Jean-Pierre Chevènement, invité de LCI

Chevènement : "on a détruit l'école de l'intérieur"

mercredi 9 mai 2007

morceau choisi


Le soir du 2ème tour des élections présidentielles, les journalistes de "l'Ardennais" n'ont pas chômé! Ils ont procédé à l'interview des ténors politiques du département afin de fournir à leurs lecteurs assidus une batterie de réactions pour humaniser les indispensables mais ô combien arides tableaux récapitulant les scores obtenus par les candidats. Parmi les multiples déclarations, l'une contenait l'expression déroutante de "surmoi marxiste" pour aussitôt condamner cette attitude jugée en partie à l'origine de la défaite de Ségolène Royal. N'étant pas exagérément cultivés, nous n'avons pas immédiatement compris le sens de cette expression. Nous nous sommes donc mis à plusieurs, nous avons cherché et nous avons fini par trouver.

La fédération du MRC-08 a donc le plaisir d'informer les lecteurs de notre quotidien départemental que, dans la théorie freudienne, le surmoi est la répression par la conscience morale des désirs inassouvis par le moi. Elle débouche principalement sur la culpabilité, et dans certaines névroses elle peut rendre la vie intolérable. Quant à l'expression de "surmoi marxiste", elle n'est pas due à Freud, mais à un autre puits de science, le génial Jean-François Revel, grand pourfendeur des anti-américains et premier défenseur du libéralisme. D'après lui, les esprits culpabilisés par le communisme et l'égalitarisme deviennent progressivement réfractaires aux bienfaits du modèle américain. Et ce serait notamment la faute de l'Education Nationale et de ses professeurs malfaisants qui corrompraient ainsi les chers bambins. Bigre!

Le MRC-08 remercie l'auteur de cette déclaration pour le souci qu'il manifeste envers notre conscience. Mais peut-être pourrait-il avoir la bonté de nous expliquer en quoi le refus de l'hypothétique "surmoi marxiste" se distingue du social-libéralisme à la Tony Blair ou même de l'ultra-libéralisme à la Bush Jr. Ce serait si charitable pour de pauvres petits esprits comme les nôtres qui ne se promènent pas avec des citations toutes faites, sauf à l'occasion pour châtier "les Jean-Paul Sartre dévalués qui ont la prétention insensée de nous dire ce qu'il faut penser" (c'est du Renaud") : doctus cum libro, asinus au tableau...

2 commentaires:

tismana a dit…

Les camarades de gauche ont oublié qu'il faut parler la langue du peuple. Ils sont devenus tellement sophistiqués avec leur langage intellectuel qu'ils sont déjà depuis un bon moment incompréhensible. Ils ont perdu le contact avec les gens et avec le terrain. Leurs grands mots leur sont montés à la tête. Il ne doivent pas s'étonner de perdre à chaque fois les élections présidentielles

toto a dit…

Moi, j'ai rien compris. Même avec les explications, ça reste du chinois. Il faudrait voir à nous parler normalement, avec des mots simples . Où alors, c'est que les politiques veulent rester entre eux comme les informaticiens et les médecins avec leur blouse blanche. Les autres, c'est possible, mais heureusement qu'il y a le MRC