Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

mercredi 26 mai 2010

"Le Bêtisier de Maastricht" : un ouvrage à redécouvrir !


En 1997, cinq ans après le funeste référendum sur le traité de Maastricht, Jean-Pierre Chevènement a publié aux Editions Arléa "Le Bêtisier de Maastricht", un petit recueil comportant une compilation des sottises péremptoires et des promesses inconsidérées qui avaient été prononcées pendant la campagne électorale. En voici quelques unes qui méritent d'être rappelées à l'occasion de la crise que connaît actuellement la zone euro :

"Le traité de Maastricht fait la quasi-unanimité de l’ensemble de la classe politique. Les hommes politiques que nous avons élus sont tout de même mieux avertis que le commun des mortels" (Élisabeth Badinter, Vu de Gauche, septembre 1992)
"Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir: la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie" (Michel Rocard, Ouest-France, 27.8.92)
"Maastricht apporte aux dernières années de ce siècle une touche d’humanisme et de Lumière qui contraste singulièrement avec les épreuves cruelles du passé" (Michel Sapin, ministre des finances, Le Monde, 6.5.92)
"Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré" (Valéry Giscard d’Estaing, RTL, 30.7.92)
"Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité" (Michel Sapin, ministre des finances, Le Figaro, 20.8.92)
"L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion" (Martine Aubry à Béthune, 12.9.92)
"Pour pouvoir dîner à la table de l’Europe [monétaire], encore faut-il savoir se tenir à cette table et ne pas manger avec ses doigts. [...] Si la monnaie unique a un mérite, et un seul, c’est d’obliger les pays à se conduire correctement" (Jean-Marc Sylvestre, France Inter, 18.9.92)
"Oui, pour aller de l’avant dans les conquêtes sociales, il n’est d’autre avenir que la Constitution de l’Europe" ( Julien Dray, Assemblée nationale, 6.5.92)
"[Les partisans du "non"] sont des apprentis sorciers. […] Moi je leur ferai un seul conseil : Messieurs, ou vous changez d'attitude, ou vous abandonnez la politique. Il n'y a pas de place pour un tel discours, de tels comportements, dans une vraie démocratie qui respecte l'intelligence et le bon sens des citoyens" (Jacques Delors à Quimper, 29.8.92)

Et la meilleure pour la fin : "Avec Maastricht, on rira beaucoup plus" (Bernard Kouchner, Tours, 8.9.92)

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