Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

jeudi 7 juin 2007

Devinettes

Le MRC-08 s'intéresse en priorité aux questions qui touchent les Ardennes. C'est normal, il n'est qu'une antenne d'une formation nationale et n'a pas la prétention de refaire le monde, ni même la France. Pour cela, nous avons des instances nationales dont nous reconnaissons la compétence et la légitimité. Cependant, notre curiosité naturelle nous pousse parfois à regarder ce qui se passe au-delà de notre département. Cela ne peut faire aucun mal d'élargir son horizon et parfois même, c'est très instructif.
Ainsi, en consultant les dépêches d'agence de presse, nous sommes tombés sur 2 déclarations que nous ne pouvons nous empêcher de relayer. Le 05 juin, une personnalité a déclaré à Montereau-Fault-Yonne, lors d'un meeting de soutien à Sami Naïr, candidat du MRC soutenu par le PS dans la 3ème circonscription de Seine et Marne: "il faut se rassembler, vous l'avez fait ici, il faudra continuer après parce que nous avons besoin de ramener toute la gauche dans la maison qui est la nôtre". Le 06 juin, une autre personnalité a affirmé à Offemont, lors d'une réunion de soutien à Jean-Pierre Chevènement, candidat du MRC dans la 2ème circonscription du Territoire de Belfort: "c'est un homme exceptionnel, solide, expérimenté, qui porte un regard aigu sur la société française; mon appui lui est total".
Qui sont donc ces 2 personnalités? Assurément des ténors de la gauche, mais lesquels? Pour vous aider, voici 3 indices: ces 2 personnalités vivent ensemble depuis de nombreuses années et ont eu 4 enfants. La 1ère de ces personnalités dirige un des plus grands partis politiques français et de loin le plus important de la gauche. La 2ème de ces personnalités a été candidate aux élections présidentielles et elle a réalisé un parcours plus qu'honorable.

5 commentaires:

Xavier DUMOULIN a dit…

Des députés de toute la gauche républicaine et socialiste à l’Assemblée : un bouclier pour défendre nos droits

Ces élections constituent à présent un rempart contre la totale hégémonie politique du président Sarkozy qui bénéficie de larges complicités dans le monde des médias et des affaires, tout en contestant la séparation des pouvoirs prévue dans notre constitution. N Sarkozy ne s'encombre pas de principes. Il dirige tout de main de maître. On a suivi ses intrusions auprès des responsables de la presse ou de l'édition pour empêcher telle publication. On le retrouve, au lieu et place de son gouvernement, à régenter jusqu'aux nominations dans les cabinets ministériels.

Il est vrai que sa politique, toute entière orientée dans l'intérêt des puissants, se cache derrière un paravent de “bonnes intentions” qui dressent deux France, l'une contre l'autre; ceux qui se lèvent tôt, qui travaillent et qui aiment la France contre les paresseux au chômage, les clandestins et autres irresponsables à l'origine de tous nos maux. Cette expression démagogique et obscène fait fi du diagnostic majeur : la France souffre aujourd'hui de ne pas offrir suffisamment de travail et d'emploi aux séniors et aux jeunes, de rémunérer la rente au détriment du travail, de faire de celui-ci la variable d'ajustement (la recherche du profit autorisant les licenciements boursiers), de la liquidation et de la libéralisation des services publics gangrénés par des méthodes managériales libérales. Avec N Sarkozy le risque nouveau avéré d'un complet retournement diplomatique s'accompagne d'une perspective d'arrimage de notre pays à une Europe libérale inféodée aux intérêts américains et à ceux de la finance. C'est tout l'enjeu du nouveau traité !

Cette situation appelle un réel sursaut de notre peuple pour éviter le pire encore à venir. Nous sommes en démocratie et nous nous devons de défendre ce modèle pour lequel se sont battus tant de générations. Nous sommes comptables de l'histoire en train de se faire et qui forge le destin de notre République. C'est un devoir impérieux que de promouvoir un devenir démocratique. Le refus d'une majorité écrasante de la droite passe par la mobilisation de chaque citoyen. Portons ce message autour de nous pour donner à l'Assemblée nationale le visage du pluralisme et à la France des lois qui préservent notre Etat de droit et notre République.

Milankovitch a dit…

Devinette : Qui a dit

«vous êtes électoralement minoritaires, donc vous avez politiquement tort» ? (1981)

Retour du compliment : c'est votre cas messieurs !

Que va pouvopir faire pour sa circonscription un député de l'opposition ?
Nada, rien, que dalle à part inaugurer les marchés et faire la bise aux mémés lors de leur noce d'or !

mrc-08 a dit…

Devinette à Milankovitch dont la culture politique est décidemment meilleure que la maitrise des suites arithmétiques: qui a dit "le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument"? Un petit effort de mémoire, remontez dans le passé et revenez à une époque dont vous semblez visiblement nostalgique...

Milankovitch a dit…

« Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument ». Cette célèbre sentence est de Lord Acton.

Je ne veux pas m’attarder à la personne qui est au centre de l’actualité, elle mérite sans doute quelque compréhension sinon quelque respect. Je préfère insister sur les raisons profondes qui ont amené, amènent et amèneront les hommes politiques français sur le chemin de la corruption.

Nul ne doute, et c’était ce qui inspirait le jugement de Lord Acton, que le pouvoir perturbe les meilleurs esprits. Seuls quelques êtres d’exception ont totalement résisté à la tentation de l’abus de pouvoir. Pour les autres, ils ont succombé sciemment, en spéculant sur les facilités que leur donne la « raison d’Etat », alibi irréfutable inventé par Machiavel, ou ils ont chuté malgré eux, victimes de l’ivresse du pouvoir, des flatteurs qui les entourent et des clients qui les pressent. « Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés ».

Cependant Lord Acton s’exprimait au XIX° siècle, et ne pouvait imaginer à quel point la mécanique de la corruption allait se mettre fatalement en route un siècle plus tard. Car l’Etat était à son époque présent sans être envahissant, et la raison d’Etat ne s’appliquait que pour les affaires de l’Etat, certes fondamentales mais peu nombreuses.

A partir du moment où nous vivons le tout-Etat, nous sommes menacés par le tout-corruption. Et le jeu de la démocratie n’y peut rien, bien au contraire il a tendance à amplifier le phénomène. L’économiste Alan MELTZER a résumé l’analyse en montrant qu’il y avait conflit entre droit de propriété et droit de vote. Dans la plupart des démocraties contemporaines, le droit de propriété est malmené : l’Etat confisque l’argent gagné, il s’attaque aux patrimoines, détruit les fortunes et les héritages, il réduit gravement la liberté d’entreprendre, d’échanger et de contracter. Pourquoi se conduit-il ainsi ? Parce qu’il doit satisfaire ses clientèles, ceux qui font pression sur les élus pour obtenir privilèges et subventions au détriment des autres, ceux qui utilisent avec une particulière efficacité leur droit de vote, et la législation qui en découle. Mais, à ce jeu, il n’y a plus aucun respect pour le travail, le mérite et les projets de ceux qui veulent créer, en acceptent les disciplines du marché, et l’esprit du service communautaire.
Et oui Tonton lui même est tombé dedans !

mrc-08 a dit…

Belle analyse de la corruption dans les démocraties, quoique d'essence visiblement libérale, et donc contestable sur certains aspects. On souhaiterait seulement en connaitre l'auteur...
Quant à tonton, il est effectivement tombé dedans et c'est bien triste. Cele restera une salissure sur un bilan par ailleurs très mitigé