Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

jeudi 29 janvier 2009

La "France d'en bas" manifeste en masse à Charleville-Mézières.

Le 05 juillet 2008, Nicolas Sarkozy, certainement déconnecté des réalités nationales par son accession à la présidence de l'Union Européenne, avait affirmé devant le Conseil national de l'UMP que "la France est en train de bouger". La meilleure preuve, d'après lui, de ce mouvement tant espéré est que "désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit". Le 25 janvier dernier, le ministre du budget, Eric Woerth, en rajoutait une couche en déclarant que "le recours à la grève en temps de crise économique et financière n'est pas la meilleure méthode pour répondre aux problèmes de la France". Autrement dit, après s'être félicités de l'efficacité des mesures remettant en cause insidieusement le droit de grève, nos dirigeants n'ont pas hésité à sermonner les pauvres et à leur demander d'être solidaires envers les riches en difficulté en acceptant, avec le sourire si possible, les mises au chômage partiel, les charrettes de licenciements et même les fermetures d'entreprises.

C'était sans compter avec la volonté de la "France d'en bas" de ne pas être la seule à payer les pots cassés d'une crise dans laquelle elle n'a aucune responsabilité. C'était aussi mettre un peu trop rapidement au rebut les syndicats qui ont jugé qu'il était temps de se rappeler au bon souvenir du gouvernement en déclenchant aujourd'hui une grève interprofessionnelle et en appellant à l'organisation du maximum de défilés de protestation. Dans les Ardennes, conformément à une tradition bien établie, les manifestants se sont retrouvés sur la place ducale, puis ils ont convergé vers la Préfecture sans oublier au passage de faire part de leur mauvaise humeur devant la permanence de la députée UMP Bérengère Poletti. Combien étaient-ils ? Les sources officielles diront certainement quelques centaines, mais les habitués scrutant de leurs yeux experts les rangs du défilé affirmaient que leur nombre était compris entre 1.500 et 2.000, ce qui ferait de cette manifestation la plus importante connue par le chef-lieu depuis les rassemblements contre le CPE en 2006. Qui a raison ? Pour le MRC 08 qui a profité de l'occasion pour consolider quelques liens, les derniers bien sûr, comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous.


2 commentaires:

Ophélie a dit…

Une belle manifestation apparemment! J'aurai aimé y être...
J'ai lu sur un autre site qu'il y avait eu plus de 4000 manifestants, c'est un peu poussé non?
Les ardennais luttent ensemble! Ils aimeraient certainement mieux ne pas avoir à le faire mais là c'est nécessaire et je suis sûre qu'ils n'hésiteront pas à remettre ça s'il le faut!
A vauban quelques professeurs ( et j'ai envie de dire seulement) on fait grève et l'absence de certains nous à tout de même surpris (et surtout réjoui!)

titi a dit…

L'union, l'union, l'union, voila la solution aux problémes de la gauche. Si vous pouvez essayer de la mettre en place dans les Ardennes, vous aurez fait une bonne chose