Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

jeudi 13 janvier 2011

Procès Zemmour : Chevènement soutient le chroniqueur !


Jean-Pierre Chevènement a apporté son soutien à Eric Zemmour, jugé pour provocation à la haine raciale, dans un courrier au tribunal où il affirme que plus de la moitié des infractions sont "imputables à des jeunes dont le patronyme est de consonance africaine ou maghrébine".

"Sans doute M. Zemmour a-t-il, dans le feu de la discussion, utilisé une formulation excessivement brutale mais il n'a hélas, pas dit une chose matériellement inexacte", explique l'ancien ministre de l'Intérieur et sénateur MRC du Territoire de Belfort dans un courrier en date du 3 janvier adressé à la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris [consultable sur le blog de Jean-Pierre Chevènement], où a débuté mardi le procès d'Eric Zemmour. Le journaliste a été cité en justice pour diffamation et provocation à la haine raciale par SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l'UEJF et J'accuse. Les cinq associations ciblent des propos tenus le 6 mars 2010 sur Canal+ et France Ô par M. Zemmour, selon lequel "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait".

"Il suffit, comme j'ai eu l'occasion de le faire, de consulter les listings de la Direction centrale de la Sécurité publique du ministère de l'Intérieur, pour constater que plus de 50% des infractions constatées sont imputables à des jeunes dont le patronyme est de consonance africaine ou maghrébine", souligne Jean-Pierre Chevènement. Sur la même ligne que M. Zemmour, qui a déclaré au tribunal ne pas vouloir "se coucher devant le politiquement correct", le sénateur dit "craindre que le politiquement correct ne finisse par tuer le débat républicain".

Il regrette qu'on puisse "incriminer un journaliste d'avoir avancé un argument, certes formulé maladroitement, mais correspondant à une réalité, certes dérangeante, mais propre à susciter une prise de conscience partagée (...)". Aux yeux de M. Chevènement, "la liberté d'expression n'a pas besoin d'être inutilement corsetée par des interdits judiciaires". Cette lettre de l'ancien ministre, qui dit aussi "regretter de ne pouvoir participer à l'audience", a été évoquée mardi par les parties civiles qui souhaitaient la voir écarter des débats. Le procès se poursuivra jeudi et doit s'achever vendredi.
(mercredi 12 janvier 2011, 11h29)


2 commentaires:

charlemont a dit…

Et oui, le parquet vient de requérir une condamnation modérée il y a quelques heures. C'est au juge de trancher, mais on peut savoir gré à Chevènement de faire la part des choses. Il existe une marge entre le débat politique, qui doit être libre, et l'incitation à la discrimination raciale et la diffamation. Je ne crois pas que JPC l'ait jamais franchi, cette marge, ce qui en tout cas lui donne le droit d'en parler. Et comme toujours, quand il pense quelque chose, il le dit...

mrc-08 a dit…

Il le dit, et si l'on en croit le sondage effectué sur le site du journal "l'Union-l'Ardennais", 72 % des personnes qui ont répondu pensent comme lui. Enoncer des statistiques, aussi dérangeantes soient-elles, ce n'est pas un délit et encore moins un crime ... sauf pour les thuriféraires du politiquement correct qui ne sont pas habitués à être contredits par des données incontestables !