Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

dimanche 26 avril 2009

1er mai : tous unis pour que ça change !


A défis exceptionnels, initiative exceptionnelle ! Alors que la crise étend ses ravages et que le chômage explose, Nicolas Sarkozy reste sourd aux attentes sociales exprimées avec force le 29 janvier et le 19 mars par toutes celles et tous ceux qui ne sont en rien responsables des problèmes économiques actuels, mais à qui les riches et les puissants voudraient faire payer la facture. Tout au plus accepte-t-il de mieux indemniser le chômage partiel et d’augmenter le nombre d’emplois aidés. Mais point de relance économique par la demande à l’horizon ni de protection supplémentaire pour les salariés. Par contre, il défend fermement son bouclier fiscal qui a permis en 2008 de redistribuer aux 756 contribuables les plus favorisés 288 millions d'euros, soit 381 000 euros en moyenne par personne, l'équivalent de trente années de SMIC.

Au niveau international, les chefs d’Etats et de gouvernement, réunis au G20, n'ont rien résolu sur le fonds. En guise de « moralisation » du capitalisme, ils se sont contentés de mesurettes cosmétiques contre les paradis fiscaux. Pour faire repartir la machine économique, ils ont donné des moyens supplémentaires au FMI qui continuera à conditionner ses aides à la poursuite de politiques libérales. En revanche, aucune décision n’a été prise pour lutter contre la logique d'accumulation toujours plus rapide des profits qui a nourri l'explosion de la spéculation, un des facteurs déclencheur de la crise. Les « Grands » de ce monde ont donc refusé les choix de réorientation qui s’imposent (à tous les sens du terme) et continuent de faire comme si la politique qu’ils ont mis en œuvre et qui a conduit la planète dans le mur était la seule possible.

Face à ce refus d’un réel changement, les peuples doivent se faire entendre partout dans le monde pour faire comprendre que d'autres choix sont nécessaires, fondés sur la satisfaction des besoins sociaux par un autre partage des richesses, sur une croissance respectueuse des ressources de la planète et sur un développement des échanges n’oubliant pas le progrès social. Une riposte coordonnée est indispensable pour exiger la satisfaction des revendications et pour refuser les atteintes croissantes aux libertés. C’est ce qu’ont compris les syndicats français qui appellent, pour la 1ère fois de leur histoire, à des défilés unitaires à travers tout le pays. Dans les Ardennes, la manifestation, à laquelle le MRC 08 appelle ses adhérents et ses sympathisants à participer, partira à 10h00 de la place ducale à Charleville-Mézières et se dispersera vers 12h00 devant le square de la gare. Elle sera suivie par un repas champêtre qui sera sans aucun doute l’occasion d’aborder la façon d’offrir le prolongement politique indispensable à l’unité constatée dans les luttes et les mobilisations.

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