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samedi 7 février 2009

GPM étiquettes : l'odieux chantage à l'emploi !


Comme bon nombre d’entreprises des Ardennes en général et de la Pointe en particulier, l'usine givetoise GPM étiquettes vient de faire savoir qu’elle connaît des difficultés économiques. Pour y faire face, au lieu d’utiliser des moyens permettant de limiter les conséquences sociales de cette mauvaise passe comme la prise anticipée de congés payés ou encore le recours à des mesures de chômage partiel, elle a informé ses 23 salariés qu’elle envisageait le licenciement de 7 d’entre eux. Une mesure radicale donc, qui tranche avec le comportement plus humain adopté par la plupart des industriels actuellement en difficulté.

Toutefois, 2 solutions ont été proposées aux salariés pour limiter le nombre de licenciements : une baisse de 5 % des salaires en échange de la sauvegarde de 2 emplois ou une baisse de 10 % des salaires en échange de la sauvegarde de 5 emplois. Face à ce choix cornélien entre le maintien « égoïste » de leur niveau de vie et la préservation du travail pour une partie de leurs collègues, les salariés de GPM étiquettes ont majoritairement décidé de rejeter les 2 propositions de la direction. Certains trouveront sans doute que c’est la preuve que la solidarité ouvrière n’est plus ce qu’elle était, mais pas le MRC 08 qui donne pleinement raison aux salariés.

Notre position, qui n’a rien d’idéologique, est dictée par la prise en compte de 3 facteurs. Le premier est que GPM étiquettes n’est pas une entreprise de haute technologie rémunérant royalement ses salariés. Ceux-ci ont déjà aujourd’hui des difficultés pour boucler les fins de mois, qu’en serait-il avec un salaire amputé ? Le deuxième est qu’accepter une des offres de la direction reviendrait à lui signer un chèque en blanc : le contrat de travail des salariés serait irréversiblement modifié avec leur accord, mais sans aucune garantie que la direction ne revienne à la charge un peu plus tard en expliquant que des licenciements sont tout de même impératifs pour la sauvegarde du site. Enfin, GPM étiquettes ayant été créé en juillet 2007 par une holding de reprise constituée en grande partie grâce à des fonds publics provenant de la région, du département, de la communauté de communes et d’EDF, il est légitime d’attendre de sa part un comportement plus respectueux de son personnel que cet odieux chantage à l’emploi auquel elle vient de se livrer.

1 commentaire:

titi a dit…

détestable, honteux, minable, il y a pas de mots pour qualifier des gens comme ça. Profiter de la crise pour faire de mauvais coups, on se croirait revenu au temps de Germinal