires se mettent à réfléchir avant de parler...
LB

La citation du jour !


"J'ai vécu un régime municipal verrouillé, autoritaire et incompréhensif, dans lequel une minorité a un pouvoir décisionnaire qui ne laisse aucune prérogative aux innovateurs". Voilà une condamnation sans appel d’un mode de gestion qui a été prononcée vendredi soir ! Par qui ? Les anticommunistes primaires, qui sont encore légion, ne manqueront pas de penser que c’est très certainement par un habitant de l’Europe de l’est qui se remémorait les heures sombres des démocraties populaires et du temps où le centralisme démocratique bridait toute liberté et toute initiative locale. Les nostalgiques de la colonisation, dont les oreilles se souviennent encore des propos de leurs arrière-grands-parents sur les vertus de la soi-disant mission civilisatrice réalisée par les Européens, diront sans hésiter que c’est par un exilé politique qui a réussi à fuir une république bananière d’Afrique rongée par le népotisme et la corruption. Les bouffeurs de curés, qui sont loin d’avoir tous disparu, affirmeront en chœur que ce ne peut être que par un libre penseur qui a eu le malheur de vivre dans une commune de l’ouest de la France où le sabre et le goupillon continuent à faire bon ménage.

Ils auraient tous tort ! Cette phrase est sortie de la bouche de la givetoise Béatrice Le Guen, élue de la majorité en place dans la cité de Méhul, et elle a été prononcée à la fin d’un conseil municipal lorsqu’elle a expliqué pourquoi elle démissionnait de ses fonctions de 2ème adjoint en charge des affaires scolaires, du personnel communal et du comité des Anciens. Pour qui connaît le tempérament posé de l’ancienne directrice de l’école de la Tour d’Auvergne, la virulence des propos peut surprendre. Mais apparemment, elle s’explique par une indigestion provoquée par le trop grand nombre de couleuvres qu’elle a dû avaler depuis les élections de mars 2008, au 1er rang desquelles figure le non respect dans le processus décisionnaire de la parité. Si les griefs qui ont ainsi été étalés sur la place publique venaient à être confirmés, ce dont le MRC 08 ne doute pas, ce serait la preuve que la méthode de gestion - basée sur l’étouffement de toute voix discordante et sur un monolithisme d’un autre temps – mise en place par le maire de Givet, le sémillant apolitique de Droite Claude Wallendorff, a fait son temps, ce qui ne manquerait pas d’avoir des répercussions lors des échéances électorales à venir...

dimanche 19 décembre 2010

Vireux-Molhain : l’opposition municipale fait une entrée réussie sur le web !


Les dernières élections municipales se sont soldées à Vireux-Molhain par un résultat très serré, puisque la liste dirigée par Jean-Pol Devresse a obtenu 11 sièges contre 8 à celle menée par le maire sortant André Majewski. Un écart minime donc, qui s’est encore réduit depuis le décès le 23 décembre dernier du nouveau 1er adjoint ! Cette situation particulière entraîne des débats souvent vifs, avec de temps en temps des coups bas de la part de l’équipe en place comme par exemple le refus fait à l’opposition de pouvoir s’exprimer dans le bulletin municipal. C’est pourquoi cette dernière a décidé d’ouvrir un site internet baptisé "Vireux rive gauche", un nom qui fait référence à la fois à la situation géographique de la commune par rapport à la Meuse et au positionnement politique de ses animateurs. Un site de plus et rien d’autre penseront certains, mais en aucun cas ceux qui auront la curiosité de le consulter ... puisqu’ils y découvriront des rubriques très intéressantes traitant bien sûr de la vie municipale et des activités associatives, mais aussi de l’histoire locale connue mieux que quiconque par le professeur Majewski, sans oublier les petites devinettes et l’expression libre qui permet de ne pas oublier la grande actualité. Une vraie réussite qui amène le MRC 08 à recommander chaudement ce site que vous pouvez consulter en cliquant ici ou bien sur le lien que nous mettons volontiers dans notre rubrique consacrée à nos sites amis.

samedi 18 décembre 2010

Bioénergie Val de Meuse : le collectif Vigilance rencontre des élus belges


Entre les distributions de tracts qu’il effectue pour tenir la population locale informée des dernières découvertes qu’il a réussi à faire concernant le désormais célèbre projet "d’unité de valorisation énergétique" prévu sur le parc d’activités de la route de Philippeville, le collectif Vigilance ne reste pas les bras ballants avec le cerveau sur le mode "pause" ! Il poursuit ses investigations sur les méfaits de l’incinération, avec l’aide d’experts scientifiques dont la renommée n’est plus à faire, il établit discrètement mais efficacement des contacts avec des personnes qui sont en position de savoir ce qui se cache derrière le mur de silence qui entoure le projet et il prend connaissance avec amusement du contenu des feuilles de chou de couleur verte (que ne faut-il pas faire pour essayer de transformer un projet générateur de pollution en un projet bon pour l’environnement ?) signées par le duo Wallendorff-Dekens. Il en profite aussi pour rencontrer des élus afin de leur expliquer ses craintes et de voir quelles actions pourraient être menées en commun.

C’est ainsi qu’après avoir longuement dialogué le 03 décembre avec le député de la circonscription, Philippe Vuilque, qui s’est engagé à relayer auprès du préfet des Ardennes les arguments qui lui ont été exposés, le collectif Vigilance a organisé le 16 décembre une réunion avec des élus belges directement concernés par le projet, à savoir Jean Claude Maene (bourgmestre de Beauraing et député au Parlement wallon), Philippe Belot (1er échevin de Doische, chargé notamment de l’environnement et du tourisme) et Philippe Vincke (échevin de Hastière, dont la délégation comprend entre autres l’environnement, l’économie ainsi que la Meuse et ses affluents). Le projet leur a bien sûr été présenté de la façon la plus précise possible, puis une discussion sans langue de bois s’est engagée.

Le plus loquace a été l’élu de Hastière qui a révélé que sa commune avait eu il y a 2 ou 3 ans un contact avec le maire de Givet sur un projet de récupération de chaleur, puis qu’il avait participé en personne il y a environ 1 an à une réunion en Préfecture avec le porteur de projet au cours de laquelle il avait appris que la construction ne pourrait se faire que si un terrain de plusieurs dizaines d’hectares situé sur sa commune était cédé (apparemment à un Hollandais dirigeant des activités en Afrique) pour y réaliser des serres qui valoriseraient la chaleur en produisant des roses. Pour sa part, Jean Claude Maene, après avoir rappelé que personne n’avait réussi à créer un incinérateur dans la province de Namur et que ses administrés étaient très sensibilisés aux questions environnementales depuis la tentative d’implantation d’un dépôt de déchets radioactifs à Baronville, a précisé que, dans une zone économiquement sinistrée comme l’est aujourd’hui Givet, il ne pouvait que porter un regard bienveillant sur les projets créateurs d’emplois ... à condition toutefois qu’ils n’aient aucune incidence sur la santé des Wallons, ce dont visiblement il doute. Quant au représentant de la commune de Doische, il s’est contenté d’écouter les débats avec une grande attention.

Les 3 élus belges ont donc adopté 3 attitudes différentes ! A priori, cela peut surprendre, mais à bien y réfléchir, cela s’explique aisément. La retenue de Philippe Belot est certainement due, outre le fait que sa commune ne se trouve pas sous les vents dominants, à la décision prise par le conseil communal de Doische qui s’est tenu à la fin du mois de novembre de demander de plus amples informations à Claude Wallendorff avant de se positionner sur la motion déposée par le conseiller communal Lathuraz concernant l’incinérateur de Givet. La volubilité de Philippe Vincke trouve à n’en pas douter sa source dans la différence existant entre le projet tel qu’il lui a été présenté en Préfecture et tel qu’il est décrit depuis quelques temps dans la presse. La modération toute relative de Jean Claude Maene se justifie probablement par ses responsabilités qu’il a promis d’utiliser pour interroger dès le mois de janvier le ministre wallon de l’environnement, Philippe Henry, dans lequel il a toute confiance, sur les informations qu’il aura pu obtenir du préfet des Ardennes.

Le dossier de "l’unité de valorisation thermique" de Givet n’est donc toujours pas clos, malgré les efforts de la Communauté de communes qui a organisé le 15 décembre une réunion avec les bourgmestres des communes belges voisines afin de les informer, enfin, du projet et de tenter de les convaincre de son innocuité...

dimanche 12 décembre 2010

Le chiffre du jour !


2 % ! C’est la perte de population que pourrait connaître la région Champagne-Ardenne entre 2007 et 2040 d’après l’étude publiée dernièrement dans le numéro 1326 d’INSEE Première. Que faut-il penser de ce chiffre ? Qu’il est inquiétant bien sûr, voire même alarmant, puisque, dans une France métropolitaine qui verrait ses effectifs gagner 15 % pour atteindre 73 millions de personnes, notre région serait la seule, l’unique de tout l’Hexagone, à perdre des habitants comme ce fut d’ailleurs le cas entre 1990 et 2007. Pire, avec un accroissement naturel annuel (solde existant entre les naissances et les décès) qui passerait d’un honorable + 0,32 % sur la période 1990-2007 (9ème rang régional) à un désastreux – 0,05 %, soit la 3ème plus forte baisse de l’Hexagone, qui se conjuguerait à un solde migratoire annuel (différence entre les entrées et les départs vis-à-vis des autres régions) certes en diminution mais toujours négatif de 0,05 %, la population champardennaise verrait baisser de 17 % ses effectifs de la classe d’âge 20-59 ans, qui concentre l’essentiel des ressources de main d’œuvre, et de plus de 10 % ceux des moins de 20 ans !

Une véritable catastrophe donc, qui aboutirait à une hausse de 5,1 ans de l’âge moyen de la population contre "seulement" 4,4 ans pour l’ensemble du pays, ce qui ferait de la Champagne-Ardenne une région plus vieille que ne l’est actuellement le Limousin qui bat aujourd’hui tous les records dans ce domaine. C’est dire si l’avenir démographique de nos 4 départements, avec 27.000 habitants en moins soit l’équivalent de la population réunie des villes de Sedan et de Givet, n’est pas rose. Pourtant, plutôt que de crier au loup et d’incriminer nos dirigeants politiques de tous bords dont l’incompétence supposée est aux yeux de beaucoup la cause de cette situation, le MRC 08 préfère garder raison et rappeler 2 éléments : d’après l’auteur de l’étude lui-même, ces projections ne peuvent s’assimiler à des prévisions étant donné que les hypothèses retenues pour élaborer ce scénario ne sont pas encore probabilisées ; en 1932, Alfred Sauvy, le plus grand démographe français du 20ème siècle, avait prévu que la France aurait en 1980 29 millions d’habitants et moins de 300.000 naissances alors qu’elle en a compté 54 millions et plus de 750.000. Sans vouloir remettre en cause les progrès réalisés par la démographie et le sérieux de cette discipline, nous considérons donc que le pire n’est pas sûr et nous souhaitons par conséquent que le volontarisme politique ne cède pas la place à un défaitisme que notre région ne peut pas se permettre...

dimanche 5 décembre 2010

Aubrives : enfin un "vrai" conseil municipal !


Le dernier conseil municipal, qui s’est tenu le 27 novembre, a été hors du commun à plus d’un titre. D’abord, il a eu lieu un samedi à 9h30 au lieu d’un soir en semaine ! Un jour et un horaire inhabituel donc, qui a surpris les habitants puisque, chose rare, un seul était présent pour écouter les délibérations, mais qui a aussi décontenancé les élus puisque 6 d’entre eux (40 % du total) étaient absents, parmi lesquels 5 n’avaient donné aucun pouvoir pour les représenter. En terme de démocratie, cette innovation s’est ainsi révélée un fiasco. Ensuite, l’ordre du jour, qui s’était limité à 1 sujet le 15 septembre et à 4 le 27 avril, comportait cette fois-ci 34 points ! Les élus ont donc été réunis pour une véritable séance de travail, et non pas pour une séance de façade destinée à satisfaire aux exigences du Code général des collectivités territoriales comme cela commençait à devenir l’habitude.

Surtout, ce conseil a été l’occasion d’un moment jusqu’alors inédit puisque je me suis retrouvé en parfaite osmose, ce que j’ai fait savoir haut et fort, avec notre bon maire sur un sujet précis : le refus du projet de commémoration des 100 ans de la salle de spectacles Bernard Maillard concocté par l’adjoint aux réjouissances ! Il faut dire que ce projet était pour le moins inadapté, voire franchement stupide, puisqu’il prévoyait, pour fêter le centenaire de ce bâtiment qui a rendu tant de services à des titres divers à la population, non pas une rétrospective appuyée sur des documents d’époque et complétée par des témoignages d’anciens du village, mais un simple spectacle de magie. Une manifestation tout à fait banale donc, qui était très loin de l’enjeu et qui a été rejetée à l’unanimité par le conseil municipal. Évidemment, l’ouverture d’esprit de notre adjoint aux réjouissances, et accessoirement aux dépenses en perpétuelle augmentation, étant ce qu’elle est, il l’a très mal pris, ce qui nous a valu d’entendre quelques bougonnements et d’avoir droit à un départ que j’aurais aimé immortaliser sur une petite vidéo.

Mais avant d’assister à ce moment d’anthologie qui s’est produit à l’extrême fin de la réunion, le conseil a traité les 33 autres points figurant à l’ordre du jour. Disons les choses telles qu’elles ont été, nous avons surtout eu droit à la délivrance de toute une série d’informations ne nécessitant ni délibération, ni vote. Sans faire la liste exhaustive de ce qui a été porté à notre connaissance, nous avons ainsi appris que des avenants, d’un montant respectif de 26.590,55 euros et 10.126,50 euros, avaient été signés pour l’aménagement de la rue Votion et le renforcement de la sécurité du village contre les incendies, que la recherche d’un lotisseur pour la construction d’un vingtaine de logements EDF était délicate ou encore que l’aménagement du rond-point pour aller à Hierges ne se ferait pas à brève échéance du fait des difficultés à acquérir les terrains que cette construction nécessite.

Surtout, nous avons été informés qu’à la suite d’un contrôle inopiné des locaux de restauration scolaire de l’Alba Ripa le 14 octobre, la Préfecture des Ardennes a fait parvenir à la mairie un avertissement administratif. Évidemment, l’adjoint aux affaires scolaires, le libéral Fabien Prignon, s’est efforcé d’abord de minimiser la gravité de la situation, en expliquant qu’il ne s’agissait que d’un problème de mains non lavées avant le service et d’absences de consignes écrites dans les locaux, puis d’en reporter la faute sur le centre social Le Lien. Hélas, les choses sont certainement plus graves puisque l’avertissement stipule que "cette inspection met en évidence des non conformités moyennes et majeures à la réglementation". La sécurité étant un tout et ne se limitant pas à la mise aux normes de bâtiments, j’espère que des mesures seront prises au plus vite pour remédier à cette situation dangereuse pour les enfants qui fréquentent ce centre de restauration.

Nous avons aussi eu droit à l’énoncé des nombreux projets que la commune envisage de réaliser d’ici 2014. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les ambitions ne manquent pas puisqu’ils sont au nombre de 29, parmi lesquels 10 concernent la voirie, 9 l’amélioration de l’habitat et du cadre de vie, 7 les services et l’offre de loisirs et 3 le patrimoine. Un véritable inventaire à la Prévert, allant du remplacement d’un abribus à la création d’une station d’épuration et d’une salle d’activités à vocation sportive. Sans oublier bien sûr la grande ambition du moment, la construction d’un pôle scolaire dont le prix dépasserait largement les 2 millions d’euros ... mais qui ne coûterait pas un centime à notre commune ! Un vrai miracle, n’est-ce pas, que notre bon maire espère obtenir au nom de l’égalité puisqu’il vient de se produire à Neuflize, une commune située au sud-ouest du département. Hélas, pour qui réfléchit un petit peu, cet espoir est irréaliste, pour ne pas dire hautement stupide, étant donné que les 2 situations ne sont absolument pas comparables : la population de la zone de recrutement du pôle scolaire de Neuflize a augmenté de 16 % entre les 2 derniers recensements alors qu’elle a baissé de 8 % dans la nôtre ; Neuflize bénéficie à plein de la rurbanisation qui se développe depuis Reims dont elle n’est distante que de 29 kilomètres dont 19 d’autoroute alors que la Pointe connaît un déficit migratoire très fort ; surtout la réalisation du pôle de Neuflize a permis de rattacher à sa zone de recrutement 3 communes représentant une hausse de la population concernée de 68 % alors que celle d’Aubrives ne permettrait de rattacher qu’une commune supplémentaire représentant une croissance de la population d’à peine 15 %. Egalité n’est pas équité, certains feraient bien de s’en souvenir !

Enfin, ce conseil a été l’occasion de prendre quelques décisions. Parmi les plus importantes figurent la commande d’une étude pour la réalisation d’un lotissement communal et de la voirie associée, l’engagement de refaire en 2011 la voirie de l’impasse Prairie de Praisles, la demande de mieux prendre en compte la sécurisation de l’aire de jeux lors de la construction future d’un parking derrière la salle Paul Hustin, la réalisation d’un avant-projet pour la réfection des rues du Père Georges et des orfèvres ou encore l’acquisition de mobilier pour l’école primaire. Une desserte en bus entre la commune et le nouveau centre commercial givetois Rives d’Europe a également été mise en place tous les 1er et 3ème mercredis de chaque mois afin de permettre à la population d’avoir accès à une offre commerciale plus large à un moment où les enfants ne sont pas dans les établissements scolaires. Au total, ce conseil, qui s’est déroulé dans une ambiance plutôt constructive, n’a donc pas été inutile même si je regrette qu’il ait fait la part belle aux informations plutôt qu'aux délibérations. Il a aussi montré que la cohésion de l’exécutif municipal n’est plus ce qu’elle a été, ce laisse présager de l’animation dans les mois qui viennent...
LB

vendredi 3 décembre 2010

Givet : les nouvelles raisons de dire NON à l'incinérateur !


(pour une meilleure lecture du document, vous pouvez l'agrandir en faisant un clic gauche dessus)

dimanche 28 novembre 2010

Retraites : voici l'avenir qui vous attend !



On trouve de tout sur Internet, des sites de réflexion compréhensibles aux seules personnes dotées d'un bagage culturel égal au minimum à BAC + 14 aux sites de vente d'objets divers et variés ... en passant par des sites sans prétention à caractère humoristique. Parmi ces derniers, en ces temps où la contre-réforme des retraites vient de tenir le haut du pavé, le MRC 08 en a repéré un, au message accessible par tous, qui vous permettra de calculer l'âge de votre départ en retraite ! Pour le consulter, rien de plus simple, cliquez ici.

jeudi 25 novembre 2010

Warsmann : "ange" ou "démon" ?


A lire l’édition de ce jour de notre quotidien départemental, la question de ce qu’il faut penser de l’action politique de Jean-Luc Warsmann, député de la 3ème circonscription des Ardennes réélu brillamment en 2007 dès le 1er tour face au Président de la région Jean-Paul Bachy, se pose assurément. En "une" du journal, il est qualifié, à juste titre, de "roi de l’absentéisme" au Conseil général pour n’y avoir siégé qu’une seule et unique fois au cours des 19 journées de délibération qui s’y sont tenues pendant les 10 premiers mois de l’année. D’après les critères utilisés par les journalistes, cela représente un taux d’absentéisme de près de 95 % ! Avec un tel chiffre, le député du Sedanais devance bien sûr les 36 autres conseillers généraux du département et très probablement ceux de tous les départements limitrophes des Ardennes.

Quand on connaît le tempérament de Jean-Luc Warsmann qui est présenté par tous, y compris par ses adversaires, comme étant un véritable bourreau de travail, cela peut a priori surprendre. Mais cette situation s’explique aisément par le fait qu’il exerce aussi, en plus de sa fonction de député, celles de maire de Douzy, de Président de la communauté de communes des Trois cantons et de Président de la toute-puissante commission des lois à l’Assemblée Nationale. Un cumul de mandats impressionnant que d’aucuns n’hésitent pas à montrer du doigt comme étant la raison de son absence chronique et une source inévitable d’inefficacité !

Pourtant, dans une brève publiée dans la rubrique "Actu 08" de la même édition de "l’Ardennais" , on apprend aussi qu’à force d’asticoter le Secrétaire d’Etat au logement, Jean-Luc Warsmann a réussi à faire passer l’enveloppe de l’Agence nationale de l’habitat dédiée aux Ardennes pour 2010 de 2,87 millions d’euros à 4,57 millions ... soit une hausse de plus de 59 % ! Le champion toutes catégories des cumulards ardennais a ainsi fait la preuve de son influence dans les cénacles parisiens et des bienfaits qui en résultent pour notre département. Alors, faut-il considérer le député du Sedanais comme un démon tout juste bon à accumuler les indemnités d’élus ou comme un ange qui sait user au mieux de la légitimité démocratique et du poids que lui confèrent ses multiples mandats électifs ? Chacun se fera son opinion, mais pour le MRC 08, qui n’a jamais prêché le mandat unique tout en considérant que toute fonction élective doit être exercée pleinement, la vérité ne peut se trouver qu’entre ces 2 extrèmes...

dimanche 21 novembre 2010

Nouzonville : la laïcité encore une fois attaquée !


Le 27 mars 1987, à Nouzonville, le chauffeur d’un poids lourd chargé de grumes a perdu le contrôle de son véhicule qui a dévalé à très grande vitesse la rue en forte pente longeant l’église. Pour éviter de heurter des habitations, il a alors décidé, dans un dernier réflexe et au prix de sa propre vie, de diriger son bahut vers le chevet de l’église qu’il a percuté de plein fouet, détruisant au passage les boiseries, les stalles et le maître-autel en marbre tout en abîmant fortement le tabernacle en bois doré qui se trouvait sur ce dernier. Un vrai drame qui a profondément marqué la population locale, d’autant que le chauffeur était marié et père de 3 enfants !

L’église étant, comme chacun le sait, une propriété communale, la municipalité de Nouzonville a alors entrepris tous les travaux nécessaires pour en reconstruire les parties détruites. Puis elle a fait procéder à la restauration du tabernacle qui est maintenant achevée. C’est pourquoi le Père Thierry Bettler, curé de la paroisse, a prévu de procéder à sa bénédiction au cours d’une messe qui aura lieu le samedi 04 décembre à 18h00, en présence de Monseigneur Joseph Boishu, évêque auxiliaire résidant à Charleville-Mézières ... et des élus municipaux auxquels une invitation en bonne et due forme a été envoyée.

A lire le courrier du religieux, s’il souhaite associer les élus à cette célébration, c’est parce qu’il "est bien conscient que la ville de Nouzonville a pris part à ce travail [de restauration] autant dans son financement que dans sa réalisation". Mais derrière ce propos en forme de remerciement, il les invite aussi à participer à la prière qui aura lieu ! De quoi faire bondir n’importe quel républicain un tant soit peu attaché à la laïcité qui est, rappelons-le, inscrite dans l’article premier de notre Constitution. C’est d’ailleurs ce qu’a fait le conseiller municipal Yannick Langrenez en adressant aussitôt un courrier au curé et au maire de la commune pour leur rappeler le cadre législatif en vigueur depuis la loi du 09 décembre 1905.

En bonne logique, dans un Etat de droit sûr de ses valeurs, l’affaire aurait dû s’arrêter là. Hélas, les repères laïques de notre République étant de plus en plus faussés par les attaques des culs-bénits de tous bords, au 1er rang desquels figure le chef de l’Etat qui n’a pas hésité à faire es qualité 4 signes de croix lors de sa dernière visite au Vatican, le maire divers-gauche Jean-Marcel Camus a profité du dernier conseil municipal pour remercier le curé Bettler de son invitation jugée "sympathique". Puis, s’appuyant sur une interprétation hémiplégique de la loi de 1905 dont il a feint d’ignorer l’article n°2, il a affirmé que "le maire, républicain convaincu, sera présent à cette cérémonie avec ceux qui souhaitent s’associer en toute liberté de conscience et de culte à cette démarche".

Pour le MRC 08, cette prise de position publique de la part d’un élu de la République, de surcroît dans la maison du peuple, est inadmissible et dangereuse! Inadmissible parce qu’elle bafoue la loi, dont nous rappelons qu’elle a vocation à être appliquée partout et par tous, y compris à Nouzonville et par son premier magistrat. Dangereuse parce qu’elle accrédite l’idée qu’une laïcité dite ouverte ou positive est possible, ce qui ne peut qu’encourager les fanatiques de tous poils qui attendent, à l’affût, la moindre occasion d’affaiblir nos valeurs au profit du communautarisme et d’un fanatisme d’un autre temps.

dimanche 14 novembre 2010

"Sarkozy est très loin du Général de Gaulle"


Le JDD.fr : Qu’est-ce que le gaullisme: une attitude, des principes, une doctrine?
Jean-Pierre Chevènement : De Gaulle existe. Le gaullisme existe-il ? Cela prête à d’abondantes dissertations. S’il existait, le gaullisme serait pour moi une forme de patriotisme républicain qui s’est manifesté évidemment en 1940 par le refus de la défaite, de l’armistice et de la collaboration avec l’Occupant. Mais, plus généralement, le gaullisme, c’est un sens très élevé de l’intérêt général et de la République.

Qu’en reste-t-il aujourd’hui?
Pas grand-chose car la droite a tourné le dos à la nation et la gauche a perdu les couches populaires. Nous avons eu des gouvernements successifs qui ont sacrifié la souveraineté nationale sur l’autel d’une certaine Europe et ont livré la France à une mondialisation sans règle. Nous avons aujourd’hui un pays qui n’a plus ni monnaie ni défense, ni droit autonome. Beaucoup de nos industries ont été délocalisées ou sont en voie de délocalisation. Notre langue et notre influence reculent. Il ne reste du gaullisme que la constitution de 1958 mais avec un Président très diminué et une constitution qui a été profondément altérée.

Quelle place tient de Gaulle dans votre panthéon personnel?
Le Général de Gaulle a été le grand homme d’Etat de la France au XXè siècle. Mitterrand a aussi été un homme d’Etat à la vue longue mais il a fait embrasser à la France la cause d’une Europe mal définie. Je pense notamment à la monnaie unique.

Le Général De Gaulle se voulait au dessus des partis, diriez-vous la même chose de Nicolas Sarkozy?
De Gaulle ne prétendait pas incarner la droite ou la gauche, il voulait rassembler la France. Il y a réussi, en tout cas dans la Résistance. Grâce à l’appui de Jean Moulin, il a acquis la légitimité du soutien de la résistance intérieure puis il a unifié la Résistance dans le gouvernement provisoire de la République française. Nicolas Sarkozy, lui, arrive même à diviser son camp. Il est très fort ! Il n’est plus l’homme de la Nation. Il est l’élu d’un parti majoritaire. Je ne conteste pas sa légitimité mais j’observe que la définition du Président comme étant l’émanation de la Nation tout entière n’existe plus guère.

Il ne s’inscrit donc pas, selon vous, dans l’héritage du Général de Gaulle?
Il ne me paraît pas être l’héritier du général de Gaulle. Il a réintégré le commandement de l’Otan, un geste hautement symbolique. Il a voté le traité de Maastricht, fait voter le traité de Lisbonne qui est la reprise de la Constitution européenne que le peuple a rejetée. Je pense que le Général de Gaulle respectait les décisions du peuple. Sarkozy est très loin du Général de Gaulle. J’ajoute que le général De Gaulle, comme disaient ses fidèles, habitait sa statue. Monsieur Sarkozy n’habite pas sa statue. Pour une raison très simple: il n’en a pas et a beaucoup de peine à habiter sa fonction. Je le regrette parce qu’il n’a pas que des défauts.

Beaucoup se réfèrent à l’héritage du Général. Quelqu’un incarne-t-il le Gaullisme à vos yeux?
Il ne suffit pas de s’en réclamer. En tout cas, la France est aujourd’hui dans une situation très difficile. Donc, il est possible qu’il y ait quelqu’un qui puisse évoquer le Général de Gaulle mais il faudra qu’il surgisse au bon moment et qu’il fasse des propositions qui tiennent la route. Pour le moment, je scrute l’horizon. Je regarde s’il y a un nuage de poussière qui me permettrait de répondre de manière optimiste…

(Source : LeJDD.fr / propos recueillis par Arthur Nazaret, mardi 9 novembre 2010)

jeudi 11 novembre 2010

Question écrite du député Lebrun sur le projet d'incinérateur à Givet et ses conséquences pour la Wallonie

Après Patrick Dupriez, le député wallon CDH Michel Lebrun vient à son tour de poser une question écrite à Philippe Henry, ministre wallon de l'environnement, sur le projet de construction d'un incinérateur à Givet. En voilà le texte dans son intégralité :

"Monsieur le Ministre,

La presse a fait écho d’un projet industriel d’incinérateur à papier situé à proximité du poste frontière de petit Doische. Ce projet inquiète les riverains. A ce stade, nous disposons de peu d’informations précises. Il s’agirait d’une unité de co-génération.
Il semble que les promoteurs ont retenu Givet précisément en raison de son port fluvial qui pourrait se redéployer. Les résidus de papier en provenance de toute l’Europe devraient arriver en péniches jusqu’à la nouvelle installation.

Monsieur le Ministre, plusieurs questions se posent :

1) Est-il exact que les déchets seraient acheminés par le côté belge puisque la Meuse n’est pas navigable du côté français ?
2) Avez-vous des informations précises sur le tonnage de déchets qui devraient alimenter l’unité ainsi que sur leur qualité ? Qu’en est-il précisément de ce nouveau combustible APIC ?
3) Quels sont les risques liés à la combustion de ces déchets ?
4) En quoi consisterait précisément l’unité de co-génération ? L’énergie ainsi produite pourrait-elle alimenter des projets belges ?
5) Quelles seraient les retombées économiques et en terme d’emplois pour la Wallonie ?
6) Quel serait le timing prévu pour la mise en service de cette unité ?
7) Avez-vous déjà été contacté par les autorités françaises pour l’organisation de l’étude d’incidences puisqu’au regard de la Convention d’Espoo ce projet a des impacts transfrontières et requiert donc des consultations de la population de part et d’autre de la frontière.
8) De quelle manière les communes de Doische, Beauraing, Hastière - que le maire de Givet admet avoir oublié de mettre au courant- seront-elles associées ?

D’avance, je vous remercie pour vos réponses."

Givet : le ministre de l'environnement wallon répond sur le projet d'incinérateur


Chose promise, chose due ! Vous trouverez donc ci-dessous la réponse qui a été adressée par Philippe Henry, ministre wallon de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de la mobilité, à la question écrite qui lui a été posée le mois dernier par le député Patrick Dupriez sur le projet de construction d'un incinérateur à Givet. Elle a le mérite de la clarté : nos voisins belges n'ont pas été informés, ils veulent l'être et ils ont entrepris les actions nécessaires pour avoir accès au dossier. De notre côté de la frontière, les choses bougent également, avec notamment le lancement d'une pétition qui a connu un franc succès aujourd'hui à la foire aux oignons. Si vous n'avez pas eu l'occasion de la signer, vous pouvez le faire en ligne en cliquant sur l'icone ci-après :

petition
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mardi 9 novembre 2010

Givet : l'incinérateur fait débat au Parlement Wallon !


Hier, à 14h00, a eu lieu une séance publique de la commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de la mobilité au siège du Parlement Wallon à Namur. Dans l'ordre du jour, relativement peu chargé, figuraient 3 questions orales posées au ministre wallon Philippe Henry sur l'incinérateur de déchets de papeterie qui devrait être construit d'ici peu à Givet, à un jet de pierre de la frontière belge, par Willy Borsus (député MR, bourgmestre de Somme-Leuze et chef de groupe au Parlement), Jean-Claude Maene (député PS et bourgmestre de Beauraing) et Michel Lebrun (député CDH, conseiller communal de Viroinval et secrétaire du Parlement Wallon). Trois questions sur un même sujet, émanant de surcroit de 3 groupes politiques différents, ce n'est pas banal et tout à fait révélateur de l'inquiétude que suscite chez nos voisins le projet d'incinérateur de Givet ! Pour le moment, nous n'avons pas connaissance des réponses qui ont été faites par Philippe Henry, mais en attendant d'en être en possession et de vous les communiquer, vous pourrez lire en cliquant ici le compte rendu fait ce jour par le journal "la Libre Belgique" de la réponse apportée par le ministre à la question écrite posée il y a quelques semaines sur le même sujet par le député écolo Patrick Dupriez. Intéressant, très intéressant pour ceux qui considèrent que l'opacité n'est pas compatible avec un projet de cette ampleur...

vendredi 5 novembre 2010

Givet : quelques dangers de l'incinérateur que certains aimeraient encore dissimuler !


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Petit rappel juridique à l'intention des néophytes et des propagandistes de tout poil :
- "Est un déchet au sens du présent chapitre tout résidu d'un processus de production, de transformation ou d'utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l'abandon" (Art.L.541-1.II du code de l'environnement)
- "Est réputé abandon tout acte tendant, sous le couvert d'une cession à titre gratuit ou onéreux, à soustraire son auteur aux prescriptions du présent chapitre et des règlements pris pour son application" (Art.L.541-3 alinéa 4 du code de l'environnement)
- "Est ultime au sens du présent chapitre un déchet, résultant ou non du traitement d'un déchet, qui n'est plus susceptible d'être traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux" (Art.L.541-1.III du code de l'environnement)
Ces 3 extraits du code de l'environnement démontrent que seuls les déchets ultimes ne peuvent pas être valorisés. Par contre, tous les autres peuvent l'être, y compris les déchets issus des papeteries qui figurent dans la catégorie 03 de la nomenclature en vigueur.

jeudi 4 novembre 2010

La liberté de la presse est le meilleur critère de la démocratie !


La liberté de la presse est l'un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques. Ainsi, l'article 11 de la Déclaration française des droits de l'homme et du citoyen de 1789 dispose que "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi". Aujourd'hui, hélas, certains ont oublié cet élément-clé de la vie démocratique, et pas seulement à l'autre bout de la planète. Pour le MRC 08, c'est inacceptable ! C'est pourquoi, à toutes fins utiles, nous nous permettons de publier ci-dessous, à l'adresse d'une personne qui, espérons-le, se reconnaîtra, une adaptation d'une célèbre comptine bien connue des écoliers de France et de Navarre :

Il était un de nos "grands hommes"
Pirouette cacahuète
Il était un de nos "grands hommes"
Qui avait une drôle de façon
Qui avait une drôle de façon
Sa façon est en rapport
Pirouette cacahuète
Sa façon est en rapport
Avec les mots mis sur papier
Avec les mots mis sur papier
Si vous voulez la connaître
Pirouette cacahuète
Si vous voulez la connaître
Nous allons la faire apparaître
Nous allons la faire apparaître
La localier est arrivée
Pirouette cacahuète
La localier est arrivée
Et la vérité a pu apparaître
Et la vérité a pu apparaître
On la lui a reprochée
Pirouette cacahuète
On la lui a reprochée
Avec un coup de fil déplacé
Avec un coup de fil déplacé
Le coup de fil s’est ébruité
Pirouette cacahuète
Le coup de fil s’est ébruité
Faisant connaître la drôle de façon
Faisant connaître la drôle de façon
La presse avide de sensations
Pirouette cacahuète
La presse avide de sensations
Aurait alors pu se déchaîner
Aurait alors pu se déchaîner
Notre histoire est terminée
Pirouette cacahuète
Notre histoire est terminée
Le "grand homme", vous pouvez huer
Le "grand homme", vous pouvez huer

dimanche 31 octobre 2010

Le chiffre du jour


15.000 euros ! D’après l’édition de "l’Ardennais" du 29 octobre, c’est la somme qui a été proposée par l’entreprise luxembourgeoise Malo Investissement pour obtenir la reprise d’Oxame, une usine revinoise de 48 salariés spécialisée dans la fabrication de baignoires en fonte, mise en liquidation judiciaire le 30 septembre. C’est aussi la somme proposée le même jour devant le même tribunal de commerce de Sedan par Arnaud Surply, le Pdg de la prospère entreprise rethéloise Arden Vérins (7 millions de chiffre d’affaires consolidé réalisés en 2009 par 100 personnes réparties sur 4 sites), pour obtenir la reprise de la Seroma, une usine bognysienne de 19 salariés spécialisée dans la mécanique générale, la mécano-soudure et l’usinage, mise en liquidation judiciaire exactement le même jour.

Que faut-il penser de ce montant ? A priori, qu’il est bien faible pour obtenir la propriété d’une entreprise puisque, même si elle est en grande difficulté et truffée de dettes, elle possède des éléments corporels et incorporels ainsi que des stocks et encours de production dont la valeur vénale est très supérieure. C’est en substance ce qu’ont dit les juges consulaires le 28 octobre à Arnaud Surply en affirmant que son offre était "très largement insuffisante" pour pouvoir lui accorder la reprise de la Seroma. Pourtant, le même jour, les mêmes personnes ont avalisé le rachat d’Oxame par Malo Investissement malgré, dixit l’administrateur judiciaire, "un prix de cession insuffisant".

Incompréhensible, n’est-ce pas, d’autant que le Pdg d’Arden vérins s’engageait à investir 195.000 euros pour moderniser l’outil de travail et 60.000 euros pour former pendant un mois les 12 salariés conservés dans l’entreprise à des techniques de fabrication nouvelles afin de préparer une diversification dans la conception de machines agricoles complexes ! A moins bien sûr que les juges consulaires aient estimé que les 300.000 euros d’aides publiques octroyés à part égale par l’Etat, le Conseil régional et le Conseil général à Malo Investissement pour sauver 30 emplois constituaient la garantie d’un succès assuré. Si tel était le cas, le MRC 08 ne saurait trop conseiller aux membres du tribunal de commerce de Sedan de méditer, entre autres, sur les précédents Lenoir et Mernier, Jayot, GTS Automotive ou encore "La Bohème"...

jeudi 28 octobre 2010

Retraites : 200 manifestants dans les rues de Givet !


En cette 7ème journée d'action contre le plan de "réforme" des retraites, la CGT et la CFDT avaient décidé de rompre avec une tradition départementale bien établie en organisant une manifestation en dehors du chef-lieu, à Givet. Comme prévu, le rassemblement a eu lieu à 10h00, afin de ne pas concurrencer inutilement le défilé carolomacérien, dans un lieu hautement symbolique des difficultés que connaît la ville : la place Sourdille, bordée d'un premier côté par l'ancienne clinique fermée depuis 2003, d'un deuxième côté par le fort de Charlemont abandonné par l'Etat l'an dernier et d'un troisième côté par l'ancienne caserne de gendarmerie laissée totalement à l'abandon. Après une prise de parole effectuée par 3 dirigeants syndicaux qui se sont efforcés de montrer l'iniquité d'une "réforme" qui réduit volontairement la pénibilité à l'invalidité, les quelques 200 personnes présentes ont formé un cortège qui a longé dans une ambiance bon enfant la Meuse, avant de rejoindre la place Méhul puis la place Carnot. Là, juste avant la dispersion, une impressionnante pétarade a eu lieu devant la mairie, dégageant une épaisse fumée qui a fait penser à tort à certains que l'incinérateur dont on commence à tant parler était déjà entré en activité...

mardi 26 octobre 2010

Retraites : la contestation s'étend dans les Ardennes !

A Givet, comme dans toutes les petites villes, on manifeste de temps en temps pour montrer son mécontentement face à des problèmes locaux : la fermeture du Centre d'entraînement commando, le détricotage progressif du lycée Vauban ou encore la liquidation d'une grosse usine. Par contre, on manifeste extrêmement rarement sur des thèmes nationaux puisque, de mémoire de syndicalistes, cela ne s'est produit qu'une seule fois depuis 1968 : c'était en 2006 pour dire non à la création du CPE. C'est dire si le défilé prévu après-demain, à 10h00 pour ne pas concurrencer la manifestation départementale qui partira à 14h00 du parc des expositions, est un évènement ! Pour les syndicats, c'est un gros risque puisqu'ils devront réunir au moins 250 personnes pour faire la preuve, d'une part de leur capacité de mobilisation, et d'autre part du maintien de l'opposition de la population locale à la contre-réforme voulue par le trio infernal Woerth-Fillon-Sarkozy. Mais c'est aussi la possibilité de frapper un grand coup s'ils réussissent à rassembler autant de monde, voire plus, que lors de la manifestation organisée par les élus pour la défense du CEC, soit au minimum 400 personnes. C'est pourquoi le MRC 08 appelle tous les habitants de la Pointe, quelles que soient leurs convictions politiques ou leur obédience syndicale, à participer à ce rassemblement qui commencera sur le parking de l'ancienne clinique et se terminera sur la place Carnot après une petite heure de défilé...

dimanche 24 octobre 2010

Givet : le projet d'incinérateur inquiète fortement nos voisins belges !


Ceux qui suivent avec attention l'actualité départementale savent qu'un projet de construction d'une usine dite de "valorisation thermique" de déchets de papeterie est actuellement en cours à Givet. Particulièrement important, puisque le chiffre de 120 millions d'euros d'investissement a été avancé dans la presse avec à la clé la création d'une trentaine d'emplois, il a suscité des craintes dans une partie de la population locale dont "l'Ardennais" et "la Semaine des Ardennes" se sont fait l'écho dans leurs éditions des 23/06/2010, 24/06/2010 et 17/10/2010. Ces craintes portent sur la santé des riverains et l'attractivité du territoire qui seront inévitablement impactés par la construction de ce qui n'est en fait qu'un incinérateur. Elles ont abouti à la mise en place d'un collectif citoyen qui s'appelle "Vigilance".

Dernièrement, ce projet a connu un coup d'accélérateur avec la délivrance par le maire de Givet du permis de construire demandé par les porteurs du projet. Le collectif "Vigilance" a donc décidé d'entrer dans une phase plus active. Cela s'est traduit par la diffusion d'un tract d'information dans la boîte aux lettres de tous les Givetois, ainsi que par la tenue d'une conférence de presse en Belgique qui a été largement relayée par 3 articles de la presse régionale ( Vers l'Avenir [édition de Beauraing] le 19/11 ; La Nouvelle Gazette le 20/11 ; Vers l'Avenir [édition de Philippeville] le 22/10 ) et par un article du grand quotidien national "Le Soir" en date du 22/10. Tous ces documents sont disponibles sur simple demande effectuée à cvigilance@laposte.net.

Parallèlement, prenant conscience des nuisances potentielles que pourrait engendrer la construction d'un tel incinérateur à quelques centaines de mètres seulement de leur frontière, le député fédéral belge écolo Georges Gilkinet et le député régional wallon écolo Patrick Dupriez ont publié un communiqué de presse le 21/10, dont le texte figure en intégralité ci-dessous ... de même que celui de la question écrite posée à Philippe Henry, ministre wallon de l'Environnement, de l'Aménagement du Territoire et de la Mobilité par Patrick Dupriez. Le projet de construction de cet incinérateur, que les élus locaux voulaient réaliser en catimini, est donc en train de prendre une dimension internationale. Ce n'est pas encore une affaire au sens courant du terme, mais il pourrait le devenir si l'opacité à laquelle le collectif "Vigilance" s'est heurté n'est pas levée au plus vite...


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mardi 19 octobre 2010

Retraites : la mobilisation ne faiblit pas à Charleville-Mézières !


Dans la série des actions contre la "réforme" des retraites qui a commencé le 07 septembre, c'était aujourd'hui le 6ème épisode ! Pour éviter la lassitude tout en attirant l'attention des médias, les excellents metteurs en scène que sont les membres de l'intersyndicale ardennaise devaient sortir de l'ordinaire. Ils ont donc décidé d'organiser un rassemblement au point le plus stratégique du chef-lieu du département, le pont des deux-villes, à l'heure la plus fréquentée, celle de la pause de midi ... puis ils ont fait passer le cortège sur l'axe le plus névralgique de la ville, la voie rapide, avant de rallier la Préfecture afin que le plus haut représentant de l'Etat dans le département puisse, des fenêtres de ses appartements, voir et entendre l'ampleur du mécontentement. Un joli scénario qui nécessitait cependant, sous peine de faire un bide, un nombre de figurants prêts à défiler pendant plusieurs kilomètres au moins aussi important que le 12 octobre. Heureusement, ce fut le cas puisque les manifestants, renforcés par les chauffeurs de bus de la TAC qui avaient consciencieusement aligné leur outil de travail le long de l'avenue De Gaulle, ont été peu ou prou aussi nombreux que la semaine précédente ! Ce sont donc à nouveau près de 10.000 personnes qui ont battu le pavé pour crier, malgré une présence policière plus importante et plus visible que lors des manifestations précédentes, leur opposition à la contre-réforme concoctée par un gouvernement qui décidément ne comprend rien au film qui lui est présenté. Pourtant, maintenant, il y a urgence, sauf à prendre volontairement le risque d'un dérapage dont personne ne peut dire sur quoi il pourrait déboucher...

Givet : quelques vérités sur le futur incinérateur dont certains rêvent !


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dimanche 17 octobre 2010

Retraites : 12 minutes édifiantes pour tailler en pièce le discours gouvernemental !


( Avec tous nos remerciements à Incultures 5 pour sa brillante démonstration)

samedi 16 octobre 2010

Retraites: appel à la grève générale reconductible dans les Ardennes


"L'intersyndicale (CGT, CFDT, FO, FSU, Solidaires, Unsa, CFE-CGC) des Ardennes a voté vendredi à Charleville-Mézières un appel à la grève générale reconductible à partir de lundi contre la réforme des retraites, a-t-on appris de sources syndicales.

Les syndicats ont lancé un appel à la "grève reconductible dans tous les secteurs d'activités", a déclaré à l'AFP Patrick Lattuada, secrétaire général de l'Union départementale CGT des Ardennes. "Pour l'instant il s'agit d'une initiative unique en France", a-t-il expliqué, soulignant que la dernière manifestation du 12 octobre avait atteint selon lui 10.000 personnes (7.000 selon la police), "des chiffres qu'on n'avait pas atteints depuis 1968". "La base, les salariés ardennais réclamaient ça", a-t-il ajouté, évoquant "un vrai ras-le-bol" et une "saturation" du fait que "le gouvernement ne prenne pas en compte les revendications et les attentes de la population".

"Pour nous c'était une démarche naturelle", a quant à elle déclaré Sylvie Cochard, secrétaire générale de la CFDT des Ardennes. "Certaines personnes ont fait grève depuis la dernière manifestation, (...) ne veulent pas s'arrêter là et ne veulent pas rester seules", a-t-elle ajouté.

Selon M. Lattuada, 250 à 300 syndicalistes du public et du privé se sont rassemblés à la maison des syndicats vendredi en assemblée générale. Cet appel doit être soumis aux salariés lors d'assemblées générales dès lundi matin, et une AG intersyndicale interprofessionnelle doit se réunir lundi soir afin de se prononcer sur la reconduction du mouvement. Les syndicats de l'usine PSA (Peugeot Citroën) de Charleville-Mézières, qui compte 2.300 à 2.500 salariés, doivent se réunir lundi matin, et devraient "probablement" décider de procéder à des débrayages, selon M. Lattuada."
(AFP 15 octobre 2010)

mardi 12 octobre 2010

Retraites : mobilisation record à Charleville-Mézières !


Pour le 4ème rassemblement organisé en à peine plus d'un mois contre la "réforme" des retraites, certains craignaient une baisse du nombre des manifestants. Ils ont eu tort puisque ce sont pratiquement 10.000 personnes qui ont défilé cet après-midi dans les rues du chef-lieu du département avec comme seul mot d'ordre le retrait du projet de loi Woerth ! Bien plus donc que les 8.000 qui avaient battu le 23 septembre le pavé, ou plutôt le macadam, de la voie rapide et presque le double de ceux qui avaient bravé la pluie le 07 septembre. Dans le cortège, il y avait bien sûr beaucoup de représentants des services publics et des entreprises assimilées, mais aussi un nombre important de salariés venus d'entreprises privées plus ou moins grandes ainsi que, fait nouveau, des lycéens dont la vitalité n'est pas passée inaperçue. Une fois n'est pas coutume, le défilé s'est achevé sur la place ducale où les dirigeants syndicaux ont brièvement pris la parole pour faire 3 annonces : un nouveau rassemblement aura lieu le 16 octobre, la formation rapide d'intersyndicales dans les différents lieux de travail est vivement souhaitée pour décider des suites à donner au mouvement ... et surtout les cheminots ainsi que les communaux de Charleville-Mézières ont décidé de poursuivre leur grève jusqu'à une date indéterminée. La grogne est donc en train de se radicaliser, au grand soulagement de ceux de plus en plus nombreux qui considèrent que les grèves ponctuelles à répétition manquent d'efficacité. Un vent mauvais semble sur le point de se lever, le gouvernement serait bien avisé de s'en rendre compte au plus vite avant que les choses ne dégénèrent...


mercredi 29 septembre 2010

Martine Aubry rencontre Chevènement et Jean-Luc Laurent


La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a rencontré mercredi les dirigeants du Mouvement Républicain et Citoyens (MRC), Jean-Pierre Chevènement et Jean-Luc Laurent, pour un "tour d'horizon centré sur l'Europe" en vue de 2012, mais le MRC veut garder son "autonomie".

"On a fait un tour d'horizon à notre initiative centré sur l'Europe, en accord avec Martine Aubry, la politique économique allemande, les plans d'austérité en Europe", a résumé Jean-Luc Laurent, président du MRC, à l'issue de cet entretien au siège du parti, le premier depuis février lors de leur accord pour les régionales de mars.

Sur les primaires, le MRC a "décidé qu'il n'y participerait pas", a réaffirmé Jean-Luc Laurent car elles "se réduisent à un accord, un arrangement entre les différents socialistes". "Le sujet n'a même pas été évoqué", a-t-il dit. "Nous nous sommes dotés d'un projet, un programme de salut public qui comprend 40 propositions pour 2012 et nous nous préparons pour soutenir un candidat républicain, celui-ci pouvant être issu du MRC. Nous gardons notre autonomie pour la présidentielle", a-t-il expliqué. Il a précisé qu'"en l'état actuel, il n'y a pas de candidat commun ou de soutien à un candidat socialiste, dans la mesure où il n'y a pas de projet partagé". "Tant que le candidat socialiste n'est pas désigné, le MRC continue à creuser son sillon", a souligné Jean-Luc Laurent, précisant que le MRC est "en position de dialogue avec l'ensemble des partis de gauche".

L'entretien a porté également sur le nucléaire et la politique d'immigration qui "conditionnent la crédibilité de la gauche pour 2012". Les discussions Parti socialiste-MRC "vont se poursuivre, centrées sur : 'quelle construction européenne renouvelée la gauche peut-elle promouvoir en 2012 ?'". Un groupe de travail doit "explorer très concrètement les choses". Des "contacts pour les cantonales" sont prévus également.

(Dépêche AFP, 29 septembre 2010)