Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

vendredi 7 mai 2010

Aubrives : quel contraste entre le dynamisme des associations et les errements de la municipalité !


Comme chaque année, dans notre joli village qui compte désormais 879 habitants d'après la dernière enquête de recensement effectuée par l'INSEE en 2009, le printemps a été marqué par la tenue d'évènements importants qui ont permis à des associations locales de montrer leur dynamisme et leur savoir-faire. Ainsi, le 25 avril a eu lieu la 7ème édition de l'Esquisse organisée de main de maître par l'association Espace Loisirs qui a su pour l'occasion réunir une équipe de bénévoles motivés et efficaces. Sous le regard sans aucun doute satisfait de Georges-Armand Favaudon, présent par l'intermédiaire d'un très beau tableau intitulé "lost paradise", plusieurs dizaines d'oeuvres réalisées par 32 artistes locaux ont été exposées. Beaucoup de styles étaient représentés, de l'aquarelle à la gouache en passant par le fusain et le canivet (découpage très fin d'un seul tenant réalisé au ciseau de précision). Comme d'habitude, le public a été nombreux puisque, malgré la météo exceptionnelle qui incitait fortement à aller profiter de la nature, 257 personnes ont visité l'exposition, auxquelles il faut ajouter environ 80 élèves des écoles maternelles et élémentaires qui ont ainsi pu bénéficier d'un 1er contact avec l'art.

Une belle réussite donc, malgré "le petit manque de convivialité" dénoncé par Claude Stroppa (entendez par là l'absence de vernissage dû à la mesquinerie de la municipalité qui a refusé de le financer), qui aura vu le panier garni mis en jeu gagné par l'ancien maire Alain Paquier ... et non par l'actuel qui n'a pas daigné "honorer" l'exposition de sa présence ! Puis, le 1er mai, Arlechino, la troupe de théâtre de l'association Florilège, a fait son show. Devant une salle moins garnie qu'à l'accoutumée, les acteurs plus ou moins jeunes, parfaitement dirigés par Pia Grasser et Isabelle Carmaux qui su leur communiquer leur enthousiasme et leur goût du travail bien fait, ont réalisé une démonstration de leur talent en jouant une vingtaine de saynètes extraites de films cultes. Parmi eux figuraient bien sûr les incontournables, comme "le père Noël est une ordure" et "les bronzés", mais aussi un résumé tout en émotion des "jeux interdits" et un petit bijou, à savoir une réécriture résolument moderne de "Cendrillon" qui pourrait être inscrite avec profit au répertoire de beaucoup d'autres troupes. Le tout s'est achevé, fête du travail oblige, par une distribution de muguet aux acteurs après un final qui n'avait rien à envier à ceux des années précédentes. Encore un succès donc pour cette troupe qui s'efforce de faire du théâtre un art accessible à tous ... que n'aura pas pu apprécier notre bon maire, Gilbert Leclercq, ni son éminent adjoint à la culture, ni ses autres adjoints, puisque aucun n'avait jugé utile de se déplacer pour encourager cette association méritante !

La transition est toute trouvée pour aborder notre extraordinaire vie municipale, au sens premier du terme bien sûr, qui a connu 2 évènements majeurs depuis le conseil municipal du 12 mars consacré aux affaires financières. Le premier a été la distribution à tous les foyers de la commune de la gazette illustrée, le 4 pages d'informations concocté par la brillante commission de la communication, qui compte visiblement plus sur le choc des photos que sur le poids des mots pour convaincre que les activités du comité des fêtes sont des succès qui répondent parfaitement aux attentes de la population, que les travaux avancent à une vitesse fulgurante et que les talents de nos concitoyens sont recherchés et valorisés. Propagande, ai-je entendu à de nombreuses reprises dans le village, et même bulletin d'autosatisfaction. Pour moi, ce sont les 2 à la fois, hélas ! Quant au deuxième évènement de notre vie municipale, ça a été la réunion le 27 avril d'un conseil municipal à l'ordre du jour volontairement limité à 4 sujets tout à fait consensuels. Une simple formalité donc, qui aurait dû être expédiée en un quart d'heure ... mais qui a cependant duré plus d'une heure.

Pourquoi une telle durée ? D'abord parce que 4 sujets ont été rajoutés à l'ordre du jour dès le début de la séance, au prétexte, d'après notre bon maire, qu'il était nécessaire de les traiter en urgence "pour faire avancer les choses". L'argument me paraissant recevable, je ne me suis pas opposé à ce que le conseil délibère sur ses sujets, ce en quoi j'ai eu tort puisque j'ai eu la fâcheuse surprise de constater que le 2ème s'appuyait sur un document de 11 pages qu'il était impossible de lire en quelques minutes. Je me suis donc abstenu sur ce sujet précis et j'ai pris la décision de rappeler, à l'avenir, que les conseillers municipaux doivent au regard de la loi recevoir les documents permettant de préparer leur délibération au moins 3 jours francs avant la réunion. Ensuite, parce que les échanges qui se sont déroulés dans une ambiance tantôt apaisée tantôt explosive ont été interrompus plusieurs fois par les interventions à la fois inutiles, haineuses et remplies de grossièretés de l'adjoint à la culture visiblement déstabilisé par la tâche de secrétaire de séance qui lui a été attribuée à son grand dam. Si le proverbe canadien qui dit que "quand le crabe est cuit, il devient rouge" est vrai, j'en connais un qui doit mijoter depuis belle lurette !

Surtout, la durée de la séance, à ne pas confondre avec celle des débats, s'explique par le gros quart d'heure qui a été nécessaire avant de mettre aux voix le procès-verbal de la séance précédente. Une éternité, êtes-vous certainement en train de penser, mais qui s'explique par 2 raisons clairement identifiées. la 1ère est que j'ai tenu à ce que le compte-rendu de la réunion du 12 mars rende vraiment compte des propos qui y ont été prononcés : j'ai donc demandé à ce qu'une position m'étant attribuée à tort soit retirée (lors du vote sur le budget, j'ai voté contre parce que l'inscription de 600.000 euros d'emprunt en période de réforme des collectivités territoriales et d'incertitude sur les recettes qui remplaceront la taxe professionnelle me semblait hasardeuse ... et non parce que je trouvais excessif un emprunt de 300.000 euros pour la réfection de la rue Votion) et j'ai souhaité que les 2 réponses faites par le maire à mon argumentaire subissent le même sort, étant donné que sa vitesse de réflexion ne lui a pas permis de les faire en séance mais après, longtemps après, très longtemps après. Je me suis alors heurté à un refus au prétexte que les réponses incriminées auraient été celles qui m'auraient été faites si mes questions avaient été connues à l'avance. Hallucinant, n'est-ce pas ?

Quant à la 2ème raison, c'est que Gilbert Leclercq, notre bon maire, a tenu à son tour à répondre aux arguments que j'avais utilisés pour refuser le compte administratif 2009 : en vrac, il a ainsi expliqué que le recours à des sociétés extérieures était dû à l'incompétence ou à l'absence du personnel communal, que la course à l'équipement informatique s'expliquait par le retard accumulé en la matière et que la gestion de l'approvisionnement en sel de déneigement n'avait pas été déficiente. Il a conclu sa sortie en affirmant, qu'en plus de colporter des propos fallacieux, je disais surtout des stupidités. En toute honnêteté, je crois qu'il pensait ce qu'il affirmait. Malheureusement, une fois encore, il a eu tort. Pour preuve, vous trouverez ci-dessous le détail de la ligne 60633 relative aux fournitures de voirie tel qu'il figure dans le grand livre des dépenses tenu par le receveur municipal et qui montre qu'aucun achat de sel de déneigement n'a eu lieu après le 12 mars 2009 alors que plus de la moitié de la somme consacrée à ce poste était encore disponible et l'est restée jusqu'à la fin de l'année ! A ce niveau là, il me semble que ce n'est en effet plus une gestion déficiente ... mais de l'incompétence crasse. Qu'on se le dise .
LB

(pour une meilleure lecture du document, vous pouvez l'agrandir en faisant un clic gauche dessus)

6 commentaires:

G.Lefoncé a dit…

superbe exposition de lesquisse , mais un grand moin pour le manque de sel qui une fois monsieur dell'aqua parti rien n'a eté acheter bravo monsieur les elus

julie a dit…

heureusement qu'il y a les associations pour faire vivre le village, parce que c'est pas les pitretries de Bozo et de ses clowns qui y arriverait. Mais il y a aussi d'autres associations qui sont méritantes et dont il faudrait parler comme l'Arabesque qui fait venir toujours beaucoup de monde lorsqu'elle organise un gala

lucie a dit…

le retour du carnaval, c'est quand même quelque chose de bien, mais je ne comprend pas pourquoi on ne soutient pas toutes les initiatives dans le village. Même si elles viennet d'associations avec lesquelles on ne s'entend pas, si elles font vivre le village, il faut les aidées. Il y en a marre des petites guéguerres

aubrivois a dit…

la vie du village, c'est un ensemble. Il y a les acgtions des associations et celles de la mairie. Elles ne doivent pas s'opposer, mais se compléter pour rendre le meilleur service à la population. Alors, quand je vois que la mairie ne soutient pas les associations ou leur met des bâtons dans les roues, ça me désole. Il faut travailler tous ensemble pour redresser la situation d'Aubrives. Et puis, il faut aussi faire son boulot : ne pas acheter de sel pour la route alors qu'on a l'argent pour, c'est pas futé, et même c'est dangereux pour les automobilistes. la sécurité, d'accord, mais celle des habitants avant celle des batiments

Ophélie a dit…

Question naïve: le budget sel n'aurait-il pas malcontreusement glissé sur la ligne budget champagne, fiesta ou autres cachoteries qui se déroulent en comité restreint?
J'aimerai vraiment l'entendre parler cet homme qui est à la tête de la mairie... Ces discours ont l'air de présenter un grand intérêt et n'ont absolument pas l'air d'être empreints de réactions non controlées que certains conseillers, plutôt engagés pour le bien de la commune, sont capables de susciter pour tester la personnalité et la fiabilité de cet "honnête homme"... Les preuves écrites le décrédibilisent sérieusement et si je peux me permettre, cet homme n'a pas l'air d'avoir une grande carrure: la seule fois où j'ai pu l'apercevoir; ce fut lors d'une soirée qui a eu pour conséquences, entre autres, une petite polémique; il regardait curieusement ses chaussures, comme si elles présentaient un intérêt tout particulier tout à coup... En politique, même locale, je pense qu'il ne faut pas baisser la tête, mais au contraire la garder bien droite sur ses épaules; comme dans la vie d'ailleurs... Ce qui est paradoxal, c'est qu'apparemment il semble ne pas être repoussant, voir même timide; un homme qui regarde ses pieds n'est pas sûr de lui ou alors il a honte; et puis à d'autres moments, justement lorsqu'il faut parler, débattre, se justifier, il semble adopter un vocabulaire virulent, voire inacceptable pour un homme qui se doit d'être diplomate et à l'écoute de ses concitoyens... Quoiqu'il en soit, les deux aspects qu'ils laissent voir de lui, en font incontestablement un homme petit, très petit!

vigie08 a dit…

sa, c'et bien dit un type qui regarde ses chaussure au lieux de regardé les gens dans les yeux, c'est pas normal. il a forcément quelque chose a caché. et s'il va pas voir les activité des associations , c'est peut ètre qu'il a peur que quelqu'un en profitent pour lui ddire ces 4 vérité