Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

mercredi 2 novembre 2011

Le chiffre du jour !

218 ! C’est le nombre de minutes qui serait nécessaire, si l’on se réfère à un rapport récent de Marcus Rieder - un expert ferroviaire suisse qui exerce en qualité de chercheur à l’Institut de planification de trafic et des systèmes de transport de l’école polytechnique fédérale de Zurich – pour relier Namur à Paris en passant par le tronçon manquant Dinant-Givet dont il souhaite la réouverture. Cette durée, qui correspond à la somme des 120 minutes utilisées par l’Express Mosan (6 arrêts seulement) qu’il propose de mettre en place entre Namur et Charleville-Mézières et des 98 minutes actuellement mises par le TGV pour aller du chef-lieu des Ardennes à Paris, est présentée comme un argument de poids pour convaincre les décideurs politiques de l’utilité de remettre en service la ligne Givet-Dinant.

Mais pour le MRC 08, cet argument ne tient pas la route, ou plutôt le rail ! Pourquoi ? Tout simplement parce que cet expert suisse a oublié que pour relier Namur à Paris, il existe une autre possibilité : prendre la ligne Intercity Namur-Bruxelles qui effectue le trajet en 66 minutes puis le TGV qui permet de se rendre de la capitale belge à la capitale française en 85 minutes, ce qui représente un total 151 minutes seulement. L’écart est ainsi de 67 minutes, soit 1h07, en faveur de la situation existante et donc en défaveur de celle qui passerait par le tronçon Givet-Dinant, ce qui parait plutôt rédhibitoire lorsqu’on sait que le but premier d’un déplacement en TGV est de gagner du temps et non pas d’en perdre ! Notre expert ferait donc bien de remettre ses pendules à l’heure, ce qui est un comble pour un suisse, et de trouver d’autres arguments s’il veut voir un jour les trains circuler à nouveau entre la cité d’Adolphe Sax et celle de Méhul...    

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