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mardi 4 janvier 2011

Givet : Doische et Hastière, mais pas Beauraing, seront consultées sur le projet d'incinérateur !


Le projet de construction d'un incinérateur à Givet, à 2 pas de la frontière belge, a fortement ému nos voisins, toutes tendances politiques confondues, au point que le ministre wallon de l'environnement, Philippe Henry, avait demandé officiellement au début du mois de novembre des informations au Préfet des Ardennes. Après quelques semaines d'attente, il a reçu juste avant Noël une réponse dont la presse régionale belge se fait aujourd'hui l'écho au travers de 3 articles dont le plus détaillé est celui qui a été rédigé par Patrick Lemaire dans "l'Avenir.net", que nous nous permettons de reproduire en intégralité ci-dessous :

DOISCHE - Le préfet des Ardennes l'a confirmé au ministre Henry : une enquête publique sera organisée à Doische et Hastière, au sujet de l'incinérateur.
Début novembre, le ministre Henry avait évoqué, en réponse à une question du député Jean-Claude Maene, un courrier envoyé au préfet des Ardennes, afin d'obtenir davantage d'informations sur un projet d'incinérateur, qui fait grand bruit dans la botte de Givet. La réponse française est arrivée à Namur juste avant les fêtes.
Dans le cadre d'un appel d'offres national, la société Pointe EnR a été retenue en février dernier pour exploiter une installation de production d'électricité d'une puissance de 9,9 MW, à partir de la biomasse, indique Jean-François Savy, préfet des Ardennes. "L'énergie sera produite à partir de résidus de papier issus des industries papetières européennes", ajoute-t-il.
Le préfet donne quelques indications sur le processus de transformation : "Avant utilisation comme combustible dans les installations prévues à cet effet, ces résidus de papier subiront une préparation (séparation, broyage et compression à haute température) afin d'être transformés en briquettes appelées APIC. Ces APIC alimenteront une installation de combustion pour produire de la vapeur et de l'électricité, à l'aide d'une turbine".
Pour le préfet, l'installation projetée sera classée dans la rubrique "traitement thermique de déchets non dangereux". Cela veut dire qu'une demande d'autorisation particulière a été introduite par l'investisseur. "Actuellement, le dossier est en cours d'examen, conformément aux dispositions réglementaires qui lui sont applicables, ajoute le préfet. Sous réserve de sa régularité, il sera ensuite soumis aux avis du public et des administrations concernées".
Dans le cadre de cette procédure de consultation, Jean-François Savy confirme que les communes de Doische et d'Hastière, situées dans un périmètre inférieur à 3 km, seront associées à l'enquête publique. Au dossier sera joint son avis officiel sur le dossier, comme le prévoit la législation. Jean-François Savy promet d'informer le ministre wallon du déroulement de l'instruction. Jusqu'ici, les autorités belges pleuraient après les informations.
En novembre dernier, le député Maene avait eu des mots durs à l'égard de nos voisins, dans le cadre de ce dossier : "Les Français ont décidé de ne pas agir préventivement, comme ils le font d'habitude, parce que cela devient franchement une habitude chez eux, s'était-il exprimé. Quand il y a des incidents à Chooz, la presse française est informée avant les autorités belges. On l'est via la presse et ainsi de suite. C'est quand même intolérable. On retrouve évidemment la manière très jacobine de fonctionner en France. Cela nous paraît, en tous les cas pour ceux qui sont proches de la pointe de Givet et de toutes ces industries, totalement déplacé".

Rien de bien nouveau donc, si ce n'est, chose étrange, que ce serait la société Pointe Enr qui aurait été retenue au terme de l'appel d'offres lancé par la CRE 3 au début de l'année dernière, alors que d'après l'arrêté du ministre de l'écologie et de l'énergie en date du 25 février 2010, l'autorisation d'exploiter une installation de production d'électricité à partir de turbo-alternateur, d'une puissance de 9,9 MW, utilisant de la biomasse, localisée sur le territoire de la commune de Givet a été donnée à la société SARL Bioénergie Val de Meuse, dont le siège social est situé route de Philippeville, zone du Pacog à Givet. Sans oublier bien sûr que les habitants des communes belges de Doische et d'Hastière auront voix au chapitre lors de l'enquête publique ... contrairement à ceux de Beauraing, pourtant situés sous les vents dominants ! De là à penser que cela ne plaira pas beaucoup à Jean-Claude Maene, le député-bourgmestre de cette ville, il n'y a qu'un petit pas. Ceux qui pensent que le dossier est désormais clos risquent donc d'en être pour leurs frais...

2 commentaires:

evils a dit…

Pour ceux qui ne connaissent pas le BASE à Givet, il s'agit des bâtiments de la Communauté de communes ARDENNE rives de Meuse. étrange cette domicialisation d'entreprise !!

evils a dit…

La société Ponte Enr est également basée au Base à Givet (locaux de la Communauté de communes abritant les différents services)et il s'agit d'une société qui monte le projet pour le compte de Bio énergie val de Meuse, le représentant est Monsieur Loubet spécialisé dans l'implantation d'usine de biomasse.