Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

jeudi 10 mai 2012

C’était il y a tout juste 31 ans !

Le 10 mai 1981, François Mitterrand remportait l’élection présidentielle. Avec cette victoire, la Gauche arrivait au pouvoir pour la première fois depuis 1958, date de la création de la Vème République ! Une véritable alternative commençait alors, marquée par de grands progrès sociaux et sociétaux : hausse du SMIC de 10 %, cinquième semaine de congés payés, réduction du temps de travail hebdomadaire à 39 heures, retraite à 60 ans, limitation des hausses de loyer en cours de bail, interdiction des expulsions arbitraires, création des zones d’éducation prioritaire dans l’éducation, abolition de la peine de mort, dépénalisation de l’homosexualité, suppression des cours de sûreté et des quartiers de haute sécurité dans les prisons, autorisation des radios libres, ... Un vent d’espoir souffla alors sur la France, l’espoir d’un changement en profondeur qui redynamiserait le pays et profiterait aux plus défavorisés. 

Hélas, avec l’ouverture en 1983 de la parenthèse libérale qui n’a toujours pas été refermée depuis, cette espérance collective, qui n’était pas sans rappeler celle de 1936, a cédé la place à une suite de reculs qui n’ont cessé de s’accentuer au fil des années. Mais, depuis le 06 mai dernier et l’élection à la présidence de la République du socialiste François Hollande avec 18.000.668 voix contre 16.860.685 au président sortant Nicolas Sarkozy, chiffres officialisés ce matin même par le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, l’espoir d’un véritable changement est réapparu. Aura-t-il véritablement lieu ? Le MRC 08 l’espère vivement, mais pour cela, il faudra d’abord que la Gauche remporte une majorité lors des élections législatives de juin, puis que notre nouveau président réussisse à convaincre nos partenaires européens de l’impérieuse nécessité de mettre en place une politique de relance économique. Deux impératifs incontournables pour ne pas connaître à nouveau une cruelle désillusion... 

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