Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

vendredi 18 novembre 2011

Chevènement prédit la mutation de l'euro en monnaie commune

L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, candidat à l'élection présidentielle, a estimé jeudi dans une interview à Sud Ouest que l'euro allait "tôt ou tard" passer du statut de monnaie unique à celui de monnaie commune, avec le retour dans chaque pays d'une monnaie propre. "Je pense que nous serons contraints d'appliquer tôt ou tard le plan B. A savoir une mutation organisée de l'euro de son statut actuel de monnaie unique vers celui de monnaie commune, l'euro servant aux grands échanges internationaux et chaque pays revenant en interne à une monnaie propre, fluctuante et renégociée chaque année au niveau européen", affirme le sénateur de Belfort, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC). 

Derrière la situation actuelle "se pose le problème majeur de la souveraineté et de la démocratie", ajoute M. Chevènement qui s'interroge: "Va-t-on construire une Europe post-démocratique, où les dirigeants seront désignés par l'urgence budgétaire comme c'est déjà le cas en Italie et en Grèce?". Pour lui, les solutions passent par "une monnaie moins chère, une mobilisation pour faire redécoller la croissance en réindustrialisant le pays, un retour à la souveraineté nationale et la mise en place d'une Europe réaliste". 

M. Chevènement n'exclut pas, par ailleurs, de se retirer de la compétition présidentielle au profit de François Hollande: "J'apprécierai le moment venu. Tout candidat peut, par définition, se retirer. Y compris François Hollande s'il devait par exemple être moins bien placé que moi", lance-t-il. Le candidat reconnaît qu'il lui sera "difficile de se faire entendre" et il observe les attaques dont il est l'objet depuis l'annonce de sa candidature, notamment sur son appartement parisien, qui est un logement social. 

Enfin, M. Chevènement réitère que l'accord entre le PS et EELV sur le nucléaire est "infaisable". "Entre ce qu'elle nous rapporte à l'export et les économies qu'elle nous procure, la filière nucléaire pèse 12 milliards d'euros par an. Ce n'est pas sérieux de vouloir la démanteler quand le problème numéro un du pays est le déficit de 75 milliards de la balance commerciale", assure-t-il.
(dépêche AFP, jeudi 17 novembre, 14h03)

2 commentaires:

evils a dit…

Aucune information sur le logement social de Monsieur Chevènement. Un appartement de 120 m2 à paris loué à moins de 2000 euros par mois.
Comme c'est étrange, pour un politique qui se réclame au dessus des magouilles.
Il est comme les autres et veut le pouvoir. Marre de ces politiques.

mrc-08 a dit…

Voilà une vision un peu simpliste et tout à fait déformée de la réalité ! Alors, rétablissons-là en reprenant l'article publié par JPC sur son blog et intitulé "Gratis pro patria"

Quatre jours après l’annonce de ma candidature, la majorité du Conseil de Paris dont on sait à quelle mouvance politique elle se rattache, vient d’inventer un nouvel « extincteur du débat public ». Après la menace aussitôt agitée d’un nouveau 21 avril, voici que M. Aidenbaum, maire PS du 3ème arrondissement de Paris et président de la RIVP dont je suis locataire depuis 1983, ne recule pas devant la relance d’une campagne de boules puantes, d’ailleurs passablement éventées. Il distille des insinuations mensongères dans la presse (L’Express, le Figaro) pour chercher à entacher ma réputation d’intégrité.

Selon lui, j’occuperais un « logement social ». Il joue sur les mots. J’occupe un logement à loyer libre dont le bailleur, c'est-à-dire lui-même, fixe le loyer. Je ne connais pas la famille modeste qui accepterait d’acquitter un loyer mensuel de 1541 € sans les charges, et qui sera porté à 1946€ dans 3 ans. Pour autant, ce logement n’a rien de luxueux comme l’avance l’Agence Reuters : il s’agit d’un ILN (Immeuble à Loyer Normal, au 3ème étage sans ascenseur).

M. Aidenbaum feint de s’offusquer de l’écart entre le loyer d’un appartement que j’occupe depuis 28 ans et celui que devrait supporter un primo accédant, indexé sur une spéculation qui, à Paris, est galopante. Si tous les locataires parisiens devaient acquitter le prix de la spéculation, baptisé par M. Aidenbaum « prix du marché », la révolte serait générale.

Ma situation est parfaitement légale, comme elle l’a d’ailleurs toujours été. Qu’est-ce qui autorise M. Aidenbaum et ses commanditaires à s’ériger en autorités pseudo morales ? Le fait que je sois parlementaire ? Je leur suggère de laisser l’antiparlementarisme à l’extrême droite. Ils détournent leurs fonctions pour mener une campagne de pure et simple délation d’un de leurs 13 000 locataires à loyer libre, bien entendu choisi au hasard, à un moment qui ne doit rien à l’actualité politique.

Sentant la faiblesse de sa position, M. Aidenbaum prétend que je touche une retraite de ministre, ignorant que les ministres ne bénéficient d’aucune retraite. Il est vrai que j’aurais pu me contenter de percevoir une retraite de député qui atteindrait, compte tenu de mes annuités de cotisations (j’ai été élu député de 1973 à 2002), le montant de l’indemnité parlementaire que je perçois aujourd’hui comme sénateur. Je précise pour le lecteur, qu’elles ne sont pas cumulables.

Eh oui ! je travaille « gratis pro Deo », oh plutôt, « gratis pro Patria ». Que le ridicule de cette campagne retombe donc sur la tête de M. Aidenbaum et de ses commanditaires ! Faut-il qu’ils n’aient rien d’autre à se mettre sous la dent pour entonner à leur tour le triste refrain du « tous pourris » ?