Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

mercredi 4 janvier 2012

La parodie qui fait un tabac sur la toile !

Une parodie en noir et blanc du film culte Der 90 Geburtstag oder Dinner for one, qui met en scène Nicolas Sarkozy en majordome d'Angela Merkel vient d'être réalisé par le comique de l'émission matinale Morgenmagazin de la chaîne publique ARD, Udo Eling. La chancelière allemande et le président français y portent des toasts à la santé des chefs de gouvernements européens disparus de la scène politique au cours l'année écoulée: l'italien Sylvio Berlusconi, le grec Georges Papandréou et l'espagnol José Luis Zapatero. Puis on peut entendre, au gré des échanges le narrateur affirmer "Il ne reste plus de chefs d'État significatifs en Europe, sauf Madame Merkel", puis Nicolas Sarkozy demander "Madame Merkel, la même procédure que le mois dernier ?" et celle-ci lui répondre en Miss Sophie "La même chose que d'habitude, sinon votre AAA ne vaudra plus que pour vos bouteilles de champagne".

Dans le film original datant de 1963, Miss Sophie veut fêter ses 90 ans avec ses quatre meilleurs amis. Mais ils sont décédés et son majordome est censé les incarner, portant des toasts à chaque plat, ce qui le conduit à une certaine ébriété. "Ah maintenant il ne reste que moi", soupire Nicolas Sarkozy dans la parodie. "Tant mieux, rétorque la chancelière. Pas de contestation, c'est meilleur pour l'approbation". Il est fait ainsi allusion aux critiques adressées au couple franco-allemand, auquel leurs voisins reprochent d'agir sans concertation avec leurs partenaires dans la gestion de la crise de l'euro. Miss Sophie et son majordome français trinquent aussi à la santé de David Cameron. "N'oubliez pas: en Allemagne, on parle Allemand", précise la chancelière à l'adresse du premier ministre britannique, reprenant ainsi les propos d'un député conservateur allemand, qui avait déclenché les foudres des tabloïds britanniques. Et enfin, "Miss Sophie/Merkel" conclut le dîner avec allégresse en affirmant qu'elle "prend plaisir à gouverner…et toujours sans eurobonds".